Économie
La BNS relève de nouveau son taux directeur
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2022/12/la-banque-nationale-suisse-bns-a-poursuivi-le-resserrement-de-sa-politique-monetaire-engage-depuis-juin-en-remontant-une-fois-de-plus-jeudi-son-taux-directeur-archives-1000x600.jpg&description=La BNS relève de nouveau son taux directeur', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
La Banque nationale suisse (BNS) a poursuivi le resserrement de sa politique monétaire engagé depuis juin, en remontant une fois de plus jeudi son taux directeur. L'institut d'émission continuera également à intervenir au besoin sur le marché des changes.
D'autres relèvements pourraient être nécessaires pour combattre l'inflation, a averti la BNS.
La banque centrale helvétique a relevé son taux directeur de 50 points de base (pb) à 1,0%, contre encore 0,5% en septembre.
La BNS "contre ainsi la pression inflationniste accrue et une propagation du renchérissement à d'autres biens et services" a-t-elle expliqué dans un communiqué, ajoutant qu'"il n'est pas exclu que de nouveaux relèvements de taux soient nécessaires pour assurer la stabilité des prix à moyen terme".
L'institut d'émission a aussi déclaré être disposé à "être actif au besoin sur le marché des changes afin de garantir des conditions monétaires appropriées".
Selon le président de la BNS, Thomas Jordan, "l'inflation a quelque peu reculé", passant de 3,3% en septembre à 3,0% en octobre et novembre. Cette baisse est essentiellement due au ralentissement du renchérissement des produits pétroliers.
Achats et ventes de devises
L'accélération des prix "demeure cependant bien au-dessus de la plage que nous assimilons à la stabilité des prix", et que la BNS définit entre 0% et 2%, a poursuivi M. Jordan, selon le texte de son discours. Pour le dirigeant de la BNS, les prix devraient "rester relativement élevés" dans un premier temps.
Pour cette année, la BNS table sur un taux d'inflation à 2,9%, contre encore 3,0% dans ses précédentes estimations. Elle devrait reculer à 2,4% en 2023 et à 1,8% en 2024. Sans le resserrement monétaire opéré depuis juin par la banque centrale suisse, "notre prévision d'inflation s'inscrirait à un niveau encore plus élevé à moyen terme", a averti M. Jordan, ajoutant qu'il était "trop tôt pour baisser la garde".
"Il existe un risque que l'inflation en Suisse demeure à un niveau relativement élevé à moyen terme en raison d'effets de second tour", soit par des hausses salariales qui pèseraient sur les prix, a ajouté M. Jordan.
Le renchérissement du franc, qui s'est apprécié de 4% depuis le début de l'année, a cependant permis de limiter l'inflation importée et de freiner les prix en Suisse. La BNS a ainsi vendu des devises pour soutenir la monnaie helvétique. Elle reste disposée à répéter cette opération au besoin, a insisté Thomas Jordan. A l'inverse, la BNS pourrait aussi acheter des devises en cas "de pression excessive à l'appréciation du franc".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Partners Group: vers un problème plus large dans le crédit privé
Le président de la société de recherche indépendante AlphaValue, Pierre-Yves Gauthier, livre son point de vue sur les difficultés que rencontre le gestionnaire d'actifs Partners Group avec certains fonds d'investissement dont il y a dû limiter les remboursements.
AWP: Quelle conséquence a l'annonce de Partners Group de limiter les remboursements de certains fonds "Evergreen"?
Pierre-Yves Gauthier: Partners Group est le premier à avoir agi et restreint la liquidité des fonds, mais l'ensemble des entreprises qui gèrent des fonds dans les marchés privés vont être confrontées à la même difficulté. C'est un très mauvais signal pour eux-mêmes et le secteur.
Partners Group aurait souhaité éviter d'être le premier à faire cette communication, mais tout le monde attendait qu'il y ait quelqu'un qui sorte du bois et parle. C'est peut-être aussi une tactique de Partners Group d'être les premiers à annoncer la nouvelle, ce qui crée une forme de respectabilité pour l'entreprise. Et cela crée un problème pour les acteurs qui sont en difficulté dans ce segment. Partner Group est mieux configuré pour absorber ce choc que certains de leurs grands concurrents.
AWP: Quel est le problème avec les fonds "Evergreen"?
P-Y G: La croissance des fonds Evergreen est venue ces dernières années des investisseurs privés, qui présentent une plus grande fragilité structurelle que les investisseurs institutionnels orientés sur le long terme. Les investisseurs privés se retournent facilement.
Depuis environ deux ans, les doutes montent sur la qualité des sous-jacents dans le crédit privé. Depuis le début de l'année, la crise est avérée et l'ensemble des fonds de crédit privé a été obligée de limiter les retraits. Les vibrations sur la classe d'actif du marché privé sont devenues très négatives. Le crédit privé, qui était en zone de croissance, pose désormais des problèmes de valorisation.
Dans un contexte de taux qui montent et d'inquiétudes, un certain nombre d'investisseurs se sont précipités et ont essayé de récupérer leurs fonds. Tous les grands gérants de fonds de crédit privé se sont trouvés confrontés à des retraits très importants.
Partners Group n'est pas très exposé au crédit privé et n'avait pas jusqu'à présent de difficulté dans cette activité. La nouveauté, c'était l'effet d'annonce qu'il représente pour la classe d'actifs, le private equity, sur lesquels ils paraissent les plus solides quand même.
AWP: Existe-t-il un risque d'effet domino vers d'autres acteurs du crédit privé et d'autres classes d'actifs?
P-Y G: Oui, il y a un risque d'effet domino vers d'autres fonds et d'autres acteurs du secteur. La classe d'actifs du marché privé est une classe sur laquelle il y a des interrogations sur la façon dont sont comptabilisées les performances, sur la qualité des sous-jacents, notamment dans le crédit privé.
La Suisse est surexposée dans le marché privé, non seulement avec Partners Group, mais aussi en raison des fonds d'investissement, et d'établissements comme UBS, Julius Bär ou encore EFG. Si cette classe d'actifs recule ou plafonne, cela aura un impact sur les commissions enregistrées par ces acteurs.
AWP: Les difficultés du marché du crédit privé peuvent-elles devenir systémiques et conduire à une crise financière plus large?
P-Y G: Il y a une dimension systémique sur le crédit privé. Ce dernier assure la liquidité des entreprises avec un financement que n'accordent plus les banques. Si ce mécanisme de financement est bloqué, cela peut avoir un effet de plus grande ampleur.
Le crédit privé représente à peu près 2000 milliards de dollars d'encours. C'est énorme à l'échelle d'un pays comme la France ou la Suisse, mais c'est infime à l'échelle globale. Il existe des effets de gâchette qui peuvent transposer les risques à toutes les classes d'actifs. Si les entreprises, qui sont financées en crédit privé, ne sont pas refinancées, elles déposent leurs bilans. Les effets domino sont absolument instantanés.
C'est une crise qui est là depuis probablement deux ans, qui mûrit, mais dont les bulles ne sont pas vraiment visibles, qui ne remontent pas complètement à la surface. S'il y a une crise dans le secteur des crédits privés, cela va réduire la circulation de flux dans ce secteur, mais il ne va pas y avoir de grande explosion. Il y a un effet systémique, mais il n'y a pas de choc systémique.
Les nouvelles pourraient être de plus en plus mauvaises pendant les deux années qui viennent. Avec en point d'orgue, la spéculation sur l'IA. Si ça se passe bien avec l'IA, l'illusion collective va se poursuivre et on va oublier un petit peu la problématique des engagements dans les marchés privés. Si par contre il y a un retour de bâton sur l'IA, on aurait un effet d'écho assez prononcé sur le marché du crédit privé.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
La Poste va supprimer soixante emplois à plein temps dans l'IT
Le géant jaune va supprimer une soixantaine d'équivalents plein-temps dans le pays dans le secteur de l'informatique. Elle procède ainsi à une réorientation de ses activités dans ce secteur.
Une procédure de consultation sera lancée à la mi-juin, a indiqué l'entreprise à Keystone-ATS, confirmant ainsi une information parue jeudi dans le quotidien romand le Temps.
"Nous ne supprimons aucun poste en Suisse pour les compenser à l'étranger. Le site au Portugal ne fera pas l’objet d’une extension pour le moment", ajoute le géant jaune.
L'entreprise confirme également l'ampleur du personnel touché, soit 60 postes, selon deux sources du Temps. Selon le journal, une vingtaine de changements de contrats de travail toujours pour des postes dans l’IT, sont aussi prévus.
La Poste indique que les données définitives seront transmises lorsque le processus sera achevé, "probablement à l’automne".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Les résidences secondaires en montagne de plus en plus onéreuses
Les prix au mètre carré des résidences secondaires dans les Alpes ont poursuivi leur ascension en 2025, propulsés par l'essor du tourisme et la baisse des coûts de financement. Ils ont enflé de 4% sur un an, selon une étude d'UBS publiée jeudi.
La Suisse et l'Italie ont enregistré les plus fortes progressions, avec près de 6% chacune sur un an.
"Nous nous attendons à ce que la dynamique positive se poursuive, notamment car le nombre de potentiels acheteurs - soit les ménages à hauts revenus - progresse plus rapidement que l'offre disponible", a expliqué dans une téléconférence Thomas Veraguth, économiste spécialiste en immobilier chez UBS. Ainsi, entre 2017 et 2022, le nombre de personnes avec un revenu imposable supérieur à 200'000 francs a augmenté de près de 33'000 en Suisse. Dans le même temps, le parc de logements en montagne n'a progressé que d'environ 9000 unités.
Pour acquérir un appartement de vacances haut de gamme à Gstaad, il faut débourser en moyenne 25'200 francs par mètre carré, ce qui en fait la destination alpine la plus chère du classement, suivie par Engadin/St. Moritz (24'000 francs), Verbier (23'600 francs), Andermatt (22'200 francs) et Zermatt (21'000 francs). Le top cinq des stations les plus onéreuses, parmi les 34 destinations des Alpes analysées, réparties entre la Suisse, la France, l'Autriche et l'Italie, est ainsi 100% suisse. La station française de Courchevel arrive en sixième position, avec un prix moyen au mètre carré de 20'300 francs.
La méthodologie de récolte des données diffère toutefois entre les pays. Alors que les chiffres sont basés sur les prix demandés en Suisse, pour l'Italie et l'Autriche, les données sont tirées des prix des transactions, tandis qu'en France, elles sont fondées sur la valeur estimée.
Évolution démographique en soutien
L'évolution démographique influence également le marché des résidences secondaires en montagne. En Suisse, plus d'un million de personnes âgées de 55 à 65 ans vivent en dehors des cantons de montagne - soit une hausse de 25% par rapport à il y a dix ans. La possibilité d'utiliser le bien de manière flexible, avec par la suite un transfert de leur résidence secondaire comme résidence principale, afin de bénéficier d'avantages fiscaux, est également un atout.
Parmi les destinations de montagne phares de la Suisse, une grande disparité est observée du point de vue de l'évolution des prix. À Andermatt, le prix moyen au mètre carré a bondi de 12,5% sur un an, une situation que connaissent à la fois Davos/Kloster (+12,5%) et Crans Montana (+15,2%), tandis que la hausse a été plus mesurée à Gstaad (+3,3%), Zermatt (+3,9%) ou Flims Laax (+2,4%). Verbier est la seule destination suisse à avoir vu le prix au mètre carré reculer sur un an (-7,8%).
Malgré un niveau des prix "stratosphérique", aucun plafond n'est encore en vue. De nouvelles hausses de prix sont attendues au cours des prochains trimestres, en particulier dans les destinations suisses et italiennes. "La croissance devrait toutefois ralentir par rapport aux pics de 2021 à 2023", projette M. Veraguth. Une progression des prix au mètre carré aux alentours de 5% est ainsi attendue en 2026.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Le taux de chômage reste stable en mai
Le marché du travail en Suisse n'a connu que de légères variations en mai, le nombre d'inscrits aux Offices régionaux de placement (ORP) ayant reculé de 1,8% sur un mois à 140'275.
Le taux de chômage a fait du surplace à 3,0%, selon les indications publiées jeudi par le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco).
Les chiffres corrigés des variations saisonnières (CVS) ont connu l'évolution inverse, puisque le nombre de sans-emploi a progressé de 1,8% à 144'652 inscrits, pour une proportion en hausse de 0,1 point de pourcentage à 3,1%.
Le Seco a dénombré 11'709 chômeurs dans la catégorie des 15 à 24 ans, soit un tassement de 1,0%. Le taux s'est maintenu à 2,7% pour les jeunes. La proportion est identique chez les seniors (2,7%) après un repli de 1,2% à 39'371 inscrits.
Le nombre de demandeurs d'emploi a également connu une baisse en mai, ceux-ci atteignant 225'475 (-2,2%), pour un taux raboté de 0,1 point à 4,8%. Mesuré sans les variations saisonnières, cet indicateur est demeuré stable à 4,9%, alors que les demandeurs se sont révélés légèrement plus nombreux (+0,6%) à 230'443.
Les postes vacants annoncés aux ORP ont reculé sensiblement - de 7,7% - à 29'009, mais une forte majorité (près de 65%) sont soumis à l'obligation d'annonce.
Au cours du mois de mars, le nombre de personnes ayant épuisé leurs droits aux indemnités de chômage s'élevait à 2628, un chiffre en forte hausse de 13,2% (+307) sur un mois.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
-
GenèveIl y a 2 jours
Le négociant de matières premières Gunvor perquisitionné à Genève
-
CultureIl y a 5 heures
Pully Live Festival: Boy George succède à Patrick Bruel
-
LausanneIl y a 1 jour
Travaux d'assainissement du pont de la gare à Morges
-
ClimatIl y a 1 jour
Japon: une tempête tropicale frappe Tokyo, alerte aux inondations
-
LausanneIl y a 2 jours
Les députés vaudois ne veulent pas toucher aux chats du canton
-
SuisseIl y a 1 jour
Une nouvelle plateforme pour sensibiliser au masculinisme
-
VaudIl y a 2 jours
Allemand à l'école: les députés en faveur d'une immersion précoce
-
InternationalIl y a 14 heures
Israël poursuit ses frappes au Liban malgré un cessez-le-feu


