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Économie

Approvisionnement: accélérer la transition énergétique, selon Axpo

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Le développement de l'énergie photovoltaïque joue un rôle important dans le scénario d'Axpo (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Il faut accélérer le développement des énergies renouvelables pour favoriser la transition énergétique et obtenir une sécurité de l'approvisionnement stable, selon Axpo. L'entreprise mise aussi sur un endettement temporaire du fonds alimenté par le supplément.

Elle a présenté jeudi la manière de concilier la transition énergétique et la sécurité de l'approvisionnement. Au coeur se situent "des décisions politiques courageuses", selon le plus gros producteur d'électricité de Suisse.

Lors d'une conférence de presse virtuelle, le directeur d'Axpo Christoph Brand a souligné qu'en terme de scénario, il n'y a pas qu'une seule bonne solution. Les prévisions jusqu'en 2050 comportent trop d'impondérables, mais il s'agit d'"une proposition concrète sur la manière de résoudre la quadrature du cercle".

Axpo estime qu'il est techniquement réalisable de poursuivre le développement des énergies renouvelables à un rythme plus soutenu. "Mais nous devons avoir la permission et la possibilité de le faire", a déclaré M. Brand. La Suisse doit prendre des mesures pour une construction et un financement plus rapide des installations. Les discussions doivent être menées plus vite et les procédures d'approbation doivent être plus courtes.

Si la Suisse n'accélère pas massivement le développement des énergies renouvelables, près d'un tiers de son électricité devra être importée dès 2035. Elle doit déterminer dès à présent quels types d'énergies peuvent garantir une sécurité de l'approvisionnement. Elle doit aussi définir comment développer les sources d'électricité souhaitées en quantité suffisante et quels en sont les coûts probables.

Le scénario présenté repose sur deux hypothèses: la demande d'énergie en Suisse augmentera de plus de 35% d'ici à 2050 et la Suisse devra de toute façon recourir aux importations en hiver pour couvrir efficacement la demande en électricité à certains moments. Axpo indique que "l'objectif d'une Suisse totalement autosuffisante impliquerait des coûts beaucoup trop élevés et des oppositions dans la société".

Pas qu'un seul type d'énergie

En terme de production, le scénario prévoit un fort développement des systèmes photovoltaïques sur les toits, les espaces ouverts et dans les Alpes. L'entreprise a présenté un outil de calcul, accessible au public, dont tous les scénarios possibles accordent une place décisive à l'énergie solaire.

Axpo mise aussi sur un recours accru à l'énergie éolienne, à la géothermie et à la biomasse. Il n'existe pas de technologie ou de mesure permettant de résoudre le problème à elle seule, selon elle.

Ses prévisions prévoient par contre un léger recul du recours à l'énergie hydraulique d'ici 2050. Les sites pertinents pour l'hydroélectricité sont déjà construits, "il n'est pas possible d'en construire d'autres de grande taille", d'après Christoph Brand.

En suivant le scénario, si les centrales nucléaires doivent être remplacées à partir de 2040 après 60 ans d'exploitation au plus tard, il faudra compenser la menace de pénuries en hiver avec des centrales à gaz supplémentaires basées sur le gaz neutre en CO2. Mais le recours au gaz ne serait qu'une réserve de secours et non "un élément fondamental" de la stratégie.

En utilisant les différentes sources d'énergie mentionnées, le bilan annuel suisse serait alors à peu près à l'équilibre, évalue Axpo. Mais cela a aussi un coût: le fonds alimenté par le supplément perçu sur le réseau devrait pouvoir s'endetter d'au maximum onze milliards de francs en 2046, ce qui n'est actuellement pas possible. L'entreprise avance que, dans tous les cas, les coûts de financement seraient négligeables par rapport à une pénurie d'électricité.

Réunion du Conseil fédéral sur le sujet

Selon un rapport récemment publié sur la sécurité de l'approvisionnement en électricité, dans le pire des cas, la Suisse pourrait avoir trop peu d'électricité dès 2025. Le ministre de l'économie Guy Parmelin a appelé les entreprises à se préparer dès maintenant à la pénurie.

Le Conseil fédéral a quant à lui tenu mercredi une séance spéciale consacrée à l'approvisionnement du pays en électricité. Il a notamment mené des discussions avec des représentants de la branche, mais il n'a pas pris de décision, a précisé son porte-parole André Simonazzi. Différents organes fédéraux ont des mandats à remplir d'ici la fin de l'année.

La Commission fédérale de l'électricité doit élaborer d'ici novembre un concept sur les centrales à gaz destinées à couvrir les pointes de demandes. Et le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication doit présenter d'ici la fin de l'année une analyse du potentiel de l'efficacité électrique à l'horizon 2025.

Le gouvernement reprendra sa discussion début 2022.

powerswitcher.axpo.com

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Pas de répit pour la hausse des prix des biens immobiliers

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Les prix des appartements et maisons ont poursuivi leur progression, l'offre limitée compensant un ralentissement de la demande. (archives) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Les prix des logements en propriété à usage propre ont continué d'augmenter en Suisse au troisième trimestre, et ce malgré un contexte marqué par la hausse des taux d'intérêt.

Les acheteurs de maisons individuelles ont dû débourser 1,4% de plus qu'au trimestre précédent, alors que la facture s'est alourdie de 1,9% en moyenne pour les propriétés par étages (PPE), selon le dernier indice des prix des transactions publié mercredi par Raiffeisen. En rythme annuel, l'augmentation a été respectivement de 5,6% et 7,6%.

"La demande de logements en propriété s'est un peu réduite en raison de l'anticipation de coûts de financement durablement plus élevés", explique Francis Schwartz, économiste chez Raiffeisen Suisse. Mais l'offre reste tellement limitée que la baisse de la demande ne suffit pas pour interrompre la dynamique des prix.

Dans le segment des villas, les hausses les plus marquées sur un an sont celles observées en Suisse orientale (+13,0%) et en Suisse centrale (+8,8%), alors que la Suisse méridionale (+0,9%) et la région de Berne (+1,5%) ont enregistré les hausses les plus modestes.

Pour les PPE, ce tableau est quasiment inversé, avec la plus forte augmentation dans la région de Berne (+12,3%) et la plus faible en Suisse centrale (+5,4%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Culture

Les travaux de transformation de Porteous vont commencer

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Le chantier de transformation d'un premier espace du bâtiment de Porteous, au bord du Rhône à Vernier (GE), va commencer dans le courant du mois d'octobre. L'ancienne station d'épuration, qui avait été squattée, va devenir un centre culturel et social (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le chantier de transformation d'un premier espace du bâtiment de Porteous, au bord du Rhône à Vernier (GE), va commencer dans le courant du mois d'octobre. L'ancienne station d'épuration, qui avait été squattée, va devenir un centre culturel et social.

Le Tribunal administratif de première instance a constaté l'absence de recours contre l'autorisation de construire le 26 septembre, a annoncé mercredi l'association Porteous. Celle-ci travaille depuis plus d'un an avec un bureau d'architecte, le canton de Genève et la Ville de Vernier sur le projet de transformation du bâtiment, qui est inscrit au patrimoine.

Le chantier comportera un volet participatif au printemps prochain, lors d'ateliers de construction collectifs. Une permanence sera ouverte à tout le monde pour expérimenter différents usages possibles et réfléchir à la gouvernance et à la programmation du centre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La crise énergétique assombrit les perspectives économiques (KOF)

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Si une hausse nominale des salaires est attendue pour l'année prochaine, celle-ci devrait être en grande partie absorbée par le renchérissement, de sorte que les salaires réels stagneront, écrit le KOF. (Archives) (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

L'institut de recherche conjoncturelle KOF de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) abaisse ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) de la Suisse en raison des incertitudes pour l'approvisionnement de l'Europe en gaz l'hiver prochain.

Cette année, la croissance du PIB devrait s'inscrire à 2,3%, écrit le KOF mercredi dans un communiqué. En juin, l'institut prévoyait encore un taux de 2,8% pour l'année en cours. En ce qui concerne l'an prochain, il abaisse sa prévision à 0,7%, contre 1,3% selon la dernière estimation. La croissance réelle hors grands événements sportifs devrait s'inscrire à 1,0%. Pour 2024, le KOF prévoit une croissance de 2,1%, ou 1,7% hors grands événements sportifs.

L'inflation a grimpé à 3,5% cet été, du jamais vu depuis 30 ans, rappelle-t-il. Ces prochains mois, elle devrait rester entre 3,0 et 3,5%. La pression sur les prix diminuera à partir de la mi-2023 et le renchérissement repassera sous les 2% avant la fin de l'année prochaine, selon les projections.

En ce qui concerne les taux d'intérêt, le KOF s'attend à ce que la Banque nationale suisse (BNS) poursuive cette année encore ses relèvements pour atteindre un taux de 1% avant le changement d'année. Fin 2023, elle devrait cependant recommencer à les abaisser petit à petit.

Des consommateurs prudents

Les facteurs d'inflation sont la guerre en Ukraine et la politique zéro Covid du régime de Pékin, qui crée des problèmes d'approvisionnement, pointe le KOF. Les inquiétudes sont particulièrement élevées en ce qui concerne l'approvisionnement en gaz en Allemagne. Dans son scénario de base, le KOF n'attend cependant pas de rationnements formels en Suisse.

Les consommateurs suisses font actuellement preuve de retenue, mais la demande en services devrait augmenter ces prochains mois. Si les revenus sont sous pression, l'épargne atteint en effet des niveaux très élevés, tandis que la population croît, ce qui favorisera la consommation domestique ces prochains trimestres.

Le taux de chômage, qui a baissé cet été à un niveau inférieur à 2019, devrait se stabiliser d'ici à la fin de l'automne et progresser légèrement en 2023. En moyenne annuelle, le taux devrait s'inscrire à 4,2% cette année et 4,1% l'an prochain selon les critères de l'Organisation internationale du travail (OIT).

Le pouvoir d'achat des consommateurs suisses s'est contracté cette année en raison de l'inflation. Si une hausse nominale des salaires est attendue pour l'année prochaine, celle-ci devrait être en grande partie absorbée par le renchérissement, de sorte que les salaires réels stagneront, écrit le KOF.

Récession en 2023 en cas de pénuries

Outre son scénario de base, le KOF a élaboré deux scénarios négatifs. Selon le premier scénario, qui imagine un arrêt complet de l'approvisionnement de gaz naturel et de pétrole en provenance de Russie dès octobre, le PIB suisse croîtrait de 2,1% cette année mais se contracterait de 0,4% l'an prochain, hors grands événements sportifs.

Le second scénario reprend l'hypothèse du premier et y ajoute un arrêt prolongé des centrales nucléaires françaises dont la production stagne au niveau de l'été 2022 jusqu'à début 2023. Dans ce cas, les prix de l'énergie augmenteraient encore davantage, ce qui implique une croissance de seulement 1% cette année et une contraction du PIB de 1% l'an prochain.

A cela s'ajoute un risque supplémentaire, lié à l'évolution du Covid en Chine, qui pourrait déstabiliser encore davantage les chaînes d'approvisionnement mondiales.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Allemagne: les exportations repartent à la hausse en août

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Les exportations allemandes vers les Etats-Unis et la Chine ont progressé mais elles ont marqué le pas en Europe. (Archives) (© KEYSTONE/dpa/Marijan Murat)

Les exportations allemandes ont connu une reprise de 1,6% sur un mois en août, tirées par une envolée des ventes vers les Etats-Unis, malgré la crise énergétique qui plombe l'excédent commercial, selon des chiffres officiels publiés mercredi.

Au total, la première économie européenne a exporté pour 133,1 milliards d'euros (130,4 milliards de francs) de biens, en données corrigées des variations saisonnières et de calendrier, a indiqué l'institut Destatis dans un communiqué.

La hausse de cet indicateur, très suivi en Allemagne, en août constitue un rebond, après une chute de 2,1% en juillet.

Elle est conforme à ce qui était prévu par les analystes financiers de Factset, qui tablaient sur une hausse de 1,5%.

Sur un an, les exportations grimpent de 18,1%, selon Destatis.

Cette hausse est particulièrement portée par l'explosion des ventes de produits allemands aux Etats-Unis, qui augmentent de 12% sur un mois.

Les exportations vers la Chine, un autre client essentiel de l'industrie allemande, ont elles aussi augmenté de 2,9%, à 9,2 milliards d'euros.

Au contraire, les ventes vers les pays de l'UE marquent le pas : les pays membres ont absorbé pour 72,8 milliards d'euros de produits allemands, en baisse de 0,8%.

Malgré cette reprise des exportations, le solde commercial allemand se réduit considérablement, à 1,2 milliard d'euros contre 5,4 milliards d'euros en juillet.

"La guerre en Ukraine réalise ce que rien d'autre n'avait réussi auparavant: faire disparaître le fameux excédent commercial allemand", commente Carsten Brzeski, pour la banque ING.

Le conflit a conduit à l'arrêt des livraisons de gaz russe vers l'Allemagne, qui dépendait, avant le conflit, à 55% de Moscou pour ses importations.

La flambée des prix de l'énergie qui en découle a fait grimper le coût des importations allemandes, à 131,9 milliards d'euros, en hausse de 33,3% sur un an.

L'économie allemande devrait connaître, en raison de cette crise, un recul de son PIB de 0,4% en 2023, selon les principaux instituts économiques du pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Le marché suisse de l'emploi a atteint le sommet de la vague

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La croissance sur le marché du travail semble marquer le pas. Le rattrapage post-Covid semble terminé, selon l'indice. (Archives) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le marché de l'emploi helvétique semble avoir atteint son pic au cours du troisième trimestre. La croissance a ralenti depuis le début de l'année, même si certains profils, notamment de techniciens et mécaniciens, sont ardemment recherchés.

Le Swiss Job Market Index du troisième trimestre a pris seulement 1% en comparaison avec le trimestre précédent, indique mercredi Adecco dans un communiqué. Cet indice a stagné depuis le début de l'année. Mais sur un an, il s'est envolé de 15%.

"La croissance sur le marché du travail marque le pas. Le rattrapage post-Covid semble terminé. Les incertitudes économiques mondiales agissent comme un frein sur la croissance de l'emploi, également en Suisse", a souligné Yanik Kipfer, de l'institut sociologique de l'Université de Zurich qui collabore avec le géant zurichois de l'emploi intérimaire.

Adecco met en avant la dynamique enregistrée par les métiers de l'industrie et de l'horlogerie, où l'évolution des offres d'emploi s'est stabilisée à un haut niveau au premier semestre. "La poursuite de cette tendance dépendra de la manière dont ces entreprises feront face aux coûts croissants de l'énergie et au ralentissement de la conjoncture mondiale", a déclaré Marcel Keller, responsable du marché suisse chez Adecco, cité dans le document.

Les mécaniciens et techniciens sont particulièrement recherchés (+34% sur un an), grâce à une demande plus soutenue de produits helvétiques tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des frontières. Les métiers de l'horlogerie, de la métallurgie et des bijoux en profitent aussi (+19%) comme les designers (+14%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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