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Suisse

Bâle-Campagne: il prend un radar pour une lampe disco

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Le recourant affirmait qu'il avait confondu le flash du radar avec une lampe disco (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Tribunal fédéral confirme la condamnation d'un automobiliste bâlois pour violences et menaces contre des fonctionnaires après un contrôle radar mouvementé. Pour sa défense, le recourant affirmait notamment qu'il avait confondu l'appareil avec une lampe disco.

En juillet 2018, l'automobiliste avait été flashé alors qu'il circulait à 10 km/h au moins au-dessus de la limitation à 80 km/h. Il avait fait demi-tour et s'était arrêté sur le chemin de campagne où stationnait le bus de mesure de la police de Bâle-Campagne.

Un policier en civil s'était avancé et avait décliné sa fonction. Constatant que le conducteur sentait l'alcool, il lui avait ordonné de rester sur place pour se soumettre à un contrôle. Le recourant était reparti bien que le fonctionnaire ait tenté de l'en empêcher. Arrivé au bout du chemin, il avait dû revenir en arrière et avait foncé sur l'agent qui tentait de lui barrer la route. Celui-ci avait dû s'écarter au dernier moment.

Déclarations fantaisistes

L'homme avait écopé de 98 jours-amendes à 120 francs avec sursis ainsi que d'une amende de 400 francs. Le président du Tribunal pénal l'avait reconnu coupable de violences et menaces contre les fonctionnaires, infraction simple aux règles de la circulation routière et opposition aux mesures visant à déterminer l'incapacité de conduire.

Durant la procédure, l'automobiliste avait multiplié les déclarations contradictoires et fantaisistes. Il avait affirmé avoir pris le flash du radar pour un éclairage disco. Pressé par les enquêteurs, il n'est pas parvenu à expliquer ce qui l'amenait à penser que quelqu'un testerait une telle installation à la sortie d'une localité. Il avait aussi affirmé que le policier était sorti brusquement d'un buisson "où il observait probablement des poissons".

Dans un arrêt publié mardi, le Tribunal fédéral constate que la seule preuve objective porte sur le dépassement de vitesse mesuré par le radar. Pour le reste, la justice bâloise s'est fondée sur les déclarations du policier qui lui sont apparues plus crédibles que celles du recourant. Celui-ci a invoqué l'arbitraire dans l'appréciation des témoignages.

Franchise

L'instance précédente a relevé que l'agent a présenté les faits de manière constante, détaillée et logique. Il a évoqué ses pensées durant l'altercation, indiquant par exemple que l'idée de dégainer son pistolet lui avait traversé l'esprit.

Le recourant a dénoncé cet aveu comme une tendance à l'exagération. Pour les juges bâlois, la question de la proportionnalité d'un usage de l'arme de service n'est pas pertinente. En revanche, la déclaration du policier montre bien qu'il n'a pas cherché à embellir le tableau. En livrant ses réflexions, il a plutôt fait preuve de franchise.

La justice bâloise, comme la Cour de droit pénal, a constaté que le fonctionnaire n'avait aucune raison d'accuser le recourant à tort. Au contraire, il a tenté de l'excuser affirmant que, dans sa rage, l'homme ne l'avait peut-être pas identifié comme un agent en civil.

Le Tribunal fédéral estime au final que l'instance précédente n'a pas fait preuve d'arbitraire. Elle pouvait notamment conclure que le recourant avait bien réalisé la situation compte tenu de l'ensemble des circonstances, soit le radar, le fourgon typique de la police, l'attitude du policier et le fait qu'il portait une arme de service à la ceinture.

Les frais de la cause devant le Tribunal fédéral, soit 3'000 francs, sont à la charge du recourant. (arrêt 6B_751/2021 du 27 août 2021)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

L'inflation amorce sa décrue en juin

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Le principal poste de dépenses des ménages suisses, le loyer, a une nouvelle fois enregistré une progression de 1,4% comparé à juin 2025, alors que les produits pétroliers ont encore bondi de 15,4% en raison des effets sur les prix de la guerre au Moyen-Orient, après une accélération de 18% en mai. (© KEYSTONE/DPA-Zentralbild/ARNO BURGI)

Les prix à la consommation en Suisse ont entamé leur décrue en juin, grâce à un repli dans le secteur de l'alimentation et des boissons qui a partiellement compensé l'accélération des tarifs des produits pétroliers.

L'inflation a augmenté pendant la période sous revue de 0,5% sur un an. Comparé au mois précédent, les prix ont même fait du surplace, a indiqué jeudi l'Office fédéral de la statistique.

Ces données marquent un ralentissement des prix à la consommation, ces derniers ayant accéléré en mai de 0,6% sur un an et de 0,2% sur un mois.

Les chiffres de juin sont par ailleurs conformes aux attentes des économistes interrogés par l'agence AWP, les experts ayant tablé sur une inflation entre 0,4% et 0,5% sur un an. La variation mensuelle était attendue entre 0,0% et 0,1%.

Le principal poste de dépenses des ménages suisses, le loyer, a une nouvelle fois enregistré une progression de 1,4% comparé à juin 2025, alors que les produits pétroliers ont encore bondi de 15,4% en raison des effets sur les prix de la guerre au Moyen-Orient, après une accélération de 18% en mai.

Le coût de la santé a par contre reculé de 0,4% et celui de l'alimentation et des boissons de 1,2%. Le prix du café a ainsi décru de 3,3%.

Effet bénéfique du franc

Pour l'ensemble de l'année, la majorité des économistes table sur une inflation entre 0,5% et 0,7% et de 0,6% à 0,8% en 2027. A ce niveau, les prix se situent dans la fourchette des 0% à 2% défendue par la Banque nationale suisse (BNS) et qu'elle assimile à la stabilité des prix. L'institut d'émission n'aura donc pas, à priori, à intervenir les prochains mois sur son taux directeur.

"La Suisse ne fait pas face à un problème d'inflation généralisée, mais à quelques ajustements sectoriels très localisés", le logement demeurant le principal moteur des prix, a commenté Arthur Jurus, directeur des investissements à la banque Oddo BHF Suisse.

Protégée grâce à la force du franc de l'inflation dite importée, les prix à la consommation dans la Confédération sont nettement plus bas que dans la zone euro qui a enregistré une inflation à 2,8% en juin. Ils sont également largement en dessous du taux enregistré aux Etats-Unis qui a culminé en mai à 4,2% (CPI) sur un an.

Le franc continue en effet "de jouer son rôle d'amortisseur macroéconomique", une appréciation de 10% de la monnaie helvétique réduisant l'inflation d'environ un point de pourcentage avec un décalage de plusieurs trimestres, a expliqué M. Jurus.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

UBS en mesure de faire face à des pertes en cas de crise

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Du côté de la banque aux trois clés, la capacité d'UBS à générer des profits "a continué d'augmenter en 2025. Cette amélioration s'explique par la performance de l'activité de gestion de fortune et de la banque d'investissement", alors que les activités suisses ont vu leur rentabilité diminuer. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

UBS, ainsi que les banques axées sur le marché suisse, seraient capables d'absorber les pertes engendrées par "des scénarios défavorables", souligne le géant bancaire qui dispose d'assez de fonds propres pour se conformer au tour de vis demandé par le Conseil fédéral.

"Le secteur bancaire suisse est globalement bien positionné pour relever les défis que présente l'environnement actuel", note la Banque nationale suisse (BNS) dans son rapport sur la stabilité financière publié jeudi. Dans le même temps, elle pointe que "le contexte économique et financier reste difficile pour le secteur financier suisse, en raison notamment du conflit au Moyen-Orient, des tensions liées au commerce international, et des incertitudes géopolitiques et macroéconomiques qui en découlent."

Concernant les banques d'importance systémique, la "profitabilité" de PostFinance et de la Banque Cantonale de Zurich (ZKB) a augmenté l'an passé mais diminué pour le groupe Raiffeisen. Les ratios de fonds propres se sont globalement accrus.

Du côté de la banque aux trois clés, la capacité d'UBS à générer des profits "a continué d'augmenter en 2025. Cette amélioration s'explique par la performance de l'activité de gestion de fortune et de la banque d'investissement", alors que les activités suisses ont, à l'inverse, vu leur rentabilité diminuer en raison de la baisse du résultat net des opérations d'intérêts.

Fonds propres suffisants

En matière de fonds propres, UBS dépasse les exigences de la réglementation too big to fail (TBTF) dans une perspective d'application intégrale, auxquelles elle sera astreinte à partir de 2030, ajoute la BNS. Pour autant, la crise du Credit Suisse a montré que la réglementation bancaire devait être encore renforcée en Suisse.

Le renforcement de la réglementation "Too big to fail" n'entraînera pas de désavantage concurrentiel, a souligné jeudi en conférence de presse Antoine Martin, vice-directeur de la BNS. Selon lui, "UBS se situera au même niveau que ses homologues internationaux".

"Du point de vue de la Banque nationale, les mesures dans le domaine des liquidités et des fonds propres sont particulièrement importantes", pointe la BNS dans son rapport sur la stabilité financière. Elle rappelle qu'en ce qui concerne les fonds propres, le projet que le Conseil fédéral a soumis le 22 avril au Parlement prévoit la couverture complète en fonds propres des participations des banques dans des filiales non résidentes. La proposition du gouvernement "vise à traiter ces risques de manière ciblée, et concerne essentiellement" la banque aux trois clés.

Cette mesure est "ciblée et proportionnée" a insisté M. Martin.

"UBS dispose déjà de fonds propres suffisants pour satisfaire aux exigences proposées", selon les calculs pro forma des autorités et réserves comprises, note la gardienne du franc.

Début juin, le directeur général d'UBS, Sergio Ermotti, a assuré que la grande banque "acceptera et respectera" la décision du Parlement au sujet des fonds propres.

Sur la base des tests de résistance de la BNS, la plupart des banques axées sur le marché intérieur devraient être en mesure, grâce à leurs volants de fonds propres, d'absorber l'impact économique des scénarios de crise susceptibles de les affecter sans avoir à réduire l'octroi de prêts ou à renforcer leur capitalisation.

Ces banques, compte tenu de leur modèle d'entreprise, "sont particulièrement vulnérables à une hausse sensible des taux d'intérêt associée à une correction des prix sur le marché immobilier suisse".

Sorties d'argent

Sur le volet des flux d'argent, "les événements de 2022-2023 en Suisse et aux États-Unis ont montré que les sorties de liquidités peuvent épuiser rapidement des volants de liquidité même substantiels".

Certaines banques risquent aussi de faire face à des pénuries de liquidités en monnaies étrangères, relève la BNS pour qui "il est par conséquent indispensable que les banques préparent suffisamment de sûretés admissibles pour pouvoir obtenir si besoin un soutien en liquidités de la part de la BNS (à travers la facilité étendue de liquidités, FEL), voire d'autres banques centrales le cas échéant".

Enfin, l'institut ajoute que les intermédiaires financiers non bancaires (IFNB), soit les fonds de placement, les caisses de pension et les compagnies d'assurance, "jouent un rôle important dans le système financier en Suisse, avec des implications potentielles pour la stabilité financière". Il existe ainsi de fortes interdépendances entre le secteur bancaire suisse et les IFNB résidents et non-résidents. Ces derniers sont essentiellement reliés à UBS, en raison de sa taille, de son large éventail d'activités et de son profil international.

Les actifs financiers des IFNB suisses sont "considérables", représentant au total 554% du PIB suisse et 171% des actifs financiers du secteur bancaire suisse à fin 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Lausanne

Projet de décharge à Chavornay: le Canton poursuit ses études

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Un projet de décharge cantonale est à l'étude sur la commune de Chavornay (VD), au grand dam de sa population (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Conseil d'Etat vaudois poursuit son processus d'étude d'un projet de décharge à Chavornay sur le lieu-dit "La Verne". Il a décidé de lancer une procédure de plan d'affectation cantonal valant permis de construire. Cette nouvelle étape permet uniquement d'ouvrir une procédure de planification et ne vaut donc pas une autorisation du projet de décharge.

"La procédure comporte différentes étapes dont une mise à l'enquête publique, incluant notamment une étude d'impact sur l'environnement et des démarches d'information auprès du public. Ce n'est qu'à l'issue de cette procédure que le projet de décharge pourrait être approuvé", a indiqué jeudi le gouvernement dans ses décisions hebdomadaires.

Le site sur lequel est envisagé ce projet de décharge est inscrit au Plan sectoriel des décharges (PSD) et au Plan de gestion des déchets (PGD) en tant que site prioritaire. Il répond à la clause du besoin, rappelle le Canton.

Pétition citoyenne déposée

Prévue sur le lieu-dit de "La Verne", la décharge doit accueillir des matériaux de type A et B. Il s'agit respectivement de matériaux d'excavation non pollués (A) ainsi que de matériaux inertes, c'est-à-dire des matériaux d'excavation faiblement pollués et des déchets de chantier tels que béton, briques, tuiles ou verre (B). La durée de l'exploitation du site serait de dix ans environ.

Les habitants de Chavornay se sont mobilisés contre ce projet. Un groupe de citoyens, accompagnés d'une délégation municipale, a remis en janvier dernier une pétition en ce sens, munie de 1600 signatures, au Grand Conseil vaudois.

Les pétitionnaires craignent une atteinte à leur qualité de vie et à leur sécurité en raison des poussières et du trafic accru des camions que cette décharge générerait. Ils s'inquiètent également pour la biodiversité et la faune locale ainsi pour les surfaces agricoles menacées par le projet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Face aux vagues de chaleur, les martinets en souffrance

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En raison de la chaleur, certains martinets, qui ne sont pas encore capables de voler, quittent prématurément leur nid (archives). (© KEYSTONE/APA/TSA/UNBEKANNT)

Avec la chaleur, le centre de soins de la Station ornithologique suisse a accueilli un nombre croissant de martinets. Les oisillons quittent prématurément leur nid en raison de la chaleur. Ils ont alors besoin d'une aide d'urgence.

Au sol, les martinets incapables de voler se trouvent toujours en situation d'urgence. Jeudi, la Station ornithologique suisse, située à Sempach (LU), a expliqué à Keystone-ATS comment venir en aide à ces jeunes oiseaux au sol.

Avant toute chose, il convient de déterminer si l’animal trouvé est un jeune ou un adulte. Les jeunes martinets se reconnaissent à leurs bords de plumes clairs, notamment sur les rémiges, et à leur front clair. Chez les oiseaux adultes, le plumage est d'un brun noir uniforme, à l'exception de la gorge. Leurs ailes dépassent la queue et se croisent à leur extrémité.

Dans le cas d’un jeune oiseau, il faut également vérifier s’il est déjà capable de voler. Un signe qui permet de le déterminer est que les ailes dépassent la queue d’environ deux centimètres. Une fois dans la main, l’oiseau trouvé peut être retourné avec précaution sur le dos.

Une fois l'oiseau retourné délicatement sur le dos dans la main et que son aile a été dépliée, le développement de son plumage corporel devrait déjà être en grande partie achevé.

Tentative de vol

Si un oiseau est capable de voler et que ses ailes sont symétriques, un premier essai de vol peut être tenté. Dans un champ ou une prairie, il faut poser l’oiseau sur la paume de la main à plat et le soulever à peu près à hauteur de tête. Si l’oiseau ne s’envole pas de lui-même, il faut l'aider en le balançant légèrement, mais jamais en le jetant en l’air.

Si l’oiseau trouvé est en bonne santé, il s’envolera de lui-même. S’il ne le fait pas, s’il laisse pendre ses ailes, s’il tremble ou si son plumage est hérissé, la Station ornithologique conseille de se rendre dans un centre de soins.

Adoption

Pour le transport, il est recommandé d'utiliser une boîte recouverte de papier absorbant et percée de trous d’aération. Une cage n’est pas adaptée, car l’oiseau risquerait d’y abîmer son plumage. Il faut aussi éviter de lui donner de la nourriture. Par temps chaud, il est par contre possible de lui donner quelques gouttes d’eau au bord du bec.

Heureusement, les martinets adoptent sans problème un oisillon étranger dont le stade de développement est à peu près équivalent à celui de leurs propres petits. Pour un jeune oisillon trouvé, l’adoption immédiate constitue donc la meilleure solution. Si aucune colonie disposant de sites de nidification ne peut être trouvée, l’oisillon sera élevé dans un centre de soins.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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