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International

Trump menace de déployer l'armée

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La mort de George Floyd a provoqué des manifestations à travers tous les États-Unis, notamment à New York. (©KEYSTONE/AP/Wong Maye-E)
Le président américain Donald Trump a promis lundi de restaurer l'ordre dans une Amérique en proie à la colère, après l'homicide à Minneapolis d'un Noir asphyxié par un policier. Il a menacé de déployer l'armée si les États ne faisaient cesser les violences.

Face aux troubles se surajoutant à la pandémie due au nouveau coronavirus, Donald Trump a annoncé d'un ton martial le déploiement de "milliers de soldats lourdement armés" et de policiers à Washington pour mettre un terme "aux émeutes" et "aux pillages". Il a jugé que les troubles de la veille dans la capitale fédérale étaient "une honte".

Appelant les gouverneurs à agir vite et fort pour "dominer les rues" et briser la spirale des violences, il leur a lancé une mise en garde. "Si une ville ou un État refuse de prendre les décisions nécessaires pour défendre la vie et les biens de ses résidents, je déploierai l'armée américaine pour régler rapidement le problème à leur place", a-t-il lancé, dénonçant des actes de "terrorisme intérieur".

Tandis qu'il s'exprimait dans les jardins de la Maison-Blanche aux airs de camp retranché, la police effectuaient des tirs de gaz lacrymogène pour disperser des manifestants rassemblés à l'extérieur de l'enceinte.

Bible à la main

L'objectif était de libérer le champ vers l'église Saint John, bâtiment emblématique tout proche qui a été dégradé dimanche soir. Le président s'y est rendu à pied, entouré de membres de son cabinet, pour s'y faire photographier, une Bible en main.

Par dizaines voire centaines de milliers, des Américains ont manifesté samedi et dimanche contre les brutalités policières, le racisme et les inégalités sociales, exacerbées par la crise du Covid-19.

La première ville du pays, New York, a annoncé doubler la présence de ses forces de police et instaurer un couvre-feu de 23h00 lundi à 05h00 mardi. De Boston à Los Angeles, de Philadelphie à Seattle, le mouvement de protestation s'est exprimé de façon majoritairement pacifique le jour, mais a aussi donné lieu à des embrasements nocturnes et des destructions à grande échelle.

"Pression forte prolongée" sur le cou

À l'origine de la colère figure le calvaire subi par George Floyd, un homme noir de 46 ans, qui, lors de son interpellation le 27 mai à Minneapolis, a suffoqué, menotté et gisant par terre, sous le genou d'un policier blanc, dont les collègues sont demeurés passifs.

M. Floyd est mort asphyxié en raison d'une "pression forte et prolongée" exercée sur son cou et sa cage thoracique, a affirmé lundi l'avocat de la famille de la victime, en révélant les résultats d'une autopsie indépendante.

L'autopsie officielle, rendue publique dans la foulée, a également conclu à une pression létale au niveau du cou de l'Afro-Américain, ayant causé l'arrêt de son coeur.

Ni le renvoi de l'agent coupable de la bavure ni son arrestation postérieure n'ont calmé les esprits, bien au contraire: les protestations se sont propagées dans au moins 140 villes américaines.

L'ex-policier, qui a été inculpé d'homicide involontaire, doit comparaître le 8 juin devant un tribunal. Pas de quoi espérer donc une baisse immédiate de la tension ambiante, d'autant que, durant cette même semaine prochaine, seront célébrées les obsèques de George Floyd, au Texas.

Milliers d'interpellations

Face aux affrontements mêlant manifestants, casseurs et forces antiémeutes, les soldats de la garde nationale ont été déployés dans plus de deux douzaines de métropoles, dans un climat de tension inédit depuis les années 1960. Une réponse sécuritaire d'ampleur qui s'est accompagnée d'un recours à des véhicules blindés de transport de troupes, à l'utilisation de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc.

Chicago, Denver, Los Angeles, Salt Lake City, Cleveland, Dallas, Indianapolis: une à une les métropoles américaines ont décidé d'imposer un couvre-feu à leurs habitants. Les forces de l'ordre ont procédé à des milliers d'interpellations.

Le président Trump, confronté aux désordres civils les plus graves de son mandat, a accusé son rival démocrate à la présidentielle de novembre, Joe Biden, d'oeuvrer à la sortie de prison des fauteurs de troubles. L'ancien vice-président a dénoncé une utilisation de l'armée "contre les Américains" et du gaz lacrymogène contre des "manifestants pacifiques" pour une opération de communication.

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International

Assassinat de Litvinenko: la CEDH désigne la Russie, qui dément

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La Cour européenne des droits de l'homme a jugé mardi la Russie "responsable" de l'assassinat de l'ex-espion en exil Alexandre Litvinenko, empoisonné au Royaume-Uni en 2006 (archives). (© KEYSTONE/AP/ALISTAIR FULLER)

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a jugé mardi la Russie "responsable" de l'assassinat de l'ex-espion en exil Alexandre Litvinenko, empoisonné au polonium-210 au Royaume-Uni en 2006, s'attirant les critiques de Moscou qui a rejeté un jugement "infondé".

Saisie par la veuve de M. Litvinenko, la CEDH s'appuie notamment sur le contenu de l'enquête publique britannique. Celle-ci avait conclu en 2016 que le président russe Vladimir Poutine avait "probablement approuvé" le meurtre.

Dans un communiqué, la Cour, qui siège à Strasbourg, estime qu'il existe "une forte présomption" que les auteurs de l'empoisonnement désignés par l'enquête britannique, Dimitri Kovtoun et Andreï Lougovoï, "aient agi en qualité d'agents de l'État russe".

La CEDH souligne que "si les autorités russes étaient étrangères aux agissements du duo, elles seraient les seules à détenir les informations requises pour le prouver".

Or Moscou n'a pas fourni d'explication alternative "satisfaisante et convaincante", "ni réfuté les conclusions de l'enquête publique britannique".

Ainsi, la Cour "considère que l'assassinat de M. Litvinenko est imputable à la Russie".

"Pas d'enquête interne"

Les magistrats européens soulignent aussi que les autorités russes n'ont "pas mené d'enquête interne effective" qui aurait permis d'identifier et de juger les personnes "responsables du meurtre".

Ils déplorent par ailleurs le fait que la Russie "s'est abstenue, sans justification, de fournir les pièces qui lui étaient réclamées".

Ils ont donc jugé la Russie coupable de violations de l'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui garantit le droit à la vie, et de l'article 38, qui oblige les Etats à fournir à la CEDH tous les documents nécessaires à l'examen d'une affaire.

La Russie a été condamnée à verser 100.000 euros pour préjudice moral à la veuve d'Alexandre Litvinenko, une somme particulièrement élevée au regard de la jurisprudence de la Cour.

Le juge russe de la CEDH a pour sa part exprimé une "opinion dissidente" sur la violation du droit à la vie.

Moscou n'a pas tardé à critiquer la décision des juges. "L'enquête n'a apporté aucun résultat, donc lancer de telles allégations est au minimum infondé", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Celui-ci a remis en question "les capacités techniques" de la CEDH à résoudre cette affaire.

De son côté, Andreï Lougovoï, désormais député au parlement russe, a dénoncé auprès de l'agence Interfax une décision "illégale" et "politiquement motivée". Cette affaire "restera un mystère couvert de ténèbres", avait-il déclaré à l'AFP en juillet.

Thé radioactif

Ancien agent du KGB puis du FSB, Alexandre Litvinenko avait été renvoyé des services de sécurité russes après des révélations sulfureuses, souvent invérifiables: il avait ainsi rendu public l'ordre de sa direction d'assassiner l'homme d'affaires controversé Boris Berezovski, un habitué des salons du Kremlin.

Ayant obtenu l'asile au Royaume-Uni en 2001, il avait continué à dénoncer la corruption et les liens présumés des services de renseignement russes avec le crime organisé.

Alexandre Litvinenko est mort le 23 novembre 2006, quelques jours après avoir partagé un thé avec Dimitri Kovtoun et Andreï Lougovoï dans un hôtel londonien, où d'importantes traces de polonium-210, une substance radioactive extrêmement toxique, avaient ensuite été retrouvées.

Alors qu'il agonisait, il avait pointé du doigt la responsabilité de Vladimir Poutine.

L'assassinat d'Alexandre Litvinenko avait sérieusement refroidi les relations entre Londres et Moscou. Suite à cette affaire, le Royaume-Uni avait restreint les visas pour les responsables russes et expulsé quatre diplomates. En réponse, Moscou avait également expulsé quatre diplomates britanniques et interrompu sa coopération dans la lutte antiterroriste.

En 2018, une autre affaire d'empoisonnement, qui avait failli coûter la vie à l'ex-agent russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia à Salisbury, au sud de l'Angleterre, avait de nouveau envenimé les relations diplomatiques entre les deux pays. L'empoisonnement avait fait une victime collatérale et avait provoqué des expulsions réciproques de diplomates sans précédent depuis la fin de la Guerre froide.

Hasard du calendrier, la police britannique a annoncé mardi l'inculpation d'un troisième agent du renseignement russe dans cette affaire, alors que les deux premiers sont déjà visés par des mandats d'arrêt. Là encore, le Kremlin a toujours démenti toute implication.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Lewandowski reçoit le Soulier d'or et remercie son épouse

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Robert Lewandowski annonce qu'il n'est pas repu. Il veut encore marquer de nombreux buts. (© KEYSTONE/EPA/Alejandro Garcia)

L'attaquant du Bayern Munich Robert Lewandowski a reçu mardi le Soulier d'or qui récompense depuis 1968 le meilleur buteur des championnats européens.

Il en a profité pour remercier son épouse, qui est aussi son "coach de motivation" personnel.

Ce trophée couronne la saison époustouflante du canonnier polonais de 33 ans, qui a battu en 2020/21 un très vieux record, celui du nombre de buts marqués par un joueur en une saison en Bundesliga: avec 41 unités (en 29 matches effectivement disputés), il a dépassé Gerd Müller, qui le détenait depuis 49 ans avec 40 buts inscrits au cours de la saison 1971/72.

Cette saison, le meilleur joueur Fifa 2020 a déjà marqué sept fois en cinq journées.

"Je dois remercier mon épouse, elle est un grand soutien pour moi et une motivation, lorsque les choses vont un peu moins bien", a-t-il dit lors de la cérémonie organisée dans le musée du Bayern, à l'Allianz Arena de Munich.

Ancienne internationale polonaise de karaté, Anna Lewandowska est également nutritionniste et prend soin de l'alimentation de son champion de mari. "Je suis très fière de lui", a-t-il répondu aux compliments de son époux, "il est extraordinaire comme personne, comme athlète, comme partenaire, comme ami et comme mari".

Loué par ses dirigeants pour son professionnalisme et son esprit d'équipe, comparé à James Bond ("agent 009") par le président du Bayern Herbert Hainer, Lewandowski a assuré qu'il ne comptait pas s'arrêter en si bon chemin: "Ce n'est pas encore fini, nous avons encore faim de titres", a-t-il dit en évoquant son envie de remporter une deuxième fois la Ligue des champions, après celle de 2020.

Le Polonais n'est que le deuxième joueur de Bundesliga à remporter le prestigieux Soulier d'or, après Gerd Müller (1970 et 1972). Lionel Messi (6 fois), Cristiano Ronaldo (4), et les désormais légendaires Eusebio, Marco van Basten ou Ronaldo le Brésilien comptent aussi parmi les lauréats.

Pour l'attribution du trophée, un facteur favorisant les grands championnats a été introduit depuis 1997. Chaque but marqué dans les cinq plus grands championnats au classement UEFA (Angleterre, Espagne, Italie, Allemagne, France) vaut deux points. Ceux réussis dans les championnats entre la 6e et la 22e place valent 1,5 point, et un seul point dans les autres championnats.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Une demi-victoire pour Trudeau, réélu mais toujours minoritaire

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Le premier ministre Justin Trudeau a remporté les élections, sans toutefois parvenir à reconquérir la majorité. (© KEYSTONE/EPA/ERIC BOLTE)

Les libéraux de Justin Trudeau ont remporté les législatives canadiennes, une demi-victoire toutefois pour le premier ministre sortant qui n'est pas parvenu à redevenir majoritaire à l'issue d'une campagne durant laquelle il a été malmené.

D'après les résultats préliminaires publiés mardi par Elections Canada, qui organise le scrutin, le Parti libéral obtiendrait 158 sièges, sous le seuil fatidique des 170 sièges pour constituer une majorité. Justin Trudeau sera donc contraint de former un gouvernement minoritaire, comme en 2019.

Or c'est précisément pour sortir de cette situation qu'il avait déclenché des élections anticipées à la mi-août.

"Les Canadiens nous renvoient au pouvoir avec un mandat clair pour parvenir à sortir de cette pandémie et aller vers un avenir meilleur", s'est toutefois félicité M. Trudeau, affirmant qu'il était "prêt" pour ce nouveau mandat et heureux que les Canadiens aient choisi un "programme progressiste".

Après des débuts plutôt favorables et des sondages encourageants, Justin Trudeau a connu une campagne particulièrement compliquée, qui a failli tourner au désaveu personnel. L'usure du pouvoir s'est fait sentir et la "Trudeaumanie" de 2015 semblait bien loin...

Sur le terrain, il a dû faire face à chaque déplacement à une foule de manifestants en colère contre les mesures sanitaires. L'un d'entre eux lui a même lancé des graviers.

Jusqu'au bout, l'issue des élections semblait incertaine: les intentions de vote donnaient encore à quelques heures du scrutin les deux grands partis au coude-à-coude, autour de 31% d'intentions de vote.

Lors des derniers jours de campagne, Justin Trudeau a appelé au vote stratégique, expliquant qu'une victoire des conservateurs serait synonyme de retour en arrière, notamment sur la question climatique.

"Ce soir, les Canadiens n'ont pas donné à M. Trudeau le mandat majoritaire qu'il voulait", a souligné le chef des conservateurs Erin O'Toole lundi soir, regrettant que cette élection ait encore "aggravé les divisions" dans le pays.

"Une campagne pour rien"

M. O'Toole, dont le parti devrait remporter 119 sièges selon Elections Canada, a fait une campagne résolument au centre et promis aux Canadiens d'incarner le renouveau.

"Au final on peut vraiment se dire que c'est une campagne pour rien", souligne Félix Mathieu, de l'université de Winnipeg, qui note que dans beaucoup de provinces, "les sortants ont été systématiquement réélus".

Le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet s'est lui interrogé dans la soirée: "Tout ça pour ça? Pas de gagnant, pas de perdant, mais sûrement un jugement sévère des gens qui se diront 'mais qu'est-ce que c'était que cette histoire?'".

Gestion de la pandémie

La réorganisation des bureaux de vote liée à la pandémie a provoqué exceptionnellement une longue attente en fin de journée pour les électeurs des grandes villes. Des électeurs affirmaient s'être déplacés pour remercier le premier ministre sortant de sa gestion de la crise sanitaire: le pays affiche l'un des taux de vaccination les plus élevés au monde.

Les quelque 27 millions de Canadiens étaient appelés à élire les 338 députés que compte la Chambre des communes. Quand aucun des deux grands partis qui alternent au pouvoir depuis 1867 n'est en mesure d'obtenir une majorité de sièges au Parlement, le vainqueur doit composer un gouvernement minoritaire.

Et pour cela, il a besoin de composer avec les plus petits partis pour gouverner à Ottawa comme le Nouveau Parti Démocratique (NPD) de Jagmeet Singh ou le Bloc québécois, formation indépendantiste.

Depuis Vancouver, Jagmeet Singh, dont le parti devrait obtenir 25 sièges, a félicité M. Trudeau et promis de poursuivre le combat contre le changement climatique et sur une série de sujets sociaux.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Universal Music fait une entrée en fanfare à la Bourse d'Amsterdam

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Universal est gérée depuis Santa Monica, aux portes de Los Angeles aux Etats-Unis, et a su traverser la crise du MP3 et du piratage de la musique pour se réinventer en engrangeant des milliards de dollars de revenus par le streaming (archives). (© KEYSTONE/EPA/SOEREN STACHE)

La plus grande major de l'industrie musicale Universal Music Group a fait une entrée fracassante pour son premier jour de cotation mardi à la Bourse d'Amsterdam. La valorisation de l'entreprise s'est envolée de plus de 44 milliards d'euros (47,3 milliards de francs).

Le milliardaire français Vincent Bolloré avait pris le contrôle d'Universal Music Group (UMG) via Vivendi en 2014. Universal est gérée depuis Santa Monica, aux portes de Los Angeles aux Etats-Unis, et a su traverser la crise du MP3 et du piratage de la musique pour se réinventer en engrangeant des milliards de dollars de revenus par le streaming.

Universal possède notamment les célèbres studios Abbey Road, qui ont abrité les Beatles et Lady Gaga, ou encore Kanye West et Amy Winehouse, de EMI Records (Justin Bieber, Keith Richards, Metallica) et de Capitol Records (Katy Perry, Paul McCartney). Tout le catalogue Bob Dylan a rejoint l'an dernier Universal.

Jugeant le moment opportun, Vincent Bolloré avait décidé d'introduire Universal en bourse cette année et de distribuer 60% des actions aux actionnaires existants de Vivendi, dont lui-même, qui ont réalisé une belle opération mardi.

Devant Sony et Warner

Le titre d'Universal s'échangeait à 24,85 euros vers 09H30 GMT, après avoir été négocié dans les premiers échanges au-dessus de 25 euros soit près de 38% au-dessus de son prix d'introduction, fixé à 18,50 euros lundi soir.

Ce prix initial de référence aurait dû valoriser UMG à 33,5 milliards d'euros mais le prix de cotation actuelle porte sa valorisation bien au-delà, à environ 44,6 milliards d'euros.

"Le niveau plus élevé du cours de l'action à l'ouverture montre que les investisseurs ont une bonne opinion de l'entreprise", commente pour l'AFP Casper de Vries, professeur à l'Université Erasmus de Rotterdam.

"Mais nous devons nous rappeler que la journée n'est pas encore terminée", ajoute-t-il, laissant entendre qu'aucune séance n'est à l'abri de montagnes russes.

Dans le même temps, le cours de Vivendi, cotée à la Bourse de Paris, chutait de 13,81% à 11,22 euros. Le groupe ne détient désormais plus que 10,13 % du capital d'UMG.

Avec cette entrée en bourse, Vivendi s'est séparé de sa plus grosse filiale, et également la plus rentable, et du numéro un du secteur, devant Sony et Warner: Universal représentait 92,6% du bénéfice net de Vivendi, soit 452 millions d'euros sur 488 millions, au premier semestre.

"L'entrée en Bourse d'aujourd'hui constitue une étape majeure dans l'histoire d'UMG, reflétant notre position en tant que leader mondial dans le divertissement musical et notre engagement profond aux côtés des artistes, des compositeurs et de nos partenaires", a déclaré Lucian Grainge, patron d'UMG, cité dans le communiqué d'Euronext.

"Nous continuons à penser que Warner Music Group est sous-évalué et que Universal Music Group devrait se négocier avec une prime significative étant donné un meilleur parcours, une meilleure gouvernance et une gestion exemplaire", estimait plus tôt ce mois-ci Daniel Kerven, analyste de JP Morgan.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Premières plaintes en Allemagne contre BMW et Daimler

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Les plaintes, déposées auprès des tribunaux de Stuttgart et Munich, sièges respectifs de Daimler et BMW,, avaient été annoncées début septembre par DUH et Greenpeace (archives). (© KEYSTONE/AP/MATTHIAS SCHRADER)

Deux plaintes contre BMW et Daimler ont été déposées en Allemagne par des militants écologistes. La plaignante, l'ONG Deutsche Umwelthilfe (DUH), veut contraindre les constructeurs automobiles à accélérer leur transition vers un modèle industriel moins polluant.

Estimant que BMW et Daimler, fabricant des Mercedes-Benz, violent "le droit fondamental à la protection du climat", l'action intentée vise à "imposer la fin des voitures diesel et à essence à partir de 2030", écrit mardi DUH, l'une des principales associations allemandes de défense de l'environnement.

Les plaintes, déposées auprès des tribunaux de Stuttgart et Munich, sièges de chacun des groupes, avaient été annoncées début septembre par DUH et Greenpeace.

Les deux ONG avaient dit laisser aux constructeurs un délai de quelques semaines pour présenter leur défense. Le premier constructeur allemand, Volkwagen, doit également faire l'objet d'un recours similaire s'il ne répond à l'injonction des écologistes d'ici fin octobre.

Ces poursuites judiciaires sont une première, expliquent les organisations, car elles s'appuient sur la décision rendue au printemps par la Cour constitutionnelle de Karlsruhe qui a fait de la protection du climat un droit fondamental en Allemagne. La plus haute instance judiciaire du pays avait ainsi contraint le gouvernement d'Angela Merkel à renforcer ses objectifs climatiques, dans le cadre d'une procédure d'urgence.

Sous pression de normes environnementales toujours plus exigeantes, les constructeurs ont presque tous dévoilé un calendrier de sortie des véhicules diesel et essence, à l'horizon de plusieurs années et rarement sur tous les marchés internationaux en même temps. Daimler a réagi mardi, expliquant dans un communiqué avoir "clairement accepté les objectifs de l'accord de Paris sur le climat et la nécessité de décarboner l'industrie automobile."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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