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Suisse

Avis partagés sur les mesures d'Alain Berset

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Le conseiller fédéral Alain Berset avait présenté ce premier volet de mesures aux médias au mois de septembre (archives). (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Les mesures proposées par Alain Berset pour endiguer la hausse des coûts de la santé ont été reçues diversement. Si certaines réunissent un consensus, d'autres ont provoqué des réactions plus contrastées, à l'instar du prix de références des médicaments.

Selon ce système, un prix de référence serait appliqué aux médicaments dont le brevet a expiré. L'assurance obligatoire ne rembourserait que ce prix et pas au-delà. A l'issue de la procédure de consultation qui s'est achevée vendredi, les assureurs saluent cette mesure.

Selon curafutura, l'une de leurs faîtières, un tel système pourrait permettre d'économiser 400 millions de francs, un montant également articulé par l'autre faîtière santésuisse. Cette dernière rappelle que les génériques sont deux fois plus chers en Suisse qu'à l'étranger.

La mesure récolte aussi les faveurs des Verts, des Vert'libéraux et du PLR. Ce dernier avertit toutefois qu'il convient de veiller à ce que cela ne mette pas en péril la sécurité de l'approvisionnement en médicaments et ne génère pas de surcoûts d'ordre bureaucratique.

Du côté de l'industrie, des médecins et des hôpitaux en revanche, la proposition a été accueillie par une volée de bois vert. Cela entraînerait des difficultés d'approvisionnement et mettrait en danger la sécurité des patients, note la Fédération des médecins suisses (FMH).

Et Intergenerika, la faîtière des fabricants de génériques, d'ajouter: "Les malades de longue durée seraient confrontés à des substitutions de médicaments continuelles, ce qui menace dangereusement la fidélité au traitement thérapeutique". Des médicaments à bas prix nécessaires au quotidien comme les antibiotiques, ou des produits plus onéreux, les anticancéreux par exemple, ne seraient plus commercialisables en Suisse, renchérit l'Association des entreprises pharmaceutiques.

Droit de recours

Les avis divergent également à propos du droit de recours prévu pour les assureurs, une des autres mesures de ce premier paquet mis en consultation. Selon le projet, ces derniers pourront s'opposer aux décisions des cantons concernant la liste des hôpitaux, des maisons de naissance et des établissements médico-sociaux.

Les assureurs se réjouissent de cette nouvelle prérogative. Cela incite les cantons à tenir davantage compte de l'exigence d'économicité dans leurs décisions de planification, note santésuisse.

Pour le PLR, il est cohérent d'accorder un tel droit aux assureurs puisqu'ils assument une part importante des coûts dans le domaine stationnaire. Les Vert'libéraux soutiennent également la mesure, bien que, selon eux, elle ne contribue pas en soi à faire baisser les coûts.

A l'inverse, les directeurs cantonaux de la santé rejettent "catégoriquement" cette disposition. Selon eux, elle ne contribuerait pas à baisser les coûts, mais aurait un effet de hausse. Ils dénoncent aussi le risque que ferait peser l'effet suspensif des recours sur l'efficacité de la planification hospitalière.

Cela créerait de l'insécurité juridique à propos de la liste des hôpitaux, ajoutent les Verts tandis que la FMH pointe un déplacement des forces en faveur des assureurs. Ce sont les cantons qui sont responsables d'assurer un approvisionnement en soins suffisant, note pour sa part la faîtière des hôpitaux H+, qui rejette un droit de recours "supplémentaire et étranger au système".

Contrôle des factures

La proposition d'envoyer systématiquement une copie de la facture aux patients après chaque traitement est, elle, plutôt bien accueillie, avec quelques bémols toutefois. Ainsi le PLR l'approuve, à condition que l'envoi se fasse sous forme électronique, sauf demande contraire du patient, et que les factures soient simplifiées et rendues facilement lisibles pour ce dernier.

La nécessité de rendre les factures compréhensibles par les patients est aussi mise en avant par les Vert'libéraux. En raison de la complexité des factures, les directeurs cantonaux proposent de remplacer l'envoi systématique par un droit aux renseignements. Les patients pourraient obtenir, sur demande, des informations auprès des fournisseurs de soins sur les prestations fournies et leurs coûts.

H+ doute quant à elle qu'envoyer des factures papier à tous les patients permette de réaliser des économies. Au contraire, cela engendrerait des frais supplémentaires, c'est pourquoi elle soutient le développement de standards pour un envoi électronique.

(ATS)

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Vaud

Salle de gym du collège de Bière: piste criminelle privilégiée

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La salle de gymnastique est entièrement détruite. (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

La piste criminelle est privilégiée par les enquêteurs dans l'incendie de la salle de gymnastique du collège de Bière. La police lance un appel à témoins.

Les premiers éléments de l’enquête semblent indiquer un acte d’origine criminel, écrit-elle mercredi soir dans un communiqué.

L'incendie a ravagé mercredi matin la salle de gymnastique du collège de Bière (VD). Aucune victime n'est à déplorer. L'établissement scolaire, qui accueille 200 élèves de quatre à douze ans, restera fermé jusqu'à la fin de la semaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Immersion dans d'autres mondes à la Maison d'Ailleurs

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Réalité virtuelle, des projections murales (comme ici avec les oeuvres créées via l'intelligence artificielle) ou des environnement immersifs sont à découvrir dans cette nouvelle exposition. (© Antón de Macedo et Paul Hegi)

La nouvelle exposition du musée yverdonnois de la Maison d'Ailleurs se consacre à l'immersion dans les mondes de fiction. Au travers de plusieurs salles, le parcours souhaite montrer la puissance des autres mondes et leur réflexion sur notre vie.

S’immerger dans des mondes de fictions, pour quels avantages ? C’est une des questions que se pose la nouvelle exposition de la Maison d’Ailleurs. Au travers de réalité virtuelle, de projections murales ou encore d’expériences sonores, le spectateur va pouvoir se questionner sur cette immersion.

Celle que certains définissent dans la fiction comme vivre une autre vie, dans une autre monde. Avec l’essor des films, des séries télévisées, des jeux vidéos, nous nous immergeons tous dans d’autres univers, au quotidien :

Marc AtallahCurateur de l'exposition Une autre vie ?

Si la Maison d’Ailleurs se veut être le musée de la science-fiction et des voyages extraordinaires, ce sont bien l’entier des mondes de fictions qui sont concernés par cette exposition.

Marc AtallahCurateur de l'exposition Une autre vie ?

Les visiteurs pourront s'immerger dans plusieurs formes d'oeuvres, allant de la réalité virtuelle à la projection murale, ou encore à des extraits sonores :

Marc AtallahCurateur de l'exposition Une autre vie ?

Cependant, selon le curateur de l'exposition, la frontière entre liberté grâce à l'immersion et à sa sortie et la propagande peut être fine :

Marc AtallahCurateur de l'exposition Une autre vie ?

Jouets des Eighties

Une autre exposition est également présentée, dans l'Espace Jules Vernes. Comme les deux années précédentes, cet espace est consacré à la présentation de jouets, cette fois si des années 80, liés à la pop culture. Une décennie prolifique, une époque où on pouvait encore exprimer des exubérances, sans retenues.

Deux expositions à découvrir dès le 24 février 2024 et qui dureront jusqu'au 5 janvier 2025.

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Suisse

La levée du statut S inquiète les milieux de l'asile

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Pour l'ancienne conseillère d'Etat vaudoise Cesla Amarelle, "le temps ne joue pas en faveur du statut S" (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

La levée du statut S, que le Conseil fédéral ne prévoit pas avant mars 2025, inquiète. Les milieux de l'asile appellent le Conseil fédéral à anticiper pour mettre fin à ce statut temporaire qui freine l'intégration, notamment au marché du travail.

Activé en mars 2022 pour les personnes fuyant la guerre en Ukraine, le statut de protection S a été prolongé jusqu'au 4 mars 2025. "Le temps ne joue pas en faveur du statut S", a expliqué mercredi Cesla Amarelle, professeure de droit à l'Université de Neuchâtel. Elle intervenait lors d'un point de presse de la plateforme asile.ch qui tirait le bilan de deux ans de ce permis avec le Pôle de recherche national consacré aux études sur la migration, nccr - on the move.

Selon elle, le Conseil fédéral serait bien inspiré de ne pas trop attendre. Dans son plan provisoire de mise en ½uvre de la levée du statut S, la Confédération part de l'idée que sur les 70'000 bénéficiaires de ce permis, 14'000 devraient être renvoyées sous contrainte. Un nombre sous-évalué, selon l'ancienne conseillère d'Etat.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le Conseil fédéral veut interdire le Hamas en Suisse pendant 5 ans

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Le nouveau conseiller fédéral Beat Jans a tenu mercredi sa première conférence de presse à Berne dans son nouveau rôle, pour présenter la loi sur l'interdiction du Hamas. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le Hamas doit être interdit en Suisse pendant cinq ans. Le Conseil fédéral a ouvert mercredi la consultation sur un projet en ce sens. L'interdiction vise aussi les organisations apparentées au groupe islamiste. La consultation court jusqu'au 28 mai.

Dans le détail, les organisations servant de couverture au Hamas, celles qui en émanent, ainsi que les organisations et groupements qui agissent sur son ordre ou en son nom sont également visées. Dans un communiqué, le gouvernement précise qu'il peut aussi interdire les organisations et groupements considérés comme terroristes qui sont particulièrement proches du Hamas et dont les dirigeants, les buts ou les moyens sont identiques aux siens.

L'interdiction est gage de sécurité juridique et a un effet préventif et répressif, souligne le Conseil fédéral. Elle réduit le risque que la Suisse soit utilisée comme zone de repli et diminue la menace d'activités terroristes sur sol suisse. Elle permet aussi aux autorités de poursuite pénale de contrer de façon plus ciblée les soutiens du Hamas, en facilitant l'administration des preuves.

Il sera également plus efficace et facile de prendre des mesures de police préventives, comme des interdictions d'entrée ou des expulsions, et de lutter contre le financement du terrorisme. Les autorités suisses pourront plus facilement échanger avec leurs homologues étrangères des informations sur les flux financiers en cas de soupçons.

Le Hamas et les organisations liées sont pénalement qualifiés de terroristes. Les actes de soutien sont passibles d'une peine privative de liberté de 10 ans au plus et, pour les personnes qui exercent une influence déterminante au sein de ces entités, de 20 ans au plus.

Prolongation possible par le Parlement

La durée de validité de la loi est limitée à cinq ans, comme le projet a des conséquences majeures pour les organisations, groupements et personnes concernés, note le Conseil fédéral. Elle peut être prolongée par le Parlement lors d'un processus ordinaire. Les Chambres ont déjà chacune adopté en décembre deux motions visant aussi à interdire le Hamas.

Pour sa part, le Conseil fédéral a déjà décidé le 11 octobre de qualifier le Hamas d'organisation terroriste, après les attaques du 7 octobre, qui ont causé la mort de près de 1200 personnes originaires d'Israël ou d'autres pays, dont deux Suisses. Le Hamas s'en est délibérément pris à la population civile, emmenant près de 250 enfants, femmes et hommes en otages, relève le gouvernement. Quelque 130 d'entre eux ne sont toujours pas libérés. D'après Israël, 30 seraient morts.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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