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Le National enterre la réforme du service civil

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Photo prétexte (KEYSTONE/Christian Beutler)
Les conditions d'accès au service civil ne seront pas durcies. Par 103 voix contre 90 et 5 abstentions, le National a enterré vendredi en votations finales la réforme du service civil qui devait freiner la baisse des effectifs de l'armée.

La réforme n'a jamais été du goût de la gauche ni des Vert'libéraux. L'Association pour le service civil CIVIVA, le Groupement pour une Suisse sans armée et les Verts avaient déjà décidé de lancer le référendum avec le soutien du PS. Le peuple n'aura finalement pas le dernier mot.

Une partie du PDC s'est ralliée à la gauche et aux Vert'libéraux pour balayer la réforme. Le Conseil des Etats venait d'y dire oui par 33 voix contre 12.

Les tours de vis prévus visaient tous à réduire l'attractivité du service civil. Les militaires souhaitant s'y rallier auraient dû attendre douze mois et les civilistes auraient dû accomplir au moins 150 jours de service. Même les sous-officiers et les officiers admis au service civil auraient été obligés d'accomplir une fois et demie le nombre de jours de service militaire.

Les médecins n'auraient plus pu faire de service civil à des postes de médecins. Sauf exception, les admissions ne devaient plus être possibles pour les militaires ayant accompli tous leurs jours de service d’instruction. L'idée était d'empêcher certains de se soustraire au tir obligatoire en passant au service civil. Les deux Chambres avaient simplement refusé d'interdire les affectations à l'étranger comme le souhaitait le gouvernement.

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Mieux protéger le domaine de la santé des cybercriminels

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Au 2e semestre 2020, les autorités fédérales ont recensé 34 cas de rançongiciel (Archives © KEYSTONE/NICK SOLAND)

Le domaine de la santé est vulnérable aux cyberattaques. Quelques hôpitaux suisses ont été visés l'an dernier en pleine pandémie. Pour le Centre national pour la cybersécurité (NCSC), il faut renforcer la protection de ce secteur sensible.

La santé est un domaine clé pour l'économie. Elle est appelée à recourir toujours davantage à des programmes et applications numérisées que ce soit pour les dispositifs médicaux auxquels elle a recours ou pour les données des patients. Le potentiel de menace est donc de plus en plus étendu, constate le NCSC dans son rapport semestriel publié mardi.

Or les attaques dans ce domaine ont des conséquences bien particulières. Les pertes de données affectent en général des données personnelles non modifiables et sensibles, tandis qu'une panne informatique ou la simple inaccessibilité temporaire des données mettent en péril la santé voire la vie des individus.

Incidents dans les hôpitaux en 2020

En 2020, alors que le système sanitaire était déjà sous pression en raison de l'épidémie de Covid-19, des cyberincidents dans le domaine hospitalier ont été relatés. Le groupe Hirslanden a été victime d'un rançongiciel. Des sauvegardes ont toutefois permis de restaurer les données cryptées et à aucun moment, les soins n'ont été menacés. Deux autres hôpitaux helvétiques ont repéré à temps le logiciel "Emotet" et neutralisé l'infection.

Le domaine de la santé en Suisse, comme en Europe, a un urgent besoin de faire évoluer ses infrastructures, écrit en préambule du rapport Kim Rochat, fondateur de Medidee Services, en charge de l'unité Digital Health. Pour lui, il faut une stratégie beaucoup plus ambitieuse et agressive en matière de sécurité.

Selon le rapport, il convient de mettre en place des mesures techniques adaptées aux menaces. Il faut aussi sensibiliser l'ensemble du personnel au contact quotidien des outils numériques. Il faut en particulier établir des processus administratifs qui permettent de détecter les tentatives de fraude, comme dans les mails.

Légère hausse des annonces

Plus généralement, au deuxième semestre 2020, le guichet du NCSC a enregistré au total 5542 annonces émanant de particuliers ou d’entreprises contre 5152 durant les six premiers mois. Les fraudes représentent toujours la majeure partie des incidents, avec 2917 signalements.

Leurs formes les plus fréquentes sont la fraude au paiement anticipé (1120), les faux messages de sextorsion (353) et les pièges d'abonnement (210). Près de 400 autres type fraudes ont été recensées, toutes dans le but d'exiger un paiement prétendument urgent.

Du côté des rançongiciels, le NCSC a reçu 34 annonces provenant de divers secteurs économiques. Près de 80% des incidents signalés concernaient de petites et moyennes entreprises (PME). Ce type d'arnaque est particulièrement grave, car les données sont rendues inutilisables. En outre, en cas de refus de payer, les criminels menacent désormais de publier les données volées.

En Suisse, les principales entreprises ayant rendu public un incident de rançongiciel durant la période de recensement sont le géant horloger Swatch Group, le constructeur d'hélicoptères Kopter19, l'entreprise électrique Huber + Suhner et le groupe médical Hirslanden.

C'est le premier rapport semestriel du NCSC, qui remplace celui de la Centrale d'enregistrement et d'analyse pour la sûreté de l'information MELANI. Depuis le 1er juillet 2020, MELANI est rattachée au NCSC.

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Les cantons plaident pour des relations stables avec Bruxelles

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Les cantons veulent des relations stables avec l'Union européenne, principal partenaire économique de la Suisse (Archives © KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Des relations stables doivent être maintenues entre la Suisse et l'Union européenne. Pour les cantons, la voie bilatérale reste la solution idéale à cette fin.

L'accord institutionnel avec l'Union européenne (UE) est important pour garantir l'accès au marché intérieur et disposer d'une plus grande sécurité juridique, rappelle mardi la Conférence des gouvernements cantonaux dans un communiqué. Il ne doit toutefois pas être paraphé à tout prix.

Comme le Conseil fédéral, les cantons jugent que Berne a déjà fait d'importantes concessions sur toute une série de questions critiques. Et de nommer la reprise dynamique du droit européen, le rôle de la Cour de justice de l'Union européenne pour le règlement des différends et la clause guillotine.

Les trois points en suspens, à savoir les aides d'Etat, les mesures d'accompagnement et la directive relative aux droits des citoyens de l'UE, doivent donc être réglés dans le sens voulu par la Suisse.

Regarder toutes les options

Actuellement, les positions des deux parties sont très éloignées sur ces points litigieux, constatent les cantons. Si de nouveaux éléments permettent d’envisager une issue en faveur de Berne, les gouvernements cantonaux soutiendront le Conseil fédéral dans ses démarches.

Ils estiment qu'il fera tout ce qui est en son pouvoir pour préserver au mieux les intérêts du pays. Tout doit être mis en oeuvre pour fixer un cadre stable dans les relations bilatérales et éviter une spirale négative. Il faudra toutefois tirer parti de toutes les options politiques envisageables dans les discussions avec l’UE, avant d’arrêter une décision stratégique.

Les gouvernements cantonaux entendent être étroitement associés à la suite de la procédure. Des représentants devront être conviés aux discussions ultérieures avec l’UE.

Nouvelle victime

L'enlisement des négociations sur l'accord-cadre entre Berne et Bruxelles continue d'avoir des répercussions en Suisse. L'UE a mis en attente la participation helvétique au programme de recherche "partenariat européen pour la transformation du système ferroviaire européen", auquel les CFF souhaitaient prendre part.

Auparavant, Bruxelles avait déjà refusé de prolonger l'équivalence boursière en raison de l'absence de progrès sur l'accord institutionnel. L'accord relatif à la reconnaissance mutuelle en matière d’évaluation de la conformité pourrait être le suivant. Il doit être actualisé d'ici à la fin mai, afin de ne pas pénaliser la branche médicale suisse.

Les relations entre les deux partenaires sont encore au programme de la rencontre mardi des ministres des affaires européennes de l'UE.

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Suisse

Grève et actions le 21 mai pour un avenir solidaire et durable

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Des milliers de personnes étaient descendues dans la rue en 2019, avant la pandémie. (©KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD).

Plus de 75 actions sont prévues dans toute la Suisse le 21 mai à l'occasion de la Grève pour l'avenir. Le mouvement réunit diverses associations, syndicats et ONG autour de la grève du climat et de la grève féministe. Il a regroupé ses revendications sous la forme d'un manifeste.

"Les crises écologiques et sociales de notre époque sont étroitement liées et ne peuvent être abordées qu'ensemble", écrit lundi le mouvement dans un communiqué. "Il est important d'unir nos forces et de travailler à un avenir solidaire et durable".

Un manifeste national regroupe les revendications et donne "une direction commune", toutes les composantes de la coordination n'adhérant pas forcément à toutes les revendications. Le texte englobe diverses thématiques, dont le réchauffement climatique, les inégalités sociales, les violences faites aux femmes et l'accueil des réfugiés. Il réclame notamment un service public fort.

Ce manifeste sert un peu de "boussole", a expliqué lundi Steven Tamburini, membre de la coordination. "Il faut faire bouger les choses, il faut proposer des ruptures" afin que le rapport de forces évolue. Seul un mouvement de masse regroupant diverses aspirations permettra d'atteindre une justice environnementale et sociale.

Le 21 mai, plus de 75 événements sont d'ores et déjà annoncés dans toute la Suisse. Des collectifs locaux se préparent depuis des mois et échangent leurs idées. En de nombreux endroits, des manifestations et des actions auront lieu pour la première fois. Des actions "aussi diverses que le mouvement de la grève pour l'avenir", écrivent les militants. Une nouvelle journée de mobilisation est prévue à l'automne. La date sera annoncée ultérieurement.

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L'aéroport binational de Bâle-Mulhouse fête ses 75 ans

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L'aéroport de Bâle-Mulhouse en 1954... (Archives © KEYSTONE/PHOTOPRESS-ARCHIV/JULES VOGT

L'Euroairport de Bâle-Mulhouse fête son 75e anniversaire samedi. L'aéroport franco-suisse a été inauguré le 8 mai 1946.

L'Euroairport, situé sur sol français à quelques kilomètres de Bâle, est binational, un cas unique au monde. Il est cogéré et cofinancé par la Suisse et par la France. C'est le troisième aéroport de Suisse après Zurich et Genève.

L'idée d'un aéroport binational a été lancée avant la Seconde Guerre mondiale. L'aéroport situé près de l'actuel port de Birsfelden (BL) avait atteint ses limites et aucun site alternatif n'a pu être trouvé sur sol suisse. La seule solution était donc de construire sur sol français, à proximité de la frontière.

... et en 2019 (Archives © KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS).

Pose de la première pierre

La France a tout de suite été intéressée par cette idée. La planification a commencé juste après la fin de la guerre. Tout est allé très vite. Le 8 mars 1946 a eu lieu la cérémonie de pose de la première pierre avec une piste faite de tôles provenant des stocks de l'armée américaine et des baraquements en bois de l'armée française.

Dès le 29 avril, Swissair a effectué des essais d'atterrissages et de décollages avec un DC3. L'aéroport a été ouvert officiellement au trafic aérien le 8 mai 1946. Le traité entre la Suisse et la France réglant les modalités de gestion et de financement de l'aéroport a été signé à Berne le 4 juillet 1949 par le conseiller fédéral Max Petitpierre et l'envoyé français Henri Hoppenot.

En 1953, l'aéroport a été relié à la ville de Bâle par une nouvelle route située entièrement sur sol français, mais qui fait partie du réseau routier suisse. Son statut est règlé par une convention franco-suisse signée en 1949.

Crossair et Easyjet

L'Euroairport a connu un essor dans les années 1990 avec la compagnie aérienne Crossair qui utilisait l'aéroport comme plateforme pour ses vols européens. La faillite de Swissair en 2001 a entraîné la disparition de Crossair, provoquant une période d'incertitude pour l'Euroairport. Il a connu un nouvel essor quelques années plus tard avec l'installation de la base de la compagnie Easyjet.

La croissance continuelle de l'aéroport a été stoppée nette avec la crise du coronavirus qui a durement frappé l'ensemble du trafic aérien dans le monde. En 2020, l'Euroairport n'a enregistré que 2,6 millions de passagers, contre 9,1 millions l'année précédente, un record.

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Collaboration suspendue entre la Patrouille des Glaciers et l'armée

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La Patrouille des Glaciers a suspendu sa collaboration avec l'armée (Archives © KEYSTONE/ANDREE-NOELLE POT)

L'Association de soutien, de gestion et de promotion de la Patrouille des Glaciers (ASPdG) a suspendu sa collaboration avec le Département fédéral de la défense (DDPS), annonce-t-il vendredi dans un communiqué. Les relations entre les deux entités se sont détériorées.

L'ASPdG a pris cette décision suite aux événements de ces derniers mois qui ont "causé un grave préjudice d’image et de réputation à la Patrouille des Glaciers". L'armée avait suspendu sa collaboration en novembre invitant l'ASPdG à "régler ses problèmes internes". Elle l'avait finalement reprise en février.

Le 16 avril dernier, l'ASPdG a toutefois demandé la mise en oeuvre d'une médiation au DDPS. Elle estimait qu'avec l'accumulation des obstacles, "la situation actuelle n’était plus tenable, que l’organisation de la prochaine course était compromise". Une séance de "crise" a eu lieu le 21 avril, mais, selon l'association, le DDPS a refusé de "mettre autour de la même table le commandant de la PdG et les membres du comité directeur afin de crever l’abcès".

Pour elle, "le refus du DDPS de mettre en place un mécanisme de résolution des conflits est le signe avant-coureur de l’échec inéluctable du travail en commun des deux parties". Elle a donc suspendu avec effet immédiat la collaboration et en demandera la résiliation à ses membres lors de sa prochaine Assemblée générale ordinaire.

Audit externe

L'armée avait temporairement suspendu sa collaboration avec l'ASPdG, via une lettre envoyée le 6 novembre. Elle invoquait des "différends au sein de l'entité et invitait cette dernière à les régler". La gestion financière de son comité directeur était pointée du doigt.

Un audit externe portant sur la gestion, les finances, les dépenses et les revenus de l'association a été mené. Ses conclusions positives ont permis à l'armée d'annoncer une reprise de la collaboration dès le mois de février.

L'association se réunira en assemblée générale extraordinaire le 1er juin. Seul objet de cette réunion, la procédure d'exclusion du membre "qui a porté des accusations diffamatoires contre le comité directeur".

Gestion des sponsors et de la promotion

L'ASPdG ne veut pas empêcher le DDPS d'organiser seul l'édition 2022. Elle met donc "à sa disposition, pour cette prochaine édition, la marque 'Patrouille des Glaciers/PdG', le logo et le nom dont les droits lui appartiennent, de même que tout l’important matériel dont elle dispose".

La Patrouille des Glaciers a été créée en 1943 et relie Zermatt ou Arolla à Verbier. L'armée suisse, organisatrice de l’épreuve, est responsable de la planification, de la conduite et de la logistique de la course. L’ASPdG, une structure privée et civile fondée en 1995, gère les sponsors et la promotion.

La course de ski-alpinisme est subventionnée par plusieurs collectivités publiques dont l'Etat du Valais et la Confédération. En 2018, 1600 patrouilles - militaires, civiles, suisses et étrangères - y avaient participé. L'édition 2020 a été annulée en raison du coronavirus, la prochaine devrait se dérouler en 2022.

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