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Wawrinka-Federer : la pression sur les épaules du Bâlois

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Wawrinka avait dominé Federer lors de leur dernier affrontement à Roland-Garros, en quart de finale en 2015 (©KEYSTONE/AP/DAVID VINCENT)

Roger Federer a évacué jusqu’ici toute forme de pression à Roland-Garros. Mais le Bâlois aura bel et bien tout à perdre dans son quart de finale fratricide face à Stan Wawrinka mardi.

Avec un bilan de 22 victoires pour 3 défaites, l’homme aux 20 titres du Grand Chelem est de facto le grandissime favori de ce derby helvétique, programmé dès 14h sur le Court Suzanne Lenglen. Et si on ajoute les interrogations liées aux facultés de récupération de Stan Wawrinka après son (double) marathon de dimanche face à Stefanos Tsitsipas (5h09), la coupe est pleine.

"D'un côté, Stan sera légèrement touché car il a laissé beaucoup d'énergie tant mentalement que physiquement", valide Filip Dewulf, demi-finaliste à Roland-Garros en 1997 et désormais journaliste au Het Laatste Nieuws. "Mais son succès de dimanche va le booster, car c'était une grande victoire, bonne pour la confiance", souligne-t-il.

Federer a toutes les cartes en main

Techniquement et tactiquement, Roger Federer a déjà toutes les cartes en main. "Il a presque toujours trouvé la solution face à moi", a rappelé Stan Wawrinka. Même lorsque ce dernier semblait capable de déjouer les pronostics, comme lors du quart de finale de l'édition 2014 de Wimbledon ou lors de la demi-finale de l’US Open 2015. Les deux fois, il restait sur un succès, acquis en finale à Monte-Carlo en 2014 puis en quart de finale à Roland-Garros en 2015.

Stan Wawrinka évoluait alors en totale confiance. Il avait poursuivi sur sa lancée en 2014 sur le gazon londonien, enlevant le premier set, mais n’avait pas tenu le choc physiquement après avoir dû disputer son 4e tour la veille. Et à New York en 2015, il n’avait pas eu l'ombre d'une chance dans une partie qu’il avait cette fois-ci abordée dans les meilleures dispositions.

Ce qui ne sera probablement pas le cas mardi. Car "un tel combat laisse forcément des traces", a concédé Stan Wawrinka après avoir joué le simple le plus long de sa carrière. Et, bien plus que Roger Federer qui peut se reposer sur son talent inégalé pour s’en sortir, le Vaudois a besoin d’être en pleine possession de ses (immenses) capacités physiques pour faire ne serait-ce que douter le Maître.

"Du 55-45 en faveur de Roger"

C’est finalement dans le discours tenu par Roger Federer que Stan Wawrinka peut trouver des raisons d’y croire. "Sur terre battue, tu ne peux pas jouer toute la journée en demi-volée", a souligné le Bâlois, dont la capacité à prendre la balle très tôt en restant collé à sa ligne n’a pas le même impact que sur des surfaces plus rapides. "En jouant plus loin de sa ligne, notamment en retour, tu évites les faux rebonds, tu prends moins de risques."

Filip Dewulf est persuadé que Stan Wawrinka aura son mot à dire. "Il a gagné leur dernier duel livré sur terre battue. C'était ici, au même stade de la compétition. Je suis sûr que ça comptera", lâche le Belge, qui avait atteint la 39e place mondiale en 1997. "Ce sera une bataille. Pour moi, c'est seulement du 55-45 en faveur de Roger. Car Stan avait un niveau de jeu extraordinaire dans son 8e de finale, et cela va l'aider. Comme le fait qu'il a déjà gagné ce tournoi."

Un rôle à jouer pour la météo

La météo pourrait par ailleurs jouer un rôle dans ce quart de finale. La journée de mardi s’annonce orageuse, voire pluvieuse. Les conditions de jeu ne devraient donc pas être particulièrement rapides, ce qui ne serait pas pour déplaire à Stan Wawrinka qui aura plus de temps pour s'organiser. Et qui aura peut-être aussi plus de temps pour récupérer si la pluie s'installe durablement.

"Stan sera certainement très content s'il fait moins chaud", confirme Filip Dewulf. "C'est toujours compliqué face à Roger. Mais Stan l'a déjà battu (réd: les trois succès du Vaudois ont été obtenus sur terre battue), et il possède les armes pour le refaire. Il va certainement essayer de le bombarder sur son côté revers avec ses frappes lourdes." Mais aura-t-il les moyens de le faire pendant deux, trois voire quatre heures? Réponse mardi.

(KEYSTONE-ATS)

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Hockey sur glace : Roman Josi élu meilleur défenseur de NHL

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Roman Josi a inscrit 65 points en 69 matchs cette saison avec les Predators de Nashville. (©AP PHOTO/MARK ZALESKI)

Roman Josi a obtenu la récompense suprême pour un défenseur en NHL, le Norris Trophy! Le Bernois, capitaine des Nashville Predators, a réussi 16 buts et 49 assists pour un total de 65 points, des records pour lui, en 69 matches joués dans la saison régulière 2019/2020.

"Cela signifie tant. C'est définitivement un rêve qui devient réalité", a déclaré Roman Josi, qui est le premier joueur des Predators à être désigné meilleur défenseur de la saison et, surtout, le premier Suisse à décrocher une récompense personnelle en NHL. Il succède au palmarès à Mark Giordano des Calgary Flames.

"En tant que joueur, le but ultime est de gagner la Coupe Stanley. Mais je pense que sur un plan personnel, vous essayez de vous préparer pour la saison et d'être le meilleur joueur possible. Vous essayez de travailler pendant l'été. Si chaque joueur essaie d'être le meilleur, votre équipe aura du succès", a poursuivi Josi.

"D'un point de vue personnel, cela a toujours été un de mes rêves et c'est assez surréaliste de l'avoir vraiment gagné", a encore expliqué le vice-champion du monde 2013 et 2018. "C'est assez spécial. Je regardais les noms des joueurs qui l'ont gagné, et ce sont tous des noms que vous avez idolâtrés (...) En grandissant en Suisse, ils semblaient toujours si loin, c'est incroyable que mon nom soit là, à côté de tant de grands joueurs qui l'ont gagné".

Un plébiscite

Roman Josi, dont l'équipe a été sortie en barrage qualificatif pour les play-off lors de la reprise après la pause due au coronavirus, fut le meilleur compteur des Predators et le deuxième meilleur compteur parmi tous les défenseurs de NHL derrière John Carlson (75 points en saison régulière). Il a obtenu 1499 points au cours d'un vote organisé par l'association des journalistes de hockey (Professional Hockey Writers Association) avant les play-off.

En lice pour la première fois pour ce James Norris Memorial Trophy, le Bernois de 30 ans a justement devancé John Carlson (Washington), qui a obtenu 1267 points (avec 56 1res places, contre 109 pour Roman Josi). Troisième finaliste, Victor Hedman, finaliste de la Coupe Stanley avec Tampa Bay et vainqueur du Norris Trophy en 2018, doit se contenter de 820 points.

Draisaitl désigné MVP

Quatre autres trophées ont été attribués lundi. L'attaquant allemand des Oilers Leon Draisaitl, meilleur compteur de la saison régulière avec 110 points, en a reçu deux: le Hart Trophy, qui récompense le MVP de la saison, et le Ted Lindsay Award, attribué au meilleur joueur par la NHL Players' Assocation. Le défenseur Cale Makar (Colorado) a été désigné rookie de l'année, alors que Connor Hellebuyck (Winnipeg) a été élu meilleur gardien de la saison.

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Tennis : Djokovic sacré pour la 5e fois à Rome

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Djokovic a décroché un 36e titre en Masters 1000. Un record absolu. (©EPA/POOL/RICCARDO ANTIMIANI)

Novak Djokovic (ATP 1) a remporté pour la cinquième fois le Masters 1000 de Rome. Le Serbe a dominé logiquement en finale l'Argentin Diego Schwartzman (7-5 6-3), à une semaine du début de Roland-Garros.

Deux semaines après sa disqualification à l'US Open pour un geste d'humeur, ce qui reste son unique défaite en 2020, Djokovic a ainsi décroché un 36e titre en Masters 1000. Cela constitue un nouveau record, dépassant désormais Rafael Nadal (35). Et ce moins d'un mois après avoir déjà conquis celui de Cincinnati, délocalisé à New York.

S'il est aussi un habitué des finales (il disputait lundi sa dixième) et des titres sur la terre battue romaine, le Serbe n'y avait plus été sacré depuis 2015. Il restait sur trois finales perdues (2016, 2017 et 2019). Malgré l'absence de Nadal cette année contre lui en finale, Djokovic se méfiait néanmoins de Schwartzman (ATP 15), tombeur de l'Espagnol en quarts de finale, et contre qui il avait bataillé l'an dernier en demi-finale au Foro Italico.

Craintes confirmées en début de match: sous une pluie fine, Djokovic était agacé, imprécis et cherchait ses premières balles. L'Argentin en a profité pour lui chiper ses deux premiers jeux de service et mener rapidement 3-0, avec poings serrés et "vamos" de rigueur qui n'auraient pas déplu à Nadal.

Djokovic a toutefois retrouvé assez vite ses esprits et essayé de faire courir davantage le petit Argentin (1,70 m), resté plus de trois heures sur le court samedi en demi-finale face au Canadien Denis Shapovalov. Et le no 1 mondial a recollé pour une fin de première manche haletante où son expérience a fait la différence (7-5).

Mais ce n'était clairement pas du grand Djokovic, à l'image de plusieurs amorties mal maîtrisées, ce qui a permis à l'Argentin, toujours aussi combatif malgré la fatigue, de continuer à y croire au second set. Mais comme toujours, arrivé aux moments décisifs, "Djoko" a serré le jeu et fait un break décisif à 4-3 pour conclure dans la foulée assez logiquement.

"Cela a été une bonne semaine, même si je n'ai pas joué mon meilleur tennis. Je suis satisfait", a-t-il lâché à chaud, avant de rejoindre Roland-Garros qui débute dans moins d'une semaine.

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Tennis: Wawrinka et Norman cessent leur collaboration

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Wawrinka et Norman mettent fin à leur collaboration (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Stan Wawrinka n'est plus entraîné par Magnus Norman! Le Vaudois l'a annoncé lundi, à six jours du début de Roland-Garros, alors que le Suédois était encore dans son "box" la semaine dernière à Rome.

"Après huit grandes années passées ensemble, Magnus Norman et moi avons décidé d'un commun accord de mettre fin à notre collaboration", explique le no 17 du classement ATP sur son compte Instagram. "Notre partenariat fut incroyablement fort, profitable et énormément fructueux".

Les deux hommes avaient entamé leur collaboration au printemps 2013, Magnus Norman ayant pris du recul pendant quelques mois à la fin 2017 lorsque Stan Wawrinka poursuivait sa rééducation après sa double opération subie à un genou. Le Suédois a fait du Vaudois un tout autre joueur, même si ce dernier s'était déjà hissé dans le top 10 de la hiérarchie mondiale en 2008.

"Nous avons atteint des sommets dans ce sport et je veux le remercier de m'avoir aidé à gagner tout ce dont je pouvais rêver", poursuit Stan Wawrinka, qui a notamment cueilli trois titres du Grand Chelem (Open d'Australie 2014, Roland-Garros 2015 et US Open 2016) et atteint la 3e place du classement ATP sous la férule du technicien suédois.

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Cyclisme : Tadej Pogacar remporte le Tour de France

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Tadej Pogacar est le plus jeune vainqueur du Tour depuis... 1904. (©EPA/CHRISTOPHE PETIT-TESSON)

Tadej Pogacar s'est offert un superbe cadeau d'anniversaire à un jour de ses 22 ans lundi. Le Slovène a bousculé l'histoire du Tour de France qu'il a terminé sur la plus haute marche du podium, dimanche sur les Champs-Elysées.

Pogacar est le premier Slovène vainqueur de la plus grande course du monde. Il est resté masqué jusqu'au podium d'arrivée. Comme les autres rescapés de ce Tour si particulier, le plus tardif en date depuis 1903 en raison du décalage de deux mois dû à la pandémie de coronavirus.

"C'est déjà une victoire d'arriver à Paris", s'est félicité le directeur du Tour, Christian Prudhomme, qui a reconnu avoir tremblé avant le départ donné à Nice, en pleine zone rouge. Mais la "grande fête populaire et sportive qui fait la fierté du pays", selon les mots samedi du président de la République Emmanuel Macron, a eu lieu. Même si l'arrivée de la 21e étape, enlevée au sprint par l'Irlandais Sam Bennett, déjà assuré du maillot vert, s'est déroulée devant un public limité à 5000 spectateurs.

A la veille de son 22e anniversaire, Pogacar fait encore mieux - de quelques mois - que son prédécesseur au palmarès, le surdoué Egan Bernal, symbole cette année de l'échec de l'équipe Ineos, anciennement Sky. Une fin de cycle ? Après sept victoires en huit éditions, la formation britannique a été surclassée par sa rivale néerlandaise Jumbo-Visma.

"Une bonne leçon de vélo"

Pour autant, la stratégie des "jaune et noir", en surnombre dans les moments forts de la course, a échoué. A tout miser sur son chef de file, le Slovène Primoz Roglic, elle a pris le risque d'essuyer une terrible et inattendue déconvenue, dans le contre-la-montre de La Planche des Belles Filles, à 24 heures de l'arrivée à Paris.

Légende de son sport, Eddy Merckx s'est montré cinglant dans le journal L'Equipe: "Ils auraient dû comprendre que Pogacar n'allait pas les attaquer, c'était impossible de les piéger en montagne. Mais ils auraient dû essayer de le faire sauter bien avant pour avoir une marge suffisante. C'est une bonne leçon de vélo."

Encore groggy, Roglic a encaissé le coup sans apporter de réelle explication à sa contre-performance qui a ruiné les efforts de ses coéquipiers, au premier rang desquels le Belge Wout van Aert, incroyablement puissant dans les différents secteurs de jeu (troisième temps de la montée de La Planche des Belles Filles !).

Le Slovène, deuxième à 59 secondes, est toutefois monté pour la première fois sur le podium final. Celui-ci était totalement inédit puisque Tadej Pogacar, néophyte, et l'Australien Richie Porte (3e, à 3'30), habitué du Tour, n'y avaient eux non plus jamais figuré.

Adoubé par les anciens champions

Pogacar a reçu les félicitations du président de la Slovénie, sensible à ce moment historique pour le sport de son pays. Il a également été adoubé par d'anciens champions, de Greg LeMond ("pour moi, c'est un très grand vainqueur du Tour de France") à Eddy Merckx ("depuis sa troisième place au Tour d'Espagne l'an passé, je sais que c'est un très grand").

Ni LeMond ni Merckx n'ont émis de réserve sur ce jeune talent, un attaquant révélé par sa victoire dans le Tour de l'Avenir 2018 et passé pro voici 21 mois à peine. Mais les performances très élevées sur ce Tour ont suscité ici et là des interrogations pour l'instant sans réponse certaine, d'autant que les repères habituels ont été brouillés cette année et que les chutes ont décimé la longue liste des candidats au podium, les Français en premier lieu (Thibaut Pinot, Romain Bardet).

Plus jeune vainqueur du Tour depuis... 1904 et le succès de Henri Cornet (19 ans) acquis sur tapis vert quelques mois après la fin de la course, le Slovène de l'équipe UAE Emirates - une émanation de la défunte formation italienne Lampre - change maintenant de statut. Et aussi de responsabilités puisqu'il sera bien plus étroitement surveillé à l'avenir quand il reviendra sur le Tour.

Face aux enjeux, ce fils d'un dessinateur industriel et d'une professeure de français semble plutôt insouciant de caractère, à l'entendre: "J'aime la vie, les petites choses, j'aime m'amuser, j'ai toujours été comme ça."

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Football : retour dans l'élite réussi pour le LS

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KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Face à un rival du bout du lac qui a semblé bien en-dessous de son niveau habituel, la troupe de Contini n'a été inquiétée qu'après avoir encaissé un but en fin de match. Pour le reste, le 3-5-2 mis en place a porté ses fruits.

Derby remporté par le Lausanne-Sport pour son retour en Super League. Dimanche après-midi, les Bleus et Blancs ont dominé Servette 2 buts à 1 à la Pontaise.

La partie a tourné à l’avantage de l’équipe locale dès les premières minutes, une supériorité concrétisée par l’inévitable Aldin Turkes.

Face à des Genevois dépassés, Schneuwly a doublé la mise à l’heure de jeu sur coup franc, et même le penalty réduisant l’écart au tableau d’affichage n’a pas fait craquer le néo-promu :

Giorgio Contini
Entraineur du LS
Giorgio Contini Entraineur du LS

Devant le gardien Mory Diaw (auteur de quelques parades salvatrices), la défense à trois composée de Loosli, Nanizayamo et Monteiro s’est notamment montrée intraitable avec ses vis-à-vis offensifs :

Giorgio Contini
Entraineur du LS
Giorgio Contini Entraineur du LS

L'entre-jeu lausannois a lui aussi répondu aux attentes. Schneuwly a marqué et le capitaine Kukuruzovic a, comme à son habitude, distribué les longs ballons espérés. Quant à Cameron Puertas, il ne sait pas arrêté une seconde.

Agé de 22 ans, le milieu de terrain a rendu une copie proche de la perfection. Une attitude irréprochable, des courses à répétition et un nombre de ballons récupérés conséquent ont largement contribué au retour réussi du LS dans l’élite du football suisse :

Giorgio Contini
Entraineur du LS
Giorgio Contini Entraineur du LS

Dans les autres matchs de cette première journée disputée dimanche, Sion s’est incliné à Saint-Gall 1-0. Petit exploit de Vaduz, deuxième néo-promu, qui est allé obtenir un match nul 2 partout à Bâle.

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