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Climat

Extinction Rebellion presse Berne de déclarer l'urgence climatique

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Cinq militants d'Extinction Rebellion (XR) se sont collé une main aux murs du Palais fédéral mardi, en signe de protestation contre la politique climatique du Conseil fédéral. Du personnel médical est intervenu pour les "libérer", sous la surveillance de la police. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Cinq militants d'Extinction Rebellion (XR) se sont collé une main à la glu mardi aux murs du Palais fédéral, en signe de protestation contre la politique climatique du Conseil fédéral. Ils appellent le gouvernement à déclarer l'urgence climatique.

"Nous demandons au Conseil fédéral de prendre ses responsabilités et de protéger la population des dangers qui l'attendent", a déclaré l'une des activistes à Keystone-ATS.

Les militants ont indiqué avoir remis une lettre au Conseil fédéral où ils lui demandent de "dire la vérité" sur le changement climatique. Ils pressent les autorités de déclarer l'urgence climatique et écologique, d'atteindre la neutralité carbone en 2025 et de mandater des assemblées citoyennes chargées d'organiser un plan pour le climat.

Extinction Rebellion demande dans son appel d'écouter les scientifiques ainsi que l'ONU. "L’humanité fait face au plus grand danger de son histoire", écrivent-ils.

En se collant littéralement au Palais fédéral, les activistes ont voulu montrer qu'ils sont prêts à mettre leur corps en jeu "pour éloigner la société du gouffre vers lequel elle se dirige", a souligné XR.

"Dernier appel"

La police avait été informée à l'avance de l'action au Palais fédéral, selon XR. Celle-ci a recueilli les données personnelles des militants sur place et a clarifié la situation avec l'Office fédéral de la police. Six personnes ont été emmenées au poste pour des vérifications supplémentaires sur d'éventuelles suites pénales, a précisé la police cantonale bernoise à Keystone-ATS.

Du personnel médical a été appelé pour évaluer l'état de santé des manifestants. Il est intervenu pour décoller les mains des activistes, a constaté un photographe de Keystone-ATS.

XR présente son action comme un "dernier appel avant la rébellion" "Sans réponse adéquate du Conseil fédéral d’ici au 20 septembre", les militants de XR "annoncent à regret être moralement contraints de paralyser pacifiquement la plus grande ville du pays à compter du 3 octobre, et jusqu’à ce que leurs trois demandes soient satisfaites", selon un communiqué. Le groupe indique avoir prévenu la police de Zurich ainsi que le Conseil fédéral de ses intentions.

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Climat

Les orages ont touché le Jura, la Confédération a émis une alerte

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Après le temps estival de jeudi, de nouveaux orages se préparent (Archives). (© Keystone/EDDY RISCH)

La Suisse a à nouveau fait face aux orages vendredi. Un orage important a touché le Jura en début d'après-midi. La Confédération a émis une alerte de niveau 3 sur 4 pour l'après-midi. Le Tessin et certaines régions des Grisons ne sont pas concernés

Des vents allant jusqu'à 117 km/h ont été enregistrés sur le Chasseral. A Delémont, 20 litres de pluie par mètre carré sont tombés en l'espace de 20 minutes et des rafales ont soufflé jusqu'à 106 km/h. La grêle est également tombée.

Mais les vents étant forts en altitude, les cellules orageuses ne restent pas longtemps au même endroit. Le risque d'inondation est donc restreint, selon SRF Meteo.

Les premiers orages ont touché les Préalpes en fin d'après-midi. Une nouvelle cellule orageuse s'est développée au-dessus du lac de Thoune et a balayé les cantons d'Uri, puis de Glaris jusque dans la vallée du Rhin (SG), où elle a perdu de sa force.

Le service Meteocentrale a compté près de 27'000 éclairs, dont 5400 rien que dans le canton de Berne. Les météorologues s'attendent à des précipitations importantes jusque dans la nuit.

Selon les météorologues, la trajectoire exacte des orages est difficile à prévoir. Ces dernières semaines, les intempéries ont provoqué une forte hausse provisoire du niveau des lacs suisses. Certains ruisseaux et rivières ont également débordé de leur lit.

A ce jour, deux personnes sont décédées en raison des intempéries en Suisse. Plusieurs personnes ont été blessées, dont certaines gravement. Les dommages matériels s'élèvent eux à plusieurs centaines de millions de francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

La LNM prévoit un retour à la normale progressif jusqu'à mardi

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Fleuron de la flotte de la LNM, le bateau à vapeur "Neuchâtel" reprendra du service samedi (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Malgré la reprise de la navigation mercredi, la Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et Morat (LNM) prévoit un retour à la normale échelonné jusqu'à mardi. Les courses entre Neuchâtel et Morat reprendront pour leur part déjà samedi.

Les canaux de la Broye et de la Thielle ne sont pas encore exploitables, en l'état. "La situation évoluant favorablement, la LNM rétablira progressivement son horaire complet", a indiqué jeudi la compagnie, avec un retour complet prévu mardi. Fleuron de la flotte, le bateau à vapeur "Neuchâtel" reprendra du service samedi.

Toutes les destinations ne sont pas desservies pour l'heure en raison du niveau d'eau encore trop élevé. Du coup, celles vers Bienne (BE) et Yverdon-les-Bains (VD) le seront depuis mardi seulement, précise la LNM, en ajoutant dans son communiqué que certaines restrictions locales pouvaient encore survenir.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

Les "signes vitaux" de la Terre faiblissent selon des scientifiques

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Les auteurs du rapport estiment qu'il existe en effet "de plus en plus de preuves que nous approchons, voire avons déjà dépassé" certains des points de bascule (Archives © KEYSTONE/EPA/Cézaro De Luca)

Les "signes vitaux" de la planète s'affaiblissent sous les coups de l'économie mondiale, ont mis en garde mercredi des scientifiques de premier plan. Ils s'inquiètent de l'imminence possible de certains "points de rupture" climatiques.

Ces chercheurs, qui font partie d'un groupe de plus de 14'000 scientifiques ayant plaidé pour la déclaration d'une urgence climatique mondiale, estiment que les gouvernements ont de manière systématique échoué à s'attaquer aux causes du changement climatique: "la surexploitation de la Terre".

Depuis une évaluation précédente en 2019, ils soulignent la "hausse sans précédent" des catastrophes climatiques, des inondations aux canicules, en passant par les cyclones et les incendies. Sur les 31 "signes vitaux" de la planète, qui incluent les émissions de gaz à effet de serre, l'épaisseur des glaciers ou la déforestation, 18 atteignent des records, selon ce texte publié dans la revue BioScience.

Niveaux records de CO2

Ainsi, malgré la chute des émissions de gaz à effet de serre en raison de la pandémie de Covid-19, les concentrations de CO2 et de méthane dans l'atmosphère ont atteint des niveaux records en 2021.

Les glaciers fondent 31% plus vite qu'il y a quinze ans et la déforestation en Amazonie brésilienne a, elle aussi, atteint un record en 2020, transformant ce puits de carbone crucial en émetteur net de CO2. Avec un record de plus de 4 milliards de têtes de bétail, notamment vaches et moutons, la masse du bétail dépasse désormais celle des humains et des animaux sauvages combinés, selon l'étude.

"Nous devons réagir face aux preuves qui montrent que nous allons vers des points de rupture climatiques, en prenant des mesures urgentes pour décarboner l'économie et en commençant à restaurer la nature plutôt que la détruire", a indiqué l'un des auteurs, Tim Lenton, de l'université britannique d'Exeter.

Les auteurs estiment qu'il existe en effet "de plus en plus de preuves que nous approchons, voire avons déjà dépassé" certains des points de bascule qui pourraient entraîner le système climatique vers un changement dramatique et irrémédiable. Cela inclut la fonte des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique, qui pourrait être irréversible à l'échelle de plusieurs siècles, même si les émissions de CO2 étaient réduites.

Actions radicales rapides

Autre point de non-retour possible pour les récifs coralliens, menacés notamment par le réchauffement et dont dépend un demi-milliard de personnes.

Les auteurs réclament des actions radicales rapides dans plusieurs domaines: éliminer les énergies fossiles, réduire la pollution, restaurer les écosystèmes, opter pour des régimes alimentaires basés sur les plantes, s'éloigner du modèle de croissance actuel et stabiliser la population mondiale.

"Nous devons arrêter de traiter l'urgence climatique comme un problème indépendant. Le réchauffement n'est pas le seul problème de notre système terre sous pression", a insisté William Ripple, de l'université d'Etat de l'Oregon. Selon lui, "les politiques pour combattre la crise climatique ou tout autre symptôme devraient s'attaquer à la source: la surexploitation de la planète par les humains".

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Climat

Rincées, les vignes suisses souffrent d'attaques de champignons

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Les conditions météorologiques de ces dernières semaines ont favorisé le développement du mildiou, un champignon qui s'en prend aux feuilles et aux grappes dans les vignes. Ici dans un vignoble à Auvernier (NE). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le secteur viticole suisse souffre, comme d'ailleurs toute l'Europe, d'attaques de mildiou et d'oïdium provoquées par les précipitations de ce début d'été. Pour lutter contre ces champignons, les viticulteurs renouvellent les traitements après chaque lessivage.

Les répercussions des conditions climatiques de 2021 sur la production de raisin ne sont pas encore connues mais devraient logiquement peser sur la quantité de raisin. Mais le fort engagement des vignerons devraient limiter la casse.

"De mémoire de vigneron, on n'a jamais vu autant de pluie", réagit mardi auprès de Keystone-ATS Pierre-André Roduit, chef de l’office valaisan de la viticulture. Conséquence: la propagation du mildiou, une maladie fongique épidémique favorisée par un temps très humide et chaud, a explosé.

"Cette année, on a constaté des infections tous les jours. On n'avait jamais vécu ça", relève Pierre-Antoine Héritier, président de la fédération valaisanne des vignerons, soulignant que le plus ensoleillé des cantons jouit d'un climat habituellement sec.

D'ailleurs, le mildiou, qui s'attaque d'abord aux feuilles, se propage rarement aux grappes en Valais. Avec ce climat très compliqué, les deux hommes gardent aussi à l'oeil la propagation de l'oïdium, un autre champignon qui peut faire des ravages.

"Conjonction de facteurs négatifs"

Sur Vaud, la situation est tout aussi "inhabituelle", relève Olivier Viret, chef du Centre de compétences culture spéciale à l'Etat de Vaud. "En 2016, la forte pression du mildiou avait eu lieu avant la floraison. Cette année, c'est juste après la fleur".

Après un mois de juin chaud où la vigne a poussé très fortement, les précipitations tombées dès le 20 juin et jusqu'à aujourd'hui ont lancé le cycle des infections. "On se retrouve ainsi avec une conjonction de facteurs négatifs", souligne Olivier Viret en référence à la grêle qui s'est abattue récemment dans toutes les régions du canton sauf la Côte, notamment à Concise, Aigle et dans le Lavaux.

Le sud des Alpes n'est pas mieux loti. Déjà très affecté par deux épisodes de grêle en juillet qui ont provoqué jusqu'à 90% de perte à certains endroits comme à Bellinzone, le nord du Tessin doit aussi faire face au développement de maladies fongiques "déjà visibles et difficilement contrôlables", indique Giovanna Gilardi, porte-parole au service tessinois de l’agriculture. Le sud du Tessin, sous l'eau depuis trois jours, craint désormais également l'apparition de mildiou.

"Fenêtre de traitement"

Pour lutter contre ces maladies fongiques, la vigne doit être traitée préventivement. Mais, là aussi, les épisodes récurrents de pluie n'ont pas facilité la vie des viticulteurs, car les traitements - à base de cuivre contre le mildiou, et de soufre contre l'oïdium - doivent être appliqués lorsque la vigne est sèche.

Les viticulteurs sont sur les rotules: depuis fin juin, il a fallu parfois sortir deux fois par semaine pour sulfater, détaille Johannes Rösti, directeur de la Station viticole neuchâteloise à Auvernier. "Le plus délicat est de trouver une fenêtre pour placer les traitements", précise-t-il.

Et comme les produits appliqués ne sont pas éternels, il faut recommencer après chaque lessivage, résument les différents interlocuteurs. Le contexte va rester difficile jusqu'à fin juillet, sachant que les sulfatages doivent s'arrêter au 15 août, en vue des vendanges.

Dégâts très divers

Il n'est pas encore possible d'esquisser de bilan tant les régions au sein même des cantons ont été arrosées différemment. En Valais, les dégâts liés au mildiou, très hétérogènes entre parcelles et cépages, sont néanmoins plus importants que les années précédentes, relève Pierre-André Roduit. Sur Vaud, si les pertes risquent d'être massives, "on ne peut cependant généraliser", lui fait écho Olivier Viret. "Il reste des grappes saines. Il a moins plu sur la Côte que dans le Lavaux", cite-t-il en exemple.

A Neuchâtel, "la plupart des viticulteurs ont pu protéger leur récolte", relève Johannes Rösti, même si cela a pu provoquer des tensions avec les riverains, incommodés par des traitements effectués le samedi. Si le temps se stabilise en août et en septembre, il sera encore possible d’obtenir une vendange de bonne qualité dans les vignobles épargnés par la grêle, précise-t-on au Tessin.

Pour Florian Favre, ingénieur oenologue à l'Etat de Genève, le fait que quasiment toutes les vignes genevoises sont mécanisées et que plus de 85% d'entre elles ont un sol enherbé facilite les traitements. "Si les plans de traitement ont été suivis, les vignes sont saines", relève Florian Favre.

Tout dépend aussi du cépage: le chasselas et le merlot sont très touchés par le mildiou, le gamay, moins. "Dans une dizaine de jours, quand les sucres se concentreront dans le raisin, le risque de maladies sera écarté", précise-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

Les bateaux opèrent leur grand retour sur le lac de Neuchâtel

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Les amateurs de kayak peuvent à nouveau goûter à la joie de la pratique de leur sport sur le lac de Neuchâtel. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La navigation est à nouveau possible sur le lac de Neuchâtel depuis ce mardi pour les particuliers et le trafic touristique. Nombre d'amateurs en ont profité pour sortir leurs embarcations et goûter à un plaisir dont il était privé depuis onze jours, crue oblige.

L'interdiction de navigation avait été prononcée le 16 juillet en raison des crues record survenues dans la région des Trois-Lacs, obligeant les bateaux à demeurer dans les ports. Lundi, les cantons riverains des lacs de Neuchâtel et de Morat ont annoncé sa levée d'entente, y compris sur le canal de la Broye, sauf pour la nuit.

La décrue du lac de Neuchâtel a commencé mercredi dernier et le niveau de danger a été abaissé à 3. "L'évolution météorologique des prochains jours s'annonce relativement instable et orageuse, mais sans précipitations excessives", a expliqué l'Organisation de gestion de crise et de catastrophe du canton du Neuchâtel (Orccan).

La cote du lac de Neuchâtel se situe encore environ un mètre au-dessus de son niveau habituel, à 430,41 mètres par exemple lundi en fin d'après-midi. Il descend à raison de 4 à 5 centimètres par jour environ.

Appel à la prudence

La levée de l'interdiction s'accompagne d'un appel à la "prudence requise par des niveaux encore hauts et la présence de matériaux flottants". Tous les navigateurs doivent par ailleurs impérativement se conformer aux interdictions émises localement par les différents cantons ou communes.

En revanche, la navigation sur le lac de Bienne étant toujours interdite, hormis quelques assouplissements (stand up paddle ou canoë) dévoilés lundi, l’interdiction de navigation sur le canal de la Thielle demeure en vigueur jusqu’à la levée de l’interdiction par les autorités bernoises.

En ce qui concerne la baignade, elle est autorisée depuis jeudi, après une interdiction d'une petite semaine. Reste qu'ici aussi les autorités en appellent à la prudence des adeptes de la pratique dans le lac, en les invitant à se renseigner sur la qualité des eaux et à respecter les éventuelles interdictions locales.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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