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Suisse

Il faut développer l'électricité renouvelable, selon un rapport

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Le photovoltaïque et l'hydroélectricité forment l'épine dorsale de l'approvisionnement énergétique du futur esquissé dans le rapport des Académies. Ici, le barrage d'Albigna (GR), doté de panneaux solaires (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Un approvisionnement énergétique sûr avec des émissions nettes de gaz à effet de serre nulles en 2050 est réalisable à condition d'une approche coordonnée de tous les secteurs énergétiques, selon un rapport. Un fort développement du photovoltaïque est requis.

Dans ce nouveau rapport présenté jeudi devant la presse à Berne, les Académies suisses des sciences soulignent l'importance de mettre en place une politique énergétique cohérente qui relie et optimise les différents segments de marché, les sources d'énergie ainsi que le stockage à court et à long terme.

Les réseaux de chaleur, d'électricité et de combustibles doivent également être considérés ensemble et des synergies doivent être exploitées. Cette approche systémique est particulièrement importante durant le semestre d'hiver, a souligné Konstantinos Boulouchos, professeur à l'EPF Zurich.

Des garde-fous ainsi que l'implication de tous les acteurs sont nécessaires, mais il faut surtout un coup d'accélérateur, car les choses avancent souvent trop lentement en politique, a-t-il ajouté.

Le rapport part du principe que le trafic aérien doit également atteindre l'objectif net zéro émission.

Deux scénarios du pire

En proposant deux scénarios du pire dans le cas où aucun accord ne peut être conclu pour des importations d'électricité garanties en hiver, le rapport montre qu'un approvisionnement énergétique net zéro émission est également possible sans importations d'électricité.

Toutefois, le premier scénario, qui prévoit un approvisionnement énergétique national complet à l'exception du carburant d'aviation, entraîne une demande d'électricité irréaliste et des coûts et des conséquences environnementales très élevés.

Dans le deuxième scénario, le manque d'électricité pendant le semestre d'hiver, la chaleur industrielle à haute température et le carburant pour le trafic lourd sont couverts par l'importation de combustibles et de carburants renouvelables (produits avec de l'électricité à l'étranger).

Cela nécessite un développement moindre du photovoltaïque et implique un portefeuille largement diversifié de sources d'énergie. La dépendance vis-à-vis de l'étranger sera nettement réduite par rapport à aujourd'hui et répartie sur davantage de pays.

Photovoltaïque et hydroélectricité

L'approvisionnement énergétique du futur ainsi esquissé repose principalement sur l'énergie hydraulique et photovoltaïque indigène. La production d'électricité photovoltaïque doit être fortement augmentée et croître d'au moins un gigawatt par an.

Les combustibles renouvelables deviendront le troisième pilier de la production d'électricité en hiver, avec des contributions plus modestes de l'énergie éolienne et, éventuellement, de la géothermie profonde.

Dans les régions appropriées, les combustibles et carburants renouvelables peuvent être produits à l'étranger de manière nettement plus efficace et plus économique qu'en Suisse. La plupart d'entre eux peuvent également être transportés et stockés facilement.

Le développement de nouvelles technologies nucléaires doit être suivi de près, mais il ne devrait pas être en mesure d'apporter une contribution significative d'ici 2050, notent encore les auteurs.

Efforts dans tous les domaines

Un approvisionnement énergétique net zéro émission sans importations en hiver implique des coûts financiers et environnementaux élevés. C'est pourquoi la Suisse ne devrait pas seulement viser un accord sur l'électricité avec l'UE, mais commencer dès aujourd'hui à négocier des accords avec des Etats étrangers pour la fourniture d'hydrogène et de combustibles et carburants.

Pour atteindre les objectifs de l'accord de Paris sur le climat, des efforts sont nécessaires dans tous les domaines, les étapes devant être coordonnées dans le temps, selon le rapport. Ainsi, la rénovation des bâtiments doit être effectuée avant l'utilisation de pompes à chaleur, afin que les besoins en électricité ne crèvent pas le plafond en hiver.

La stratégie globale est la suivante pour chaque secteur énergétique: moins solliciter les services énergétiques en réduisant la demande des consommateurs finaux, augmenter l'efficacité des appareils, des machines, des processus industriels et des voitures, remplacer les sources d'énergie fossiles par des sources d'énergie renouvelables, principalement.

Le recyclage dans tous les domaines, la réutilisation du CO2 capté, l'extraction du CO2 de l'atmosphère et l'utilisation de technologies qui éliminent le CO2 par des processus chimiques ou biologiques et le stockent de manière permanente sont d'autres mesures évoquées.

M. Boulouchos a relevé que, pour atteindre ces objectifs, les taxes d'incitation sont préférables aux subventions. Elles devraient toutefois être atténuées pour les groupes de populations vulnérables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Vaud

Leysin-les Mosses: 500 oppositions pour les canons à neige

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Le projet prévoit l'installation de 175 nouveaux canons à neige (109 à Leysin, 66 aux Mosses) pour contrer le manque de neige (image d'illustration). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La nouvelle mouture de projet d'enneigement mécanique du domaine skiable Les Mosses - Leysin (VD) a suscité plus 500 oppositions, à l'issue lundi de la mise à l'enquête publique. Le projet prévoit l'installation de 175 canons à neige.

Ces oppositions ont été déposées par des citoyens, des associations de protection de la nature et des élus, indique lundi soir l'association "Non aux canons à neige".

"Nous ne contestons pas l'importance du tourisme pour la région, mais souhaitons alerter sur les risques d’un investissement massif dans une infrastructure lourde, dépendante du froid, dans un contexte de réchauffement climatique rapide et documenté", écrit-elle dans un communiqué.

Parmi les opposants, Pro Natura dit vouloir se battre "contre ce projet d’un autre temps, gourmand en eau et en énergie et nuisible pour la faune, la flore et les écosystèmes très fragiles de la région", écrit l'association dans son propre communiqué.

Autoproduction

Présentée début janvier, la nouvelle version du projet avait été revue pour réduire son impact écologique. Son élaboration a fait l'objet d'une collaboration entre la société des remontées mécaniques Télé-Leysin-Les Mosses-La Lécherette (TLML), les communes concernées, la Direction générale de l'environnement et des experts environnementaux indépendants, avaient alors annoncé les partenaires.

Le projet prévoit l'installation de 175 nouveaux canons à neige (109 à Leysin, 66 aux Mosses). Selon ses promoteurs, plus de 30% de l'électricité nécessaire proviendra d'une autoproduction par turbinage.

L'eau sera prélevée dans le lac de l'Hongrin et restituée à 90% au printemps. Le prélèvement représente seulement 0,5% des volumes de pluie sur les domaines et les 21 km de canalisations seront entièrement enterrés, évitant les zones sensibles.

Attractivité des Alpes vaudoises

Le projet vise à sécuriser les emplois locaux, à renforcer l'attractivité touristique des Alpes vaudoises et à permettre aux enfants vaudois de continuer à apprendre à skier dans la région, estiment les défenseurs du projet.

Une précédente mouture visant à l'installation de 177 canons à neige avait été retirée à l'automne 2024 par TLML suite à des centaines d'oppositions et aux remarques du canton. Certaines canalisations destinées à alimenter en eau les canons depuis le lac de l'Hongrin auraient dû traverser des prairies et pâturages secs, des zones soumises à des mesures de protection.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Deux rentes de cinq ans grâce à l'Eurodreams

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Huit pays européens proposent l'Eurodreams, dont la Suisse (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Deux personnes chanceuses ont décroché une rente mensuelle de 2222 francs durant cinq ans grâce à l'Eurodreams lundi soir. Elles ont coché les six bons numéros 9, 11, 19, 22, 33 et 36, mais pas le numéro "dream" 3, a annoncé la Loterie romande.

Un des deux gagnants est basé en Suisse, a indiqué la Loterie romande. Le gros lot est une rente mensuelle de 22'222 francs durant 30 ans. Il faut pour cela trouver les 6 bons numéros ainsi qu'un numéro spécial appelé "dream".

Huit pays européens proposent ce jeu. En Suisse, Eurodreams est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique. Le tirage du jeu est effectué les lundis et jeudis soir.

https://jeux.loro.ch/games/eurodreams

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

St-Cergue (VD): homme gravement blessé pour une affaire de parking

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La police vaudoise a interpellé l'homme qui a frappé un octogénaire pour une affaire de parking à St-Cergue (image symbolique). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Une altercation pour une affaire de stationnement a dégénéré dimanche à St-Cergue (VD). Un employé communal, âgé de 80 ans, a été frappé et conduit au CHUV dans un état jugé préoccupant.

La victime a été retrouvée inanimée dans la rue, au centre de St-Cergue. Des premiers éléments de l'enquête, elle aurait reçu un coup de poing et serait tombée au sol inconsciente, indique lundi soir la police vaudoise dans un communiqué.

L'autre protagoniste a été interpellé sur place. Cet homme de 39 ans, domicilié dans la localité, a été conduit au Centre de la police de la Blécherette à Lausanne, où il a été entendu par des inspecteurs. Le Ministère public a ouvert une enquête.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Grand Conseil

Pour ou contre le salaire minimum: les députés vaudois devront se prononcer

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Arnaud Bouverat est le secrétaire régional du syndicat UNIA et coprésident du comité d’initiative pour l'instauration du salaire minimum légal cantonal à 23 francs de l'heure. Ici au Grand Conseil vaudois, à Lausanne (photo d'illustration). (© KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Le salaire minimum légal de 23 francs l'heure sera au centre des discussions lors des prochaines séances du Grand Conseil vaudois. Les députés devront se pencher sur deux initiatives en ce sens déposées en 2023 par la gauche, les syndicats et une vingtaine d’associations. Le Conseil d’État, lui, s’y oppose.

Les débats sur l’instauration du salaire minimum vaudois sont lancés. Au parlement, les députés devront se pencher sur deux initiatives populaires déposées en 2023 par la gauche, les syndicats et une vingtaine d’associations. Les deux initiatives ont chacune réunie plus de 16'000 signatures. La première vise à ancrer le principe dans la Constitution vaudoise (initiative constitutionnelle). La deuxième prévoit une nouvelle loi avec un salaire minimum obligatoire de 23 francs de l’heure (initiative législative). Le Conseil d’État s’y oppose avec un contre-projet qu’il juge « plus équilibré » et qui introduit des exceptions ciblées selon les branches. Mais pour les initiants, chacun doit pouvoir vivre dignement de son travail. Et pour cela, le salaire minimum doit primer sur les conventions collectives de travail (CCT), selon Arnaud Bouverat, secrétaire régional du syndicat UNIA, coprésident du comité d’initiative et député socialiste au Grand Conseil vaudois.

Arnaud Bouverat Député socialiste

Pour les initiants, le contre-projet du Conseil d’État "vide quasiment de sa substance l’existence d’un salaire minimum", ceci alors que son instauration aurait un impact non seulement pour la population mais aussi l'économie.

Arnaud Bouverat Député socialiste

« D'après les projections, a peu près deux tiers des bénéficiaires seront des femmes.»

Le contre-projet du Conseil d’État privilégie le partenariat social et les conventions collectives de travail (CCT) : il craint des effets négatifs sur l’emploi. Mais pour les initiants, les effets de l’instauration du salaire minimum sur le marché du travail sont bénéfiques, en particulier pour les femmes.

Arnaud Bouverat Député socialiste

Les députés vaudois vont poursuivre le débat sur les deux initiatives populaires demandant l'instauration d'un salaire minimum. Pour les traiter, le Conseil d'État soumet au plénum deux projets de décret, un projet de loi ainsi qu'un contre-projet.

En Suisse, cinq cantons ont déjà franchi le pas: Neuchâtel, Jura, Genève, Tessin et Bâle-Ville. Le processus a aussi été lancé dans les cantons du Valais et de Fribourg. En février, Bâle-Campagne et Soleure ont rejeté deux initiatives sur le sujet.

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