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Suisse

700 millions pour les transports publics

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Transports régionaux et locaux doivent être soutenus face à la crise (archives). (©KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Les entreprises de transports publics, touchées de plein fouet par le Covid-19, devraient recevoir un coup de pouce pour compenser leurs pertes financières. Le Conseil des Etats a unanimement soutenu lundi une enveloppe de 700 millions de francs.

La chute du nombre de passagers, de près de 80% durant le semi-confinement, a fortement affecté les finances des entreprises de transport public, a rappelé la ministre des transports Simonetta Sommaruga. Le fret ferroviaire a pour sa part été impacté par la fermeture des entreprises.

Les sociétés de transports sont soumises à une obligation de transporter, mais, n'étant pas autorisées à planifier des bénéfices, elles ne pourront pas compenser leurs pertes, a souligné Mme Sommaruga. Les mesures sont limitées à fin 2021.

Les mesures visent à assurer la solvabilité des entreprises de transports publics et de transport ferroviaire de marchandises, et à éviter qu'elles ne restreignent leur offre. Il existe en Suisse 120 entreprises de transport qui assurent des liaisons sur 1400 lignes dans toutes les régions.

Une aide unique

Les cantons devront aussi passer à la caisse. Le déficit essuyé par le transport régional de voyageurs durant la crise sera couvert à la fois par la Confédération et par les cantons. Chacun devra débourser une somme unique de 290 millions de francs. Les dividendes seront suspendus pour les années 2020 et 2021.

Les entreprises bénéficiaires devront également participer aux coûts à hauteur de 220 millions, en utilisant notamment la réserve spéciale. Les autres réserves ne sont pas prises en considération, a expliqué Stefan Engler (PDC/GR) au nom de la commission.

Contrairement au Conseil fédéral, la Chambre des cantons a proposé par 32 voix contre 9 que seule la réserve spéciale à affectation obligatoire soit utilisée. Les réserves latentes et les autres réserves ne doivent pas être concernées afin de garantir la marge de manoeuvre entrepreneuriale du secteur à l'avenir. Hansjörg Knecht (UDC/AG) s'y est opposé, arguant que les autres secteurs ont également dû puiser dans leurs réserves.

Soutien au trafic local

Les sénateurs ont également décidé d'étendre l'aide au trafic local, touristique et au ferroutage. La crise actuelle a touché l'ensemble du secteur, a rappelé M. Engler.

La Confédération devrait couvrir un tiers des pertes financières essuyées par le trafic local, ont décidé les sénateurs par 25 voix contre 15. "C'est de la compétence des cantons, des villes et des communes", a rappelé la ministre.

Une solution simple doit aussi être mise en place pour le trafic touristique, comme les transports sur les lacs. Les offres qui font l'objet d'une concession fédérale peuvent obtenir un soutien, à condition que les cantons participent à ce soutien. Cette aide est soumise aux mêmes conditions que pour le trafic régional.

Le ferroutage doit aussi bénéficier d'une aide modeste. Le versement de dividendes sera exclu pour 2020 et 2021. Mme Sommaruga ne s'est pas opposée frontalement aux aides dans ces domaines, adoptées tacitement.

Transport de marchandises

Le programme de réduction progressive des indemnités en transport combiné sera suspendu pour les années 2020 et 2021. Une contribution unique de 70 millions est prévue pour la couverture des déficits en fret ferroviaire et d’autres entreprises actives dans le transfert des marchandises de la route au rail.

Avec l'accord de Mme Sommaruga, les sénateurs ont posé certaines conditions à l'octroi de ces aides. Le versement des dividendes devra être suspendu pour 2020 et 2021. Par ailleurs, les pertes financières dues au Covid-19 devront être plus importantes que le bénéfice net des exercices 2017 à 2019.

L'UDC a vainement tenté d'exclure CFF Cargo des aides. La demande a été balayée par 37 voix contre 5.

Infrastructure

Le fonds d'infrastructure ferroviaire (FIF) sera aussi soutenu, ont tacitement décidé les sénateurs. Il bénéficiera d'une augmentation unique de l'apport de la redevance sur le trafic des poids lourds liée aux prestations. De plus, il pourra s’endetter à nouveau pendant l’année en cours. Son obligation de remboursement des avances de l’ancien fonds FTP a encore été annulée pour l’année 2020.

Une enveloppe fédérale de 330 millions est prévue, a précisé Stefan Engler. Les entreprises contribueront quant à elles à hauteur de 140 millions. Pour les années 2022 et 2023, des mesures seront probablement nécessaires au niveau du pilotage détaillé des projets d’aménagement.

Le National débattra de ces aides jeudi.

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Football

L'UEFA rejette la plainte du Barça

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La plainte du Barça d'Hansi Flick a été rejetée par l'UEFA (© KEYSTONE/EPA/Kiko Huesca)

L'UEFA a rejeté la plainte déposée par le FC Barcelone contre l'Atlético Madrid à la suite du match aller de Ligue des champions pour une main non sifflée dans la surface de réparation.

"La plainte est irrecevable", a expliqué l'instance dans un communiqué publié mardi à quelques heures du match retour.

Le Barça s'est incliné 2-0 sur sa pelouse au match aller et a dénoncé une erreur d'arbitrage lorsque, à la 55e minute, sur un renvoi anodin aux six mètres, le Madrilène Marc Pubill a pris le ballon de la main en pleine surface alors que son gardien Juan Musso venait de lui faire la passe.

L'arbitre roumain de la partie Istvan Kovacs n'a pas sifflé et l'assistance vidéo ne lui a rien signalé, provoquant la colère des joueurs et du staff barcelonais. L'Atlético menait alors 1-0 et l'entraîneur du Barça avait estimé que la faute de main aurait dû valoir carton rouge et pénalty. "Cela aurait pu totalement changer le match", avait fulminé Hansi Flick.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Nyon: 1000 habitants photographiés pour un projet participatif

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La Ville de Nyon (VD) invite 1000 habitants et habitantes à se faire photographier dans le cadre d'un projet qui prolonge l'héritage du pionnier de la photographie locale Louis Kunz (photo d'illustration). (© KEYSTONE/NOEMI CINELLI)

Dresser le portrait de la population nyonnaise d'aujourd'hui? La Ville de Nyon (VD) invite 1000 habitants et habitantes à se faire photographier dans le cadre d'un projet participatif. Objectif: prolonger l'héritage de Louis Kunz, pionnier local de la photographie, qui sera au coeur d'un projet d'exposition dès 2027.

"Cette démarche fait écho au regard de Louis Kunz avec une approche contemporaine, souligne le municipal en charge de la culture Alexandre Démétriadès dans un communiqué. Nous invitons chacune et chacun à contribuer à une mémoire collective, vivante et en devenir."

Plus concrètement, les Nyonnais et Nyonnaises sont conviés à une trentaine de rendez-vous jusqu'en janvier 2027 dans plusieurs lieux emblématiques de la ville. "Familles, couples, personnes seules et même animaux de compagnie sont invités à se faire photographier", gratuitement, en se présentant directement sur place ou en s'inscrivant au préalable.

La population sera "captée" par l'association Focale, porte-étendard de la photographie documentaire en Suisse, à qui le mandat a été confié. Plus d'une dizaine de photographes sont impliqués dans le projet.

Un vaste projet

"Portrait d'une ville" a été pensé dans le cadre d'un vaste programme d'expositions dédié au Fonds Kunz prévu dès 2027. Les clichés devraient être présentés dans une salle dédiée à cette occasion.

Celui qui a photographié et documenté la société nyonnaise entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle sera à l'honneur dans les trois musées de la région, au Château de Nyon, au Musée du Léman et au Musée romain, dans le nouvel espace culturel L'Interlude-Bibliothèque ainsi que dans plusieurs endroits en ville.

Louis Kunz (1832-1900), cocher, municipal, député, juge, mais surtout photographe reconnu pour la qualité technique et artistique de son travail, a fait des portraits sa spécialité. Installé à la rue Saint-Jean en 1866, il s'est formé à Naples chez le photographe français Alphonse Bernoud et les célèbres frères italiens Alinari.

Les plaques photographiques en verre issues de l'Atelier Kunz sont sauvegardées dans le Centre des collections et comptent près de 14'000 clichés portraits. La Ville ambitionne de numériser, de restaurer et de mettre en valeur ce fonds photographique d'envergure depuis plusieurs années.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Un salaire médian vaudois à 39,30 francs de l'heure en 2024

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Les activités informatiques affiches un salaire médian de 9700 francs, selon la dernière Enquête suisse sur la structure des salaires, mise en avant par la dernière édition de Numerus mardi (photo d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le salaire médian vaudois se monte à 6810 francs par mois pour un poste à 100%, soit de 39,30 francs par heure en 2024, relève la dernière Enquête suisse sur la structure des salaires. C'est 210 francs de moins en comparaison au chiffre suisse (7020 francs).

Et plus précisément? Ce revenu vaudois est supérieur aux salaires médians de la Suisse orientale, et surtout du Tessin, canton avec lequel l'écart est de 1100 francs. Mais il est inférieur à ceux du Nord-Ouest du pays, à l'image de Bâle Ville, Bâle-Campagne et Argovie, ainsi que de Zurich (700 francs d'écart).

"Le tissu économique de ces régions, caractérisé par un fort ancrage de l'industrie chimique pour l'une, et par la présence d'un pôle financier international pour l'autre, crée davantage de valeur ajoutée et permet ainsi d'offrir globalement de meilleures conditions salariales", écrit Statistique Vaud mardi dans la dernière édition de sa publication Numerus.

Forts écarts entre secteurs

Une autre différence est à relever au niveau des caractéristiques ou les branches économiques. Les activités informatiques affichent, par exemple, un salaire médian élevé de 9700 francs, soit plus du double de celui mesuré dans l'hébergement et la restauration, qui se monte à 4610 francs.

A noter que ces différences sont aussi liées au niveau de responsabilité ou de formation. L'ancienneté joue aussi un rôle.

Statistique Vaud met aussi en avant le fait qu'un poste sur dix est un bas salaire (moins de 4540 francs). Cette proportion est en baisse d'environ 2,5% en comparaison à 2012.

L'écart entre le salaire médian des postes occupés par des femmes, qui est de 6700 francs, soit 38,70 francs par heure, et celui occupés par des hommes, qui est de 6880 francs, soit 39,70 par heure n'est "pas significatif" (2,6%) en 2024 dans le canton de Vaud. Il l'est, par contre, au niveau national (8,4%), même si celui-ci a baissé en douze ans (13%).

"Flambée de l'inflation"

Au niveau de l'augmentation concrète des salaires, l'enquête souligne encore que le chiffre figurant sur les fiches de paie a augmenté de 9,7% dans le canton et de 9,1% à l'échelle du pays. C'est l'équivalent de 600 francs de plus par mois.

Cependant, s'il est tenu compte de l'évolution générale des prix (+5,7%), la croissance réelle des salaires est nettement plus faible depuis 2012, puisqu'elle n'est que de 250 francs. Autre constat: le secteur privé (+4,7%) s'en sort mieux que le secteur public (+0,7%).

Cette "flambée de l'inflation", due notamment aux perturbations dans les chaînes d'approvisionnement et l'impact de la guerre en Ukraine, a provoqué des effets concrets en Suisse de 2012 à 2023. En douze ans, les hausses de prix les plus fortes ont été remarquées au niveau de l'électricité (+67%) et le gaz (+47%), mais aussi de l'huile d'olive (+64%), du beurre (30%), de la viande de boeuf (+22%) ou encore du lait entier (21%).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Procès ajourné pour un problème de traduction en langue dari

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Le Tribunal cantonal a été obligé d'ajourner le procès du jour pour une question de traduction (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Tribunal cantonal valaisan aurait dû juger mardi un Afghan pour tentative d'assassinat sur son épouse. En première instance, il avait écopé de 10 ans de prison et d'une expulsion de 15 ans de Suisse. Le procès a finalement été ajourné pour un problème d'interprète.

Le prévenu, désireux de s'exprimer dans sa langue maternelle - le dari -, comme c'est son droit le plus strict, la Cour a entamé le procès en assermentant une interprète de la région. A la deuxième question, celle-ci a admis une connaissance limitée de cette langue.

Président du Tribunal, Christophe Pralong a alors interrompu les débats, cherchant un traducteur remplaçant. Après une petite demi-heure, le TC a choisi d'ajourner le procès, n'ayant pas pu trouver la perle rare. Le fils de l'accusé, puis l'un de ses cousins se sont offerts pour traduire. Au vu de la proximité de ces personnes avec le prévenu, le TC a refusé cette solution.

"Nous essayerons de fixer au plus vite une nouvelle date. Ce dossier est (ndlr: désormais) prioritaire", a conclu Christophe Pralong.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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