Santé
Lien biologique entre viande rouge et cancer démontré
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Manger moins de viande rouge est un conseil médical répandu pour prévenir le cancer colorectal. Mais jusqu'ici, tous les experts n'étaient pas persuadés de l'existence d'un véritable lien entre les deux. Une étude vient accréditer cette thèse.
La recherche, publiée cette semaine dans la revue scientifique Cancer Discovery, a pu identifier les caractéristiques spécifiques des dommages causés sur l'ADN par un régime alimentaire très riche en viande rouge. Elle incrimine effectivement cette dernière comme cancérigène, tout en permettant d'ouvrir la voie à la détection plus précoce de la maladie ou au développement de nouveaux traitements.
Il ne s'agit pas de totalement arrêter de manger de la viande rouge: "Je recommande la modération et un régime alimentaire équilibré", affirme Marios Giannakis, oncologue au Dana-Farber Cancer Institute. Les études scientifiques avaient jusqu'à présent établi un lien entre les deux en interrogeant les personnes atteintes de ce cancer sur leurs habitudes alimentaires.
Marios Giannakis et ses collègues ont séquencé l'ADN de 900 patients atteints d'un cancer colorectal, sélectionnés parmi un groupe de 280'000 personnes participant à des études sur plusieurs années, incluant des questions sur leur mode de vie.
Alkylation
Les analyses ont révélé une mutation spécifique, n'ayant jamais été identifiée auparavant, mais indiquant un type de mutation de l'ADN appelé alkylation. Toutes les cellules contenant ces mutations ne deviendront pas forcément cancéreuses et elles étaient également présentes dans des échantillons sains, mais cette mutation était associée de façon significative à la consommation de viande rouge (à la fois transformée et non transformée) avant le déclenchement de la maladie.
En revanche, elle ne l'était pas à la consommation de volaille, de poisson, ou d'autres facteurs examinés. "Avec la viande rouge, il y a des composés chimiques qui peuvent causer une alkylation", explique Marios Giannakis. Il s'agit de composés pouvant être produits à partir de fer, très présent dans la viande rouge, ou de nitrates, que l'on trouve souvent dans la viande transformée.
Les patients dont les tumeurs présentaient le plus haut niveau d'alkylation avaient 47% de risque en plus d'en mourir. De hauts niveaux d'alkylation n'ont été constatés que dans les tumeurs de patients mangeant en moyenne plus de 150 grammes de viande rouge par jour.
Pour le chercheur, cette découverte pourrait aider les médecins à identifier quels patients sont davantage pré-disposés génétiquement à l'alkylation, afin de spécifiquement leur conseiller de limiter leur consommation de viande rouge.
Santé
Paris sportifs: une addiction «invisible» qui inquiète les cantons
En vue des championnats du monde de hockey et de football, les cantons et des association lancent "Game-Changer". La campagne vise à sensibiliser aux paris sportifs en ligne et rappeler les aides disponibles. Les hommes de 15 à 24 ans sont particulièrement à risque, selon Addiction Suisse.
Les autorités renforcent la prévention autour des jeux d’argent en ligne à l’approche des championnats du monde de hockey et de football. Des rendez-vous qui incitent à parier, sans forcément mesurer les risques de dépendance. Cela est particulièrement vrai pour les jeux en ligne : sur smartphone, il est possible de parier à tout moment et partout. Selon l’Enquête suisse sur la santé 2022, environ 10% des hommes de 15 à 24 ans présentent un comportement de jeu problématique. À l’échelle nationale, cela représente plus de 40 000 personnes, soit l'équivalent de la population de la ville de Neuchâtel.
L’illusion de contrôle: le piège des «connaisseurs»
La campagne «Game-Changer», déployée par les cantons suisses et la Principauté du Liechtenstein, s’inscrit volontairement dans l’effervescence des grands rendez-vous sportifs. Le mondial de hockey débute ce vendredi 15 mai, avant que la Coupe du monde de football ne prenne le relais cet été. Contrairement aux loteries traditionnelles, les paris sportifs, et plus particulièrement le «live betting» (paris en direct), reposent sur une «illusion de contrôle» trompeuse.
«Les paris en direct reposent sur une illusion de contrôle»
Comme l’explique Luca Notari, chef de projet de recherche à Addiction Suisse: «Aujourd'hui on joue en live, donc ce qu'on voit c'est qu'ils sont beaucoup plus dangereux. On a l'impression de pouvoir contrôler, de pouvoir gagner facilement de l'argent grâce à ses connaissances [...] mais de là à pouvoir gagner de l'argent, surtout à long terme, c'est pratiquement impossible. »
Une pathologie difficile à détecter
Le constat financier est alarmant: en Suisse, plus de deux milliards de francs ont été perdus en 2024 par les parieurs. Pour ceux qui finissent par solliciter un service de désendettement, la facture moyenne avoisine les 93'000 francs.
«On n'aperçoit que quelque chose ne va pas, mais on n'arrive pas à comprendre quoi»
Pourtant, l’aide intervient souvent trop tard car cette dépendance reste longtemps invisible, faute de symptômes physiques visibles pour l'entourage. Luca Notari souligne la complexité de cette situation pour les proches: «On n'aperçoit que quelque chose ne va pas, mais on n'arrive pas à comprendre quoi. Peut-être la personne elle est nerveuse, elle rentre souvent en conflit, elle cache des choses, ou peut-être on se rend compte qu'elle est tout le temps sur son téléphone, elle joue, mais on ne comprend pas».
La vigilance est donc cruciale face à certains signaux d'alerte: changement d'humeur, nervosité inhabituelle ou des conflits fréquents. Isolement, un repli sur soi et une tendance à cacher ses activités réelles. Un usage constant du téléphone portable, même durant les moments sociaux, pour parier ou suivre des résultats. Mais aussi des difficultés d'argent soudaines, des dettes ou des courriers importants qui restent non ouverts.
Reprendre le contrôle avant le coup de sifflet final
Une nouvelle étude d’Addiction Suisse révèle que la moitié des jeunes de 15 à 29 ans sont régulièrement exposés à des publicités pour les paris sur les réseaux sociaux et les applications. Face à cette pression marketing qui tend à normaliser le jeu, il est essentiel de rappeler que celui-ci doit rester un plaisir et non une charge. Pour ceux qui sentent le contrôle leur échapper, des ressources gratuites et anonymes sont disponibles. Addiction Suisse rappelle que plusieurs plateformes proposent notamment des autotests en ligne pour évaluer sa situation.
Offres d'aide disponibles
Conseil téléphonique : 24h/24, gratuit, anonyme - 0800 040 080
Conseil en ligne : écrit, gratuit, sécurisé et anonyme - SafeZone.ch (avec auto-évaluation)
Services de conseil sur place : répertoire des offres régionales en Suisse Romande
Interview réalisée par Sophie Vassutine
Adaptation web avec IA
Santé
Infertilité masculine: quand le silence pèse sur le parcours médical
À Lausanne, le Centre médical de fertilité (CPMA) accompagne les couples qui rencontrent des difficultés à concevoir un enfant. Un parcours encore perçu comme « une affaire de femmes », alors que l’infertilité concerne aussi les hommes dans 40 % des cas. Un sujet encore tabou, mais dont la parole tend peu à peu à se libérer, selon Laure de Jonckheere, conseillère en santé sexuelle et reproductive.
Le parcours d’infertilité est rarement un long fleuve tranquille. Pour de nombreux couples vaudois, l’aventure commence bien avant de pousser la porte d’une clinique spécialisée. « Un parcours d'infertilité peut déjà commencer avant de venir dans le parcours médical. C'est souvent des couples qui ont déjà essayé par eux-mêmes » explique Laure de Jonckheere, conseillère en santé sexuelle et reproductive au CPMA de Lausanne.
Une parole plus libre malgré la pudeur
En vingt ans de pratique au sein de la capitale vaudoise, Laure de Jonckheere a vu les mentalités évoluer. Aujourd'hui, les médias et les podcasts permettent aux patients de se sentir moins isolés. La sexothérapeute accompagne les couples dans ces parcours et anime des groupes de parole. Si pour elle le sujet reste encore tabou en Suisse, la parole tend à se libérer.
Cette pudeur masculine se reflète également dans la difficulté à exprimer ses émotions auprès de son entourage. Si les femmes cherchent plus facilement un soutien amical, les hommes restent souvent prisonniers de certains schémas éducatifs.
L’homme, ce « second plan » des investigations
L'un des points de friction majeurs réside dans la prise en charge médicale elle-même. Historiquement, les investigations ont été largement tournées autour du corps de la femme, laissant parfois le partenaire au second plan. Au CPMA, l'accent est mis sur l'intégration du conjoint, même si la démarche n'est pas toujours évidente pour les futurs pères.
Le parcours est aussi jalonné de questions éthiques. En Suisse, si le don de sperme est autorisé et encadré, le don d'ovocytes demeure interdit. Cette asymétrie législative s'ajoute aux nuances techniques entre "infertilité" (difficulté à concevoir) et "stérilité" (diagnostic définitif nécessitant souvent un don). Laure de Jonckheere conseille de continuer à cultiver le dialogue et préserver des moments de bien-être au sein du couple pour ne pas laisser le parcours médical envahir la relation.
Interview réalisée par Sophie Vassutine
Adaptation web avec IA
Santé
La réalité virtuelle peut déclencher une réponse immunitaire chez l’être humain
Le cerveau peut activer notre système immunitaire de manière préventive. C’est ce que montre une étude réalisée sur 250 participants par des chercheurs du CHUV et de l’Université de Genève grâce à la réalité virtuelle. Résultat: un avatar malade suffit à déclencher une réponse immunitaire chez l’être humain.
Un avatar malade suffit à déclencher une réponse immunitaire chez l’être humain. C’est qu’ont démontré des chercheurs du CHUV et de l’Université de Genève. Le cerveau, confronté à une personne qui a l’air malade, active une réponse immunitaire de manière préventive. Différentes expériences ont été menées sur 250 participants par le biais de la réalité virtuelle. Les volontaires ont été confrontés à plusieurs visages de personnes "malades" qui présentaient des signes visuels d’infections, et d’autres neutres. Les explications du Professeur Andrea Serino qui a dirigé l’étude.
Résultat : des marqueurs immunitaires apparaissent dans le sang, comme si le corps faisait face à un vrai agent infectieux. Confrontés à ses images, l’analyse a montré que le cerveau active des zones liées à la détection d’une menace avant même qu’un agent pathogène réel n’intervienne, donc par seule anticipation. Cela montre un dialogue jusqu’ici inconnu entre le cerveau et le système immunitaire comme l'explique Andrea Serino.
Selon les chercheurs, ces découvertes ouvrent des pistes prometteuses notamment pour la recherche sur les effets placebo ou les troubles psychosomatiques.
Les résultats de l'études "ouvrent plusieurs pistes pour l’avenir", selon le professeur qui a dirigé l’étude. On le retrouve.
La réaction des volontaires a été monitorée par plusieurs biais dont l’électroencéphalogramme, l’IRM et l’analyse sanguine.
L'étude a fait la couverture de Nature Neuroscience de septembre 2025.
Santé
Physiothérapie: "L'accès aux soins et traitements devrait être facilité"
Physioswiss a récemment lancé une nouvelle campagne pour valoriser la physiothérapie dans le système de santé Suisse. Pour la faîtière, les soins et traitement prodigués permettent d’éviter d’autres dommages collatéraux et plus coûteux liés à la maladie, s’ils sont pris en amont.
“La physiothérapie agit- et réduit les coûts de la santé”. C’est le titre de la campagne lancée par Physioswiss. Son but est de sensibilser la population au rôle de la physiothérapie et à ses bénéfices liés aux coûts de la santé. Ces dernières années, davantage de personnes ont recours aux soins et aux traitements de physiothérapie. Un constat positif pour Thierry Smets, président de l'association vaudoise de physiothérapie et physiothérapeute, car ce type de prestations permet d’éviter d’autres dommages collatéraux plus coûteux liés à la maladie.
Selon un étude bernois réalisée pour le compte de Physioswiss, la physiothérapie contribue à la prévention et au traitement de maladies telles que le diabète de type 2, ou d’autres maladies cardiovasculaires. Son président revient sur les bienfaits des soins et traitements de physiothérapie.
Ces dernières années, davantage de personnes ont recours à ce type de prestations, une bonne chose pour Thierry Smets, président de l'association vaudoise de physiothérapie et physiothérapeute. Mais selon lui, l’accès à la physiothérapie devrait être facilité.
Reste que pour le président de l’association vaudoise, le meilleur moyen d’améliorer la condition des physiothérapeutes est de relever le tarif de base des consultations. Depuis 1997, le coût de la prestation a augmenté de 8%.
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