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Toujours aucune trace du journaliste et de l'expert en Amazonie

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Le journaliste Dom Phillips s'était déjà rendu en Amazonie avant cette excursion dans la vallée de Javari (archives). (© KEYSTONE/AP/Joao Laet)

L'inquiétude montait mardi, deux jours après la disparition dans une région reculée d'Amazonie d'un journaliste britannique et d'un spécialiste brésilien des peuples autochtones. Le président Jair Bolsonaro a qualifié leur expédition "d'aventure peu recommandable".

Le journaliste indépendant Dom Phillips, 57 ans, collaborateur régulier du quotidien The Guardian, qui faisait des recherches pour un livre dans la Vallée de Javari, et Bruno Araujo Pereira, 41 ans, spécialiste reconnu des peuples indigènes, n'ont plus été vus depuis dimanche matin.

Ils avaient "reçu des menaces sur le terrain la semaine (précédant) leur disparition", ont révélé dans un communiqué l'Union des organisations indigènes de la Vallée Javari (Univaja) et l'Observatoire pour les droits humains des peuples indigènes isolés et récemment contactés (OPI).

La Police fédérale et la Marine ont repris leurs recherches mardi matin, cette dernière avec un hélicoptère, deux embarcations et un scooter nautique, a rapporté la presse. Le gouvernement de Brasilia, se disant "très préoccupé" dans un communiqué, a assuré que la police faisait tout "pour les localiser au plus vite".

Escalade de violences

Située dans l'ouest de l'Amazonie, près du Pérou, la Vallée de Javari est très difficile d'accès et abrite des tribus souvent totalement isolées. Cette région connaît une escalade de la violence armée en raison de la présence de mineurs, d'orpailleurs ou de chasseurs clandestins.

"Deux personnes dans un bateau, dans une région comme celle-là, complètement sauvage, est une aventure qui n'est pas recommandable. Tout peut arriver", a déclaré le président brésilien dans un entretien accordé à la chaîne Sbt News.

"C'est peut-être un accident, ils ont peut-être été exécutés", a poursuivi le président Bolsonaro qui "prie Dieu qu'ils soient retrouvés le plus rapidement possible". "Les forces armées travaillent dur dans la région", a-t-il assuré.

"Chaque minute compte"

Selon l'Univaja et l'OPI, les deux hommes ont quitté Atalaia do Norte, dans l'Etat d'Amazonas, pour interviewer des habitants autour d'une base de la Funai - l'organisme gouvernemental chargé des peuples autochtones -, et ont rejoint le lac Jaburu vendredi soir. Ils ont ensuite pris le chemin du retour dimanche matin, mais ne sont pas revenus comme prévu à Atalaia do Norte.

Ils ont fait un arrêt dans la communauté de Sao Rafael, où Bruno Pereira avait prévu un rendez-vous avec le chef local afin d'évoquer la question des patrouilles indigènes pour combattre les "invasions" de terres, de plus en plus fréquentes sous le gouvernement de Jair Bolsonaro.

Le chef local n'arrivant pas, ils ont décidé de rentrer à Atalaia do Norte, à deux heures de bateau. Ils ont été vus pour la dernière fois juste en aval de Sao Rafael. La police fédérale a confirmé à l'AFP que les deux derniers hommes à avoir vu Phillips et Pereira avaient été interrogés lundi soir, puis relâchés.

"Chaque minute compte (...) nous appelons les autorités brésiliennes à faire tout leur possible", a imploré dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux depuis le Royaume Uni la soeur du journaliste, retenant avec peine ses larmes. "Nous savions que c'était un endroit dangereux, mais Dom pensait qu'il était possible de préserver la nature et la vie des peuples indigènes", a-t-elle ajouté.

Plusieurs attaques

L'épouse brésilienne du journaliste, installée avec lui à Salvador (nord-est), a demandé dans une vidéo poignante diffusée par TV Bahia "une intensification des recherches". La famille de Pereira a déclaré pour sa part que "le temps est crucial (...) surtout s'ils sont blessés".

Une quarantaine de journalistes et d'amis de Phillips, qui collaborait aussi au Washington Post, au New York Times, à The Intercept, ont déclaré dans une lettre publiée par O Globo refuser "d'envisager le pire" et ont aussi réclamé une accélération des recherches.

La Vallée de Javari est l'un des plus grands territoires indigènes du Brésil. Elle abrite quelque 6300 individus de 26 groupes ethniques, dont 19 sont isolés, d'après l'ONG Instituto Socioambiental.

Bruno Araujo Pereira, fin connaisseur de la région et qui a longtemps travaillé à la Funai, a régulièrement fait l'objet de menaces, y compris de mort, de la part d'exploitants forestiers et miniers clandestins convoitant des terres indigènes. La base de la Funai dans la Vallée de Javari a été attaquée plusieurs fois ces dernières années. En 2019, un représentant de la Funai y avait été abattu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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La cheffe de la diplomatie UE rejette le "dénigrement" américain

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La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas au moment de son arrivée à la 62e Conférence sur la sécurité à Munich. (© KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a rejeté dimanche les propos de responsables américains tendant à dénigrer l'UE, tout en saluant le changement de ton du secrétaire d'Etat Marco Rubio.

"A chaque fois que j'entends ce dénigrement anti-européen, qui est très à la mode en ce moment, je pense à tout ce que l'Europe nous a apporté", a déclaré la responsable, au dernier jour de la Conférence de Munich sur la sécurité.

"L'Europe n'est pas décadente et woke"

"Contrairement à ce que diraient certains, l'Europe n'est pas décadente et woke, et menacée d'un effacement civilisationnel", a-t-elle insisté, une allusion aux critiques en règle du président américain Donald Trump qui estime que l'Europe est menacée, comme les Etats-Unis, par une immigration de masse.

Le Secrétaire d'Etat Marco Rubio avait rassuré samedi ses alliés transatlantiques en affirmant que les Etats-Unis souhaitaient une "alliance revigorée" avec l'Europe, tout en relayant ces critiques du président américain.

"Le message que nous avons entendu est que l'Amérique et l'Europe sont liées, par le passé comme dans l'avenir, et je pense que c'est important", a souligné Kaja Kallas. "Il est clair cependant que nous ne sommes pas d'accord sur tout, et cela va continuer".

"La nécessité d'arracher des concessions à Moscou"

La responsable de la diplomatie européenne a par ailleurs prôné la fermeté face à la Russie dans les négociations visant à mettre fin au conflit en Ukraine, insistant sur la nécessité d'arracher des concessions à Moscou.

"La plus grande menace que pose désormais la Russie est qu'elle obtienne plus de choses à la table des négociations que sur le champ de bataille", a-t-elle estimé, appelant notamment à limiter la taille de son armée, à l'obliger à payer pour les destructions commises, et à s'assurer qu'elle rende compte de ses crimes de guerre.

"Concentrons-nous sur ce que nous pouvons contrôler"

Le ministre français chargé de l'Europe Benjamin Haddad a lui appelé ses pairs à se concentrer sur le renforcement de l'UE, plutôt que sur les discours des Américains.

"Concentrons-nous sur ce que nous pouvons contrôler, sur notre réarmement, sur le soutien à l'Ukraine et sur la menace que la Russie représente pour nos démocraties", a-t-il argumenté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Géant dames: Brignone domine, Rast devra se battre

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Camille Rast a commis une erreur dans sa manche (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Federica Brignone a dominé la première manche du géant olympique dimanche à Cortina. Camille Rast occupe la 12e place à 1''14.

Jusqu'au passage de l'Italienne, le tracé imaginé par l'entraîneur néo-zélandais Nils Coberger a donné lieu à une concentration de chronos rarement vue en Coupe du monde avec onze filles séparées par seulement 45 centièmes! Thea Louise Stjernesund, Lara Colturi et la championne olympique en titre Sara Hector se partageaient le hot seat, puis la championne olympique du Super-G a déboulé pour un impressionnant strike avec 0''74 d'avance sur le trio.

Puis Lena Dürr est venue à 0''34 pour mettre un peu de suspense avant la deuxième manche à 13h30. Et derrière, c'est Sofia Goggia, pourtant loin d'être une habituée des podiums en géant, qui a pris la 3e place à 0''46, à sa plus grande surprise.

Extrêmement bien partie avec le meilleur temps sur le haut, Camille Rast a commis une petite erreur qui lui a enlevé de la vitesse pour aborder avec confiance le Scarpadon. Résultat, elle n'a pas eu la vitesse nécessaire sur le bas. Avec une deuxième manche de feu, le bronze peut être envisageable, mais ce sera très difficile.

COmme Wendy Holdener a préféré renoncer, il n'y avait que deux autres Suissesses: Vanessa Kasper et Sue Piller. Kasper est pour l'heure 22e à 2''11 et Piller 25e à 2''33.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Russie dit s'est emparée d'une douzaine de villages l'Ukraine

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Des habitants dégagent des débris sur le site d’un bombardement russe dans une zone résidentielle de Sloviansk dans la région de Donetsk à la mi-février 2026. (© KEYSTONE/EPA/TOMMASO FUMAGALLI)

Le chef d'état-major russe Valéri Guérassimov a rendu visite aux troupes de Moscou en Ukraine et a affirmé que les forces du Kremlin avaient pris une douzaine de villages de l'est du pays en février, a indiqué dimanche le ministère de la Défense.

La visite de Valéri Guérassimov intervient quelques jours avant des pourparlers entre Moscou, Kiev et Washington à Genève pour mettre fin à près de quatre ans de guerre, et à l'approche du quatrième anniversaire de l'offensive de grande ampleur de Moscou contre l'Ukraine.

"En deux semaines en février, malgré des conditions hivernales sévères, les forces combinées et les unités militaires du groupement interarmées ont libéré 12 localités", a déclaré Guérassimov.

L'AFP n'a pas pu vérifier ces affirmations de manière indépendante.

Le rythme de l'avancée de Moscou s'est accéléré à l'automne, mais la Russie n'a pas atteint son objectif de s'emparer de la région de Donetsk en quatre ans de guerre.

La Russie revendique la région de Donetsk

La Russie exige que Kiev se retire de la région de Donetsk pour conclure tout accord visant à mettre fin au conflit - des conditions inacceptables pour l'Ukraine.

Guérassimov a indiqué que les troupes de Moscou progressaient en direction de Sloviansk - un pôle industriel brièvement tombé aux mains des séparatistes pro-russes en 2014 et qui fait l'objet d'attaques fréquentes de la part de la Russie.

Les forces de Moscou se trouvent à une quinzaine de kilomètres de la ville. Moscou revendique les régions de Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson.

Mais elle a également avancé dans d'autres régions ukrainiennes. Guérassimov a déclaré que la Russie "étendait une zone de sécurité" dans les zones frontalières des régions de Soumy et de Kharkiv, au nord-est, où elle contrôle des poches de territoire.

Le chef de l'armée a aussi indiqué qu'il discuterait avec des officiers des "actions à venir dans la direction de Dnipropetrovsk".

Les forces russes ont pénétré dans cette région l'été dernier lors de leur poussée vers l'ouest - mais le Kremlin n'a jamais revendiqué officiellement cette région.

Le dirigeant russe Vladimir Poutine a répété que Moscou entendait s'emparer de l'ensemble de la région de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, par la force si la diplomatie échouait.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Wendy Holdener renonce au géant

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Wendy Holdener renonce au géant (© KEYSTONE/AP/Marco Trovati)

L'équipe de Suisse ne comptera que trois athlètes au départ du géant olympique des dames dimanche à Cortina. Wendy Holdener a décidé à la dernière minute de ne pas participer, a annoncé Swiss-Ski.

La Schwytzoise se concentre d'ores et déjà sur le slalom de mercredi. Elle consacrera le temps gagné grâce à son forfait à des entraînements supplémentaires dans sa discipline de prédilection.

Camille Rast, Vanessa Kasper et Sue Piller représenteront la Suisse dans le géant dominical, dont la première manche est prévue à 10h.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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