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Suisse

Feux d’artifice sur la sellette

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Suspension des ventes, annulation des feux officiels, interdiction: la sécheresse qui sévit entraîne de nouvelles restrictions, notamment sur les feux d'artifice. Elle a aussi contraint la centrale nucléaire de Mühleberg (BE) à ralentir son activité.

Le canton du Jura a interdit vendredi les feux d'artifice en forêt et à proximité. Sur le reste du territoire, seule l'utilisation d'engins pyrotechniques statiques tels que les vésuves ou les allumettes de bengale est autorisée. Les autres, notamment les fusées, sont prohibés, précise le canton dans un communiqué.

Le canton de Fribourg a, lui, lancé un appel à la prudence et interdit l'utilisation des feux d'artifice privés en forêt à moins de 200 mètres des lisières. Il convient de privilégier les emplacements officiels prévus à cet effet par les communes, rappelle-t-il dans un communiqué.

A Berne, les feux d'artifice ne s'élèveront pas au-dessus de la colline du Gurten. La ville a annoncé vendredi qu'elle les annulait en raison du risque d'incendie. Le grand feu de joie ne sera pas non plus allumé, précise la Chancellerie. Le ciel glaronnais ne s'illuminera pas non plus. Le canton a interdit vendredi les feux d'artifice sur l'ensemble de son territoire.

Ventes suspendues

La situation a poussé les détaillants à suspendre par endroits les ventes de feux d'artifice. C'est le cas dans les filiales de Migros Aar, Valais, Zurich et Suisse orientale. Coop fait de même dans certaines régions, notamment dans le canton de Fribourg.

Manor et Lidl indiquent que les ventes sont interrompues dans les cantons dans lesquels il existe une interdiction absolue de faire du feu en plein air. C'est actuellement le cas en Valais, au Tessin et dans les vallées sud des Grisons. Aldi ne vend plus d'engins pyrotechniques au Tessin et en Valais.

Feux en forêt interdits

Le canton de Glaris a également proscrit les feux en forêt ou à proximité, une mesure prise également par les cantons de Zurich, d'Appenzell et le demi-canton de Rhodes-Intérieures. Il est désormais absolument interdit de faire du feu en forêt ou à proximité dans tous les cantons à l'exception de Fribourg, Vaud et Neuchâtel. A Genève, une interdiction partielle est en vigueur.

Températures élevées riment aussi avec baisse d'activité pour la centrale nucléaire de Mühleberg (BE). Elle a dû réduire sa puissance d'environ 10% en raison de la chaleur de l'Aar dont l'eau est utilisée pour refroidir le réacteur.

Lorsque la température de l'Aar atteint une moyenne journalière de 20,5 degrés, la puissance doit être ralentie, explique vendredi l'exploitant BKW. La diminution de la puissance est réglée dans la concession nécessaire pour l'utilisation des eaux de l'Aar.

Un ralentissement en été n'est pas exceptionnel, selon le porte-parole de BKW Tobias Habegger. La performance du réacteur a été amoindrie pour des raisons similaires début juillet, précise-t-il. Entre temps le réacteur a pu à nouveau fonctionner à plein régime. Cette réduction n'aura pas d'impact pour les clients, car BKW produit plus d'électricité que les clients n'en utilisent, rassure M. Habegger.

Aménagements dans les prisons

A Genève, les établissements pénitentiaires fermés ont procédé à quelques adaptations afin de supporter cette période de canicule. Si le comportement des détenus le permet, les petites fenêtres des portes des cellules peuvent rester ouvertes pour faire des courants d'air, selon l'office cantonal de la détention.

Les cellules sont par ailleurs équipées de ventilateurs et des brumisateurs permettent de rafraîchir les zones de promenade. Des distributeurs d'eau supplémentaires ont été installés. Une attention particulière est portée envers les détenus les plus vulnérables, soit les plus âgés et ceux qui sont atteints dans leur santé.

Animaux assoiffés

Les animaux aussi souffrent de la chaleur. Les flaques et les menus points d'eau étant asséchés, les hérissons, les oiseaux et autres petits animaux peinent à trouver de quoi se désaltérer. Les organisations de défense des animaux lancent un appel à laisser des récipients d'eau dans les jardins et espaces verts.

Les abreuvoirs doivent être le plus plats possible afin d'éviter que les animaux ne tombent à l'intérieur et se noient. De plus, l'eau doit être changée régulièrement et les récipients placés dans un endroit calme et ombragé, conseille Helen Sandmeier de la Protection Suisse des Animaux (PSA).

(ATS / KEYSTONE - PATRICK HUERLIMANN)

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Santé

Coûts sociaux des addictions estimés à 7,7 milliards de francs

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Les coûts liés au tabac représentent 3,9 milliards de francs par an, selon l'OFSP. (Image d'archive - ©KEYSTONE/EPA/CHRISTIAN BRUNA)

Les addictions coûtent 7,7 milliards de francs par an à la société. Le tabagisme, qui provoque un décès sur sept en Suisse, arrive en tête de ces dépenses, révèle une étude publiée mardi par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Les coûts liés au tabac représentent 3,9 milliards de francs. Suivent ceux liés à l’alcool (près de 2,8 milliards) et les drogues (0,9 milliard). L'addiction au jeu coûte au moins 61 millions de francs. D'autres addictions n’ont pas pu être prises en compte, faute de données.

La plus grande partie des coûts, soit 4,8 milliards de francs environ, est financée par l’Etat et les assurances sociales. Les 2,9 milliards de francs restants sont à la charge des entreprises. Rapportés à la population, les coûts atteignent 901 francs par habitant, dont 457 francs dus au tabac, 335 francs à l’alcool, 109 francs aux drogues et 7 francs à l’addiction au jeu.

Maladies à traiter

Les coûts directs des addictions se traduisent principalement par des dépenses pour le traitement des maladies, des accidents et des blessures. Les coûts occasionnés par les poursuites des infractions et par les dommages matériels s'y ajoutent, tout comme les pertes de ressources subies dans la vie professionnelle par les absences pour cause de maladie, des baisses de performance ou des décès prématurés.

Dans le cas du tabac, ce sont les dépenses de santé qui, avec une part d’environ 80%, pèsent le plus lourd, le tabagisme étant à l'origine de nombreuses maladies. Pour l’alcool, trois quarts des coûts viennent de pertes de productivité.

En termes de production économique, les coûts des addictions représentent 1,1% du produit intérieur brut (PIB) de la Suisse, dont 0,4% pour la consommation d’alcool, 0,6% pour la consommation de tabac et 0,1% pour la consommation de drogues.

Mesures de prévention

Réagissant à l'étude de l'OFSP, l'Association suisse pour la prévention du tabagisme préconise donc de prendre de nouvelles mesures "efficaces" pour lutter contre le tabagisme. Celles-ci permettraient d'économiser plusieurs milliards de francs chaque année, souligne-t-elle dans un communiqué mardi.

L'association propose par exemple d'augmenter le prix des cigarettes ou d'interdire complètement la publicité du tabac. Elle s'étonne encore que la consommation de tabac n'occupe pas une place centrale dans la stratégie Santé2030 de la Confédération.

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Suisse

Le patron de Swiss part à la fin de l'année

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Thomas Klühr avait pris la direction de Swiss en février 2016. (©KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Le directeur général de Swiss, Thomas Klühr, va abandonner en fin d'année les commandes de la compagnie aérienne à sa propre demande, a indiqué mardi la filiale helvétique du groupe Lufthansa. Son successeur doit être désigné d'ici là.

M. Klühr, qui avait pris la direction de Swiss en février 2016, va également se retirer de la présidence du conseil d'administration de la filiale de vols de vacances Edelweiss, selon un communiqué.

Son départ, "motivé par des raisons d'ordre privé", était initialement prévu au premier trimestre, mais avait été reporté avec l'apparition de la pandémie de coronavirus, a précisé le président Reto Francioni, cité dans le communiqué.

Thomas Klühr siégera au sein de la Fondation suisse de l'aviation qui se trouve en cours de création. Cette dernière a été fondée avec l'objectif de contrôler le respect de l'accord conclu entre la Confédération et Lufthansa au sujet de l'évolution de la plateforme aéroportuaire de Zurich. Elle représentait également l'une des conditions à l'octroi de la garantie de crédit publique.

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Suisse

L'impact de la crise légèrement moins sévère qu'escompté en Suisse

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Le recul est "historique" depuis le début des données trimestrielles en 1980. (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les effets de la crise du coronavirus sur l'économie suisse se sont révélés un peu moins sévères qu'initialement annoncé. Le produit intérieur brut (PIB) s'est contracté de 7,3% au deuxième trimestre, moins que la première estimation de -8,2%, selon les indications fournies lundi par le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco).

Le recul n'est reste pas moins "historique" depuis le début des données trimestrielles en 1980.

La résilience relative de l'économie helvétique s'explique par sa "structure sectorielle", ainsi que par la levée rapide des restrictions liées à la pandémie de Covid-19, précise le communiqué.

La baisse est quasiment généralisée, notamment dans l'industrie manufacturière, dont la situation s'est aggravée après révision. Ce secteur a accusé un recul de 10,3%, contre -9,0% lors de la première annonce. La chimie et la pharma, en hausse de 0,3%, n'ont pas permis d'enrayer la tendance négative. L'hébergement et la restauration a dégringolé de 50,4%.

Les dépenses de consommation ont plongé de 8,1% (-8,6% avant révision) dans le sillage des restrictions mises en place pour lutter contre la pandémie. Les investissements en biens d'équipement se sont étiolés de 10,0% (-11,7%).

Amélioration pour les exportations de marchandises

La révision montre une évolution nettement plus favorable pour les exportations des marchandises à -6,5% (-9,4%), bien que les statistiques demeurent dans le rouge. Les exportations de services n'ont bénéficié que très modérément du nouveau calcul (-15,3% contre -15,9% précédemment).

Le Seco a également revu les chiffres pour le premier trimestre, avec une baisse constituant les prémices de la récession à venir. Le PIB suisse a accusé une baisse de 1,9%, à comparer au repli de 2,5% de la première estimation.

Le Seco et l'Office fédéral de la statistique (OFS) ont revu leurs calculs suivant des "recommandations internationales", explique le communiqué. La publication des données trimestrielles inclura désormais la valeur ajoutée dans l'industrie et le commerce, sans que cela n'affecte l'interprétation conjoncturelle des chiffres.

Les instances fédérales se sont également penchées sur les chiffres des années précédentes, les révisant également à la hausse. En 2019, le PIB a progressé de 1,1%, légèrement plus que l'augmentation de 0,9% initialement annoncée.

Pour 2018, la croissance s'est fixée à 3,0% (+2,8% précédemment). Sur la période allant de 1995 à 2017, le PIB a crû entre 2,8% et 3,6%.

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Votations du 27 septembre 2020

Synthèse de ce dimanche de votations

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(KEYSTONE/Anthony Anex)

Les jeux sont faits au terme de ce dimanche de votations. Au niveau fédéral, les Suisses ont dit deux fois oui et trois fois non. Plusieurs objets communaux étaient aussi soumis au peuple dans le canton de Vaud.

En votations fédérales, les avions de combat sont acceptés au bout du suspense alors que le congé paternité l'emporte largement. L'UDC est par contre désavouée avec son initiative de limitation. La loi sur la chasse et les déductions fiscales sont également rejetées.

Retrouvez les résultats détaillés pour chaque objet fédéral:

Résultat des principales votations communales vaudoises:

Revivez ici le suivi complet de ce dimanche de votations.

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Votations du 27 septembre 2020

Le peuple accepte l'introduction d'un congé paternité

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Le peuple a dit oui ce dimanche par plus de 60% des voix à l'introduction d'un congé paternité. (image d'illustration - KEYSTONE/Christian Beutler)

Les pères auront droit à dix jours de congé à la naissance de leur enfant. Sans surprise, les Suisses ont soutenu dimanche par 60,3% l'introduction d'un congé paternité, selon les résultats définitifs.

Tous les cantons romands ont soutenu le texte. Les Vaudois ont massivement plébiscité le congé paternité. Ils étaient 81,6% à glisser un "oui" dans l'urne. A l'inverse, les Valaisans ont été les moins prompts à le soutenir, avec 60,5% de votes en faveur. Mais les communes du Haut-Valais s'y sont majoritairement opposées.

A Genève, le congé s'est imposé par 79,4%. Il passe nettement la rampe dans le Jura avec 74,6%, à Neuchâtel avec 73,6% et à Fribourg avec 67,8%. Le congé paternité a également convaincu Berne (56,9%) et le Tessin (67,3%).

Outre-Sarine, les résultats sont plus contrastés. Zurich et Bâle-Ville ont plébiscité le projet. Les Grisons, Lucerne ou Zoug n'ont donné leur accord que du bout des lèvres. Tous les cantons de Suisse orientale et de Suisse centrale s'y sont opposés. L'opposition la plus forte vient d'Appenzell Rhodes-Intérieures (65,3%).

Au total, quelque 1,93 million d'électeurs ont glissé un bulletin favorable. Le camp du "non" a réuni 1,27 million de votes. La participation s'est élevée à environ 58% des votants.

Dans les six mois

Le projet prévoit un congé de dix jours de travail. Ces jours seraient à prendre dans les six mois suivant la naissance, soit en bloc, soit sous forme de journées isolées. Les vacances ne pourront pas être réduites.

Comme le congé maternité, celui pour les pères est financé par les allocations pour perte de gain (APG). L'indemnité correspond à 80% du salaire, mais au maximum à 196 francs par jour.

Estimant que ce congé était trop coûteux pour les employés et les employeurs, l'UDC et quelques membres des jeunes PLR et du PDC ont lancé le référendum. Selon eux, tout le monde verra son salaire diminué afin que "quelques personnes" puissent prendre des vacances payées.

Pour la famille

Les partisans du texte y voient des bénéfices pour toute la famille. L'arrivée d'un enfant est un bouleversement pour le couple. De nombreux pères ne bénéficient que d'un ou deux jours à la naissance du bébé. Cela n'est plus en phase avec notre époque.

L'introduction d'un congé paternité de deux semaines est un signal fort pour les familles. Il permettra au père d'être plus présent pour l'enfant, de s'impliquer plus activement dans la nouvelle dynamique familiale et de décharger la mère de certaines tâches.

Indemnisation sous conditions

Pour avoir droit au congé, le père doit exercer une activité lucrative au moment de la naissance, soit en tant qu'employé soit en tant qu'indépendant. Il doit avoir été assuré durant les neuf mois précédant la naissance de l’enfant et avoir exercé une activité lucrative durant au moins cinq mois.

L'Office fédéral des assurances sociales estime les coûts liés au congé paternité à 230 millions de francs par an. Mais ces estimations sont prudentes, a-t-il reconnu.

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