Suisse
E-nemo, la nouvelle trouvaille d'un inventeur insatiable
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Un bateau électrique "volant" 50 cm au-dessus de l'eau pour traverser le Léman en une quinzaine de minutes: tel est le projet annoncé mercredi par l'entrepreneur Alain Thébault, qui compte lancer puis commercialiser son premier modèle "e-nemo" au printemps prochain.
Infatigable entrepreneur de 60 ans passionné par l'aviation et la navigation, Alain Thébault avait battu en 2009 le record absolu de vitesse à la voile avec son Hydroptère (un trimaran futuriste) en atteignant 51,36 noeuds (95 km/h) au large d'Hyères (F).
Aujourd'hui, ce Breton installé dans le canton de Vaud, qui avait notamment bénéficié d'un laboratoire de l'EPFL pour préparer son record, se lance dans une nouvelle aventure avec e-nemo. Elle est portée par sa société Libryd, basée à Genève, et une douzaine d'associés avec lesquels il espère commercialiser, à terme, quelque 200 bateaux électriques volants au design novateur capables de filer sur l'eau à 35 noeuds, sur une structure essentiellement en aluminium largement recyclable.
De quoi mettre, par exemple, Evian à une quinzaine de minutes de Vevey et de séduire une clientèle pressée, sensible à l'écologie et... aisée. "Il faut faire bouger les lignes", explique à Keystone-ATS le volubile entrepreneur, dont la dernière trouvaille se veut clairement disruptive.
Deux I-Pads, un joystick
E-nemo, à partir d'une vitesse de 7 ou 8 noeuds, est capable de s'élever plusieurs dizaines de centimètres au-dessus de l'eau, de quoi réduire "la traînée hydrodynamique" de 40% environ et de filer à toute allure. Le foil rétractable soulève la coque à la hauteur désirée, en fonction des vagues, le tout étant piloté par deux I-Pad et un joystick. Le pilotage se veut aisé et "nécessite un simple permis de bateau", explique M. Thébault. L'autonomie est de 120 km.
Deux cadres dirigeants d'une multinationale veveysanne résidant du côté d'Evian s'apprêtent à prendre possession, en "sharing" (partage), d'un premier exemplaire dès le printemps prochain. Une version "business" à six places est prévue, ainsi qu'une option spécialement destinée aux excursions, pour les hôtels par exemple.
"Révolution nécessaire"
Alain Thébault et son équipe d'ingénieurs se sont associés avec l'équipementier automobile Saint Jean Industries, un grand industriel de l'aluminium avec lequel l'entrepreneur espère accélérer la "nécessaire révolution technologique".
E-nemo n'est pas à la portée de toutes les bourses. Disponible en pré-commande, il doit être commercialisé à un prix autour de 300'000 francs. Alain Thébault espère lever encore 5 millions de francs pour booster son projet.
Bien qu'ayant essuyé plusieurs revers dans sa riche carrière d'inventeur-entrepreneur, le fringant sexagénaire déjà à l'origine de SeaBubbles (hydroptère avec passagers) et de The Jet, un bateau volant à propulsion à hydrogène, compte bien faire décoller son nouveau rêve grâce au formidable écosystème scientifique et entrepreneurial qu'il dit avoir trouvé dans l'Arc lémanique.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Trois communes déposent un recours contre le bruit des F-35
Les nouveaux avions de combat F-35 nécessitent la mise en place de mesures supplémentaires de protection contre le bruit sur les aérodromes militaires de Payerne (VD), Meiringen (BE) et Emmen (LU). Les trois communes concernées ont désormais déposé un recours.
A la demande de l'agence de presse Keystone-ATS, les trois communes concernées ont confirmé avoir déposé un recours auprès du Département fédéral de la défense (DDPS) contre les projets relatifs à l'avion de combat F-35.
Les nouveaux avions de combat F-35 sont plus bruyants que les anciens F/A-18. Le DDPS et l'Office fédéral de l'armement (armasuisse) ont par conséquent annoncé fin avril des mesures supplémentaires de protection contre le bruit sur les trois aérodromes militaires.
Les nouveaux jets seront stationnés à Meiringen et à Payerne, où la plupart des décollages et des atterrissages devraient avoir lieu. La population avait jusqu'à mercredi dernier pour s'exprimer sur les nuisances sonores et le stationnement des F-35 et pour faire opposition.
L'opposition de la commune de Meiringen concerne une école, a indiqué un porte-parole. La commune estime à 170 le nombre de propriétaires immobiliers qui avaient été contactés par le DDPS.
Le département s'exprimera vraisemblablement la semaine prochaine sur les oppositions, a fait savoir une porte-parole. La décision va maintenant être prise concernant les règlements d'exploitation des aérodromes, y compris les nuisances sonores autorisées. La mise en ½uvre des concepts de protection phonique devrait commencer au milieu de l'année prochaine.
Protection phonique supplémentaire
Les premiers F-35 sont attendus à Payerne à partir de la mi-2028. A Meiringen, ce devrait être le cas à partir de 2030, puis deux ans plus tard à Emmen. Là où la limite de bruit est dépassée en raison du bruit des avions, la Confédération doit prendre des mesures de protection supplémentaires.
En avril, le DDPS a communiqué que 280 bâtiments supplémentaires devraient être équipés. L'installation de fenêtres à isolation phonique est par exemple prévue. Selon le département, la prise en charge des frais d'assainissement ne s'applique qu'aux locaux d'habitation.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Le degré de la menace d'incendie en forêt relevé à 3 sur 5 à Genève
La menace d'incendie en forêt dans le canton de Genève augmente avec les chaleurs importantes. Elle est désormais relevée au degré de 3 sur 5, a affirmé vendredi le Département du territoire (DT).
Les autorités appellent à la prudence. Leur évaluation s'appuie sur des indications comme les températures, l'humidité, la vitesse du vent et les récentes précipitations.
Les citoyens sont priés d'augmenter la surveillance des feux en plein air pour éviter tout départ d'incendie. Mais ceux-ci ne doivent pour le moment pas être restreints.
Les règles habituelles doivent être strictement suivies. Les feux sont interdits dans les sites forestiers et protégés, de même qu'à 10 mètres des lisières.
Les barbecues avec un feu au sol ne sont pas autorisés. En cas de vent important, il faut renoncer sans exception. Toute flamme démesurée doit être éteinte immédiatement et toutes les braises froides doivent également être éliminées au moment de quitter les différents sites.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Le Conseil fédéral songe à maintenir le statut S après mars 2027
Le Conseil fédéral veut réfléchir à un maintien du statut S au-delà de mars 2027 pour les réfugiés ukrainiens. Il prendra sa décision à l'été après avoir sondé les acteurs concernés.
Berne indique avoir pris cette décision en se basant sur le plan "Avenir du statut S". Le texte estime que le maintien du statut S peut continuer de garantir une protection efficace aux personnes concernées et éviter de surcharger le système de l'asile.
Le Conseil fédéral examine aussi la possibilité de restreindre l'accès au statut S pour les hommes ukrainiens en âge de combattre. Cette mesure est également étudiée par l'Union européenne, avec qui Berne travaille en étroite collaboration sur ce sujet depuis le début de la guerre en 2022.
Enfin, le Conseil fédéral rappelle qu'en raison du programme d'allégement budgétaire, il ne versera plus, dès 2027, de subventions fédérales aux cantons pour les personnes bénéficiant du statut de protection S depuis plus de cinq ans.
La consultation est prévue cet automne. Le projet doit entrer en vigueur au 1er mars 2027.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
L'armée mise sur la capacité de défense
L'armée doit être capable de défendre la Suisse contre les menaces hybrides et les attaques à distance. A cet effet, elle se dotera d'un bataillon de drones. Le Conseil fédéral a présenté vendredi des lignes directrices orientées sur la capacité de défense.
Aux yeux du gouvernement, la capacité de dissuasion crédible est capitale pour la sécurité du pays, qui passe par une hausse des dépenses. A cet effet, il a déjà proposé d'augmenter de 0,8 point la TVA.
D'ici 2039, environ 80% des investissements seront donc consacrés à la protection contre les menaces les plus probables. Le Conseil fédéral veut renforcer la défense aérienne, protéger les militaires, engager et écarter les drones et protéger les réseaux, les données et les systèmes critiques. Cela passe notamment par la mise en place en 2028 d'un bataillon de drones.
Les 20% restants seront dédiés à maintenir et développer les capacités permettant d'écarter une attaque de grande envergure.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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