Suisse
Durcissements des mesures antiterroristes
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Les mesures policières pour lutter contre la menace terroriste ont été âprement discutées jeudi au National. Les personnes potentiellement dangereuses pourront être assignées à résidence, mais pas placées en détention, a décidé la majorité. Le débat continue vendredi.
Ce deuxième volet du projet gouvernemental prévoit le durcissement des mesures policières préventives. Les questions de la liberté et des droits de l'homme ont été au centre d'un débat pour savoir jusqu'où il est possible d'aller pour prévenir le terrorisme. L'entrée en matière a été acquise par 107 voix contre 84.
Les députés ont jusqu'ici suivi les propositions du Conseil fédéral, mais ils ont refusé d'aller plus loin en désavouant leur commission qui voulait permettre le placement préventif en détention. Le camp libéral et la gauche ont enterré cette mesure par 113 voix contre 78.
Cette mesure est excessive et contraire à la convention européenne des droits de l'homme, a souligné la ministre de la justice Karin Keller-Sutter. Elle a plaidé pour en rester à l'assignation à résidence qui reste elle conforme à la CEDH.
Système en cascade
L'assignation a résidence n'interviendrait que si les autres mesures moins lourdes ont échoué, dans un système en cascade. Pour qu'une telle mesure soit prise il faut l'aval d'un juge, a précisé la ministre de la justice Karin Keller-Sutter. Cette mesure, prévue pour trois mois, pourrait être prolongée deux fois.
La gauche s'est également opposé à l'assignation à résidence, mais cette fois le PLR n'a pas suivi. C'est un emprisonnement qui ne serait pas compatible avec les droits humains, a argué Mme Seiler Graf, en vain. La gauche voulait également supprimer la possibilité de prolongation. Des innocents pourront se retrouver enfermés chez eux pendant près d'un an, a prévenu Léonore Porchet (Verts/VD).
Contraire à certaines libertés
Ces nouvelles mesures policières seront utilisées à titre subsidiaire, de manière complémentaire à d'autres et de façon proportionnée, a précisé Jacqueline de Quattro (PLR/VD) au nom de la commission.
Certaines règles pourraient ne pas plaire à tout le monde et être contraires à certaines libertés, mais il faut prendre des mesures face à la menace terroriste, a dit Mauro Tuena (UDC/ZH). Pour l'instant, la Suisse a été épargnée grâce à l'excellent travail de la police, mais il faut lui donner des instruments préventifs supplémentaires, sans attendre, a ajouté le Zurichois.
Combler des lacunes
La gauche et les Vert'libéraux ne voulaient pas entrer en matière, estimant que le dossier devait être renvoyé au Conseil fédéral qui devait en examiner la constitutionnalité. "Combien de libertés sommes-nous prêts à lâcher pour un sentiment de sécurité?", a demandé Katja Christ (PVL/BL).
Pour la droite en revanche, ces mesures doivent permettre d'endiguer la menace terroriste qui "augmente partout dans le monde depuis des années", a dit Alois Gmür (PDC/SZ). Ces mesures viennent combler des lacunes que la pratique a mises en lumière.
La menace terroriste en Europe demeure importante, a souligné la ministre de la justice Karin Keller-Sutter. La Suisse a adopté une stratégie nationale de lutte contre le terrorisme. La répression ne suffit pas, il faut également une action préventive.
Des mesures sociales, thérapeutiques et préventives sont déjà mises en place pour arrêter la radicalisation. Si elles échouent, la police peut agir avec ces nouvelles mesures, a précisé la conseillère fédérale.
Le nouvel arsenal cible les individus représentant une menace mais ne pouvant faire l'objet d'une procédure pénale. Il pourrait obliger quelqu'un à se présenter à un poste de police à des horaires déterminés, lui interdire de quitter la Suisse, le confiner dans un périmètre déterminé ou ne pas lui permettre de se rendre dans certains endroits.
Dès 12 ans?
Les mesures seraient limitées à six mois reconductibles une fois. Elles seraient décidées et autorisées par l'Office fédéral de la police (fedpol) et pourraient être combattues devant le Tribunal administratif fédéral.
Le gouvernement veut les appliquer à des personnes dès l'âge de 12 ans. "C'est une triste réalité que des enfants sont utilisés par des groupes terroristes", a déclaré Jean-Luc Addor (UDC/VS). Ces mesures viennent d'observations et de réalités concrètes, a souligné Alois Gmür (PDC/SZ).
Les députés doivent encore voter vendredi sur cet âge minimal. La gauche veut relever cet âge à au moins 14 ans, et à 18 ans pour l'assignation à résidence. Un enfant qui risque de se radicaliser a besoin de toute autre chose que de stigmatisation, a plaidé Léonore Porchet (Verts/VD).
Suisse
Une courte majorité des Suisses est favorable à un accord avec l'UE
Selon un nouveau sondage réalisé par l'institut Leewas, les partisans des accords bilatéraux III sont légèrement en tête: 46% des personnes interrogées se prononcent en faveur de ce paquet d'accords avec l'UE, tandis que 40% ont l'intention de voter contre.
L'analyse détaillée du sondage post-électoral 20 Minuten/Tamedia publié mardi révèle des différences marquées dans le comportement électoral selon l'âge, le niveau d'éducation et l'orientation politique.
QUI SONT LES PARTISANS?
Dans le sondage, 30% des personnes interrogées se sont prononcées en faveur du paquet d'accords avec l'UE et 16% ont déclaré être "plutôt pour".
Les plus de 65 ans soutiennent en moyenne davantage le paquet d'accord (61% se sont prononcés pour ou plutôt pour). Le soutien augmente également avec le niveau de formation: les diplômés de l'enseignement supérieur soutiennent plus fortement le projet.
Selon le sondage, les partisans se situent plutôt en milieu urbain et à gauche de l'échiquier politique. Chez les sympathisants des Vert'libéraux (76%), des Vert-e-s (71%) et du Parti socialiste (70 %), les taux d'approbation ont été les plus élevés.
QUI SONT LES OPPOSANTS?
De l'autre côté, 25% des personnes interrogées ont rejeté le paquet et 15% se sont dites "plutôt contre" selon le sondage. Les personnes ayant suivi une scolarité obligatoire sont également majoritairement opposées. Le rejet l’emporte dans les zones rurales avec 43%.
Le camp du "non" est proche de l'UDC: 79% des sympathisants interrogés ont rejeté l'accord avec l'UE. Chez les moins de 50 ans, le rejet était en outre plus élevé que chez les personnes âgées de 65 ans et plus.
MAJORITÉ DU PEUPLE OU DES CANTONS?
Sur la question de savoir si une majorité des cantons était nécessaire pour l'adoption du paquet d'accords, les personnes interrogées sont partagées: 43% considèrent que la majorité du peuple est suffisante, tandis que 39% estiment qu'une double majorité est nécessaire. Les personnes proches du PLR et de l'UDC penchent davantage pour la double majorité, du peuple et des cantons.
Cette question occupe actuellement le Parlement. Le Conseil fédéral propose un référendum facultatif sans majorité des cantons. Les commissions des institutions politiques des deux Chambres souhaitent en revanche un référendum obligatoire.
La CSP-E devrait se pencher à nouveau sur la question du référendum fin juin. La décision définitive du Parlement ne sera prise qu’au plus tôt l’année prochaine, lorsque le Conseil national aura également examiné le dossier.
Le sondage en ligne a été réalisé du 11 au 14 juin auprès de 26'205 personnes. La marge d'erreur statistique est de 1,5 point de pourcentage.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Une courte majorité des Suisses est favorable à un accord avec l'UE
Selon un nouveau sondage réalisé par l'institut Leewas, les partisans des accords bilatéraux III sont légèrement en tête: 46% des personnes interrogées se prononcent en faveur de ce paquet d'accords avec l'UE, tandis que 40% ont l'intention de voter contre.
L'analyse détaillée du sondage post-électoral 20 Minuten/Tamedia publié mardi révèle que les plus de 65 ans soutiennent en moyenne davantage le paquet d'accord.
Les diplômés de l'enseignement supérieur soutiennent plus fortement le projet. Selon le sondage, les partisans se situent plutôt en milieu urbain et à gauche de l'échiquier politique. Les sympathisants des Vert'libéraux (76%), des Vert-e-s (71%) et du Parti socialiste (70%) sont particulièrement pour.
De l'autre côté, les personnes ayant suivi une scolarité obligatoire sont majoritairement opposées. Le rejet l’emporte dans les zones rurales avec 43%. Le camp du "non" est proche de l'UDC: 79% des sympathisants interrogés ont rejeté l'accord avec l'UE.
La population est partagée quant à savoir s'il faut la double majorité ou non.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Guy Parmelin et Volodymyr Zelensky discutent à Genève
Guy Parmelin a accueilli lundi soir Volodymyr Zelensky pour une rencontre bilatérale à l'aéroport de Genève. Au programme, les bons offices de la Suisse dans le conflit entre Kiev et Moscou, la reconstruction de l'Ukraine et l'accord de libre-échange avec ce pays.
"Je suis ravi de vous revoir après Davos" en janvier, a affirmé le président de la Confédération en accueillant peu après 22h00 son homologue ukrainien. Et de lui demander s'il avait fait bon voyage, ce à quoi M. Zelensky a répondu par l'affirmative.
Côté suisse, le chef des questions de sécurité internationale au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) Gabriel Lüchinger était présent. "Gabriel, nous nous connaissons", a dit M. Zelensky.
Côté ukrainien, le président était accompagné du ministre des Affaires étrangères Andriy Sybiha et du principal négociateur Roustem Oumarov.
Après une longue journée d'accueil des dirigeants du G7, M. Parmelin attendait auparavant avec impatience l'avion ukrainien. "Il a survolé Bursins (VD)", son village, a-t-il dit en pointant un appareil qui pourrait avoir été celui du président ukrainien.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Rente mensuelle de 30 ans décrochée à l'Eurodreams
Une personne chanceuse a décroché le gros lot à l'Eurodreams lundi soir. Elle a gagné une rente mensuelle de 22'222 francs durant 30 ans, en cochant les six bons numéros 3, 14, 20, 22, 29 et 40, ainsi que le numéro spécial "dream" 5, a annoncé la Loterie romande.
Le pactole a été remporté dans l'un des huit pays européens proposant ce jeu. En Suisse, Eurodreams est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique.
Le deuxième rang de gain, obtenu avec six numéros gagnants mais sans le numéro "dream", propose une rente mensuelle de 2222 francs durant cinq ans. Le tirage du jeu est effectué les lundis et jeudis soir.
https://jeux.loro.ch/games/eurodreams
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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