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Suisse

Cinq zoos suisses vaccinent leurs oiseaux contre la grippe aviaire

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Cinq zoos suisses vaccinent leurs oiseaux contre la grippe aviaire dans le cadre d'une étude. Cela doit permettre d'éviter le placement en quarantaine de certaines espèces comme ce fut le cas en 2016 pour les flamants roses du parc zoologique de Berne (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Cinq zoos suisses vaccinent leurs oiseaux contre la grippe aviaire dans le cadre d'une étude. Parmi les sujets testés figurent plus de 700 animaux de plus de 50 espèces, a annoncé mercredi le zoo de Bâle, qui dirige l'étude.

Le zoo de Zurich, le parc zoologique de Berne, le parc naturel et animalier de Goldau (SZ) et le Bioparc de Genève ont également participé à l'étude. L'objectif de l'expérience est de déterminer si les oiseaux des zoos sont efficacement protégés contre le virus afin d'éviter la mise en place de lourdes mesures comme le confinement, ont indiqué les zoos.

La tolérance du vaccin développé par l'Institut fédéral de virologie et d'immunologie (IVI) chez les différentes espèces fait également l'objet de l'étude. Bien qu'officiellement interdite en Suisse, la vaccination contre la grippe aviaire est autorisée dans le cadre de projets de recherche. Il s'agit d'un vaccin dit à vecteur, basé sur un virus de la grippe aviaire génétiquement modifié.

Deuxième phase de l'étude

Les premiers essais avec le vaccin ont eu lieu en août 2023 à Bâle et à Berne. À l'époque, 317 animaux de 24 espèces d'oiseaux avaient été vaccinés, dont des pélicans, des pingouins, des grands-ducs d'Europe et des palmipèdes. L'IVI n'avait observé aucun effet secondaire et les animaux vaccinés n'étaient plus contagieux.

Au cours de la deuxième phase, les zoos et l'IVI souhaitent observer si une dose de rappel sur les animaux déjà vaccinés à Bâle et à Berne est nécessaire pour ces oiseaux. Ils veulent également examiner si ces vaccinations ont permis la création d'une immunité suffisante chez les oiseaux pas vaccinés, écrit le zoo de Bâle. Les premiers résultats sont attendus pour l'été 2026. S'ils sont satisfaisants, le vaccin continuera d'être utilisé.

Le virus de la grippe a été détecté au début du mois sur un oiseau sauvage à Vinelz, au bord du lac de Bienne. L’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) a dans la foulée appelé les détenteurs de volailles à mettre en ½uvre des mesures de prévention.

La maladie, qui se manifeste chez l'animal par des troubles respiratoires, des enflures au niveau de la tête, de l'apathie et de la léthargie, ne se transmet en général pas à l'humain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

L'initiative du MCG sur les frontaliers est refusée par les députés

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Une initiative du MCG qui vise à réserver certains postes stratégiques au sein de l'Etat aux Suisses et aux résidents genevois a été refusée par le Grand Conseil. Un contre-projet sera élaboré. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'initiative législative du MCG visant à limiter le nombre de frontaliers travaillant à l'Etat de Genève a été rejetée jeudi par le Grand Conseil. Les députés ont voté le principe d'un contreprojet, qui sera élaboré en commission. Le dernier mot reviendra au peuple.

Intitulée "Garantir la souveraineté: non aux frontaliers dans les postes stratégiques de l'Etat!", elle demande que seuls les Suisses ou les titulaires d'une autorisation d'établissement puissent accéder à certains postes de l'administration. Les domaines des finances et du système judiciaire sont notamment visés.

Fidèle à la ligne historique du parti, le député MCG François Baertschi a relevé d'emblée que les "frontaliers menacent les emplois" de la population genevoise. Ce texte propose de faire ce que la France fait déjà: réserver certains postes stratégiques à la population locale, a-t-il ajouté. Son initiative a été rejetée par le Grand Conseil par 62 voix contre 20 (MCG et UDC).

Le principe d'un contreprojet a été voté. Il pourrait permettre de généraliser certaines pratiques en vigueur au sein de l'Etat et de favoriser l'employabilité et les reconversions des Genevois. Le Conseil d'Etat avait recommandé de ne pas opposer de contreprojet. La conseillère d'Etat Nathalie Fontanet a souligné que la priorité à l'emploi pour les Genevois existait depuis longtemps.

L'initiative du MCG prévoyait initialement d'exiger une résidence effective dans le canton. Contraire au droit supérieur, cette disposition avait été supprimée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Cathédrale Saint-Pierre pleine pour l'adieu à Jean Ziegler à Genève

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Les hommages se sont succédé pendant deux heures et demie pour l'ancien conseiller national et sociologue Jean Ziegler (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La Cathédrale Saint-Pierre était remplie à ras bord pour la cérémonie d'adieu à Jean Ziegler. Jeudi, inédit, l'Internationale aura été jouée à l'orgue et reprise en choeur dans ce stie emblématique pour rendre hommage à l'ancien conseiller national et sociologue.

Tout le peuple de gauche genevois, mais aussi des représentants onusiens et ressortissants d'autres pays voulaient être là. "La cérémonie va être aussi longue qu'un discours de Fidel Castro, mais je l'espère moins ennuyeuse", a prévenu le pasteur Emmanuel Rolland. Il ne se trompait pas, les hommages et chansons de militants qui faisaient se lever les téléphones comme dans un concert se sont succédé pendant près de deux heures et demie.

"Genève perd l'une de ses plus grandes consciences", a commencé la maire Christina Kitsos, devant tous les représentants de gauche au Conseil d'Etat. Les hommages ont rappelé les combats contre la famine et les injustices menés par l'ancien rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation.

"Jean Ziegler est connu, admiré", a affirmé l'ancienne présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey. Elle est revenue sur les accusations de traîtrise contre lui au moment où il s'en est pris aux banques suisses. "Rien n'est plus faux. Jean aimait la Suisse mais cet amour le rendait exigeant", a-t-elle ajouté avant de le remercier, au bord des larmes.

La renommée du socialiste dépassait largement les frontières nationales. Depuis son décès il y a une semaine, des sacs entiers d'hommages sont arrivés depuis le monde entier au domicile familial dans la campagne genevoise. Chiliens de Suisse, Congolais de Suisse, Palestiniens, Iraniens ou Sahraouis ont monté pendant la cérémonie l'importance de cet homme sur la scène internationale.

"Un géant" à l'ONU

Pour tous les experts du système des droits humains à l'ONU, "Jean Ziegler ne sera pas seulement un prédécesseur. C'était un géant", a affirmé dans une lettre la rapporteuse spéciale sur les territoires palestiniens Francesca Albanese. Le candidat à la présidentielle française Jean-Luc Mélenchon aurait souhaité être là mais a laissé un message vidéo.

"Il manquera toujours dans nos rangs", a-t-il dit au sujet de Jean Ziegler. "Chacun comprenait en le regardant la profondeur de ce qui l'engageait", selon lui.

La famille a ensuite parlé du Jean Ziegler moins connu, un être d'amour selon son épouse Erica, son fils Dominique et son petits-fils Théo. Le "militant" était aussi "confident" et "fédérateur", "un peu collant" dans cet enthousiasme. Et le pacifiste ne reculait pas devant une bataille de coussins ou des tirs au pistolet en plastique.

Mais l'activisme revient toujours. Il semblerait "qu'il ait manifesté contre le G7" tout en échappant aux gaz lacrymogènes et aux nasses, a dit Dominique Ziegler, metteur en scène connu, alors que des pancartes brandissaient son portrait dimanche dernier. "Mon père a été l'homme le plus détesté de Suisse" mais "je ne l'ai jamais entendu se plaindre", a-t-il ajouté. Jean Ziegler sera enterré au cimetière des Rois à Genève.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Pas de votation sur l'initiative visant à éloigner les gravières

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Les Genevois ne voteront pas sur l'initiative visant à éloigner des zones habitées les décharges qui traitent des matériaux de construction et des remblais (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Genève ne votera pas sur l'initiative demandant d'éloigner les gravières des habitations. Le Grand Conseil a approuvé jeudi à l'unanimité moins une abstention ce texte, qui avait été en partie invalidé.

Lancée par des citoyens, l'initiative "Exploitations à proximité des habitations: une distance minimale afin de mieux préserver la santé publique!" visait à protéger la santé des riverains. Elle imposait une distance minimale de 300 mètres entre les gravières et les habitations.

Cette disposition jugée incompatible avec le droit fédéral a été retirée, limitant la portée du texte. Mais même vidée de sa substance, cette initiative n'avait pas été retirée par ses auteurs qui voulaient que la protection de la santé des riverains soit inscrite dans la loi.

Inquiétudes et oppositions

Le texte résiduel de l’initiative rappelle ainsi globalement l’importance des enjeux de santé publique et de protection des riverains. Il ne remet pas en cause l’équilibre actuel du dispositif légal ni les activités indispensables à l’approvisionnement du canton et au traitement des matériaux, a relevé la PLR Céline Zuber-Roy, rapporteuse de commission.

Les activités des gravières sont déjà encadrées au niveau cantonal et au niveau fédéral. Il n'y aura donc pas de changements majeurs, a souligné la conseillère d'Etat Anne Hiltpold, qui remplaçait Nicolas Walder, chef du Département du territoire (DT).

Plusieurs sites destinés aux déblais de gravier et de terre provenant des chantiers de construction sont projetés dans le canton. Ces projets suscitent des inquiétudes et des oppositions depuis une quinzaine d'années.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Le Ministère public ouvre une nouvelle enquête pénale contre Dittli

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La conseillère d'Etat vaudoise Valerie Dittli est désormais visée par une deuxième enquête pénale. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Ministère public (MP) vaudois ouvre une nouvelle poursuite pénale contre la ministre centriste Valérie Dittli. Dans le cadre du rapport Meylan, le procureur général estime que le soupçon de commission d'une infraction pénale ne peut pas être écarté.

"Après examen du rapport de Jean-François Meylan du 24 avril 2026 sur les mandats attribués à l'ancien président de la Commission foncière rurale I , le procureur général a décidé d'instruire les faits portés à sa connaissance par le Conseil d'Etat. Il a ainsi demandé et obtenu du Bureau du Grand Conseil l'autorisation de poursuivre la conseillère d'Etat Valérie Dittli", indique le MP dans un communiqué.

"Le rapport établi sur mandat du Conseil d'Etat mentionne notamment deux mandats octroyés en 2025 à l'ancien président de la CFR I par la cheffe de l'ex-Département des finances et de l'agriculture (ex-DFA), Valérie Dittli. Selon le rapport, l'un d'entre eux faisait partie d'une convention signée entre les deux personnes précitées, prévoyant également le retrait d’une plainte pénale à l’encontre de Mme Dittli", rappelle le MP.

La convention prévoyait aussi l'octroi de 10'000 francs d'argent public au plaignant, selon le rapport Meylan.

Ouverture prochaine

En date du 28 avril, le Conseil d'Etat avait transmis l'entièreté du dossier en sa possession au procureur général Eric Kaltenrieder afin qu'il puisse déterminer si les faits établis par l'enquêteur constituent ou non des infractions pénales. "Après examen de ces documents, il a estimé que le soupçon de commission d'une infraction pénale ne pouvait être écarté et qu'une enquête pénale était nécessaire pour établir les faits", explique le MP.

En date du 11 mai, il a adressé une demande d'autorisation de poursuivre l'actuelle cheffe du Département de l'agriculture, de la durabilité et du climat et du numérique (DADN) au Bureau du Grand Conseil. Ce dernier, après avoir consulté l'intéressée, a donné son accord ce mercredi. Informé par cet organe, le procureur général "va procéder prochainement" à l'ouverture d'une instruction pénale.

"Je me réjouis de dissiper les doutes"

Dans une déclaration personnelle publiée le même jour, Mme Dittli dit prendre acte de cette décision. "Je me réjouis qu'une telle démarche permette d'établir les faits de manière complète et objective, dans le respect du droit d'être entendu, et de dissiper définitivement les doutes qui paraissent encore subsister", écrit la jeune ministre centriste.

"Les motifs précis pour lesquels le Ministère public entend instruire cette affaire ne ressortent pas encore clairement à ce stade", souligne-t-elle.

C'est donc la deuxième enquête pénale visant Mme Dittli. Le MP a ouvert une première instruction pénale à son encontre, en automne dernier. Elle porte sur des faits potentiellement constitutifs d'abus d'autorité, sachant que la désormais ex-grande argentière avait demandé d'annuler ou de faire annuler des taxations entrées en force, dans le cadre du bouclier fiscal. Le Parquet a classé en revanche une procédure pour violation du secret de fonction.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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