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Suisse

Engagement pour une gestion plus rigoureuse des flux migratoires

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Elisabeth Baume-Schneider a signé une déclaration jeudi à Bruxelles dans le cadre de Schengen (Photo prétexte). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Elisabeth Baume-Schneider a signé à Bruxelles une déclaration commune pour gérer de façon plus rigoureuse les flux migratoires, après une rencontre avec des ministres d'autres Etats de Schengen. Les pays concernés se sont montrés préoccupés par la hausse des arrivées.

La déclaration signée par Elisabeth Baume-Schneider, cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP), et les ministres de l'Intérieur des Pays-Bas, d'Allemagne, d'Autriche, du Danemark, de la France, de la Belgique et du Luxembourg, exige des mesures "contre les mouvements migratoires incontrôlés".

Ces Etats ont souligné l'urgence de réformer le système européen de l'asile et des migrations, indique jeudi le DFJP. Parmi les mesures proposées figurent l'introduction d'un dispositif de filtrage et un traitement rapide des demandes d'asile aux frontières extérieures. Un mécanisme de solidarité doit en outre permettre de soutenir les Etats particulièrement sollicités à la frontière extérieure de l'espace Schengen.

Les règles de Dublin qui définissent les procédures d'asile posent des problèmes d'application. En 2022, seul un tiers des personnes dont l'examen de la demande d'asile relevait d'un autre Etat signataire de ces accords a pu être transféré vers l'Etat responsable du traitement de la requête. Cela affaiblit la crédibilité du système Dublin dans son ensemble, estime le DFJP au terme de la visite de deux jours de sa cheffe à Bruxelles, qui l'a vue participer également jeudi à la rencontre des ministres de l'Intérieur des Etats Schengen.

Afflux de demandes d'asile

En 2022, environ un million de demandes d'asile ont été déposées dans l'UE ainsi qu'en Suisse et en Norvège. Il n'y en avait jamais eu autant depuis 2016. Le ministre autrichien de l'Intérieur Gerhard Karner a estimé que les Etats concernés devaient prendre des mesures.

La Suisse soutient les principes de solidarité et de partage des responsabilités. Elle est prête à assumer sa part. "Le respect des droits humains des migrantes et des migrants doit être garanti dans tous les cas", a relevé la cheffe du DFJP.

Les ministres des Etats Schengen ont par ailleurs débattu de nouvelles règles pour lever l'exemption de l'obligation de visa accordée aux ressortissants d'Etats tiers. Il s'agit de prévenir les abus.

Frontières extérieures

Les ministres s'efforcent de mieux protéger les frontières extérieures de l'espace Schengen. A ce sujet, Mme Baume-Schneider a toutefois déclaré ne pas être favorable à la construction d'un mur anti-migrants, comme le réclament certains.

Parmi les problèmes concrets qui touchent la Suisse, celle-ci reproche à l'Italie de laisser les réfugiés et les migrants poursuivre leur route. En outre, Rome s'opposerait à reprendre des migrants.

L'Allemagne et aussi la France reprochent également à l'Italie de ne pas respecter les Accords de Dublin. "Dans quelques pays, en particulier l'Italie, ceux-ci ne fonctionnent quasiment plus", a tonné le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin.

L'Allemagne de son côté critique à la Suisse parce qu'elle laisserait partir les demandeurs d'asile arrivant d'Autriche.

L'application des règles de Dublin, qui prévoient notamment que la responsabilité de la procédure d'asile incombe à un seul Etat, s'avère "toujours plus complexe et par conséquent est devenue inopérante dans la pratique", ont observé les ministres.

Non à une externalisation de l'asile

En marge de ses rencontres officielles, la conseillère fédérale a déclaré être opposée à une externalisation (délocalisation à l'étranger) des procédures d'asile, comme le prévoit la Grande-Bretagne avec le Rwanda. "C'est hors de question", a-t-elle dit, notamment en raison de l'absence de bases juridiques.

Mme Baume-Schneider s'est encore entretenue en bilatéral avec Gérald Darmanin au sujet de la lutte contre les migrations secondaires - d'un Etat Schengen à un autre - et sur la coopération policière transfrontalière.

Lutte et préventions renforcées

Par ailleurs, les Etats concernés ont annoncé la mise en service au 7 mars de la nouvelle version du Système d'information Schengen (SIS), qui permet un échange d'informations plus rapide, renforce la protection des victimes et améliore les informations sur les interdictions d'entrée et les renvois.

Parmi les améliorations annoncées, il est possible désormais de signaler à titre préventif dans le système les enfants qui risquent d'être enlevés par leur père ou leur mère en raison d'un conflit familial.

De plus, toute interdiction d'entrée prononcée pour des raisons migratoires ou sécuritaires doit désormais obligatoirement figurer dans le système.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Genève

Plus de 40% des Suisses voient en Trump un rival ou un adversaire

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Mois de la moitié des Suisses considèrent désormais le président américain Donald Trump comme un partenaire ou un allié. (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

Les offensives du président américain Donald Trump sur les droits de douane ou contre l'ordre international rebutent de plus en plus les Suisses. Selon un sondage avant le sommet du G7 d'Evian (F), plus de 40% le voient désormais comme un rival ou un adversaire.

Depuis novembre 2024, mois de l'élection de Donald Trump, la courbe des Suisses qui se méfient du président américain n'a cessé d'augmenter. Désormais, 25,8% le considèrent comme un adversaire, en progression de 5 points en six mois, selon ce sondage mené en mai pour le Conseil européen des Affaires étrangères (ECFR), dévoilé mercredi.

Cette portion a pris le pas sur ceux qui estiment seulement que c'est un rival, désormais à environ 15%. Les deux étaient autour de 20% en novembre dernier.

Et les Suisses qui parlent de Donald Trump comme un allié ou un partenaire restent la part la plus importante, à 45,4%. Mais ils étaient encore plus de 53% il y a six mois. Les partisans d'une alliance sont stables à 7,9%. Les défenseurs d'un partenariat reculent, désormais à un peu plus de 37%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Les descendants du général Charles de Gaulle à Porrentruy

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Les deux délégations se retrouvent notamment à l'hôtel de ville de Porrentruy (image d'archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La famille de Charles de Gaulle, notamment la petite-fille du général, Anne de Laroullière, est en visite mercredi à Porrentruy (JU) avec une importante délégation française. Ils participent à une journée mémorielle sur les origines bruntrutaines du général.

Le général était l'arrière-arrière-petit-fils d'un mercenaire natif de Porrentruy. Sa petite-fille fait partie d’une délégation française composée, notamment, du président du Conseil départemental du Territoire de Belfort Florian Bouquet ainsi que l'ancien chef d'Etat-major des armées françaises et délégué national à l'Ordre de la Libération Thierry Burkhard.

Cette délégation sera accueillie par de nombreux officiels helvétiques, parmi lesquels le ministre jurassien de la culture Jean-Paul Lachat et le maire de Porrentruy Philippe Eggertswyler.

Une plaque mémorielle rappelant les origines bruntrutaines du général sera inaugurée dans la cour de l'Hôtel-Dieu.

Les recherches menées ces dernières années ont confirmé les origines bruntrutaines de la famille Nicol, ancêtres directs du général.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le commerce des matières premières pourrait devenir plus durable

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Environ 60% du commerce mondial de l'aluminium transite par la Suisse (image d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/KLAUS-DIETMAR GABBERT)

La Suisse, qui est un centre important de négoce de matières premières, pourrait profiter de sa situation pour influencer ce secteur d'activité et l'orienter vers plus de durabilité. Ce constat figure dans un rapport de la SCNAT publié mercredi.

Le négoce des matières premières offre des opportunités économiques, mais nuit aussi à l'environnement, souligne l'Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT). Le commerce international affecte à lui seul près d'un tiers des espèces animales et végétales menacées et environ un quart de la consommation d'eau.

La Suisse, dans ce commerce, occupe une place importante. Elle compte sur son territoire quelques-unes des principales sociétés de négoce dans le monde. Elle est une plaque tournant du commerce mondial de cuivre, d'aluminium, de minerai et d'huiles végétales et même de pétrole brut.

La Suisse peut, au regard de sa position, jouer "un rôle de catalyseur dans la promotion d'une approche plus coordonnée entre les places de négoce", note le communiqué de la SCNAT

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Nina Fehr Düsel (UDC/ZH) reste docteur en droit malgré des plagiats

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Elue au Conseil national en 2023, Nina Fehr Düsel (UDC/ZH) était sous le coup d'une plainte anonyme pour plagiat, déposée la même année. L'expertise de l'Université de Zurich confirme les soupçons, mais considère que la thèse incriminée reste, dans l'ensemble, digne du titre de docteur (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

La conseillère nationale Nina Fehr Düsel (UDC/ZH) a commis un plagiat dans la rédaction de son travail de doctorat de droit. L'Université de Zurich le révèle mercredi après avoir analysé le cas. La haute école ne la destitue pas de son titre pour autant.

Selon l'expertise menée par l'alma mater zurichoise, la thèse de Nina Fehr Düsel présente 44 passages ne respectant pas les règles de la bonne pratique scientifique, notamment en omettant de désigner des citations comme telles. Dans 17 autres passages, il s'agit de clairement de plagiats: la doctorante y a copié des contenus provenant d'autres ouvrages, indique l'Université de Zurich.

Cette faute n'est pas à banaliser, estime l'expertise. Il ne s'agit pas simplement d'erreurs d'inattention, mais de plusieurs reprises illicites et partiellement considérables, selon elle.

La responsabilité de Nina Fehr Düsel est qualifiée de "moyennement lourde" dans cette affaire, d'après l'expertise. Malgré cela, sa thèse de doctorat constitue, dans l'ensemble, un travail digne de la promotion de docteur en droit. L'Université renonce donc à retirer ce titre à la politicienne.

Nina Fehr Düsel a été promue docteur en droit en 2017. Une plainte anonyme, déposée en 2023, est à l'origine de l'expertise pour plagiat. Cette année-là, la fille de l'ancien conseiller national Hans Fehr a été élue à la Chambre du peuple. Sur son site en ligne, cette dernière écrivait alors: "Ma thèse n'est pas un plagiat, mais un travail scientifique que j'ai accompli durant six ans, parallèlement à mon activité professionnelle."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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