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Un ex-premier ministre malaisien veut revenir au pouvoir à 97 ans

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Bien que presque centenaire, Mahathir Mohamad n'envisage pas la retraite (archives). (© KEYSTONE/AP/Vincent Thian)

L'ancien Premier ministre malaisien Mahathir Mohamad a déposé sa candidature samedi aux élections législatives anticipées. A 97 ans, il espère opérer son grand retour sur le devant de la scène politique.

La Malaisie votera le 19 novembre, lors d'un scrutin initialement prévu en septembre 2023. Le Premier ministre Ismail Sabri Yaakob avait subi d'importantes pressions de son parti, l'Organisation nationale unifiée malaise (Umno), pour dissoudre le Parlement et convoquer des élections anticipées, dans l'espoir de renforcer sa mainmise sur le pouvoir.

M. Mahathir sera à nouveau candidat le 19 novembre pour défendre son siège au Parlement, dans l'île de Langkawi. Le réformiste, qui avait dirigé d'une main de fer le pays de 1981 à 2003, était sorti une première fois de sa retraite en 2018. Avec ce deuxième mandat, il était entré au Guinness des records pour avoir été "le plus vieux Premier ministre en fonction".

En bonne santé

Visiblement en bonne santé bien qu'affaibli, le nonagénaire a été salué samedi par des dizaines de supporteurs à son arrivée dans un bureau du gouvernement local à Kuah, la principale ville de l'île, où il a déposé sa candidature. Le presque centenaire a écarté en riant une potentielle retraite: "Je suis encore là devant vous à vous parler, à vous faire des réponses je pense raisonnables", a-t-il déclaré, estimant avoir "une bonne chance" de l'emporter.

Le Premier ministre sortant et le leader de l'opposition Anwar Ibrahim ont également déposé leurs candidatures. Dans sa circonscription du nord du pays, M. Anwar a exhorté les électeurs à se rendre nombreux aux urnes malgré les craintes de pluies torrentielles et d'inondations pendant la saison des moussons.

Le gouvernement a été critiqué pour l'organisation du scrutin à cette période de l'année. Mais cet autre vétéran de la politique malaisienne s'est déclaré à l'AFP "optimiste" de remporter la victoire.

Instabilité récurrente

La Malaisie connaît une instabilité politique récurrente depuis les élections de 2018. Elles avaient conduit au pouvoir M. Mahathir, aux dépens du parti Umno qui dirigeait le pays depuis plus de 60 ans.

Les électeurs avaient ainsi sanctionné le Premier ministre sortant Najib Razak, impliqué dans le détournement de plusieurs milliards de dollars du fonds souverain 1MDB, qui a des ramifications jusqu'en Suisse. Celui-ci a commencé en août à purger une peine de 12 ans de prison pour un premier lot de condamnations dans cette vaste affaire de corruption.

M. Mahathir était alors redevenu Premier ministre à deux mois de son 93e anniversaire, mais son gouvernement s'était effondré en moins de deux ans en raison de luttes intestines, et le pays a vu depuis trois gouvernements se succéder en quatre ans.

"Chances extrêmement minces"

L'Umno, revenue aux affaires l'an dernier, espère ressortir gagnante de l'élection et renforcer ainsi sa mainmise sur le pouvoir. Mais certains observateurs craignent de voir ce parti, s'il revient au pouvoir, oeuvrer pour obtenir la libération de Najib Razak et empêcher les poursuites pour corruption visant plusieurs autres membres du parti.

La corruption sera une question-clé des élections, a d'ailleurs averti M. Mahathir. Si le vieil homme devrait l'emporter facilement à Langkawi, il lui sera difficile de décrocher le poste de Premier ministre pour la troisième fois.

"Le temps de Mahathir est passé", explique à l'AFP Bridget Welsh, de l'université de Nottingham en Malaisie. "On lui avait donné une deuxième chance et il l'a gâchée. Ses chances cette fois-ci de devenir Premier ministre sont extrêmement minces".

Au moins quatre blocs se disputent la majorité à la Chambre basse du Parlement, qui compte 222 sièges, ce qui rend la compétition très serrée. Parmi les 21 millions d'électeurs, figurent plus de six millions de nouveaux inscrits, dont beaucoup de jeunes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le GP de Las Vegas sera au calendrier au moins jusqu'en 2037

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Le Grand Prix de Las Vegas est notamment célèbre pour son passage vers la "Sphère", attraction touristique importante de la ville. (© KEYSTONE/AP/JOHN LOCHER)

Le Grand Prix de Las Vegas a assuré sa place dans le calendrier de la Formule 1 au moins jusqu'en 2037. Une extension de contrat de dix ans a été signée.

Le paddock, qui a découvert ce circuit urbain en 2023, continuera donc d'arpenter les rues de capitale du jeu lors d'une manche qui est devenue l'une des plus emblématiques de la saison en seulement trois ans.

L'épreuve, qui attire des centaines de milliers de visiteurs chaque année en novembre, a généré plus de trois milliards de dollars de retombées économiques pour le sud de l'Etat du Nevada lors des trois premières éditions.

Les images des monoplaces déboulant à pleine vitesse sur le Strip, l'emblématique avenue de Las Vegas, ont déjà fait le tour du monde, tout comme celles, en 2024, du quatrième titre mondial du Néerlandais Max Verstappen (Red Bull) projetées sur la Sphère, une des attractions touristiques les plus connues de la cité américaine.

"Nous sommes ravis que la Formule 1 continue de venir à Las Vegas pour encore de nombreuses années. Depuis son apparition en 2023, cet évènement a été extraordinaire et s'est rapidement converti en l'une des destinations favorites de notre sport. Il a par ailleurs eu un impact très important sur l'économie et les communautés locales", a souligné dans un communiqué Stefano Domenicalli, le PDG de la F1.

La quatrième édition du Grand Prix de Las Vegas est programmée du 19 au 21 novembre et sera la 20e des 22 manches de la saison 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Le Mexique écrase la Serbie 5-1 en amical

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Raúl Jiménez et le Mexique sont en grande forme avant de lancer "leur" Mondial. (© KEYSTONE/AP/Moises Castillo)

Le Mexique, qui ouvrira le 11 juin "sa" Coupe du monde qu'il co-organise avec les Etats-Unis et le Canada, est en grande forme. Il a écrasé jeudi la Serbie 5-1 pour son dernier match de préparation.

Petar Stanic a ouvert le score pour la Serbie à la 19e, avant que les hommes de Javier Aguirre ne prennent l'avantage par Johan Vásquez (34e), Raúl Jiménez (57e) et Luis Chávez (90e). Les Serbes ont également offert deux buts contre leur camp de Stefan Bukinac (45e+2) et Adem Avdic (72e), dans un stade Nemesio Diez de Toluca en fusion.

Le Mexique reste sur une série de huit matches de préparation à la Coupe du monde sans défaite, et abordera le match d'ouverture du Mondial contre l'Afrique du Sud au Stadio Azteca de Mexico fort de six victoires et deux nuls.

Emmenée par le gardien vétéran Guillermo "Memo" Ochoa (40 ans, remplaçant lors de cette rencontre), la sélection affrontera également au sein du groupe A la Corée du Sud et la République tchèque (18 et 24 juin).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Ukraine: au moins trois morts dans des frappes russes

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Sur cette photo fournie par les services d'urgence ukrainiens jeudi 4 juin 2026, un secouriste éteint un incendie dans un dépôt de stockage endommagé à la suite d'une frappe russe dans la région de Dnipropetrovsk, en Ukraine. (© KEYSTONE/AP)

Des bombardements russes ont fait trois morts dans la nuit de jeudi à vendredi dans plusieurs régions ukrainiennes, ont indiqué les autorités locales alors que le président Volodymyr Zelensky a réitéré son appel à un cessez-le-feu.

L'armée ukrainienne a fait état au total de deux missiles et 216 drones longue portée tirés par la Russie dans la nuit, précisant avoir abattu 198 drones.

Selon les compte-rendus des autorités, des frappes mortelles russes sont intervenues jeudi dans la soirée dans les régions de Zaporijjia (est), où des de drones ont tué une femme, et Kherson (sud), où un drone a tué un homme de 75 ans.

Dans la région de Dnipropetrovsk (est), des attaques de drones et d'artillerie russes ont tué une femme dans la localité de Pavlograd, selon le chef de l'administration militaire régionale Olexandre Ganja.

Appel à une rencontre directe

Ces bombardements interviennent alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a proposé une rencontre directe à son homologue russe Vladimir Poutine.

Dans une lettre ouverte publiée jeudi soir, il a assuré que l'Ukraine était "prête à un cessez-le-feu complet pour la durée des négociations" afin de trouver une issue diplomatique aux plus de quatre ans de guerre.

Offensive russe depuis plus de quatre ans

L'Ukraine vise régulièrement la Russie et les territoires occupés par Moscou en représailles aux bombardements quotidiens russes dont elle fait l'objet depuis le début de l'offensive russe à grande échelle en février 2022.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, le ministère russe a encore indiqué avoir abattu 123 drones ukrainiens, y compris au-dessus de la région de Moscou mais pas dans celle de Saint-Pétersbourg (nord-ouest) où se déroule le forum économique où doit s'exprimer vendredi Vladimir Poutine.

Mercredi, à l'ouverture de cette réunion rassemblant investisseurs et responsables russes et étrangers, des drones ukrainiens avaient frappé une installation pétrolière et un site militaire à proximité.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

La Suisse sous haute sécurité à la San Diego Jewish Academy

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Xhaka et Cie sont à pied d'oeuvre à San Diego (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'équipe de Suisse a entamé mercredi aux Etats-Unis la dernière ligne droite de sa préparation pour la Coupe du monde. Reportage au centre d'entraînement ultrasécurisé de la San Diego Jewish Academy.

Le soleil se cache encore derrière une étrange grisaille en cette troisième matinée de juin, la première de la délégation suisse à San Diego. Les locaux l'appellent la "June Gloom", la tristesse de juin, une brume maritime typique de la Californie méridionale qui met quelques heures à se dissiper.

Le ciel est donc gris, mais il faut déjà montrer patte blanche à l'entrée du vaste parking de la San Diego Jewish Academy (SDJA). Contrôle d'identité, fouille méticuleuse du sac, portique de sécurité: le ton est cordial, presque amical, mais les instructions strictes. Pas de doute, nous sommes bien aux Etats-Unis.

C'est le premier des trois checkpoints imposés aux représentants des médias jusqu'au terrain d'entraînement de cette école privée réputée. Un attentat de mouvance néonazie ayant fait cinq morts (dont les deux tireurs) au Centre islamique de San Diego le 18 mai a sans doute renforcé un dispositif de sécurité déjà imposant.

Soundtrack automobile

Le rectangle vert est situé au bout de la SDJA, coincé entre deux terrains de baseball et bordé par les broussailles du chaparral californien. Quelques centaines d'enfants et ados de l'académie - on peut y faire sa scolarité de la crèche au lycée - trépignent dans les gradins, impatients de voir leurs colocataires à l'oeuvre.

Les 25 joueurs arrivent sous les applaudissements des étudiants, à qui on a promis photos et dédicaces à la fin de l'entraînement. La température est agréable, rafraîchie par une brise venant du Pacifique. La pelouse est en bon état, bien qu'un peu jaunie par endroits. En fond, le ronronnement incessant de l'Interstate 5, bande-son naturelle au pays de la voiture.

Après un léger échauffement et quelques toros, l'intensité monte d'un cran avec un exercice de passes, sous les instructions énergiques de Davide Callà, l'assistant du sélectionneur Murat Yakin. A l'exception de Breel Embolo, qui rejoindra l'équipe vendredi après avoir finalement reçu son visa, tous les joueurs sont en action, y compris Fabian Rieder et Noah Okafor, légèrement blessés lors du rassemblement à Saint-Gall.

Sur le bord de la pelouse, les journalistes du coin attrapent n'importe quel membre de l'encadrement helvétique pour une interview face caméra. Parmi eux, une journaliste vedette de l'antenne locale de NBC tourne à plusieurs reprises son segment, sourire et ton un poil exagéré à chaque prise.

Vargas écourte sa séance

Derrière, une petite opposition se joue entre deux équipes brassées de titulaires et de remplaçants. Du dix contre dix avec un joker, Noah Okafor, alors que les trois gardiens poursuivent leur entraînement de leur côté.

Cela ne fait que 24 joueurs. Où est Ruben Vargas? Le Lucernois a écourté sa séance après avoir reçu quelques soins. Un attaché de presse de l'ASF explique que l'ailier va terminer l'entraînement de manière individuelle, laissant planer le doute sur une éventuelle blessure.

Malgré la fatigue causée par le voyage, on est loin d'un entraînement de reprise. Le premier match de la phase de groupes a lieu dans dix jours (le 13 juin face au Qatar) et le travail se veut sérieux. Alors le capitaine Granit Xhaka n'hésite pas à hausser le ton lorsqu'un de ses coéquipiers rate une passe facile.

Fin de séance. Les joueurs s'étirent alors que Murat Yakin entraîne sa finition en rangeant les ballons. L'ambiance redevient bon enfant lorsque les jeunes membres de l'école entrent sur la pelouse. Au programme, photos, dédicaces et séance de tirs au but improvisée. Des sourires sous le soleil, qui a finalement transpercé la tristesse de juin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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