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Ligue des champions: le Real reste roi

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Le Real Madrid restera pour la troisième année consécutive roi d'Europe, la treizième fois de son histoire.

Les Espagnols ont remporté 3-1 une finale rocambolesque contre Liverpool grâce à une des pires prestations qu'un gardien ait jamais livrées et un des plus beaux buts de l'histoire de la compétition.

Quatre épisodes de ce match désarticulé resteront forcément dans les mémoires. Avec un mauvais acteur principal: Loris Karius, coupable de deux gestes inadmissibles à ce niveau et qui a pour le coup refusé de passer la médaille du finaliste autour de son cou.

Premier acte: le 1-0 de la 51e. Karius a offert l'ouverture du score en voulant relancer à la main, alors que Karim Benzema était juste devant lui. Le Lyonnais a simplement tendu la jambe, regardant ensuite le ballon filer tout doucement dans les buts.

Deuxième acte: le 3-1, inscrit par Gareth Bale d'une lourde frappe à la 83e. Lourde, certes, mais centrée et que Karius autait dû maîtriser sans problème. Sauf que l'Allemand s'est encore complètement raté et a ainsi annihilé les dernières velléités des Reds.

Bale avait déjà été un des hommes forts du match en signant le 2-1 à la 63e d'un joyau: un retourné acrobatique à la réception d'un centre de Marcelo (troisième épisode marquant). Le Gallois était entré en jeu deux minutes plus tôt seulement. Encore un coaching gagnant pour Zinédine Zidane.

Peut-être un peu "à l'arrache", ce succès n'en est pas moins un pavé de plus sur le glorieux chemin de Zizou, qui devient ainsi le premier entraîneur à soulever trois fois de suite la plus belle de toutes les coupes promises aux clubs.

Pour bien mesurer ce qu'a accompli le Marseillais: plus aucune équipe n'avait réalisé la passe de trois depuis Bayern Munich (1974 - 1976), et pareil exploit n'était arrivé que trois fois auparavant (le Real lors des cinq premières éditions de 1956 à 1960 et Ajax Amsterdam de 1971 à 1973).

Liverpool, dominé la plupart du temps mais qui avait égalisé à la 55e par Sadio Mané (lequel a encore tiré... sur le poteau à la 70e), était un peu trop juste pour détrôner les rois madrilènes. Les Anglais ont été assommés dès la 30e minute, avec la sortie sur blessure de celui qui permettait les espoirs les plus fous, Mohamed Salah, protagoniste malheureux du premier moment fort de ce match.

ATS

PHOTO KEYSTONE/AP/MATTHIAS SCHRADER

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Cyclisme : les Mondiaux d'Aigle/Martigny annulés

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Un nouvel événement sportif majeur passe à la trappe (Image d'archive © KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
La pandémie de coronavirus aura finalement eu raison des championnats du monde sur route d'Aigle/Martigny, qui sont annulés. Programmées du 20 au 27 septembre, ces joutes ne bénéficieront pas de l'assouplissement des mesures concernant les manifestations de plus de 1000 personnes prévu à partir du 1er octobre.

Swiss Cycling et le comité d'organisation de ces Mondiaux ont donc décidé de jeter l'éponge, alors que tout a été entrepris jusqu'à ce jour pour permettre leur bonne tenue. Le fait que 45 noms figuraient encore le 8 août sur la liste des pays dont les ressortissants sont soumis à une quarantaine à leur entrée en Suisse n'arrange rien.

"C'est évidemment la déception qui prime, également un peu la colère contre ce satané virus qui nous aura bien gâché la vie toute l'année", réagit Grégory Devaud par téléphone à Keystone-ATS. Le co-président du Comité d'organisation de ces Mondiaux n'a pas d'autre option que d'accepter la sentence, au grand désarroi de "toute une équipe qui a vécu jour et nuit pour ces championnats du monde. C'est un coup d'assommoir."

Un simple report?

N'était-il pas possible de maintenir tout de même l'évènement, malgré l'interdiction de manifestations à plus de 1000 personnes? "Non, rien qu'avec les coureurs, les staffs, les organisateurs, la police, l'armée, etc., on arrive largement en-dessus des 1000 personnes, regrette Devaud. Nous avons cherché à développer toutes les solutions possibles. Mais il aurait fallu avoir au moins 5000 personnes autorisées, comme en France actuellement, pour organiser la manifestation." Cette annulation entraîne quelques pertes financières sèches pour le Comité d'organisation, mais celles-ci restent limitées à moins de 10% du budget global.

"Mais le dossier est aujourd'hui prêt, alors on peut espérer qu'il ne parte pas aux oubliettes", s'empresse d'ajouter Grégory Devaud. En clair, il n'est pas totalement impossible de voir Aigle et Martigny revenir au programme des Championnats du monde ces prochaines années, malgré un agenda défini jusqu'en 2025. "C'est du moins la volonté de l'Union cycliste internationale (UCI) et des autorités publiques", souligne l'organisateur. A noter que l'édition de 2024 est prévue à Zurich. Pourrait-on imaginer qu'Aigle-Martigny soit recasé dans quatre ans? "C'est trop tôt pour en parler, mais ce qu'on sait, c'est que l'UCI a attribué à la Suisse deux éditions en quatre ans. Alors, on espère qu'on puisse avoir une autre opportunité durant cette décennie encore."

L'UCI cherche à remplacer Aigle-Martigny

Swiss Cycling a également réagi à cette annulation contrainte. "Devoir annuler des Mondiaux à domicile est évidemment très regrettable. Je pense notamment à nos athlètes qui auraient pu courir devant leur public et se battre pour les médailles", explique dans un communiqué Patrick Hunger, co-président de la fédération. Cette dernière a également dû renoncer aux championnats de Suisse élite et M19 sur route, qui avaient été reprogrammés le 22 août sur le même parcours escarpé. Les infrastructures des deux manifestations étaient trop étroitement liées pour permettre le seul déroulement des championnats de Suisse. Le titre national élite ne sera donc pas attribué en 2020.

En revanche, qui dit retrait de Aigle-Martigny ne dit pas forcément annulation totale des Mondiaux. Dans un communiqué, l'UCI, dont le siège est à Aigle, explique prendre "note de la décision du Conseil fédéral". Néanmoins, elle ajoute qu'elle va "travailler à rechercher un projet alternatif pour assurer le maintien de l'édition 2020" des championnats du monde aux mêmes dates et en Europe, avec éventuellement la suppression de certaines épreuves. L'UCI souhaite également proposer un parcours similaire à celui qui était prévu en Valais.

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Sport

Football : le PSG en demi-finale de la Ligue des champions

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Choupo-Moting a libéré le PSG en fin de match.
Choupo-Moting a inscrit le but victorieux dans le temps additionnel de la 2ème mi-temps (© EPA/David Ramos / POOL)
Quelle attente pour le Paris Saint-Germain. Il fallu patienter jusqu'au temps additionnel pour que les Parisiens s'imposent 2-1 et éliminent l'Atalanta Bergame en quarts de finale de la Ligue des champions mercredi.

Que le pensum fut long pour le PSG. Ce n'est qu'à l'orée du temps additionnel que les champions de France ont accroché leur qualification pour les demi-finales. Et l'exploit tient beaucoup à l'entrée en jeu d'Eric Maxim Choupo-Moting. Le Camerounais, improbable héros, est à l'origine des deux réalisations parisiennes aux 90e et 92e minutes.

C'est d'abord sur un long centre qui est arrivé sur Neymar et que Marquinhos a pu prolonger dans le but que Paris a égalisé. Et puis, deux minutes plus tard, Choupo-Moting s'est arraché pour inscrire le but de la qualification. L'équipe de Thomas Tuchel affrontera le vainqueur de Atletico Madrid-Leipzig en demi-finale mardi prochain.

L'Atalanta comme attendue

Mais que ce fut long à se dessiner. Pourtant, le PSG était prévenu: l'Atalanta allait appliquer son plan comme elle a l'habitude de le faire. A savoir, en optant pour un pressing très haut, quasi en marquage en individuel, tout en laissant des espaces dans le dos de sa défense.

Cela n'a pas manqué et sans doute que les Parisiens auraient dû en profiter plus rapidement. Et surtout Neymar, qui avait semblé assumer son statut en prenant totalement le jeu à son compte. Mais il a manqué au Brésilien du réalisme. Comment a-t-il pu rater le cadre lorsque, lancé seul au but dans les premiers instants de la partie, il a complètement dévissé sa frappe?

Les Français devaient mener 1-0, et peut-être même avec un écart plus important, puisque l'ancien joueur du Barça a eu quatre opportunités intéressantes rien que sur les quarante-cinq premières minutes de la partie. Mais cela n'a pas tant bouleversé l'Atalanta, bien préparée à devoir subir en transition. Ainsi qu'à créer du danger.

Le changement décisif de Tuchel

Ce fut évidemment le cas pour la meilleure attaque de Serie A de la saison. Et c'est ainsi que Mario Pasalic a ouvert le score peu avant la demi-heure. Son enroulé du pied gauche n'a laissé aucune chance à Keylor Navas, mettant en exergue l'assurance qui se dégage de cette équipe dans laquelle Remo Freuler était titulaire.

Mais c'est également un coup du sort qui a permis au PSG de faire la différence. Si Kylian Mbappé, de retour de blessure, était entré à l'heure de jeu et avait déjà affolé la défense adverse, c'est le changement différent de Keylor Navas qui a permis un coaching gagnant de Tuchel. En effet, touché à la 70e, l'Allemand avait choisi de patienter, le temps de pouvoir introduire un autre joueur afin de ne pas griller sa dernière possibilité de changement. Quelques minutes plus tard, Choupo-Moting entrait en jeu. Avec la réussite que l'on connaît.

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Football : aucune chance pour le FC Bâle

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Le FC Bâle n'était pas dans un bon soir mardi.
Van Wolfswinkel et Ademi après la défaite du FC Bâle (© WOLGANG RATTAY/POOL PHOTO VIA AP)
Disputer un quart de finale de la Ligue Europa avec un gardien qui n’est pas maître de ses cinq mètres n'est pas l’idée du siècle. A Gelsenkirchen, le FCB a payé au prix fort la défaillance de Djordje Nikolic.

Le remplaçant de Jonas Omlin, lequel s’apprête à signer un contrat de quatre ans avec Montpellier, a, en effet, précipité la défaite 4-1 du FC Bâle face au Shakhtar Donetsk dans le huis clos de Gelsenkirchen. Nikolic endosse, ainsi, une écrasante responsabilité sur l’ouverture du score de Junior Moraes après moins de deux minutes de jeu. Avec sa sortie dans le vide, le Serbe a commis l’erreur qu’il ne devait impérativement pas commettre à cet instant de la partie.

Sur du velours

Grandissime favori sur le papier, le Shakhtar a pu jouer très vite sur du velours face à des Rhénans qui ont très vite mesuré l’étendue de leur tâche. Avec une défense déjà privée d’Eray Cömert suspendu et confrontée à la fébrilité de son nouveau gardien, le FCB n’était pas vraiment en mesure de résister longtemps aux vagues adverses. Le 2-0 tombait à la 22e avec une déviation malheureuse de Fabian Frei sur une frappe de Taison lors d'une action de rupture qui avait trouvé son origine sur un mauvais renvoi de la tête de Jasper van der Werff, le remplaçant de Cömert.

La messe fut dite dans cette rencontre alors que l’on n’avait pas encore dépassé la moitié de la première mi-temps. Fabian Frei, Silvan Widmer et Valentin Stocker ne sont pas parvenus à sonner la révolte. La suite de cette rencontre fut bien douloureuse pour des Rhénans qui rêvaient de faire oublier lors de ce "Final 8" leur parcours trop inconstant en Super League. Courageux à l'image de Cabral qui a tenté des choses dans la surface adverse, ils ont eu le mérite de sauver l'honneur par Ricky van Wolfswinkel dans le temps additionnel. Mais on en était déjà à... 4-0.

L'épilogue logique d'une saison morose

Sur son banc, Marcel Koller a, lui aussi, très vite compris que les Ukrainiens, victorieux de la Coupe UEFA en 2009, évoluaient dans un registre hors d’atteinte pour son équipe. Le Zurichois quitte donc le FC Bâle sur une défaite sans appel deux ans après remplacé Raphaël Wicky, dont le limogeage abrupt résonne toujours comme un choix fort discutable. Jamais accepté par les supporters en raison à la fois de ses origines et du montant jugé exagéré de ses émoluments, Marcel Koller ne laissera pas un souvenir impérissable au Parc Saint-Jacques. Son successeur aura pour tâche d'apporter un nouveau souffle à un club qui n’a pas sur faire de ce quart de finale contre le Shakhtar Donetsk le match du rachat. Il s'est seulement inscrit comme l'épilogue logique d'une saison morose.

L'autre demi-finale opposera Manchester United, victorieux lundi du FC Copenhague dans les prolongations, au FC Séville. Les Andalous ont battu 1-0 Wolverhampton sur une réussite de l'ancien Marseillais Lucas Ocampos à la 88e. Les Anglais ont eu l'infortune de rater un pénalty à la 12e par Raul Jimenez.

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Les patrons du foot et du hockey espèrent un assouplissement

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Denis Vaucher, le direceur de la National League et de la Swiss League de hockey sur glace. (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)
Mercredi, le sport professionnel en Suisse jouera gros. La décision du Conseil fédéral de prolonger ou non l'interdiction de réunir du public dans les stades seront vitales pour le foot et le hockey.

Dans une double interview accordée à Keystone-ATS, Claudius Schäfer, CEO de la Swiss Football League, et Denis Vaucher, directeur des National et Swiss League, font part des difficultés que risque d'encourir les ligues professionnelles si le gouvernement ne fait pas preuve d'ouverture. Mais avec l'espoir de trouver une issue positive.

Keystone-ATS: Mercredi est-elle la journée la plus importante pour le sport professionnel suisse?

Claudius Schäfer: "Ce n'est pas la première fois qu'une journée est importante. Il y en a eu quelques-unes dans le passé. Les séances du Conseil fédéral sont devenues des piliers de notre vie professionnelle. Mais oui, mercredi est un jour très important pour le sport professionnel en Suisse. Nous partons de l'idée que la limite des 1000 personnes sera assouplie, que plus de personnes pourront aller dans les stades. Pour le football, c'est nécessaire."

Denis Vaucher: "Pour le hockey sur glace, la situation est identique. Depuis six mois, nous sommes en mode crise et depuis dix jours en mode survie. C'est pourquoi il faut vraiment prendre des mesures pour que nous n'ayons pas de reproches à nous faire si la décision devait aller dans la mauvaise direction. Je suis inquiet, mais je pars aussi de l'idée que nous pourrons jouer devant plus de 1000 spectateurs à la mi-septembre."

Mais les signes annonciateurs ne sont pas bons. Le nombre de cas est élevé et il se dit que les grandes manifestations seront interdites jusqu'à fin mars et qu'il sera impossible de réunir plus de 100 personnes.

Denis Vaucher: "Ce n'est pas le Conseil fédéral qui le dit, mais quelques experts. Ce sont des possibilités qui sont étudiées. Une autre possibilité, celle que nous privilégions, est de jouer avec les concepts de protection pour aller au-dessus de 1000 spectateurs. Et nous ferons tout jusqu'à mercredi pour y arriver."

Claudius Schäfer: "Il y a beaucoup de signaux qui parlent pour nous. La semaine dernière, nous avons entendu que la France allait autoriser à nouveau les festivals, les concerts et les événements culturels devant plus de 5000 personnes, à condition que les distances de sécurité soient respectées et avec le port du masque. Nous travaillons d'arrache-pied sur les concepts de protection. Nous avons désormais l'expérience de ce que nous pouvons faire différemment et mieux. Je considère comme un sérieux avantage le fait d'avoir pu être bien préparés durant les deux derniers mois."

Denis Vaucher: "Nous devons aussi apprendre à vivre avec la situation. Nous parlons toujours du nombre d'infectés. Dernièrement, en hockey sur glace, nous avons eu des cas chez les moins de 17 ans. Mais à ma connaissance, ils étaient asymptomatiques. Nous devons examiner la situation: soit nous nous laissons prendre par le virus, ce que je n'envisage pas, soit nous allons droit vers le précipice économiquement parlant. C'est la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement. Et en aucun cas nous ne pouvons nous laisser écraser. Nous ne parlons là pas seulement du sport professionnel, mais aussi de la relève."

Claudius Schäfer: "Il y a quelques années, nous avons conduit une étude sur ce que génère la SFL. Il s'avère qu'à elle seule, la Super League représente 3300 places de travail à temps plein. Cela équivaut à une banque cantonale de taille moyenne. Nous sommes un secteur économique. Nous devons toujours clamer cela, parce que ce n'est pas inscrit dans les consciences. Le football est toujours rapporté aux salaires."

Denis Vaucher: "Et on ne peut pas toujours discuter et argumenter sur les salaires des joueurs. En hockey sur glace, nous travaillons intensément à la mise en place d'un fair-play financier. Nous sommes tous de l'avis qu'une protection est importante. C'est pourquoi nous avons développé des concepts. Dans ce domaine, le football a été un pionnier. Les footballeurs ont été jetés dans l'eau froide. Nous pouvons apprendre d'eux. Le fait est que nous pouvons aussi protéger les spectateurs. Je n'arrive pas à comprendre qu'on ne puisse pas accueillir plus de 1000 personnes avec un masque dans des enceintes sportives, mais que les manifestations dans l'espace public soient autorisées sans limitations. Peut-être que nous devrions déclarer les matchs comme des manifestations. Les fans manifestent quand une équipe marque un but. Ce serait une approche créative, non?"

Parlons de chiffres. Combien ont coûté aux clubs les deux derniers mois presque sans public?

Claudius Schäfer: "Je ne peux pas donner des chiffres absolus. Nous étions contents lorsque nous avons pu accueillir 1000 spectateurs dans les stades. Nous considérions que c'était un signal positif. Mais encore une fois: ce n'est pas une option pour l'avenir. L'organisation des matchs engendre des coûts aux clubs, qui ne sont pas compensés par des recettes."

Denis Vaucher: "En National League, nous comptons qu'un match rapporte environ un demi-million en chiffre d'affaires. En chiffre d'affaires, pas en bénéfice. Avec seulement 1000 spectateurs, cela représente une immense perte. Un championnat jusqu'à fin-mars avec 1000 personnes dans les patinoires n'est pas une option pour la National League. Nous devrions alors réfléchir à un lock-out. A moins que le Conseil fédéral nous accorde un prêt à fonds perdus. Alors ce serait différent. Mais avec les conditions liées aux prêts d'urgence, qui doivent être remboursés, cela ne fait que repousser le problème de deux ans."

Ni la SFL, ni la Ligue de hockey n'ont pour l'instant contracté ces prêts.

Claudius Schäfer: "Le contrat qui est sur la table est entériné pour l'Office fédéral du sport. Dans ce contrat, il y a des points centraux auxquels nous ne pouvons pas souscrire. La Ligue serait responsable du prêt. Si un club devait échouer à rembourser, ce qui est possible surtout dans la situation actuelle, la Ligue devrait assumer la responsabilité. C'est un risque que nous ne pouvons pas prendre. De plus, nous devons assurer 35% de garantie, donc 35 millions. Nous avons exploré d'autres solutions qui ont cours dans l'économie. Mais elles n'ont pas été acceptées."

Denis Vaucher: "Ces crédits pourraient mettre au sol le football et le hockey sur glace. Ils tiennent trop peu compte des dépendances économique du sport professionnel."

Monsieur Schäfer, vous avez dit la semaine passée que l'avenir de certains clubs pourrait être compromis s'il n'y a pas plus de spectateurs dans les stades.

Claudius Schäfer: "Pour certains clubs, les spectateurs représentent jusqu'à 45% des recettes. Les revenus liés aux droits TV ne représentent que 10%. Et puis, il est difficile de demander du soutien aux sponsors locaux. Une grosse partie des recettes est gelée depuis février. Le fait que les clubs aient pu survivre malgré la crise jusqu'à maintenant démontre aussi que le football et le hockey sur glace ne sont pas aussi malades que ce qu'on entend souvent. La plupart des clubs se portent bien. Bien sûr, le chômage partiel les a aidés. Mais c'est également clair que ça ne peut pas continuer ainsi."

Denis Vaucher: "En hockey sur glace, ce n'est pas différent. Le chômage partiel et les aides liées aux Covid nous ont été profitables à court terme, mais c'est une goutte d'eau dans l'océan. En hockey, nous avons une capacité totale de 100'000 places dans les patinoires. Jusqu'à aujourd'hui, nous avons déjà vendu 50'000 abonnements à la saison. L'argent est dans les caisses des clubs. Ils ont besoin de ces liquidités aujourd'hui, pour garantir leur fonctionnement. Si les clubs devaient rembourser les spectateurs, alors l'argent va très vite manquer."

Le concept de protection pour la prochaine saison parle de 50% de la capacité des stades.

Denis Vaucher: "Nous ne voulons pas donner des chiffres ou des pourcentages absolus. Cela dépend des enceintes sportives. Dans une patinoire avec dix entrées, on peut facilement faire entrer et sortir les spectateurs. Mais d'autres stades ont des conditions différentes. Mais nous évoquons un minimum: en dessous de 50%, on oublie."

Mais dans le grand public, l'opinion qu'il faut à nouveau accueillir beaucoup de fans n'est pas très populaire.

Denis Vaucher: "Nous devons faire un travail pédagogique. C'est clair que nous aurons aussi des cas de coronavirus. Nous devons pouvoir y faire face. Le terrain est une chose, le public une autre. Nous voulons aussi qu'il puisse rester en bonne santé. Mais nous avons besoin des spectateurs, pour l'émotion dans les stades et pour que le terrain puisse vivre financièrement."

Claudius Schäfer: "Les clubs doivent participer à l'effort. L'accent est bien sûr mis sur la sécurité des gens. Nous allons durcir le concept de protection, parce que nous avons bien vu qu'il était parfois pris à la légère sur la fin de saison, également sur le terrain. Par exemple, nous avons vu des échanges de maillots ou des célébrations de but exubérantes, deux choses interdites. Nous devons faire mieux: nous y accordons une grande importance dans le concept de protection adapté."

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Sport

Stan Wawrinka: "Le tennis ne m'a pas manqué"

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Stan Wawrinka s'est entraîné ce vendredi 7 août 2020 au Tennis Club Nyon. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
"Je reste un privilégié !" A la question de savoir comment il a vécu le confinement, Stan Wawrinka rappelle une vérité. Il n’a été confronté à aucun moment à des situations précaires rencontrées par bien des gens en ce temps de pandémie.

"J’ai été heureux de passer autant de temps à la maison auprès des mieux, avoue-t-il. Heureux aussi de pouvoir me reposer. Heureux enfin de pouvoir sortir du tennis." Non, le tennis ne lui a pas manqué. "Il était à l’arrêt. Il m’aurait manqué si je n’avais pas pu disputer des tournois, dit-il. Si je joue encore, c’est pour les émotions que l’on ressent sur le court, le stress que les matches peuvent susciter."

Nous voilà donc rassurés: Stan Wawrinka n’est pas prêt, malgré ses 35 ans passés, de ranger ses raquettes. "Je suis plutôt dans l’optique d’adopter une vision à long terme, glisse-t-il. Sur trois ans." Il y a, ainsi, de fortes chances que le Vaudois soit encore d’attaque en 2022. Mais dans l’immédiat, c’est dans le relatif anonymat du Circuit Challenger qu’il s’apprête à renouer avec la compétition. Il sera, en effet, en lice lors des deux tournois de Prague, du 17 au 30 août.

Cette quinzaine dans la capitale tchèque doit lui permettre d’affiner sa préparation avec les grands rendez-vous de Rome et de Roland-Garros. "Pour l’instant, cela revient gentiment. Il convient en premier lieu de se remettre dans le rythme", explique-t-il. Ainsi vendredi matin, il s’est entraîné durant près de trois heures en compagnie de l’Alsacien Pierre-Hughes Herbert au TC Nyon. "C’était l’une des premières fois que je jouais des points", précise-t-il.

"Encore bien des questions et des doutes quant à la tenue de l’US Open"

Les deux hommes ont choisi de faire l’impasse sur le Masters 1000 de Cincinnati et sur l’US Open, qui se dérouleront dans la bulle de Flushing Meadows. Pierre-Hughes Herbert n’a pas voulu prendre le risque de manquer la naissance de son premier enfant. Quant à San Wawinka, il "ne voulait pas se rendre aux Etats-Unis dans ces conditions". "Il y a la situation sanitaire qui est particulière à New York. Et l'enchaînement des tournois qui suit après l’US Open sera rude, explique-t-il. Si le tournoi de Washington avait été maintenu, on aurait eu droit à une véritable tournée. Cela aurait pu jouer sur mon choix. Et enfin, il y a toutes les incertitudes liées à la problématique de la quarantaine. Doit-on la respecter en arrivant, devra-t-on la respecter en rentrant ? Il y a encore bien des questions et des doutes quant à la tenue de l’US Open."

Stan Wawrinka affirme que le "tennis sera le dernier sport à reprendre normalement". Les malheurs de l'Adria Tour de Novak Djokovic ont rappelé toute la fragilité de l’édifice. "Novak n’a fait que suivre les directives sanitaires des pays concernés. Mais en tant que no 1 mondial, il assume davantage de responsabilités qu’un autre joueur, lâche-t-il. Il aurait dû faire attention. Mais ce n’est pas à moi de donner des leçons."

"Un mal pour un bien"

Dans dix jours à Prague même si l’opposition ne sera pas celle qui l’attend à Rome et à Paris, Stan Wawrinka saura. Il saura si l’arrêt du Circuit lui aura été préjudiciable. "Je me sens bien, affirme-t-il. Je me dis que se retrouver plus proche de la fin de ma carrière que du début est peut-être un mal pour un bien. J’ai gagné trois titres du Grand Chelem et je ne suis pas, comme un jeune, dans l’urgence de claquer un résultat. C’est peut-être mieux pour nous..."Et le Vaudois de rappeler que tout le monde, après ces six mois de pause forcée, aborder le restart sur la même ligne. "C’est peut-être bénéfique pour nous les anciens, glisse-t-il. En tout cas, je ne suis pas stressé par l’idée de reprendre la compétition." Pas stressé peut-être, affamé certainement.

Par Laurent Ducret

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