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Suisse

Durcissements des mesures antiterroristes

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La menace terroriste en Europe demeure importante et la Suisse doit adapter ses mesures pour lutter contre le terrorisme, selon la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter. (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)
Les mesures policières pour lutter contre la menace terroriste ont été âprement discutées jeudi au National. Les personnes potentiellement dangereuses pourront être assignées à résidence, mais pas placées en détention, a décidé la majorité. Le débat continue vendredi.

Ce deuxième volet du projet gouvernemental prévoit le durcissement des mesures policières préventives. Les questions de la liberté et des droits de l'homme ont été au centre d'un débat pour savoir jusqu'où il est possible d'aller pour prévenir le terrorisme. L'entrée en matière a été acquise par 107 voix contre 84.

Les députés ont jusqu'ici suivi les propositions du Conseil fédéral, mais ils ont refusé d'aller plus loin en désavouant leur commission qui voulait permettre le placement préventif en détention. Le camp libéral et la gauche ont enterré cette mesure par 113 voix contre 78.

Cette mesure est excessive et contraire à la convention européenne des droits de l'homme, a souligné la ministre de la justice Karin Keller-Sutter. Elle a plaidé pour en rester à l'assignation à résidence qui reste elle conforme à la CEDH.

Système en cascade

L'assignation a résidence n'interviendrait que si les autres mesures moins lourdes ont échoué, dans un système en cascade. Pour qu'une telle mesure soit prise il faut l'aval d'un juge, a précisé la ministre de la justice Karin Keller-Sutter. Cette mesure, prévue pour trois mois, pourrait être prolongée deux fois.

La gauche s'est également opposé à l'assignation à résidence, mais cette fois le PLR n'a pas suivi. C'est un emprisonnement qui ne serait pas compatible avec les droits humains, a argué Mme Seiler Graf, en vain. La gauche voulait également supprimer la possibilité de prolongation. Des innocents pourront se retrouver enfermés chez eux pendant près d'un an, a prévenu Léonore Porchet (Verts/VD).

Contraire à certaines libertés

Ces nouvelles mesures policières seront utilisées à titre subsidiaire, de manière complémentaire à d'autres et de façon proportionnée, a précisé Jacqueline de Quattro (PLR/VD) au nom de la commission.

Certaines règles pourraient ne pas plaire à tout le monde et être contraires à certaines libertés, mais il faut prendre des mesures face à la menace terroriste, a dit Mauro Tuena (UDC/ZH). Pour l'instant, la Suisse a été épargnée grâce à l'excellent travail de la police, mais il faut lui donner des instruments préventifs supplémentaires, sans attendre, a ajouté le Zurichois.

Combler des lacunes

La gauche et les Vert'libéraux ne voulaient pas entrer en matière, estimant que le dossier devait être renvoyé au Conseil fédéral qui devait en examiner la constitutionnalité. "Combien de libertés sommes-nous prêts à lâcher pour un sentiment de sécurité?", a demandé Katja Christ (PVL/BL).

Pour la droite en revanche, ces mesures doivent permettre d'endiguer la menace terroriste qui "augmente partout dans le monde depuis des années", a dit Alois Gmür (PDC/SZ). Ces mesures viennent combler des lacunes que la pratique a mises en lumière.

La menace terroriste en Europe demeure importante, a souligné la ministre de la justice Karin Keller-Sutter. La Suisse a adopté une stratégie nationale de lutte contre le terrorisme. La répression ne suffit pas, il faut également une action préventive.

Des mesures sociales, thérapeutiques et préventives sont déjà mises en place pour arrêter la radicalisation. Si elles échouent, la police peut agir avec ces nouvelles mesures, a précisé la conseillère fédérale.

Le nouvel arsenal cible les individus représentant une menace mais ne pouvant faire l'objet d'une procédure pénale. Il pourrait obliger quelqu'un à se présenter à un poste de police à des horaires déterminés, lui interdire de quitter la Suisse, le confiner dans un périmètre déterminé ou ne pas lui permettre de se rendre dans certains endroits.

Dès 12 ans?

Les mesures seraient limitées à six mois reconductibles une fois. Elles seraient décidées et autorisées par l'Office fédéral de la police (fedpol) et pourraient être combattues devant le Tribunal administratif fédéral.

Le gouvernement veut les appliquer à des personnes dès l'âge de 12 ans. "C'est une triste réalité que des enfants sont utilisés par des groupes terroristes", a déclaré Jean-Luc Addor (UDC/VS). Ces mesures viennent d'observations et de réalités concrètes, a souligné Alois Gmür (PDC/SZ).

Les députés doivent encore voter vendredi sur cet âge minimal. La gauche veut relever cet âge à au moins 14 ans, et à 18 ans pour l'assignation à résidence. Un enfant qui risque de se radicaliser a besoin de toute autre chose que de stigmatisation, a plaidé Léonore Porchet (Verts/VD).

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Suisse

Le Parlement valide 58,3 millions en plus pour les programmes UE

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Seule l'UDC s'est opposée au supplément pour les programmes européens, par la voix de la conseillère aux Etats Esther Friedli (UDC/SG) (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Après le National, le Conseil des Etats a accepté lundi de débloquer 58,3 millions de francs pour les programmes de recherche de l'UE. L'enveloppe s'inscrit dans le supplément au budget 2026 de près de 90 millions.

Le Conseil fédéral demandait initialement 67,3 millions pour les programmes de recherche. Le National l'a réduit de 9 millions, supprimant une réserve devenue caduque.

Le supplément doit servir à verser la contribution obligatoire pour participer aux programmes européens tels que Horizon Europe et Euratom. La Suisse est à nouveau associée à ces programmes depuis 2025, après plusieurs années de froid.

Pas question qu'elle se retrouve à nouveau exclue de cette infrastructure de recherche la plus grande au monde, ont plaidé les élus.

Seule l'UDC était contre. Elle accuse l'UE de se jouer de la Suisse en augmentant les budgets nécessaires pour participer à ses programmes. Cet argument a été balayé: les conditions de l'UE sont les mêmes pour tout le monde.

Supplément pour CFF Cargo

Le Conseil fédéral a déjà annoncé envisager une coupe de 40 millions dans le budget 2027 pour compenser ce supplément au vu de la situation tendue des finances fédérales. Il doit se décider cet été.

Pas moins de 7,6 millions supplémentaires sont aussi prévus pour l'Agence spatiale européenne. Près de 20 millions en plus doivent aller à CFF Cargo SA pour le transport par wagons complets isolés et 3,16 millions pour le chargement des automobiles au tunnel de la Furka.

Le Conseil des Etats a adopté le supplément de près de 90 millions au total par 37 voix contre 3. Il a dans la foulée validé le compte d'Etat 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Les nuitées hôtelières toujours en repli en mai

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En mai, l'hôtellerie suisse était toujours à la peine, selon les chiffres de l'OFS. (archive) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

En mai, l'hôtellerie suisse était toujours à la peine, selon les chiffres de l'OFS. Le nombre de nuitées a continué de diminuer, et même davantage qu'en avril.

Le nombre de nuitées dans l'hôtellerie suisse a baissé de 1,2% sur un an en mai, relève lundi l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans sa première estimation. Le recul s'inscrivait à 0,6% en avril.

Le nombre de touristes étrangers a davantage diminué que celui des hôtes indigènes. Le fléchissement s'est ainsi affiché à 0,5% pour les Suisses et à 1,8% pour les étrangers.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

La population suisse sous-estime les risques pour la santé

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Cancer, démence, diabète: la population suisse pense que ce risque ne concerne que les autres (mage d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La population suisse se croit en meilleure santé qu'elle ne l'est en réalité. Cancer, maladies cardiovasculaires, diabète ou démence, les Suisses sous-estiment systématiquement leur risque personnel de développer ces maladies, selon une récente étude.

L'étude "Health Forecast", financée par l'assurance maladie Sanitas, met en évidence une tendance frappante: la population est consciente de l'existence de maladies graves, mais elle se considère souvent comme moins exposée que ses pairs du même sexe.

Cette insouciance est particulièrement flagrante en ce qui concerne le diabète et la démence. Seules 16% des personnes interrogées estiment que leur risque personnel de développer un diabète de type 2 est supérieur à la moyenne. Or, selon Health Forecast, ce risque sur toute la durée de vie peut atteindre 40% dans les pays industrialisés. En ce qui concerne la démence, ce chiffre n'est même que de 13%. De même, pour le cancer, seule une personne sur cinq environ se considère comme plus exposée.

Maladies cardiovasculaires

Les Suisses et Suissesses ont tendance à reconnaître un risque accru concernant les maladies cardiovasculaires, 28% estiment que leur risque personnel est supérieur à la moyenne.

Des différences apparaissent également entre les hommes et les femmes. En matière de risque de cancer, les femmes se montrent plus prudentes: 24% d’entre elles estiment que leur risque est supérieur à la moyenne, contre 18% chez les hommes. Pour les maladies cardiovasculaires, c'est l'inverse: 31% des hommes se considèrent comme plus exposés, contre 25% des femmes.

Dans le cadre de cette étude, environ 2500 personnes âgées de 18 à 74 ans ont été interrogées dans toute la Suisse. Les résultats ont été intégrés dans l'ouvrage intitulé "Health Forecast – Idées pour une vie saine", qui paraîtra mardi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Essais de récolte électronique de signatures: feu vert du Parlement

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Des essais de récolte électronique de signatures pourront être réalisés, notamment pour des initiatives populaires (image d'illustration). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La récolte électronique de signatures pourra être testée. Les deux Chambres se sont accordées lundi sur les derniers points de friction d'un projet qui prévoit des modifications dans le domaine des droits politiques, dont un vote facilité pour les électeurs aveugles.

Les essais de récolte électronique de signatures pourront porter sur des référendums facultatifs, des initiatives populaires et des listes de candidats pour les élections au Conseil national. L'UDC ne voulait pas de ces tests.

Les derniers points de désaccord concernaient un autre domaine: les règles pour fixer les dates de votations des initiatives et référendums. Le National voulait imposer davantage de contraintes au Conseil fédéral afin d'éviter le risque de manoeuvres politiques. Le Conseil des Etats y était opposé. Le National s'est rallié lundi à cette décision.

Il a aussi plié concernant la compétence pour le Conseil fédéral de reporter ou annuler une votation. La Chambre des cantons avait décidé de fixer à dix mois après la fin de la perturbation le délai pour répéter le scrutin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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