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Économie

Turquie: l'inflation atteint près de 62% sur un an en novembre

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Le taux d'inflation annuel officiel avait culminé à 85,51 % en octobre 2022. (AP Photo/Francisco Seco) (© KEYSTONE/AP/FRANCISCO SECO)

L'inflation a atteint près de 62% sur un an en novembre en Turquie, selon les données officielles publiées lundi.

La hausse des prix à la consommation, alimentée notamment par la dépréciation de la livre turque, a grimpé en novembre à 61,98% sur un an, alors qu'elle avait atteint 61,36% en octobre.

Elle a cependant légèrement baissé de 3,43% à 3,28% sur un mois en novembre.

Quoique élevés, les chiffres officiels sont contestés par les économistes indépendants du Groupe de recherche sur l'inflation (Enag), qui calculent la hausse des prix à la consommation à 129,27% en glissement annuel en novembre.

Depuis les élections de mai et la reconduction au pouvoir du président Erdogan, la nouvelle équipe à la tête de la Banque centrale et du ministère de l'Economie a fait remonter le taux directeur de 8,5 à 40% afin de tenter de réduire l'inflation.

M. Erdogan a été réélu en mai dernier en s'engageant durant sa campagne à ne jamais autoriser la banque centrale à relever son taux directeur tant qu'il serait président.

Il a cependant changé de cap, en nommant une nouvelle équipe d'économistes respectés, formés à Wall Street et dans le privé, chargés de sortir la Turquie de la crise.

Selon des analystes, une hausse finale du taux directeur de 2,5% pourrait avoir lieu lors de la prochaine réunion de la banque centrale le 21 décembre.

Le taux directeur pourrait ensuite resté stable au cours de 2024.

La réinitialisation prendra du temps

Selon les données officielles, la hausse des coûts d'emprunt a commencé à ralentir la consommation - un objectif clé de la banque centrale.

Le PIB de la Turquie n'a augmenté que de 0,3% entre juillet et septembre. Il avait augmenté de 3,3% entre avril et juin.

"La banque centrale accueillera ces chiffres comme une preuve que la demande se refroidit et que les pressions inflationnistes continuent de s'atténuer", a estimé Liam Peach de Capital Economics.

"Cependant, pour ramener l'inflation à des niveaux beaucoup plus bas, il faudra que la politique monétaire reste restrictive pendant une période prolongée et nous nous attendons à ce que la banque centrale laisse les taux d'intérêt inchangés tout au long de 2024", a-t-il ajouté.

L'agence de notation Standard & Poor a révisé la note de la Turquie de stable à positive à long terme en novembre.

"L'inflation semble avoir atteint un pic", a estimé l'agence de notation.

Mais elle a également averti que "la réinitialisation de la politique prendra au moins deux ans pour maîtriser l'inflation".

Des analystes reprochent au président Erdogan d'avoir déclenché la spirale inflationniste en forçant la banque centrale théoriquement indépendante à réduire le taux directeur bien en dessous de la hausse des prix.

Le taux d'inflation annuel officiel avait culminé à 85,51 % en octobre 2022.

Prise dans une spirale de dévaluation et d'inflation, la Turquie connaît une inflation à deux chiffres sans discontinuer depuis fin 2019, rendant le coût de la vie difficilement supportable pour de nombreuses familles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Helsana améliore sa performance en 2023 grâce aux marchés

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Helsana a renoué avec les chiffres noirs en 2023 (archives). (© KEYSTONE/ALEXANDRA WEY)

L'assureur maladie zurichois Helsana a renoué avec les chiffres noirs l'an dernier. Le volume des primes encaissées a quelque peu augmenté.

La progression est principalement due à la performance de ses placements sur les marchés. Le groupe a réalisé un bénéfice net de 49,5 millions de francs en 2023, écrit-il mardi dans son rapport annuel. Un an plus tôt, le spécialiste de l'assurance maladie et accident avait inscrit une lourde perte de près d'un demi-milliard de francs.

Helsana a vu le résultat des placements en capitaux revenir en terrain positif à 120,5 millions, alors qu'il avait inscrit un déficit de 450,5 millions l'année précédente, grâce à une évolution meilleure que prévu sur les marchés internationaux.

Sur le plan opérationnel, le volume de primes encaissées a augmenté, passant de 7,59 milliards à 7,81 milliards. Les charges de sinistres et de prestations, comprenant les frais médicaux remboursés aux assurés, se sont alourdies à 7,57 milliards, contre 7,16 milliards douze mois plus tôt.

Des mesures d'économies ont par ailleurs permis de diminuer le taux de charges d'exploitation à 7,7% contre 8,1% en 2022. Il en résulte un ratio combiné de 100,4%. A fin décembre, les fonds propres représentaient 2,7 milliards de francs, un niveau proche des 2,66 milliards affichés en 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

A peine arrivée, la directrice d'Y-Parc s'en va

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Y-Parc doit se chercher un ou une nouvelle directrice (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Karen Undritz, la nouvelle directrice d'Y-Parc Swiss Technopole SA, quitte son poste après un mois. Entrée en fonction le 1er février, elle point du doigt des "tensions dans l'équipe" liées à la présence du directeur ad interim.

"La directrice a souhaité partir. On en prend acte", a expliqué mardi à Keystone-ATS Pascal Broulis, président du conseil d'administration, confirmant une information parue sur le site économique en ligne pme.ch, et reprise par 24 Heures.

En substance, Karen Undritz, qui a travaillé dans le privé ainsi qu'à l’École hôtelière et à l’EPFL, regrette que le directeur ad interim souhaite rester en place avec divers projets stratégiques tout en étant à la retraite. "Deux directeurs, deux visions", une situation "malsaine" source de "tension", écrit-elle en ligne.

Assurer la transition

Pour Pascal Broulis, le directeur ad interim est venu "donner un coup de main, pour assurer la transition". Son mandat était terminé, même s'il continuait à suivre un projet stratégique "très technique" dans le domaine de l'énergie, explique-t-il.

La valse des directeurs se poursuit pour Y-Parc qui a connu trois directeurs en trois ans, l'un d'entre eux étant parti pour saisir une opportunité professionnelle, précise Pascal Broulis.

Avant de repourvoir le poste, une réflexion sera lancée. "Nous voulons voir s'il faut répartir différemment la charge de travail sur les postes de l'équipe (direction, finances et relations avec les entreprises, plus un/e secrétaire)", a ajouté le président du conseil d'administration. C'est une "toute petite équipe", rappelle-t-il, alors que le parc compte désormais 2400 collaborateurs actifs dans plus de 220 entreprises.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Service universel de la Poste: ne pas devancer les travaux en cours

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Le Conseil des Etats ne veut pas fixer le principe de l'autofinancement de La Poste pour les années à venir (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La Poste doit revoir sa stratégie et sa conception de service universel. Le Parlement s'accorde sur ce point. Mais le Conseil des Etats ne veut pas fixer le principe de l'autofinancement pour les années à venir. Il a rejeté mardi une motion du National.

La motion PLR demandait que la stratégie de la Poste stipule le principe de l'autofinancement pour les années 2025 à 2028. Alors que le volume des lettres et les opérations au guichet s'effondrent et que la Poste n'a pas le monopole sur le marché croissant des colis, le géant jaune doit explorer de nouvelles pistes afin de continuer à financer le service universel par ses propres moyens.

Le National avait adopté le texte sur le fil, par 95 voix contre 94, en mai dernier. Mardi, le Conseil des Etats l'a rejeté par 23 voix contre 17. Le Centre et la gauche ont voté contre.

Le Conseil fédéral et les départements concernés ont déjà lancé des travaux avec au coeur le financement du futur service universel. Il ne faut pas devancer cette réflexion, a soutenu Andrea Gmür-Schönenberger (Centre/LU) pour la commission.

Le principe d'autofinancement est certes important, mais il y a bien d'autres aspects à prendre en considération, tel que la qualité des services postaux, leur accessibilité, la rapidité ou le prix des prestations, a ajouté Baptiste Hurni (PS/NE). Il faut poursuivre une analyse d'ensemble et ne pas prendre de décisions précipitées, a abondé Stefan Engler (Centre/GR).

Le ministre des télécommunications Albert Rösti était aussi opposé. Il est indispensable d'avoir une discussion de fond à ce sujet et d'examiner si le principe de l'autofinancement représente toujours la forme de financement la plus durable pour un service universel.

Au contraire, Hans Wicki (PLR/NW) trouvait qu'il faut poursuivre les étapes de modernisation de ces dernières années et maintenir la stratégie actuelle de la Poste. Celle-ci doit continuer à assurer le service universel tout en couvrant ses coûts. Sans succès.

Droit de regard sur les acquisitions

En revanche, le Conseil des Etats a accepté par 23 voix contre 17 une motion du National sur les acquisitions de La Poste. Le texte, déposé par Thomas Rechsteiner (Centre/AI), demande que le Conseil fédéral donne son approbation pour les acquisitions qui ne relèvent pas du mandat de prestations du géant jaune.

Selon l'auteur de la motion, la Poste veut investir d'ici à 2030 des milliards de francs dans des acquisitions dans le domaine numérique. Le contrôle exercé jusqu'ici par le Conseil fédéral ne suffit plus, a indiqué Hans Wicki (PLR/NW).

Un suivi plus rigoureux de la politique d’acquisition de La Poste est indiqué eu égard aux risques parfois élevés sur les nouveaux marchés. Fabio Regazzi (Centre/TI) estime aussi que La Poste empiète sur des domaines qui font concurrence au secteur privé.

La gauche et certains élus du Centre ne voulaient pas de ce droit de regard du gouvernement. Des travaux sont déjà en cours pour endiguer les distorsions de concurrence provoquées par les entreprises publiques. Le problème des acquisitions risquées de La Poste est pris en compte.

Le Conseil fédéral y était aussi opposé. Il assure le pilotage des entreprises liées à la Confédération en leur assignant des objectifs stratégiques, mais n'exerce en principe pas d'influence sur les affaires opérationnelles, a rappelé le conseiller fédéral Albert Rösti. En vain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Feu vert du Parlement à plus de flexibilité pour les rénovations

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Verbier pourrait largement profiter de l'assouplissement en matière de rénovation des résidences secondaires (archives). (© KEYSTONE/LAURENT DARBELLAY)

Dans les communes avec plus de 20% de résidences secondaires, il sera possible de rénover et agrandir d'anciens bâtiments construits avant 2012 pour créer de nouveaux logements. Après le National, le Conseil des Etats a adopté mardi un assouplissement de la lex Weber.

Le projet, parti d'une initiative parlementaire de Martin Candinas (Centre/GR), a été adopté par 27 voix contre 11. L'UDC, le PLR et le Centre ont fait bloc pour cette révision. La gauche et le PVL, minorisés, ne voulaient pas entrer en matière, arguant qu'il enfreint la Constitution.

Cette modification vise à offrir aux propriétaires dans les communes à fort taux de résidences secondaires des possibilités supplémentaires d'agrandir leurs anciens logements et d'en créer de nouveaux, sans que leur utilisation soit limitée. Les règles actuelles ont pour conséquence de rendre le coeur des villages de montagne peu attractif; il faut corriger cette situation, a déclaré pour la commission Beat Rieder (Centre/VS).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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