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Suisse

Le tunnel routier du Gothard devrait être rouvert en fin de semaine

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Après la fermeture du tunnel du Gothard, les automobilistes doivent emprunter la route du col. (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

La Confédération espère pouvoir rouvrir le tunnel routier du Gothard à la fin de cette semaine. Cet axe crucial de transit en Europe est fermé dans les deux sens depuis dimanche après-midi en raison de l'apparition d'une fissure sur une longueur de 25 mètres.

Les spécialistes travaillent d'arrache-pied pour rouvrir rapidement le tunnel à la circulation, a indiqué l'Office fédéral des routes (OFROU) dans un nouveau communiqué lundi en fin d'après-midi. Une ouverture à la fin de la semaine a également été évoquée par le ministre des transports Albert Rösti sur les ondes de la SRF.

Les techniciens doivent notamment démolir le "faux-plafond" de l'ouvrage, qui abrite le système d'aération, et le remplacer sur une longueur de 25 mètres. Les travaux de démolition devraient commencer dans la nuit de lundi à mardi. Les opérations de sécurisation nécessaires ont déjà débuté lundi après-midi.

L'OFROU, qui a précisé que les dégâts n'avaient pas évolué depuis dimanche, a attribué les dommages à des changements de tension dans la montagne. Ceux-ci auraient entraîné des modifications locales de la pression et sollicité le tunnel dans le tronçon concerné. Cela aurait provoqué la fissure du plafond intermédiaire, qui aurait à son tour provoqué les éclatements de débris de béton sur la voie.

Sécurité prioritaire

Lors d'une conférence de presse sur le thème de l'énergie lundi à Berne, Albert Rösti a souligné que le Gothard "nous touche beaucoup, avec deux événements qui se sont produits en l'espace d'un mois". Il faisait référence au récent déraillement d'un train de marchandises dans le tunnel de base du Gothard.

"Nous sommes dans une région de montagne, dans un environnement où la nature bouge, de tels événements peuvent se produire", a-t-il relevé, en se félicitant qu'il n'y ait à nouveau pas eu de victime.

L'incident s'est produit à 700 mètres du portail nord, entraînant la fermeture du tunnel vers 16h00 dimanche. Le trafic a été dévié par la route du San Bernardino (A13) ainsi que par le col du Gothard. Les camions qui se trouvaient aux centres de contrôle du trafic lourd de Giornico (TI) et Ripshausen (UR) ont été retenus.

Il n'y a pas eu d'encombrement, les camions ayant été déviés à temps vers le San Bernardino, selon la police uranaise. Au niveau du col du Gothard, le trafic était dense lundi, mais il n'y avait pas de bouchon.

Trafic ferroviaire perturbé

Long de 16,9 kilomètres, le tunnel routier du Gothard, sur l'autoroute A2, est en service depuis 1980. Il est traversé chaque jour par des milliers de voitures et de poids lourds.

Cette fermeture intervient alors qu'un des tubes du tunnel ferroviaire de base du Gothard est également fermé depuis un mois, après qu'un train de marchandises a déraillé. Seize wagons sont sortis des rails.

Le train a endommagé la voie sur sept kilomètres, provoquant "des dégâts immenses", selon les CFF. Environ 20'000 traverses de voie en béton doivent être remplacées.

Les CFF ne font pas encore de prévision sur la durée des travaux de réparation. La compagnie ferroviaire estime toutefois une exploitation partielle possible à partir du début 2024 pour le transport de voyageurs. L'autre tube du tunnel de base, ainsi que le tunnel dit de faîte sont toujours accessibles par les trains.

Le Tessin préoccupé

Interrogé lundi par Keystone-ATS, le directeur de la chambre économique tessinoise Luca Albertoni n'a pas caché sa préoccupation. Une fermeture potentiellement prolongée du tunnel routier représente une menace pour l'économie du canton, a-t-il fait valoir. Il a rappelé que de nombreuses entreprises tessinoises sont étroitement liées à la Suisse alémanique.

Luca Albertoni demandé à la Confédération et aux cantons de mettre en place une "cellule de crise du Gothard" en cas de nouveaux incidents.

Le président du gouvernement tessinois Raffaele De Rosa a pour sa part souligné que les deux incidents ferroviaire et routier montrent à quel point les liaisons à travers l'arc alpin sont fragiles. "Pour le Tessin, qui est le seul canton de Suisse entièrement situé au sud des Alpes, la qualité des liaisons avec le reste du pays est absolument centrale", a-t-il affirmé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Lausanne

Vaud: un deuxième débat parlementaire expédié qui fâche un député

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Le Grand Conseil vaudois a finalement refusé de donner plus de souveraineté aux communes pour décider de l'affichage publicitaire commercial sur leur territoire (photo symbolique). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Dans un surprenant revirement de situation, la réforme sur l'affichage publicitaire a été refusée la semaine dernière par le Grand Conseil vaudois. Un député écologiste estime "très problématique" la manière dont le deuxième débat sur le sujet a été trop rapidement expédié. Il s'interroge sur une potentielle intervention juridique.

Cette réforme, soumise au Parlement par le Conseil d'Etat, était une réponse à une motion de David Raedler (Vert-e-s), acceptée en mars 2023. Elle devait modifier de facto la loi sur les procédés de réclame (LPR), datant de 1988 et qui contraignait notamment les communes à octroyer un emplacement pour l'affichage publicitaire si elles en recevaient la demande du Canton.

Mi-juin, lors du premier débat, les parlementaires avaient accepté une plus grande autonomie des communes en la matière. Elles auraient pu, par exemple, refuser des affiches publicitaires commerciales sur leur territoire, exception faite pour l'affichage politique en période d'élections ou de votations.

Cette révision aurait supprimé notamment leur obligation d'autoriser au minimum un ou plusieurs emplacements d'affichage publicitaire. Elle aurait donné aux communes qui le souhaitent la liberté de bannir totalement la publicité de leur territoire, sur le domaine public, mais aussi sur le domaine privé visible depuis le domaine public.

Toute la loi balayée

Mardi dernier, lors de la dernière séance du Grand Conseil avant la pause estivale, le deuxième débat était prévu en fin de journée, après le débat sur les comptes 2025 et juste avant les discours en lien avec la passation des pouvoirs entre ancien et nouveau présidents du Parlement.

"Le deuxième débat a été si vite expédié par le président Stéphane Montangero, qu'il n'y a eu aucune discussion, aucun débat, à tel point qu'un élu UDC n'a même pas eu le temps de déposer un amendement, dont j'avais connaissance et qui me convenait", a confié mardi à Keystone-ATS David Raedler. "Cette manière d'aller si vite ne va pas, elle est même très problématique", regrette-t-il.

Alors que la commission ayant examiné ce projet de réforme s'était exprimée en sa faveur, le bloc de droite PLR-UDC a finalement voté non par 59 voix contre 53 oui et une abstention. L'entier de la nouvelle loi a ainsi été balayée.

"Quel gâchis"

Selon M. Raedler, il y avait malheureusement beaucoup d'absents dans la salle, surtout dans les rangs de la gauche, au moment du vote arrivé si vite. "Quel gâchis", se désole-t-il. Le projet de loi retourne ainsi au Conseil d'Etat qui peut reproposer le même, le modifier ou le laisser tomber.

L'élu vert veut en discuter avec des membres du gouvernement. Il se réserve aussi le droit de vérifier s'il y a eu une potentielle "irrégularité" dans la manière de traiter ce point à l'ordre du jour et de "regarder de près s'il y a matière à intervenir juridiquement".

Impacts sur la faune

Les adaptations législatives prévues auraient par ailleurs aussi permis de mettre la LPR en conformité avec la loi sur la protection du patrimoine naturel et paysager. L'objectif était d'encadrer davantage l'impact des publicités lumineuses sur la faune et les atteintes au patrimoine naturel et paysager.

Pour rappel, la possibilité de limiter l'affichage commercial avait été jugée légale par le Tribunal fédéral (TF). Selon un arrêt rendu en mars 2021 dans le cadre de l'initiative communale "Genève Zéro pub" - refusée en votation -, le TF avait relevé que les libertés économiques et d'expression étaient garanties par d'autres moyens de communication, notamment sur internet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Une décision tessinoise qui pèse sur un accord italo-suisse

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Pour la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, la décision tessinoise de suspendre des versements d'impôts à la Lombardie "pèse" sur l'accord bilatéral sur les frontaliers. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Karin Keller-Sutter a rencontré mardi à Rome le ministre italien des Finances, Giancarlo Giorgetti. La conseillère fédérale a admis que la décision tessinoise de suspendre les remboursements d'impôts à la Lombardie pesait sur l'accord bilatéral sur les frontaliers.

La ministre suisse des finances a souligné l'importance de revoir la convention de double imposition entre les deux pays, datant de 1976. "Nous estimons qu’une révision est dans l’intérêt des deux États. Dans le même temps, nous sommes conscients que d’autres questions doivent d’abord être résolues", a déclaré Mme Keller-Sutter devant les médias à Rome, à l’issue de sa rencontre avec M. Giorgetti.

"D'importants défis" demeurent dans le domaine de la coopération transfrontalière, en particulier celle des frontaliers. "Les autorités des deux côtés (de la frontière) souhaitent collaborer étroitement avec les régions concernées", a assuré la conseillère fédérale.

Avec M. Giorgietti, Mme Keller-Sutter a abordé la décision du gouvernement tessinois, annoncée le même jour, de suspendre, à titre préventif, le versement des remboursements d’impôts à la Lombardie pour l’année en cours. La Lombardie avait de son côté fait part de son intention d'imposer une "taxe sur la santé" aux frontaliers travaillant en Suisse.

Privilégier le dialogue

"Nous avons pris acte de la décision du canton du Tessin de retenir partiellement les paiements compensatoires dus en vertu de l’accord sur les frontaliers de 2020. Cette mesure pèse bien sûr sur l’accord existant avec l’Italie", a déclaré la Saint-Galloise.

Les deux responsables estiment qu'une solution doit être trouvée par la voie du dialogue. "Nous souhaitons inviter les régions concernées à des discussions directes", a expliqué Mme Keller-Sutter. M. Giorgetti a proposé d'organiser une table ronde réunissant les représentants lombards et tessinois.

"La 'taxe sur la santé' n’est pour l’instant pas encore prélevée. Ce qui suscite des inquiétudes au Tessin, c’est la possibilité qu’elle puisse être appliquée rétroactivement", a encore relevé la ministre suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le 19:30 de la RTS change de visage à la rentrée

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Le 19:30 de la RTS change de visage dès le 17 août. Après avoir présenté l'information le week-end, Jennifer Covo succèdera à Philippe Revaz au 19:30 en semaine (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le 19:30 de la RTS change de visage dès le 17 août. Après avoir présenté l'information le week-end, Jennifer Covo succédera à Philippe Revaz au 19:30 en semaine. Elle sera remplacée par Valentin Emery, actuellement à l'émission à Forum.

Entrée à la RTS il y a 16 ans, Jennifer Covo a réalisé sa première apparition en tant que présentatrice du journal en 2015, a rappelé mardi la Radio Télévision Suisse. Principal visage des journaux d'information de fin de semaine, la journaliste racontera l'actualité les soirs, du lundi au jeudi, à la place de Philippe Revaz, qui rejoindra l'émission hebdomadaire Mise au point.

De son côté, Valentin Emery quittera La Première, de la radio, pour RTS1, où il présentera le 19:30 et le 12:45 en fin de semaine. Ce journaliste genevois a une longue expérience de la télévision, puisqu'il a travaillé durant neuf ans à la chaîne de télévision locale Léman Bleu avant d'être engagé à la RTS en 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Accords avec l'UE: maintien en commission de la double majorité

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Le peuple et les cantons doivent se prononcer sur les accords Suisse-UE, selon la commission des institutions politiques du Conseil des Etats (image d'illustration). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La commission des institutions politiques du Conseil des Etats tient un vote à la double majorité du peuple et des cantons sur les accords Suisse-UE. Elle a adopté par 7 voix contre 6 un projet visant à ancrer ces accords dans la Constitution fédérale.

Le projet vise à éliminer les incertitudes constitutionnelles entre l'extension de la libre circulation des personnes, prévue dans le paquet d'accords, et l'article 121a de la Constitution fédérale concernant la gestion autonome de l'immigration. Concrètement, il introduit dans la Constitution une nouvelle disposition transitoire qui autorise l'approbation du paquet d'accords malgré les règles constitutionnelles sur la gestion de l'immigration.

Cette nouvelle disposition mettrait aussi un terme aux discussions sur la nécessité de soumettre le paquet d'accords au référendum obligatoire "sui generis" en raison de son importance, indiquent mardi les services du Parlement. Pour la commission, cette option doit être gardée au cas où le Conseil des Etats rejetterait son projet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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