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International

Le régiment Azov évacue ses morts de Marioupol

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Les combattants d'Azovstal quittent l'aciérie. (© KEYSTONE/AP)

Le régiment ukrainien Azov, encore retranché en nombre inconnu dans l'aciérie Azovstal de Marioupol, évacue ses morts après la reddition de centaines de ses hommes ordonnée par Kiev. Dans le Donbass, les militaires ukrainiens sont soumis à un feu "intense".

"Le commandement militaire supérieur a donné l'ordre de sauver les vies des militaires de notre garnison et d'arrêter de défendre la ville", a confirmé dans une vidéo sur Telegram le commandant du régiment Denys Prokopenko, un large pansement au bras droit et le gauche tuméfié, depuis ce qui semblait être un local souterrain.

Après l'évacuation de civils puis de centaines de militaires ukrainiens de facto faits prisonniers par les Russes, "le processus se poursuit" pour évacuer les corps des militaires tués, a ajouté le commandant de ce régiment d'élite fondé par des nationalistes ukrainiens, qui défendait Azovstal notamment aux côtés d'une unité de fusiliers marins.

"J'espère que bientôt les familles et toute l'Ukraine vont pouvoir enterrer leurs combattants avec les honneurs. Gloire à l'Ukraine!", a-t-il conclu.

Dernière poche de résistance ukrainienne dans cette ville, l'immense complexe métallurgique avec son dédale de galeries souterraines creusées à l'époque soviétique était la dernière poche de résistance ukrainienne dans cette ville portuaire sur la mer d'Azov, massivement bombardée par les Russes. La défense acharnée du site a fait un nombre inconnu de victimes parmi les militaires.

"Sauvetage de nos héros"

Plus tôt dans la journée, le ministère russe de la Défense, dont les forces tiennent désormais la ville, avait affirmé que 1908 soldats ukrainiens d'Azovstal, s'étaient "constitués prisonniers" depuis lundi.

Moscou a rendu publiques des images montrant des cohortes d'hommes en tenue de combat émergeant de l'aciérie, certains avec des béquilles ou des bandages, après une longue bataille qui était devenue un symbole de la résistance ukrainienne à l'invasion russe.

Selon Kiev, la ville-martyre a été à 90% détruite et au moins 20'000 personnes y ont péri. Kiev n'a pas parlé de reddition à Azovstal mais du "sauvetage de nos héros" avec des appuis internationaux, selon les mots du président Volodymyr Zelensky jeudi soir.

L'Ukraine souhaite organiser un échange de prisonniers de guerre mais la Russie a fait savoir, visant implicitement le régiment Azov, qu'elle considérait une partie d'entre eux comme des combattants "néonazis".

Dans un communiqué, le CICR a rappelé que la Convention de Genève imposait aux belligérants de lui donner "plein accès" laisser accéder aux prisonniers de guerre "où qu'ils soient détenus", y compris pour informer les familles qui sont "encore très nombreuses à manquer de réponses".

"L'enfer" au Donbass

Après avoir échoué à prendre Kiev et Kharkiv, la deuxième ville ukrainienne (nord-est), la Russie concentre ses efforts militaires dans l'est et le sud. Moscou cherche notamment à conquérir totalement le Donbass, partiellement contrôlé depuis 2014 par des séparatistes prorusses.

"Les forces d'occupation russe mènent un feu intense sur toute la ligne de front", a déclaré le porte-parole du ministère ukrainien de la Défense Oleksandre Motouzianyk lors d'un briefing à Kiev, ajoutant que la situation "montrait des signes d'aggravation".

"C'est l'enfer" dans le Donbass, où est en cours une bataille d'artillerie lourde, avait déclaré jeudi soir le président ukrainien. Ses services ont signalé vendredi matin des bombardements sur un axe allant du nord-est au sud du pays.

A Lozova, une ville de l'Est, "un missile russe a frappé la maison de la culture qui venait d'être reconstruite : sept victimes, dont un enfant de onze ans" ont été blessées, a dit Volodymyr Zelensky sur Telegram.

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a de son côté assuré que la conquête de la région de Lougansk, qui avec celle de Donetsk constitue le Donbass, était "presque achevée".

Des frappes russes avaient fait 12 morts et 40 blessés jeudi à Severodonetsk, dans la région de Lougansk, selon le gouverneur local Serguiï Gaïdaï.

D'après les autorités ukrainiennes, jusqu'à 15'000 personnes vivent encore dans des abris à Severodonetsk, dévastée par les bombes. Une équipe de l'AFP a constaté que la cité industrielle était transformée depuis plusieurs jours en champ de bataille et écrasée sous les tirs d'artillerie.

Severodonetsk et Lyssytchansk, séparées par une rivière, constituent la dernière poche de résistance ukrainienne dans la région. "L'ennemi a lancé des tentatives d'assaut en direction de Severodonetsk, n'a pas eu de succès et a été contraint de se replier", a déclaré le ministère ukrainien de la Défense.

Par ailleurs, des soldats russes ont tué jeudi cinq civils dans la région de Donetsk, selon le gouverneur Pavlo Kyrylenko.

A Mala Rogan, à une dizaine de kilomètres au nord-est de Kharkiv, de nombreuses affaires abandonnées, montraient par contre que les soldats russes avaient dû fuir précipitamment face à une contre-attaque ukrainienne qui a libéré cette zone.

Initiative italienne

Alors que les négociations menées il y a quelques semaines sous médiation turque sont au point mort, l'Italie a indiqué vendredi avoir proposé la constitution d'un "groupe international de facilitation composé d'organisations internationales" comme l'ONU, l'UE et l'OSCE.

"L'objectif est de travailler pas à pas (...) en partant par exemple des trêves localisées, de l'évacuation des civils, de la possibilité d'ouvrir des couloirs humanitaires sécurisés, et ensuite évidement de monter en puissance pour arriver à un cessez-le-feu général, puis une paix durable avec un véritable accord de paix", a expliqué le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio à Turin.

L'heure est dans l'immédiat à la guerre, et le Congrès américain a débloqué jeudi une enveloppe gigantesque de 40 milliards de dollars pour soutenir l'effort de guerre ukrainien. Il s'agit notamment de permettre à l'Ukraine de s'équiper en blindés et de renforcer sa défense antiaérienne.

Aide du G7

Parallèlement, les pays du G7 réunis en Allemagne ont promis vendredi de mobiliser 19,8 milliards de dollars (19,3 milliards de francs) afin d'aider l'Ukraine à "combler son déficit financier". Mais l'Allemagne s'est dite opposée vendredi à un nouvel endettement commun européen, sur le modèle du plan de relance post-Covid.

Semblant s'installer dans la durée, la guerre menace d'aggraver la crise alimentaire mondiale car elle perturbe gravement l'activité agricole et les exportations céréalières de l'Ukraine, un des plus gros exportateurs de blé.

"Arrêtez de bloquer les ports de la mer Noire! Autorisez la libre circulation des navires, des trains et des camions transportant de la nourriture hors d'Ukraine", a réclamé jeudi soir le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU.

Selon une source diplomatique occidentale, quelque 20 millions de tonnes de céréales sont actuellement bloquées en Ukraine, dans des silos ou déjà embarquées. La Turquie a dit oeuvrer à l'établissement d'un "sauf-conduit" pour les navires ukrainiens transportant des céréales, et des voix se sont élevées pour un système d'escorte, qui se heurterait cependant au danger des mines flottant en mer Noire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Nadal renonce à la suite de la Laver Cup

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Nadal renonce à la suite de la Laver Cup (© KEYSTONE/AP/Kin Cheung)

Rafael Nadal n'est venu à Londres que pour vivre les adieux de Roger Federer. L'homme aux 22 titres du Grand Chelem s'est en effet retiré de la Laver Cup samedi matin.

Presque aussi ému que le Bâlois lors de la longue cérémonie ayant suivi le double qu'ils avaient disputé - et perdu - côte à côte vendredi soir, Rafael Nadal (36 ans) a décidé de retourner au plus vite auprès de son épouse. Le couple attend la naissance de son premier enfant dans les semaines à venir.

"Les dernières semaines ont été difficiles, je dormais à peine et étais stressé", a expliqué le Majorquin, dont l'épouse a connu des complications durant sa grossesse. "Heureusement, tout va bien désormais, ce qui m'a permis de venir ici", a souligné Rafael Nadal, qui est remplacé par Cameron Norrie au sein de la Team Europe.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Décès de l'actrice américaine Louise Fletcher (médias)

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Louise Fletcher, l'actrice de "Vol au-dessus d'un nid de coucou", est décédée en France à l'âge de 88 ans. (© KEYSTONE/AP/Eilise Ward)

L'actrice américaine Louise Fletcher, Oscar de la meilleure actrice pour son rôle dans le film "Vol au-dessus d'un nid de coucou" de Milos Forman (1975), est décédée en France à l'âge de 88 ans, ont rapporté vendredi des médias américains.

Louise Fletcher, qui avait deux fils, est décédée chez elle, à Montdurausse dans le Sud de la France, selon Variety et Deadline, citant des sources dans son entourage.

Née le 22 juillet 1934 à Birmingham, en Alabama (Etats-Unis), Louise Fletcher avait utilisé la langue des signes pour remercier ses parents tous deux sourds en recevant son Oscar.

Son rôle le plus marquant a été celui de l'infirmière Mildred Ratched dans "Vol au-dessus d'un nid de coucou", dont le personnage principal était interprété par Jack Nicholson et qui lui a également valu le Golden Globe et le BAFTA de la meilleure actrice.

Elle a ensuite joué dans des films comme "The Player" de Robert Altman ou "L'Exorciste 2".

Mais Mme Fletcher était aussi une figure de la télévision américaine, tournant dans des séries comme "Les Incorruptibles" ou "Star Trek: Deep Space Nine".

Elle est nommée aux Emmy Awards pour ses rôles dans les séries télévisées "Picket Fences" (1996) et "Joan de Arcadia" (2004).

Louise Fletcher avait encore joué dans deux épisodes du show de Netflix "Girlboss" en 2017, selon IMDb.com.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Iran: au moins 35 morts après plus d'une semaine de manifestations

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Après plus d'une semaine de manifestations à la suite de la mort dans des conditions douteuses d'une jeune femme arrêtée parce qu'elle portait mal son voile, un média d'Etat évoque un bilan d'au moins 35 morts. (© KEYSTONE/AP/Esteban Felix)

Au moins 35 personnes ont été tuées dans les violentes manifestations déclenchées en Iran depuis plus d'une semaine après la mort d'une jeune femme arrêtée par la police des moeurs pour avoir porté le voile de manière "inappropriée".

"La télévision d'Etat a annoncé vendredi soir que le nombre de personnes décédées lors des récentes émeutes dans le pays est passé à 35 personnes", a rapporté samedi Borna News, l'agence de presse liée au ministère iranien des Sports.

Jeudi, la même télévision avait fait état de la mort de 17 personnes lors de ces manifestations, les autorités démentant toute implication dans ces violences.

Mais le bilan risque d'être bien plus lourd, l'ONG d'opposition Iran Human Rights (IHR), basée à Oslo, faisant état vendredi d'au moins 50 morts dans la répression par les forces de sécurité des manifestations.

Mahsa Amini, âgée 22 ans, a été arrêtée le 13 septembre à Téhéran pour "port de vêtements inappropriés" par la police chargée de faire respecter le strict code vestimentaire de la République islamique.

La jeune femme est décédée trois jours plus tard à l'hôpital, et sa mort a déclenché des manifestations nocturnes dans les principales villes d'Iran, notamment la capitale Téhéran.

En Iran, les femmes doivent se couvrir les cheveux et n'ont pas le droit de porter des manteaux courts ou serrés ou des jeans troués.

Les autorités contestent

Vendredi soir, le ministre de l'Intérieur, Ahmad Vahidi, a de nouveau affirmé que Mahsa Amini n'avait pas été battue par les forces de l'ordre.

"Des rapports des services de surveillance ont été reçus, des témoins ont été interrogés, des vidéos ont été examinées, des avis médico-légaux ont été obtenus et il a été constaté qu'il n'y avait pas eu de coups" assénés à la jeune femme, a indiqué à la télévision M. Vahidi, cité par les médias locaux.

Selon lui, le gouvernement iranien enquête "sur la cause de la mort de Mahsa Amini (mais) il faut attendre l'avis définitif du médecin-légiste, ce qui prend du temps".

M. Vahidi a en outre critiqué "ceux qui ont pris des positions irresponsables, (...) et incité à la violence", les accusant de "suivre les Etats-Unis, les pays européens et les groupes anti-révolutionnaires".

Dans un communiqué publié samedi, le ministère de l'Intérieur a averti qu'il allait continuer à "faire face aux émeutes pour protéger les droits des citoyens en "respectant toutes les normes juridiques et islamique".

"Effusions de sang"

Dans plusieurs villes d'Iran - un pays qui compte plus de 80 millions d'habitants à 90% chiites - des manifestants ont affronté les forces de sécurité, incendié des véhicules de police et scandé des slogans hostiles au pouvoir, selon des médias et des militants.

Après une marche de plusieurs milliers de personnes qui ont défilé en faveur du port obligatoire du voile, à l'appel des autorités, de nouvelles manifestations nocturnes ont eu lieu vendredi dans le pays, des vidéos en ligne montrant des scènes de violence à Téhéran et dans d'autres grandes villes parmi lesquelles Tabriz.

Certaines images montrent les forces de sécurité en train de tirer sur des manifestants non armés à Piranshahr, Mahabad et Urmia.

Une de ces vidéos, partagée par IHR sur les réseaux sociaux, montre notamment un homme en uniforme militaire en train de tirer avec un fusil d'assaut AK-47 en direction de manifestants sur le boulevard Ferdowsi à Téhéran.

Amnesty International, qui a appelé vendredi soir à "une action mondiale urgente pour mettre fin à la répression", a indiqué avoir réuni des preuves dans 20 villes à travers l'Iran mettant en évidence "un schéma... des forces de sécurité iraniennes tirant délibérément et illégalement à balles réelles sur des manifestants".

L'ONG a mis en garde contre "le risque de nouvelles effusions de sang dans le cadre d'une panne d'Internet délibérément imposée".

Internet

Les connexions internet sont toujours très perturbées en Iran avec le blocage de WhatsApp et Instagram.

Vendredi, Washington a annoncé la levée de certaines interdictions de commerce avec l'Iran, afin de permettre aux entreprises technologiques de fournir des plateformes et services permettant aux Iraniens d'accéder à internet.

Cette annonce intervient quelques jours après que le propriétaire de SpaceX, Elon Musk, a déclaré qu'il comptait demander une exemption aux sanctions contre l'Iran auprès de l'administration américaine afin d'y proposer les services de connexion à internet via sa constellation de satellites Starlink.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les "Pirates", ces vignerons qui dynamitent les codes du bordeaux

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Le Bordelais plaît moins aux jeunes. Des vignerons rescucitent de vieux cépages peu connus arrachés après le gel de 1956. (© KEYSTONE/AP/Francois Mori)

Finie "la bouteille des grands-parents servie lors des repas du dimanche". Dans le Bordelais, un collectif de "vignerons pirates" prône l'innovation pour dépoussiérer l'image des vins locaux, boudés par certains consommateurs.

C'est l'heure des vendanges au Château Cazebonne, dans les Graves. Son propriétaire Jean-Baptiste Duquesne goûte, pour vérifier leur maturité, les baies violines et mordorées de cépages oubliés qu'il tente de réhabiliter.

Sa dernière création, une cuvée qui se veut au goût d'autrefois, mêle mancin, castets, bouchalès, saint-macaire et jurançon noir. Autant de noms méconnus qui avaient toute leur place dans le Bordelais d'avant l'hiver 1956, dont les gelées détruisirent près de la moitié des ceps en Gironde.

S'en était suivi un arrachage massif au profit des cépages utilisés aujourd'hui, plus fertiles. Parmi ceux autorisés, moins d'une dizaine dominent: l'emblématique triptyque merlot-cabernet sauvignon-cabernet franc pour les rouges; l'association sauvignon-sémillon-muscadelle pour les blancs.

Un choix bien trop restreint pour Jean-Baptiste Duquesne: "c'est comme si vous expliquiez à un peintre qu'il doit se contenter des couleurs primaires sur sa palette".

Biodynamie

"A Bordeaux, on a un patrimoine extraordinaire que l'on n'utilise pas", regrette le viticulteur installé en biodynamie, qui voit dans ces grappes oubliées la promesse d'arômes uniques, davantage au goût du jour, tel le mancin, un "cabernet un peu soyeux, plus souple, avec moins de tanins".

Des cépages plus adaptés, ajoute le vigneron, au changement climatique qui conduit certains à récolter des raisins pas assez mûrs - au risque de produire des vins "un peu verts" - pour limiter leur degré d'alcool.

Face au merlot, "condamné" à ses yeux car trop riche, il met en avant le bouchalès dont la "belle acidité" équilibre les assemblages.

"Au lieu de se plaindre que le marché va mal, il y a urgence à se remettre en cause, à chercher ce qui peut plaire au consommateur, qui n'a plus de chapelle", poursuit l'ancien négociant, créateur du site de recettes de cuisine 750g.com.

Sortir du carcan

Au Château Chillac, à Morizès dans l'Entre-deux-Mers, Laurent Cassy ne se reconnaît pas non plus derrière l'image stéréotypée véhiculée par les appellations prestigieuses de la région, qui représentent "seulement 2% du vignoble" et qui sont "souvent chères et irrespectueuses de l'environnement", dénigre-t-il.

Ce producteur de Bordeaux, Bordeaux supérieur, Côtes-de-Bordeaux Saint-Macaire et Entre-deux-Mers en bio se demande "comment exister" quand des appellations mondialement connues tirent les prix vers le bas "en vendant des vins à 5 euros".

"On ne renie pas nos codes mais on peut sortir de ce carcan", considère ce vice-président du Syndicat des Vignerons bio de Nouvelle-Aquitaine. Selon une vieille méthode d'oxydation originaire de Géorgie, il a développé un "vin orange", couleur abricot et à l'arôme de coing, en faisant macérer un sauvignon gris comme un vin rouge.

Milieu de gamme

Pour faire connaître ses créations, l'Union des vignerons pirates Bordeaux, créée mi-septembre, labellisera chaque année des cuvées en bio "innovantes et décalées". Un jury indépendant fera de premières dégustations le 24 octobre. Les bouteilles étiquetées en "Vin de France" sont vendues entre 15 et 20 euros, plus que le bordeaux conventionnel.

"On a complètement raté le milieu de gamme, alors qu'il y a un marché de niche pour ces vins de plaisir, faciles à boire, à mi-chemin entre les grands crus inaccessibles et les vins vendus en vrac en grande surface", considère Fabien Lapeyre, installé à Saint-Hilaire-du-Bois.

Il cultive en amphores plus d'une dizaine de cépages, dont la syrah, d'ordinaire plus méridionale, et de l'ugni blanc pour faire un vin de paille - spécialité du Jura - girondin.

Le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux regarde d'un oeil "positif" la bannière noire à tête de mort, soulignée de deux bouteilles en croix, qui sert d'emblème aux pirates. Preuve, selon lui, que le plus grand vignoble AOC de France - 110'000 hectares plantés et 600 millions de bouteilles - "bouge encore".

"Il y a 50 ans, il y avait plus de blanc que de rouge, aujourd'hui il y a 90% de rouge. Qui sait si, dans 20 ans, on n'aura pas plus de cuvées pirates? Ce sont les innovations qui ont fait l'histoire de Bordeaux", estime le CIVB.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Messi régale contre le Honduras

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Messi a brillé vendredi face au Honduras (© KEYSTONE/AP/Wilfredo Lee)

Deux buts, une action décisive, beaucoup d'allant: Lionel Messi a présidé à la victoire aisée de l'Argentine contre le Honduras (3-0) vendredi en match amical à Miami.

"La Pulga" (la puce) n'est pas encore, loin s'en faut, un joueur de l'Inter Miami, le club de David Beckham évoluant en MLS qui aimerait bien l'attirer en Floride après son aventure au Paris SG. Mais s'il le devient un jour, il saura que la ferveur ne sera pas feinte pour le voir jouer.

Il faut dire que dans un Hard Rock Stadium rempli par 64'420 spectateurs vibrant comme à Buenos Aires, Messi a fait en sorte de leur en donner pour leur argent, en étant dans tous les bons coups de l'Albiceleste, désormais invaincue en 34 matches, et qui s'est imposée sans sourciller et aurait même pu rendre l'addition plus salée pour les Honduriens.

Le talent parle

Son lob sans contrôle à une vingtaine de mètres des cages adverses, après une interception d'Enzo Fernandez qui venait d'entrer en jeu, a été un modèle d'inspiration, de facilité et de maîtrise technique, pour le troisième but de son équipe (69e) alors ultra-dominatrice. Sa 88e réalisation en 163 sélections.

Plus tôt, juste avant la pause, en bon capitaine, il avait tranquillement inscrit le penalty du 2-0, en prenant à contre-pied le gardien (47e), pour tuer tout semblant de suspense. Et c'est son ouverture judicieuse par dessus la défense, à la 16e minute, qui a trouvé Papu Gómez côté gauche, lequel a centré en retrait vers Lautaro Martínez, pour l'ouverture du score.

Proche du triplé

Le no 10 argentin aurait pu ajouter un ou deux buts à son actif, s'il n'avait pas manqué sa reprise en déséquilibre dans la surface, le ballon passant au-dessus de son pied gauche après avoir été dévié par un défenseur (44e), ou si sa reprise puissante ne s'était pas trop enlevée à l'entrée de la surface (56e). Il a bien cru réussir le triplé à la 85e, en reprenant le ballon de façon acrobatique dans la surface, mais il a manqué de peu le cadre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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