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Coronavirus - L'armée ne compte pas tous les jours de service

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Image d'illustration (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
Les militaires déployés en raison de la pandémie de Covid-19 ne sont pas crédités de tous leurs jours de service. Sans cette mesure, l'armée risque de ne plus pouvoir apporter son soutien lors d'une prochaine vague de pandémie ou en cas d'incident.

Les militaires actuellement en service n'auront en revanche plus à rempiler cette année, a déclaré la ministre de la défense Viola Amherd dans une interview samedi au Blick. La conseillère fédérale haut-valaisanne de 57 ans s'appuie sur une décision du collège gouvernemental.

Les militaires déployés dans le cadre de la mobilisation seront crédités au maximum du montant qu'ils auraient dû faire cette année, a précisé Stefan Hofer, porte-parole de l'armée, à Keystone-ATS. Les jours en plus ne seront pas crédités. Cette décision est conforme au droit militaire.

Elle doit encore être soumise au Parlement pour approbation, précise M. Hofer. La prochaine session extraordinaire des Chambres fédérales est prévue à partir au 4 mai.

Environ 5000 militaires sont actuellement mobilisés dans le cadre de la pandémie de Covid-19. Ils soutiennent les cantons qui le souhaitent, notamment les hôpitaux, la police et les garde-frontières. La décision du Conseil fédéral prévoit un maximum de 8000 soldats.

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Les mesures prises en Suisse ont fortement réduit les cas de coronavirus

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(KEYSTONE/Ennio Leanza)
Les mesures prises en Suisse ont permis de réduire fortement le nombre de cas de Covid-19. Selon les cantons, le taux de transmission a chuté de 53 à 92%, parallèlement à une baisse de mobilité de 30 à 80%. C'est ce qui ressort d'une étude menée par l'EPFL.

"Les estimations de l'impact des mesures sur la transmission du SARS-CoV-2 sont essentielles pour la prise de décision, que ce soit dans la suite de cette épidémie ou dans les suivantes", souligne Jacques Fellay, médecin-chercheur à la Faculté des Sciences de la Vie de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Ce dernier est co-auteur de l’étude dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue Swiss Medical Weekly et membre du comité scientifique Covid-19 mis en place par le Conseil fédéral.

Depuis le 28 février

Les chercheurs de l’EPFL ont analysé les mesures prises depuis le 28 février, date de l’interdiction des rassemblements de plus de 1000 personnes. Cette première disposition a été suivie par toute une série de mesures avec pour point culminant l’interdiction des rassemblements de plus de 5 personnes annoncée le 20 mars.

La méthode utilisée consiste à déterminer l’évolution du taux de reproduction (donné par la valeur R0) au cours de l’épidémie à l’échelle nationale et cantonale, à l’aide d’un modèle épidémiologique. Celui-ci prend en compte des données détaillées de plus de 1000 patients hospitalisés dans le canton de Vaud, ainsi que les rapports publics sur les hospitalisations et les décès en Suisse.

Au niveau suisse, les chercheurs ont observé que la valeur R0, soit le taux de reproduction, est passée de 2,8 au commencement de la pandémie à 0,4 au début avril, soit une réduction de 86%. Calculée pour chaque canton séparément, cette réduction varie entre 53% pour le Jura et 92% pour Bâle-Ville.

Données des téléphones portables

La baisse de transmission a été comparée aux changements de mobilité obtenus avec les données des téléphones portables. Ainsi, les déplacements liés au travail, au commerce de détail et aux loisirs ont diminué entre 50 et 75% au niveau suisse et entre 30 et 80% au niveau cantonal.

Une corrélation très nette est observée entre la réduction du taux de reproduction et la baisse de mobilité, mais la diminution du R0 commence quelques jours avant les premiers changements de mobilité.

Effet prépondérant des règles d'hygiène

Les chercheurs ont constaté que la baisse du taux de reproduction a commencé autour du 6 mars, donc au moins une semaine avant que la fermeture des écoles ne soit officiellement mise en place. La campagne d’information de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) lancée le 28 février et adaptée le 2 mars insistait sur les règles d'hygiène de base.

Elle a provoqué une prise de conscience et une application volontaire des mesures d’hygiène et de distanciation sociale qui a permis une baisse du taux de reproduction avant même que les mesures de distanciation ne soient mises en place.

"Nous avons observé que le taux de transmission était déjà autour de 1 lorsque le gouvernement fédéral a interdit les rassemblements de plus de 5 personnes et a recommandé l’isolement volontaire à domicile pour l’ensemble de la population", note Joseph Lemaitre, doctorant au Laboratoire d'écohydrologie (ECHO) de l’EPFL et premier auteur de la publication.

"Ce résultat doit toutefois être replacé dans son contexte puisque l’annonce a pu être anticipée, comme on l’observe en analysant les recherches sur internet. Ce qui a probablement eu un impact sur le comportement de distanciation sociale."

Taux d'infection moyen de 3,9%

À l’aide de ce modèle, les chercheurs ont également calculé que 3,9% de la population suisse avait probablement été infectée par le virus – valeur au 24 avril. Au niveau cantonal, ce taux s’étend de 1,9% pour Berne à 16% au Tessin.

Avec la levée progressive des restrictions, les chercheurs ont la volonté de publier une mise à jour quotidienne du taux de reproduction. Selon eux, il est essentiel de suivre de près son évolution, la capacité de transmission du virus dépendant essentiellement des comportements, et non d’une hypothétique immunité collective encore très loin d’être atteinte.

Suivi attentif nécessaire

Les questions de savoir si l'ouverture des restaurants et magasins entraînera une hausse des transmissions, si celle-ci pourrait être compensée par une stratégie de dépistage et de traçage des contacts plus agressive n'ont pas encore de réponse, pas plus que l’impact du port du masque.

"Un suivi attentif des paramètres épidémiologiques est donc crucial", insiste Jacques Fellay. Les modèles élaborés par les chercheurs devront aussi être affinés en utilisant de nouvelles données, par exemple les résultats des études sérologiques en cours.

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Dix-sept nouveaux cas de Covid-19 en Suisse

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(KEYSTONE/Peter Klaunzer)
Comme samedi, la Suisse a enregistré 17 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures et aucun nouveau décès, a indiqué dimanche l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). La courbe avait connu un rebond vendredi avec 32 nouveaux cas et deux décès dont un bébé.

Les jours précédents, entre dix et vingt cas quotidiens étaient enregistrés. Un total de 30'862 cas ont été confirmés en laboratoire. Le nombre de cas est soumis à des fluctuations hebdomadaires, avec des chiffres plus faibles le week-end.

L’incidence se monte à 360 cas pour 100'000 habitants. Tous les cantons sont concernés, ceux de Genève, Tessin, Vaud, Bâle-Ville et du Valais étant les plus touchés.

A ce jour, 3972 hospitalisations en lien avec un COVID-19 confirmé ont été déclarées et 1657 personnes sont décédées. Cela correspond à 19 décès par 100'000 habitants. Sur les 1573 personnes décédées pour lesquelles les données sont complètes, 97% souffraient d’au moins une maladie préexistante.

Parmi les personnes décédées, 58% étaient des hommes et 42% des femmes. Leur âge allait de 0 à 108 ans, avec un âge médian de 84 ans.

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Le patron de Swisscom: "il y aura toujours des pannes"

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Archives (KEYSTONE/Ennio Leanza)
Le patron de Swisscom Urs Schaeppi n'a pas trouvé de cause unique aux quatre pannes de réseau de ces cinq derniers mois. Il les explique par la complexité du réseau dans une interview au SonntagsBlick: "il y aura toujours des pannes".

"Les causes des pannes sont différentes. La seule composante commune est qu'elles se produisent lors d'interventions dans les réseaux. Mais ces interventions sont absolument nécessaires en raison des volumes de données en progression constante et des besoins qui augmentent chaque jour, notamment en matière de sécurité.

On peut comparer les interventions dans les réseaux à un changement de roue de vélo en pleine course, explique Urs Schaeppi: "chacune de ces quelque 4000 interventions hebdomadaires comporte un risque".

Lors de la dernière panne, un problème de logiciel inattendu a provoqué une surcharge. "Nous avons testé, mais dans ce cas l'erreur ne pouvait pas être détectée lors des tests", ajoute Urs Schaeppi. Les situations réelles ne peuvent pas être testées dans toute leur ampleur.

La société doit apprendre que les systèmes de communication sont toujours plus performants, mais qu'on ne peut exclure des pannes. Swisscom doit faire en sorte que des erreurs arrivent le moins possible et que les conséquences soient les plus petites possible.

Après la dernière panne, une "taskforce" a été mise en place pour s'occuper uniquement de la stabilité du réseau. L'Office fédéral de la communication examine aussi la série de pannes et une commission du Conseil national veut entendre les chefs de l'ex-régie fin juin.

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Guy Parmelin: la Confédération soutient les apprentis

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(KEYSTONE/Peter Klaunzer)
Si les entreprises connaissent des difficultés à cause de la crise, il y a un risque que les apprentis perdent leur place d'apprentissage. Selon Guy Parmelin, la Confédération a édicté un nouveau règlement pour garantir les places d'apprentissage dans de tels cas.

Les entreprises qui bénéficient du chômage partiel ne peuvent normalement pas engager de personnel supplémentaire, explique le ministre de l'économie dans une interview publiée samedi dans les journaux alémaniques de Tamedia. La Confédération a toutefois décidé d'accorder une exception à ce gel de l'embauche en ce qui concerne les apprentis, indique Guy Parmelin. Ce changement entrera en vigueur en juin.

Différences régionales

La situation sur le marché de l'apprentissage n'est pas la même dans toutes les régions du pays. En Suisse alémanique, presque autant de contrats d'apprentissage avaient été signés fin avril qu'à la même période l'an passé, note le conseiller fédéral. La situation est plus tendue en Suisse romande. Sur l'Arc lémanique, seuls 40% de contrats ont été conclus par rapport à l'année passée, illustre le Vaudois.

Et de préciser que ces différences sont aussi en partie dues au fait les contrats d'apprentissage ont été conclus plus tôt en Suisse alémanique et avaient donc déjà été signés avant la crise.

L'Etat apporte un soutien financier pour les jeunes qui ne trouvent pas de places. "Les places d'apprentissage ne sont pas directement subventionnées. Mais nous soutenons les projets des cantons et des organisations économiques qui encouragent l'apprentissage", par exemple par le biais du coaching et du mentoring, explique Guy Parmelin.

Du côté des cantons, Vaud a déjà annoncé qu'il allait débloquer seize millions pour soutenir les apprentis et les entreprises formatrices. Afin de favoriser l'embauche, il subventionnera la moitié du salaire annuel des apprentis qui débuteront leur cursus en août prochain.

Une étude des universités de Berne et Zurich a conclu récemment qu'en raison de la crise du coronavirus, entre 5000 et 20'000 contrats d'apprentissage en moins seront signés ces cinq prochaines années.

Relancer l'économie

Le ministre s'est également exprimé sur la façon de relancer l'économie. Selon lui, il ne faut aucune taxe ou impôt supplémentaire afin de préserver le pouvoir d'achat. C'est pourquoi le Conseil fédéral a décidé de ne pas augmenter les cotisations salariales pour faire face à l'augmentation des charges dues au chômage partiel.

De plus, la suppression des droits de douane sur les produits industriels se trouve entre les mains du Parlement. Le projet date d'avant la pandémie, mais s'avère aujourd'hui un coup de chance, note le conseiller fédéral.

Il ajoute qu'il devrait augmenter le pouvoir d'achat des consommateurs de 350 millions de francs par an. La Confédération mettra en place un monitoring afin de s'assurer que les économies soient répercutées sur les consommateurs, précise M. Parmelin.

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Weight Watchers biffe 110 postes en Suisse

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Unia dénonce les licenciements chez Weight Watchers en Suisse (Photo d'illustration - ©KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)
Weight Watchers (WW) Suisse se sépare de deux tiers de ses collaborateurs, annonce Unia. Quelque 110 postes de conseillères à la clientèle sont supprimés dans la filiale helvétique du groupe américain spécialisé dans les régimes minceur.

Le projet de restructuration vise à réorienter les services de la multinationale, en remplaçant les habituels ateliers par des activités en ligne. Les licenciements ont été annoncés le 8 mai lors d'une visioconférence aux employés, majoritairement des femmes, indique vendredi Unia dans un communiqué.

Le syndicat dénonce une mesure "brutale" et demande aux autorités vaudoises d'intervenir, sachant que le siège suisse du groupe se trouve à Nyon.

Selon Unia, l'entreprise refuse de communiquer ses plans réels aux salariés, notamment sur l'avenir des sites fermés, alors qu'elle a déjà procédé à des résiliations de contrats de bail. "Cette stratégie du fait accompli est inacceptable", s'insurge le syndicat.

"WW essaie de tout faire pour nous mettre des bâtons dans les roues", ajoute Yves Defferrard, secrétaire régional d'Unia Vaud, contacté par Keystone-ATS. Il affirme par exemple que le groupe refuse de donner des informations importantes pour le calcul d'un plan social ou pour faire des contre-propositions aux licenciements.

Pas de plan social

M. Defferrard indique que la direction de WW Suisse serait prête à rencontrer la commission du personnel et le syndicat, pour autant qu'Unia se contente du rôle d'observateur. "Pour nous, c'est inacceptable et cela équivaut à un refus de nous rencontrer", juge M. Defferrard. Il précise que WW n'a pas prévu, pour l'instant du moins, le moindre plan social.

Le syndicaliste relève que ce sont majoritairement des femmes qui sont touchées par cette restructuration. Elles travaillent comme conseillères ou guides lors d'ateliers avec des personnes souhaitant perdre du poids ou bénéficier de conseils en diététique. "Quasiment tous ces ateliers vont disparaître en Suisse et seront remplacés par des services en ligne", explique M. Defferrard.

Il précise que le taux des employées concernées va du temps plein au temps très partiel. "Même dans ce dernier cas de figure, ce travail constitue un complément de revenus très important", affirme-t-il.

Contacté, le directeur de WW Suisse n'a pas voulu se prononcer personnellement sur cette restructuration et les accusations d'Unia. Il a renvoyé au service de presse de l'entreprise, qui n'avait pas donné suite aux questions de Keystone-ATS vendredi en fin d'après-midi.

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Journée agréable… En couple, petits projets et grandes réformes. Bonne période aussi pour ceux qui veulent prendre de mini-vacances.

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