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Coronavirus

Ce qui se cache derrière le taux de reproduction du Covid-19

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Selon le Didier Trono, responsable du Laboratoire de virologie de l’EPFL et membre de la Task Force Covid-19 de la Confédération, le taux de reproduction du virus est actuellement trop haut en Suisse. (Image d'archive - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le taux de reproduction. C’est la nouvelle statistique vers laquelle tous les yeux romands sont tournés. Et pour cause. Un des symboles de l’évolution de l’épidémie du coronavirus, ce taux détermine si les bars et restaurants du pays peuvent rester ouverts jusqu’à 19h ou 23h.

La règle édictée par le Conseil fédéral est simple : pour pouvoir conserver ces établissements ouverts jusqu’à 23h, le canton doit afficher un taux de reproduction en-dessous de 1 durant au moins 7 jours et son incidence calculée sur sept jours doit être plus basse que la moyenne suisse. L’incidence, on en parle depuis longtemps, c’est le nombre de nouveaux cas pour 100'000 habitants. Quant au taux de reproduction, sa définition est plus méconnue. Explications avec Didier Trono, responsable du Laboratoire de virologie de l’EPFL et membre de la Task Force Covid-19 de la Confédération:

Didier TronoResponsable du Laboratoire de virologie de l’EPFL et membre de la Task Force Covid-19 de la Confédération

Conséquence, les chiffres que l’on donne aujourd’hui sont les valeurs d’il y a plusieurs jours. A titre d’exemple, les derniers chiffres que l’on possède pour le canton de Vaud font état d’un taux à 0,98 au 30 novembre.

Didier TronoResponsable du Laboratoire de virologie de l’EPFL et membre de la Task Force Covid-19 de la Confédération

À l’heure actuelle, le canton de Vaud remplit les conditions pour que les bars et les restaurants puissent ouvrir jusqu’à 23h. Mais le taux de 0,98 cache malgré tout une tendance à la hausse.

Maintenant, chaque personne infectée passe le virus au minimum à une personne […] C’est un problème majeur

Didier TronoResponsable du Laboratoire de virologie de l’EPFL et membre de la Task Force Covid-19 de la Confédération

Un Task Force Covid inquiète

Les mesures décidées vendredi dernier pour freiner la pandémie de coronavirus ne suffisent pas. C’est l’avis exprimé cette semaine par la Task Force scientifique coronavirus de la Confédération. Selon les experts, il faut des mesures globales au niveau national à appliquer aussi vite que possible. Ils craignent un potentiel doublement des nouveaux cas de Covid-19 sous un mois. Au niveau suisse, le taux de reproduction du virus est de 1,13, ce qui correspond à ce doublement. S'il doit être intégré dans le contexte du nombre de nouveaux cas journaliers et du taux de positivité des tests, cet indice R est aujourd’hui trop haut pour Didier Trono.

Didier TronoResponsable du Laboratoire de virologie de l’EPFL et membre de la Task Force Covid-19 de la Confédération

Dans le canton de Vaud, l’indice R est de 0,98. Une tendance à nouveau à la hausse, mais qui montre que l'on connaît les solutions à appliquer selon Didier Trono.

Didier TronoResponsable du Laboratoire de virologie de l’EPFL et membre de la Task Force Covid-19 de la Confédération

Et ce qui effraie les experts, c’est la période des fêtes, propice aux rencontres et à un certain relâchement dans l’application des gestes barrières.

La Suisse, de tous les pays qui l'entourent, est celui qui est dans la pire des situations.



Didier TronoResponsable du Laboratoire de virologie de l’EPFL et membre de la Task Force Covid-19 de la Confédération

Le Conseil fédéral est attendu ce vendredi sur de possibles nouvelles mesures de lutte contre le coronavirus. Trois degrés de sévérité ont été évoqués cette semaine par la presse. Le confinement avant Noël ne serait pas envisagé.

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1 commentaire

1 commentaire

  1. chmdp10@gmail.com

    3 janvier 2021 à 20:39

    Pourquoi ils ont passé au calcul R a la place de nombre de personnes avec virus sur 100000?

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Coronavirus

Allemagne: un sexagénaire vacciné 217 fois contre le coronavirus

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Le sexagénaire allemand se porte bien malgré ses nombreuses vaccinations (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Des scientifiques allemands se sont penchés sur un homme de 62 ans qui s'est fait vacciner plus de 200 fois contre le coronavirus. Son système immunitaire fonctionne "tout à fait normalement", a indiqué l'Université Friedrich-Alexander d'Erlangen-Nuremberg.

Aucun effet négatif sur le système immunitaire n'a été constaté, rapportent les scientifiques dans la revue britannique The Lancet Infectious Diseases. Certaines cellules immunitaires et certains anticorps contre le SARS-CoV-2 sont même nettement plus fréquents que chez les personnes qui n'ont reçu que trois vaccins.

Jusqu'à présent, on ne savait pas exactement quels étaient les effets de ce que l'on appelle l'hypervaccination sur le système immunitaire. Certains scientifiques partent du principe que les cellules immunitaires deviennent moins efficaces en raison d'un effet d'accoutumance. Or, ce n'est pas le cas chez l'individu en question.

L'attention des scientifiques avait été attirée par des articles de presse sur ce résident de Magdebourg (D) qui, selon ses propres dires, s'était fait vacciner 217 fois en 29 mois contre le Covid-19; 134 de ces vaccinations ont été officiellement confirmées.

Aucun dommage

Le parquet de Magdebourg a ouvert une enquête contre l'homme pour fraude, écrivent les chercheurs dans l'étude. Il n'a toutefois pas été mis en accusation.

La fonction du système immunitaire contre d'autres agents pathogènes n'a pas non plus été modifiée, comme l'ont montré d'autres tests. Aucun dommage n'a été constaté malgré les nombreuses vaccinations.

Les auteurs de l'étude ont également souligné qu'il s'agissait d'un cas isolé. Il n'est donc pas possible d'en tirer des conclusions ou des recommandations pour la population générale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Coronavirus

Maurer réaffirme qu'il y a eu "une hystérie autour du Covid"

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L'ancien conseiller fédéral Ueli Maurer se dit surpris du tollé suscité par ses propos tenus deux semaines plus tôt sur le Covid (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Deux semaines après avoir tenu des propos sur le coronavirus ayant suscité une vive réaction, Ueli Maurer assume. "Bien sûr qu'il y a eu une hystérie autour du Covid", réaffirme-t-il dimanche dans la presse.

Cette hystérie était même "d'ampleur mondiale", assure le Zurichois dans Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. "On a dit que le Covid était mortel, et à partir de cette supposition, on a tendu un filet sanitaire comme on n'en avait jamais vu auparavant, assure-t-il. Quiconque osait poser une question critique était écarté ou traité de 'conspirateur'".

Ueli Maurer avait déjà tenu des propos similaires dans la presse dominicale deux semaines plus tôt, suscitant une vive réaction. "Concernant le Covid, je n'ai que répété ce que j'ai toujours dit, réagit-il. Que cela ait suscité pareil tollé m'a surpris". Les critiques provenaient surtout des médias, selon l'ancien ministre des finances, qui dénonce un "réflexe anti-Maurer".

"Pas un antivax"

L'ancien conseiller fédéral nuance toutefois ses déclarations sur les vaccins anti-Covid qui ont particulièrement choqué. Il avait affirmé que ces vaccins renfermaient "beaucoup d'air chaud". "Bien sûr, on a tout de suite affirmé que j'étais un antivax. Ce qui n'est pas vrai", dit-il.

L'utilité des vaccins n'est pas contestée, mais la Suisse est allée trop loin en disant à tout le monde de se vacciner, assure Ueli Maurer. "Je suis convaincu que, ces prochaines années, nous nous occuperons de façon croissante des dommages causés par le vaccin", ajoute-t-il.

"L'Etat pas responsable de tout"

L'ancien conseiller fédéral revient également sur les crédits Covid dont il était en charge durant la pandémie. Il lui avait été notamment reproché d'avoir laissé tomber les PME. "L'Etat ne peut pas être responsable de tout. Il ne peut pas non plus protéger chacun de la mort", se défend-il.

La responsabilité individuelle a, selon lui, été dissoute comme jamais auparavant, poussant la Confédération à dépenser sans compter. "L'Etat doit protéger, mais il ne peut distribuer que l'argent qu'il prend d'abord aux gens".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

Le "contact-tracing" n’a eu qu’une efficacité relative

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Le suivi des contacts mis en place pendant la pandémie de coronavirus n'a eu qu'une efficacité relative (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Environ 40% des personnes infectées par le coronavirus ont été identifiées par le biais du suivi des contacts, selon une étude genevoise. Ces résultats suggèrent que le "contact-tracing" à lui seul ne suffit pas à stopper la propagation du coronavirus.

De surcroît, la proportion de personnes infectées identifiées de cette manière a fluctué selon le variant en cause, le type de logement habité, et la richesse du quartier.

En cas d'épidémie, le suivi des contacts doit donc être complété par une multitude d'autres mesures qui tiennent compte des caractéristiques spécifiques de chaque maladie, ont indiqué mercredi l'Université et les Hôpitaux universitaires de Genève (UNIGE/HUG) dans un communiqué.

Pour évaluer l'efficacité du traçage des contacts, une équipe dirigée par Delphine Courvoisier a analysé les données de plus de 140'000 cas de coronavirus recensés dans le canton de Genève entre juin 2020 et mars 2022. Ces résultats sont publiés dans la revue Eurosurveillance.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

Des chercheurs trouvent des traces de Covid long dans le sang

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Les chercheurs de l'université et de l'hôpital de Zurich ont analysé plus de 6500 protéines dans le sérum sanguin de 113 personnes infectées par le Covid-19 et de 39 personnes en bonne santé, indique l'étude publiée jeudi dans la revue "Science". (© KEYSTONE/DPA/MARCUS BRANDT)

Une équipe de chercheurs zurichois a identifié une spécificité dans les protéines sanguines des personnes atteintes de Covid long. Elle pourrait servir à mieux diagnostiquer le problème et peut-être aussi à le traiter de manière plus ciblée.

Les chercheurs de l'université et de l'hôpital de Zurich ont analysé plus de 6500 protéines dans le sérum sanguin de 113 personnes infectées par le Covid-19 et de 39 personnes en bonne santé, indique l'étude publiée jeudi dans la revue "Science". Chez les personnes infectées, dont 40 ont développé un Covid long, ils ont réexaminé le schéma sanguin après 6 et 12 mois.

Dans le sérum des personnes atteintes de Covid long, ils ont constaté une modification des protéines liées au système dit "du complément", qui fait partie du système immunitaire. Ce système, qui lutte contre les infections, ne revient pas comme il le devrait à l'état de repos après l'infection chez les cas de Covid long, a expliqué Onur Boyman, responsable de l'étude, à Keystone-ATS. Il provoque ainsi des dommages cellulaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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