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Zelensky propose une trêve et veut "arranger les choses" avec Trump

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La situation est "très grave" et "nous devons être à la hauteur", a résumé le Premier ministre polonais Donald Tusk, Varsovie regrettant que les Américains aient pris "sans aucune information ni consultation" de leurs alliés une décision d'"une grande importance politique". (© KEYSTONE/EPA/Pawel Supernak)

Volodymyr Zelensky a proposé mardi une trêve avec Moscou pour entamer des discussions sur une "paix durable" sous "l'autorité" de Trump. Il s'est dit prêt à signer avec ce dernier l'accord sur l'exploitation des ressources naturelles, souhaitant "arranger les choses".

Au lendemain de l'annonce de la suspension de son aide militaire par Washington, le chef de l'Etat ukrainien a dit attendre des "informations officielles" à ce sujet.

"J'ai demandé au ministère ukrainien de la Défense, aux chefs de nos renseignements et aux diplomates de contacter leurs homologues aux Etats-Unis et d'obtenir des informations officielles (...). L'Ukraine et l'Amérique méritent un dialogue respectueux et une position claire de chacune", a-t-il affirmé dans son allocution quotidienne.

Vendredi, "notre rencontre à Washington, à la Maison Blanche, ne s'est pas déroulée comme prévu. Il est regrettable que cela se soit passé ainsi. Il est temps d'arranger les choses", a affirmé sur le réseau social X M. Zelensky, disant souhaiter que "la coopération et la communication" soient "constructives à l'avenir".

"Mon équipe et moi-même sommes prêts à travailler sous l'autorité de Donald Trump pour obtenir une paix durable", a assuré le chef de l'Etat ukrainien, au lendemain de l'annonce du gel de l'aide militaire américaine.

A Paris, le président Emmanuel Macron a salué cette volonté de Kiev de "réengager le dialogue avec les États-Unis".

Trêve dans les airs et en mer

Pour "mettre fin à la guerre" déclenchée par l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022, "les premières étapes pourraient être la libération des prisonniers et une trêve dans les airs - interdiction des missiles, des drones de longue portée, des bombes sur les infrastructures" civiles, notamment énergétiques, ainsi qu'"une trêve en mer immédiate, si la Russie fait de même", a-t-il suggéré.

L'Ukraine est "reconnaissante" aux Etats-Unis de leur aide militaire, a encore déclaré M. Zelensky, semblant répondre aux critiques de Donald Trump qui lui a reproché de s'être montré irrespectueux et de manquer de gratitude envers son pays pendant leur joute verbale dans le Bureau ovale.

Le locataire de la Maison Blanche a par la suite ordonné lundi une "pause" dans l'assistance militaire cruciale fournie par Washington à l'Ukraine.

Plan "pour réarmer l'Europe"

"Nous discutons des options avec nos partenaires européens", a à cet égard insisté un conseiller de la présidence ukrainienne, Mykhaïlo Podoliak, tandis que l'UE a dévoilé le même jour un plan "pour réarmer l'Europe" qui va permettre de fournir une aide militaire "immédiate" à l'Ukraine.

"L'avenir d'une Ukraine libre et souveraine, d'une Europe en sécurité et prospère est en jeu", a expliqué la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans une lettre adressée aux dirigeants des 27.

Elle y présente un projet en cinq volets de 800 milliards d'euros destiné à renforcer la défense du continent qui sera examiné au cours d'un sommet européen consacré jeudi à Bruxelles à l'Ukraine et à la sécurité de l'Europe.

Berlin va débloquer trois milliards

A Berlin, le futur chancelier allemand Friedrich Merz a annoncé que son pays allait débloquer trois milliards d'euros d'aide militaire supplémentaire pour l'armée ukrainienne

La veille de cette rencontre, le Premier ministre hongrois Viktor Orban s'entretiendra à Paris avec le président français Emmanuel Macron. Proche à la fois de Vladimir Poutine et de Donald Trump, Viktor Orban dénonce l'attitude de ses "alliés européens" et le "fossé transatlantique".

"Tous les moyens possibles"

La France va d'ores et déjà s'efforcer de "réunir tous les moyens possibles", avec d'autres pays européens, pour compenser le gel de l'aide militaire américaine à l'Ukraine.

Kiev va avoir besoin de munitions, d'"un certain nombre de systèmes pour le renseignement" ou encore d'accès "à des réseaux et à la connectivité", a réagi le Premier ministre français François Bayrou, s'exprimant au Parlement.

La situation est "très grave" et "nous devons être à la hauteur", a résumé le Premier ministre polonais Donald Tusk, Varsovie regrettant que les Américains aient pris "sans aucune information ni consultation" de leurs alliés une décision d'"une grande importance politique".

Londres veut "dialoguer" avec les USA

A Londres, le chef du gouvernement britannique Keir Starmer affiche une volonté de dialogue avec son "allié le plus ancien et le plus puissant, les États-Unis", outre ses "partenaires européens" et Kiev.

M. Starmer a aussi affirmé que "personne ne voulait davantage la paix que l'Ukraine", dans une conversation téléphonique avec le président Volodymyr Zelensky, a rapporté mardi Downing Street.

"Il est essentiel que toutes les parties travaillent à une paix durable et sûre pour l'Ukraine dès que possible", a aussi dit le dirigeant travailliste.

Les USA "renforcent l'agresseur"

Le ministre français chargé de l'Europe Benjamin Haddad fustige quant à lui une décision de Donald Trump qui "éloigne (la paix) parce qu'elle ne (fera) que renforcer la main de l'agresseur sur le terrain, qui est la Russie".

"Nous faisons une pause et réexaminons notre aide pour nous assurer qu'elle contribue à la recherche d'une solution" au conflit entre l'Ukraine et la Russie, avait déclaré la veille un responsable de la Maison Blanche sous le couvert de l'anonymat.

"Le président a clairement indiqué qu'il se concentrait sur la paix. Nous avons besoin que nos partenaires s'engagent eux aussi à atteindre cet objectif", avait-il poursuivi.

Il s'agit essentiellement de l'assistance militaire déjà approuvée sous la présidence de Joe Biden et très largement soldée mais dont il reste encore du matériel à livrer.

Déjà des effets

La mesure prise par les Etats-Unis se fait d'ailleurs déjà ressentir dans le principal centre en Pologne de soutien logistique à l'Ukraine, celui de Jesionka, a informé mardi le chef du gouvernement polonais.

Les livraisons de l'aide américaine "sont en train de cesser, puisque des trains entiers qui étaient chargés à destination de l'Ukraine sont stoppés et interdits de se rendre à leur objectif", a confirmé à Paris François Bayrou.

"Un coup de poignard"

Indignée comme nombre de ses compatriotes, Sofia, une Ukrainienne de 33 ans interrogée par l'AFP sur la principale artère de Kiev, ne mâche pas ses mots, parlant d'"un coup de poignard dans le dos" asséné par les responsables américains.

"La Russie n'est pas parvenue à s'emparer de Kiev mais elle a rapidement pris Washington", renchérit Bojena Antoniak, rédactrice dans une maison d'édition ukrainienne.

Donald Trump ne décolère pas contre Volodymyr Zelensky depuis leur rencontre vendredi dans le Bureau ovale qui a tourné à l'affrontement verbal. Il a accentué lundi ses menaces contre celui qu'il soupçonne de ne "pas vouloir la paix" avec la Russie.

Mais le dirigeant populiste a aussi jugé que l'accord sur l'accès aux minerais ukrainiens, que M. Zelensky était censé signer à Washington vendredi dernier, pouvait encore être conclu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

La hausse des prix des billets d'avion est "inévitable"

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La IATA fédère 360 transporteurs et revendique 85% du trafic mondial (archives). (© KEYSTONE/EPA/HARISH TYAGI)

Une hausse des prix des billets d'avion est "inévitable" vu la flambée des cours des hydrocarbures sous l'effet de la guerre au Moyen-Orient, a affirmé vendredi le directeur général de l'Iata, la principale association mondiale de compagnies aériennes.

Le prix du baril de kérosène a doublé depuis l'attaque israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, une progression encore supérieure à celle du brut, a noté Willie Walsh lors d'une conférence organisée par l'Association des journalistes professionnels de l'aéronautique et de l'espace (AJPAE).

Les compagnies aériennes avaient prévu de consacrer en moyenne 26% de leurs dépenses d'exploitation au carburant cette année, sur la base d'un baril de kérosène à 88 dollars, a rappelé M. Walsh. Jeudi, il était à 216 dollars.

Or, la marge moyenne de ces entreprises, bien que proche des records historiques, évolue actuellement à 4%.

"Il ne faut pas être un génie pour déduire que les coûts supplémentaires auxquels les compagnies vont devoir faire face, si la situation persiste, seront bien supérieurs à ce qu'elles peuvent absorber", a ajouté Willie Walsh, dont l'association fédère 360 transporteurs revendiquant 85% du trafic mondial.

"Donc il est inévitable que les prix des billets augmentent", a-t-il souligné: "On le voit déjà sur certains marchés, en particulier aux Etats-Unis". Plusieurs compagnies aériennes européennes ont récemment annoncé des augmentations de tarifs sur long-courrier.

M. Walsh a jugé que la magnitude de la crise actuelle, qui affecte en première ligne les compagnies du Golfe forcées d'annuler une grande partie de leurs vols, n'avait "rien à voir avec celle du Covid", quand près des deux tiers du volume de passagers aériens s'étaient évaporés en 2020.

"Je la comparerais aux crises que nous avons connues après les événements tragiques du 11-Septembre", quand la fréquentation des lignes transatlantiques s'était effondrée pendant quelques mois, avant de reprendre, a-t-il développé.

Pour M. Walsh, "la demande sous-jacente reste robuste" pour les voyages aériens, même si la hausse des prix des billets "aura des conséquences" sur le comportement des consommateurs.

Lors de telles crises "les gens voyagent toujours, mais ils partent moins longtemps", a-t-il assuré. "Donc cela a sans doute davantage de conséquences pour les hôtels que les compagnies aériennes".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Football

Portugal: Cristiano Ronaldo forfait contre le Mexique et les USA

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Cristiano Ronaldo n'a pas été convoqué en équipe du Portugal pour les matches amicaux à venir (© KEYSTONE/AP/ARMANDO FRANCA)

Cristiano Ronaldo est absent de la liste de 27 joueurs convoqués en équipe du Portugal pour les deux matches amicaux de préparation à la Coupe du monde 2026, contre le Mexique et les Etats-Unis.

Le sélectionneur du Portugal, l'Espagnol Roberto Martinez, a cependant assuré vendredi que la participation de Cristiano Ronaldo à la Coupe du monde cet été en Amérique du nord n'était "pas en risque". Le quintuple Ballon d'or s'est blessé au tendon des ischio-jambiers le 28 février avec son club d'Al-Nassr en Saudi Pro League.

"C'est une blessure légère" et le joueur de 41 ans pourrait être rétabli "dans une ou deux semaines", a déclaré Martinez en conférence de presse. "Tout ce que Cristiano a fait physiquement pendant cette saison montre qu'il n'y a pas de problème physique".

"Au Mondial, le poste d'avant-centre sera pour Cristiano Ronaldo et Gonçalo Ramos. Nous sommes à la recherche d'un troisième attaquant avec un profil différent", a souligné le sélectionneur en évoquant l'hypothèse Gonçalo Guedes, convoqué vendredi.

La Seleçao affrontera le Mexique le 28 mars à Mexico puis les Etats-Unis le 31 mars à Atlanta. Au Mondial 2026 (11 juin-19 juillet aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada), le Portugal a été placé dans le groupe K avec la Colombie, l'Ouzbékistan et le vainqueur d'un barrage entre la Nouvelle-Calédonie, la Jamaïque et la RD Congo.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

L'acteur américain Chuck Norris est mort

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Chuck Norris mort à l'âge de 86 ans (archives). (© KEYSTONE/AP MTI/MARTON MONUS)

L'acteur de films d'action américain Chuck Norris est mort à l'âge de 86 ans, annoncé vendredi sa famille. Il était notamment connu pour son habileté dans les arts martiaux.

Chuck Norris s'est fait une place à Hollywood en jouant dans des films d'action dans les années 1980. Il était connu pour avoir tenu la vedette dans la série Walker Texas Ranger. L'acteur venait de fêter ses 86 ans la semaine dernière.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Panne de courant en Espagne et au Portugal: une surtension en cause

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Une surtension incontrôlée est à l’origine de la panne massive survenue en Espagne et au Portugal en avril 2025. (Archives) (© Keystone/EPA EFE/TONI ALBIR)

Un phénomène de surtension incontrôlé est à l’origine de la gigantesque panne qui a frappé l’Espagne et le Portugal en avril 2025. Le rapport final d’experts européens, publié vendredi, en apporte la confirmation.

Le 28 avril 2025, une panne généralisée débutant à 12H33 - heure espagnole - avait perturbé la vie quotidienne des Espagnols et des Portugais pendant plusieurs heures: plus de courant, plus d'internet, plus de réseau mobile, plus de feux de signalisation, système bancaire à l'arrêt...

Dans un système électrique, la tension peut se comparer à la pression de l'eau dans un tuyau.

Or, lors de cet incident, "le phénomène clé (...) a été l'inefficacité du contrôle de la tension au sein du système électrique espagnol", résument les 49 experts du Réseau européen des gestionnaires de réseau de transport d'électricité (ENTSO-E), attribuant la panne à une "combinaison de multiples facteurs en interaction".

"C'était un cocktail parfait de multiples facteurs qui ont contribué à la panne", a déclaré Damian Cortinas, président du conseil d'administration de l'ENTSO-E.

Défaillances en chaîne du système électrique

La "séquence" a ainsi vu "des fluctuations de tension et des phénomènes oscillatoires, conduisant à des déconnexions généralisées de production en Espagne, en particulier de moyens basés sur convertisseur", une technologie utilisée dans les centrales d'énergies renouvelables, selon le rapport.

"En Espagne, la plupart des énergies renouvelables étaient raccordées avec ce facteur de puissance fixe, qui ne permet pas de contribuer à un contrôle dynamique de la tension", a aussi expliqué Klaus Kaschnitz, un des responsables du groupe d'experts lors d'une présentation à la presse.

En clair, ces installations n'ont pas permis de s'ajuster aux hausses soudaines de tension.

Une surtension se produit lorsqu'une tension électrique trop élevée traverse un réseau, surchargeant les équipements. Elle peut être provoquée par une suralimentation ou par la foudre, ou par l'insuffisance ou la défaillance des équipements de protection.

Les centrales de production dites conventionnelles (celles notamment alimentées au gaz) sont également épinglées dans le rapport pour ne s'être pas alignées "sur les besoins du système" pour aider à gérer à ces phénomènes de surtension et pour leur fonctionnement manuel "qui nécessite un temps de décision et de traitement".

Autre facteur identifié, la spécificité du réseau espagnol de haute tension de 400.000 V qui permet une plage de tension plus large que dans le reste de l'Europe, ce qui a fortement réduit les marges de sécurité.

Quant aux gestionnaires du système comme Red Eléctrica Española (REE), ils sont critiqués pour leur "absence de suivi en temps réel" : "Aucun risque identifié lorsque la tension s'approche d'un niveau critique."

Zones d’ombre et pistes d’amélioration

A plusieurs reprises, les experts indiquent toutefois dans leur rapport ne pas être en mesure d'expliquer certains phénomènes.

Malgré la collecte d'une "quantité significative de données", certaines "demeurent manquantes, en particulier pour les déconnexions de production survenues avant la coupure", pointent-ils.

Le rapport évoque également "la déconnexion de la production éolienne et solaire à Ségovie, Huelva, Badajoz, Séville et Cáceres", des phénomènes "provoqués par la protection contre les surtensions, mais le groupe d'experts n'a pas été en mesure de déterminer la cause de la plupart d'entre eux".

"Raisons inconnues": le groupe d'experts n'est pas en mesure non plus d'expliquer pourquoi environ 208 MW d'unités éoliennes et solaires dans le nord et le sud de l'Espagne se sont déconnectées à 12H32.

Pour éviter qu'un tel événement ne se reproduise, les experts ont établi une série de recommandations.

Les experts conseillent notamment d'automatiser la gestion de la tension pour réagir plus vite, d'obliger les centrales solaires et éoliennes à stabiliser activement le réseau, ou de sanctionner les centrales qui ne fournissent pas le soutien électrique promis pour gérer les phénomènes de surtension, et de surveiller en temps réel les seuils de tension pour agir avant le point critique.

"L'enquête montre la nécessité d'adapter les cadres réglementaires afin de mettre en oeuvre ces recommandations en cohérence avec l'évolution du système électrique", concluent-ils.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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