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Suisse

Ignazio Cassis positionne la Suisse comme médiatrice

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Le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis a participé à différents débats à New York depuis dimanche. (© KEYSTONE/AP/Seth Wenig)

Les conflits en Ukraine, au Proche-Orient et au Soudan ont dominé la visite d'Ignazio Cassis à l'Assemblée générale de l'ONU à New York. La Suisse s'engage en première ligne pour le respect du droit international humanitaire et l'acheminement de l'aide humanitaire.

"La Suisse doit réfléchir où elle peut être utile - et c'est en tant que médiatrice", a déclaré le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) devant la presse à New York.

Dans ce contexte, le Tessinois s'engage aussi à l'ONU pour un dialogue avec la Russie, contrairement à la plupart des pays occidentaux. "Si nous voulons construire des ponts, nous devons avoir le courage de parler avec les deux parties, indépendamment de notre jugement sur les actes de l'agresseur ou de notre sympathie pour les victimes", a-t-il expliqué.

"Ces émotions ne servent à rien si nous n'arrivons pas à réunir les deux parties et à trouver ensemble une solution", a ajouté le chef de la diplomatie suisse.

Retour positif sur le Bürgenstock

Le conseiller fédéral affirme avoir reçu beaucoup de retours positifs sur la conférence de paix sur l'Ukraine organisée en juin au Bürgenstock (NW). "Nous n'avons pas trouvé d'accord de paix, mais ces choses-là ont besoin de temps", a-t-il dit. Dans cette première étape, il était important de se focaliser sur les positions des uns et des autres et la façon de poursuivre le "chemin vers la paix".

Selon M. Cassis, les perspectives d'une paix prochaine sont plutôt maigres. "L'élément militaire du conflit est pour le moment plus actif qu'il ne l'a été depuis longtemps. Il est certain qu'on n'a pas pour le moment l'impression que les conditions sont réunies pour le début d'une discussion diplomatique", a-t-il dit.

Mais il a relevé que l'Ukraine se bat actuellement sur le territoire russe. On peut comprendre cela comme le fait que le pays cherche à se créer un capital politique en vue de futures discussions. "Il y a de nombreuses questions ouvertes. Mais il est certain que nous nous préparons continuellement à une deuxième conférence de paix", a assuré le chef du DFAE.

Conférence sur les Conventions de Genève

Ignazio Cassis est également revenu sur la réunion des parties aux Conventions de Genève que la Suisse devra organiser dans les six mois sur le conflit au Proche-Orient. "Nous allons organiser cette conférence qui portera sur la manière d'instaurer le respect du droit international humanitaire et l'accès humanitaire dans les territoires palestiniens occupés", a-t-il dit.

Pour préparer ce sommet, M. Cassis aura personnellement des contacts bilatéraux tant avec les représentants israéliens qu'avec ceux des pays arabes, afin d'harmoniser les attentes et la nature des discussions.

L'Etat hébreu a signé les Conventions de Genève et doit les respecter, tout comme les pays arabes. "Se réunir et reconnaître: 'Oui, nous avons signé cela, pourquoi ne nous y tenons-nous pas?', ouvre une discussion difficile, douloureuse, mais aussi importante", a souligné M. Cassis. C'est, selon lui, "ce que la Suisse doit au monde" en tant qu'Etat dépositaire de ces conventions.

Ne pas oublier le Soudan

A la fin de sa visite à New York, le ministre des affaires étrangères a participé à une réunion sur le Soudan. La Suisse fait partie d'un groupe de travail cherchant les moyens d'instaurer la paix dans ce pays en proie depuis avril 2023 à la guerre civile.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Fonctionnaires genevois: troisième jour de grève et de manif

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A Genève, la fonction publique est une nouvelle fois descendue dans la rue pour protester contre les coupes budgétaires annoncées. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, la fonction publique et le personnel du secteur subventionné sont descendus jeudi dans la rue pour le troisième jour consécutif. A l'appel du Cartel intersyndical, le mouvement de grève vise à protester contre les coupes annoncées.

"Fonctionnaires en colère!" ont scandé les manifestants qui étaient plus d'un millier, selon un décompte de Keystone-ATS, pour ce dernier jour de mobilisation, sous la pluie. Parti de la Plaine de Plainpalais, le cortège a passé par les rues basses pour rejoindre l'Hôtel-de-Ville, où le Grand Conseil tenait sa séance plénière.

La mobilisation se poursuivra dans la foulée des prochaines annonces du Conseil d'Etat sur des mesures d'économies. Une nouvelle journée de grève a été décidée par l'assemblée du personnel, selon Terence Wenger, co-président du Cartel.

Les syndicats et le personnel de l'Etat dénoncent notamment le blocage des annuités pour 2026 ainsi que le gel de l'indexation. Dans le viseur du Cartel également, le catalogue de mesures d'économies élaboré par un groupe d'experts mandaté par le Conseil d'Etat. Les annonces du gouvernement sont précisément attendues avant cet été sur la base de ce document.

"Austérité préventive"

Parmi les mesures envisagées, la suppression du pont de fin d'année, l'augmentation du temps de travail hebdomadaire ou encore la hausse du nombre d'élèves par classe au cycle d'orientation. Autant de mesures qui ont été huées lors du rassemblement. Une manifestante a déploré une "austérité préventive" malvenue.

Les grévistes ont aussi dénoncé un projet de loi qui prévoit une augmentation des cotisations du personnel à la Caisse de prévoyance de l'Etat de Genève (CPEG). Ce texte, qui était discuté au même moment au Grand Conseil, a finalement été renvoyé en commission. "C'est une demi-victoire", selon Terence Wenger.

La violence de la casse sociale impactera toute la population et fortement les personnes les plus vulnérables, selon le Cartel intersyndical. La fonction publique genevoise est mobilisée depuis novembre dernier face aux mesures d'économies prévue dans le projet de budget 2026 bis, qui doit encore être débattu au Grand Conseil.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

SEF 2026: Sergio Ermotti réaffirme sa volonté de rester en Suisse

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Sergio Ermotti a une nouvelle fois démenti les rumeurs de délocalisation du siège d'UBS. (archive) (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

Présent au Swiss Economic Forum (SEF) à Interlaken, le directeur général d'UBS, Sergio Ermotti, a une nouvelle fois démenti les rumeurs de délocalisation et réaffirmé son attachement à la Suisse comme siège du groupe.

"Nous voulons absolument rester en Suisse et y prospérer", a affirmé jeudi Sergio Ermotti au Swiss Economic Forum (SEF) à Interlaken. Selon lui, une UBS forte renforce la Suisse, et une Suisse forte renforce UBS.

Le différend qui oppose le numéro un bancaire suisse à la Confédération concernant le renforcement des fonds propres a alimenté à plusieurs reprises des rumeurs de délocalisation. Alors que le Conseil fédéral exige que les filiales étrangères d'UBS soient intégralement couvertes avec des fonds propres, la banque s'y oppose fermement.

Les premières discussions sur la "Lex UBS" ont débuté au Parlement au niveau des Commissions et le processus démocratique suit désormais son cours. M. Ermotti a souligné qu'UBS entendait contribuer à ce que la décision finale repose sur des faits plutôt que sur "les émotions et les discours alarmistes". Et lorsque le Parlement aura tranché, UBS "acceptera et respectera" sa décision.

Concernant l'initiative populaire de l'UDC "Pas de Suisse à 10 millions!", soumise au vote le 14 juin, le patron de la banque aux trois clés a déclaré "qu'elle n'était pas la bonne solution". Il a toutefois insisté sur la nécessité de prendre au sérieux les préoccupations de la population avant qu'elles ne débouchent sur des initiatives plus radicales.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Trafic ferroviaire interrompu entre Genève et Lausanne

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Le trafic ferroviaire entre Genève et Coppet est interrompu jeudi soir (image d'illustration). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Le trafic ferroviaire sur la ligne Genève-Lausanne a été interrompu jeudi en fin de journée entre Genève et Coppet en raison d'un accident de personne. La perturbation devrait durer jusqu'à 18h50 selon les CFF.

Les lignes EC, IC1, IR15, IR57, IR90, IR95, RE, RE33, TER, RL1, RL2, RL3 et RL4 étaient concernées. Les CFF ont fait était de retards et de suppressions, sur leur site internet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

SEF 2026: Roche dénonce un "chantage" des USA et de la Chine

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A Interlaken, le président du conseil d'administration, Severin Schwan, a dénoncé un "chantage" des Etats-Unis et de la Chine visant à s'assurer une délocalisation de la production. (archive) (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le protectionnisme des Etats-Unis et de la Chine inquiète de plus en plus Roche. Lors du Swiss Economic Forum (SEF) à Interlaken, le président du conseil d'administration, Severin Schwan, a dénoncé un "chantage" visant à s'assurer une délocalisation de la production.

"Actuellement, notre principale préoccupation est la montée du protectionnisme sur nos marchés les plus importants que sont les États-Unis et la Chine", a déclaré jeudi Severin Schwan, président du conseil d'administration de Roche, lors du Swiss Economic Forum (SEF) à Interlaken.

Les États-Unis et la Chine utilisent leur position dominante sur le marché pour s'assurer que la création de valeur se fasse au sein de leurs pays respectifs. "Cela perturbe complètement nos structures", a affirmé M. Schwan.

En décembre 2025, Roche et Novartis, ainsi que d'autres géants pharmaceutiques mondiaux, ont conclu un accord avec le gouvernement américain. Cet accord oblige par exemple Genentech, filiale de Roche, à baisser les prix de certains produits pharmaceutiques. Roche a également annoncé des investissements d'environ 50 milliards de dollars aux États-Unis. En contrepartie, une exemption de droits de douane pour une durée de trois ans sur les produits pharmaceutiques aux Etats-Unis lui a été promise.

Pour M. Schwan, cet accord n'est pas un véritable accord, mais s'apparente plutôt à du chantage. "C'est la loi du plus fort", a-t-il affirmé.

Face à la menace d'un relèvement des droits de douane américains, Roche a agi comme de nombreuses entreprises d'autres secteurs, selon le président du conseil d'administration. "A court terme, nous avons augmenté notre production et exporté nos produits aux États-Unis à plus grande échelle. À long terme, nous devons maintenant réorganiser nos chaînes d'approvisionnement et devenir moins dépendants de la politique sur nos principaux marchés", a-t-il souligné. Cela se fera au détriment d'autres pays, dont la Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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