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Économie

Inquiète d'une inflation anémique, la BNS sabre son taux directeur

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Martin Schlegel, président de la Banque nationale suisse (BNS), lors de la présentation de la nouvelle politique monétaire. (archive) (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

La Banque nationale suisse (BNS) abaisse sensiblement son taux directeur, de 50 points de base, à 0,5% contre 1,0% jusqu'ici.

"Avec l'assouplissement de notre politique monétaire décidé aujourd'hui, nous controns la diminution de la pression inflationniste," a exposé le nouveau patron de l'institut d'émission Martin Schlegel dans le discours d'accompagnement de cette décision de politique monétaire.

La pression inflationniste a de nouveau diminué par rapport au trimestre précédent, explique jeudi la BNS dans son communiqué. De 1,1% en août, le renchérissement est passé à 0,7% en novembre, rappellent les banquiers centraux, qui soulignent que le ralentissement est constaté dans les biens et les services. L'inflation reste surtout portée par le renchérissement des services suisses.

La plupart des économistes tablaient sur un coup de rabot à hauteur de 25 points de base.

Grande première

"Martin Schlegel livre un signal clair d'une détermination à combattre une inflation insuffisante à la hauteur de celle de son prédécesseur," analyse Karsten Junius, économiste chez J. Safra Sarasin dans un commentaire. Il s'agit en effet de la première annonce de politique monétaire de la BNS de l'ère Schlegel, qui assume la fonction de président du directoire de la banque centrale helvétique depuis le 1er octobre.

"Cela montre aussi que la BNS considère la tendance à l'appréciation du franc suisse ainsi que ses conséquences comme très risquées," abonde de son côté Philipp Merkt, responsable de l'investissement de PostFinance.

Comme à l'accoutumée, la BNS rappelle être prête à intervenir sur le marché des devises si besoin, afin de garantir de la stabilité monétaire.

Nouvelle atténuation en vue

Le garant de la stabilité des prix modère par ailleurs ses prévisions d'inflation à plus ou moins brève échéance. Le renchérissement doit ralentir à 1,1% (1,2% estimé en septembre) sur l'année qui s'achève, contre encore 2,1% en 2023. Le phénomène doit encore s'atténuer à 0,3% (0,6%) en 2025 avant de rebondir à 0,8% en 2026. Ces projections sont calculées sur la base d'un taux directeur maintenu à 0,50%.

"Sans la baisse de taux décidée aujourd'hui, la prévision serait plus basse," insiste la BNS.

"Nous anticipons de nouveaux éléments déflationnistes pour l'an prochain, tels qu'un allégement des prix de l'énergie ou en abaissement du taux de référence hypothécaire, qui devrait se répercuter sur le niveau des loyers," prévient de son côté Philipp Burckhardt, chez Lombard Odier, stratégiste pour Lombard Odier.

L'abaissement des estimations d'inflation s'explique par un renchérissement moindre qu'escompté des produits pétroliers et des denrées alimentaires.

Sur le front de la croissance, les experts de la BNS campent sur une estimation de l'ordre de 1% pour l'exercice en cours, et modèrent celle pour 2025 entre 1,0 et 1,5% en lieu et place d'environ 1,5% en septembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

La Poste se retire du dossier électronique du patient

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La Poste abandonne le dossier électronique du patient actuel pour se concentrer sur le futur dossier électronique de santé. (Archives) (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Poste abandonne le dossier électronique du patient (DEP) actuel pour se concentrer sur le futur dossier électronique de santé (DES). Sa plateforme sera exploitée jusqu'à fin 2026. Cette décision concerne principalement les cantons alémaniques.

Le changement de cap annoncé par le Conseil fédéral dans la numérisation des données de santé a profondément modifié le marché, indique jeudi la Poste. Depuis l'annonce du futur dossier électronique de santé (DES), appelé à remplacer le dossier électronique du patient (DEP), hôpitaux, cabinets médicaux et particuliers hésitent de plus en plus à adopter la solution actuelle.

Les actionnaires de Post Sanela Health AG ont donc décidé de dissoudre la communauté de référence Sanela fin 2026. La Poste entend désormais mettre son expérience au service du futur DES, dont le projet de loi est en discussion au Parlement.

Cette réorientation entraînerait la suppression d'environ 37 équivalents plein temps à la Poste et chez Sanela. Les utilisateurs pourront migrer leurs données d'ici à fin 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le nombre de ressortissants de l'UE a baissé en Suisse en 2025

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En 2025, la moitié des employés dans la pharma étaient des ressortissants de l'UE ou de l'AELE, frontaliers inclus, selon le rapport (Image d'illustration) (© KEYSTONE/DPA/FELIX KÄSTLE)

La Suisse comptait moins de ressortissants européens en 2025. Le solde migratoire UE/AELE s'est élevé à 50'900 personnes, indique le Seco, un résultat en baisse par rapport aux trois dernières années. Le nombre de frontaliers a lui augmenté.

Ce résultat en baisse demeure toutefois supérieur à la moyenne historique, indique le Secrétariat d'Etat à l'économie jeudi. Le Seco présentait le 22e rapport de l'Observatoire sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l'UE.

Le maintien d'une immigration aussi proche que possible du marché du travail est primordial au vu du recul démographique en Suisse, lit-on dans le rapport. La main-d’½uvre étrangère a généré une progression annuelle moyenne du volume de travail d’environ 0,8 % ces 15 dernières années.

Le rapport sort une dizaine de jours après le refus dans les urnes de l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions", qui avait fortement thématisé l'immigration. Elle exigeait la dénonciation de l'accord de libre circulation si la population devenait trop grande en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La Comco étend à nouveau une enquête en cours dans la construction

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La Commission de la concurrence (Comco) étend une enquête ouverte en 2020 sur de possibles cartels de soumission dans le domaine de la construction dans la région italophone de Moesa, dans les Grisons. (archive) (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La Commission de la concurrence (Comco) étend une enquête ouverte en 2020 sur de possibles cartels de soumission dans le domaine de la construction dans la région italophone de Moesa, dans les Grisons. Neuf entreprises sont désormais ciblées.

Il s'agit de la deuxième extension de l'enquête après une première en 2021, indique jeudi l'autorité fédérale. Initialement, la Comco avait ouvert une enquête à l'encontre de trois entreprises de construction, avant d'étendre la procédure à six entreprises un an plus tard.

Après avoir transmis les conclusions de l'enquête aux entreprises concernées, sur lesquelles elles ont été invitées à se prononcer, une entreprise a fourni de nouvelles informations, conduisant la Comco à mener des investigations complémentaires. De ces dernières sont ressortis des indices laissant supposer l'existence d'autres accords impliquant des entreprises supplémentaires. "C'est pourquoi la procédure est désormais étendue à un total de neuf entreprises", écrit la Comco, rappelant que la présomption d'innocence s'applique à toutes les entreprises.

"Il faut s'attendre à une prolongation de la procédure d'un an", précise la Comco.

Si des entreprises coordonnent leurs offres lors d'adjudications de marchés publics ou privés, elles forment un accord de soumission. Lors d'une telle entente, les soumissionnaires désignent généralement l'entreprise qui est censée remporter l'appel d'offres et fixent également le prix.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

La consolidation se poursuit parmi les banques privées

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La banque privée zurichoise EFG International a notamment englouti la genevoise Cité Gestion. (Archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La consolidation dans le secteur des banques privées s'est poursuivie en Suisse, le nombre d'établissements chutant pour la première fois sous la barre des 80, dans un marché jugé "difficile".

Cette tendance baissière devrait se poursuivre, selon les experts du cabinet d'audit et de conseil KPMG.

Avec les acquisitions notamment de la banque genevoise Cité Gestion par son homologue zurichoise EFG International et de l'établissement privé genevois Banque Thaler par le français Indosuez Wealth Management, ou encore la finalisation du rachat de Saxo Bank par J. Safra Sarasin, le nombre de banques privées ayant pignon sur rue en Suisse est passé cette année à 79, une de moins que l'exercice précédent. En 2010, elles étaient encore au nombre de 156, a rappelé KPMG dans une étude publiée mercredi.

Cette tendance illustre "l'intérêt grandissant des banques étrangères pour le marché suisse, soulignant le statut de pays refuge" de la Confédération, ont poursuivi les experts. Mais des acteurs helvétiques ont parallèlement ajusté leur présence internationale, comme Julius Bär qui a vendu ses activités au Brésil ou Gonet & Cie qui a cédé ses bureaux aux Bahamas.

Solides entrées de fonds

Le rachat de petits acteurs illustre une tendance de fond sur le marché suisse qui s'est poursuivie en 2026, avec la reprise en janvier de Quilvest Switzerland par EFG International. En 15 années, leur nombre a reculé de 60%.

Les spécialistes de KPMG s'attendent à une poursuite des opérations de rachat, principalement parmi les petits établissements. "Des banques de taille moyenne ou petite pourraient constituer une porte d'entrée pour des groupes financiers internationaux cherchant à proposer à leur clientèle (des placements) dans un pays refuge", même si les autorisations pour ce genre d'opérations deviennent de plus en plus ardues.

Côté revenus, les 68 banques privées passées à la loupe par KPMG ont vu leurs avoirs sous gestion culminer à 3536 milliards de francs à la fin de l'année dernière, après 3327 milliards en décembre 2024. Cette accélération a été notamment portée par des afflux nets d'argent nouveau de 96 milliards et un résultat des placements de 81 milliards, auxquels s'ajoutent 35 milliards issus des opérations de fusion et acquisition.

Les afflux de liquidités, en hausse de 32,8% comparé à 2024, ont été principalement portés par les petits établissements (+60%) et les grands groupes (+53%), alors que les acteurs de taille moyenne ont subi un recul de 5%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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