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Coronavirus

La crise du coronavirus va peser longtemps, selon le chef de la BNS

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Thomas Jordan, président de la Banque nationale suisse, en mars 2020 lors d'une conférence de presse sur le coronavirus. (KEYSTONE/Alessandro della Valle)
Les coûts de la crise liée au nouveau coronavirus vont peser sur la Suisse pendant des années, estime le président de la Banque nationale suisse (BNS). L’activité de l'économie suisse se trouve actuellement à 70-80% du niveau normal, rappelle-t-il.

"Il faut remonter à la crise pétrolière des années 1970 pour retrouver un tel effondrement de la croissance", précise Thomas Jordan dans un entretien diffusé par plusieurs médias du groupe de presse Tamedia. Le blocage du pays dû au confinement entraîne des coûts économiques "énormes", "qui sont de l’ordre de 11 à 17 milliards par mois", souligne-t-il.

La dette publique va augmenter et les coûts liés à l'assurance chômage et aux crédits accordés par le Conseil fédéral aux entreprises vont générer d'importants déficits publics en 2020, ajoute-t-il. "Il faudra s'assurer que l'activité économique pour maîtriser la dette".

Un déconfinement fait sens

Les mesures d'assouplissement du confinement sont très importantes dans ce contexte, selon lui. "Cela fait sens que ce déconfinement progressif débute maintenant". "On ne peut faire fi des coûts économiques dans l'équation du déconfinement, car nos systèmes éducatifs, de santé ou de retraite reposent sur la stabilité de notre économie". Il juge en outre que limiter le chômage est aussi "un élément essentiel pour le pays".

M. Jordan note aussi que l'offre de crédit aux entreprises est importante dans la situation actuelle. "C'est dans ce cadre-là que s’inscrit" l'action de la BNS dans la relance de l'économie.

Le patron de la banque centrale suisse rejette en revanche l'idée des Verts, qui veulent que la BNS reverse aux collectivités publiques jusqu’à 40 milliards de francs pour lutter contre la baisse des rentrées fiscales provoquée par le coronavirus.

Payer une telle somme "impliquerait que nous vendions une partie de nos positions en actions et obligations détenues en monnaies étrangères", souligne-t-il. "Pour transférer l'argent à la Confédération, nous devrions ensuite racheter du franc, qui se raffermirait alors, ce que veut justement éviter notre stratégie".

Interventions sur le marché

Les interventions de la BNS se sont accrues sur le marché des changes depuis le début de la pandémie, le franc suisse étant considéré comme une valeur refuge. "Nous avons acheté des montants substantiels de devises étrangères", précise M. Jordan.

Il ne considère toutefois pas une baisse des taux d'intérêt comme le meilleur outil actuellement. "Nous avons encore de la marge de manœuvre si nécessaire [...] nous nous concentrons aujourd'hui sur les interventions sur le marché des changes".

M. Jordan ne voit aucune alternative à la politique monétaire actuelle. "Ce n'est pas que nous soyons heureux des taux d'intérêt négatifs", mais "nous les relèverons dès que les circonstances le permettront". Pour l'instant, poursuit-il, le taux d'intérêt de -0,75% est nécessaire pour éviter des effets négatifs plus importants sur l'économie suisse.

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  1. Notification automatique: Coronavirus crisis will weigh a long time, says SNB chief | En24 News

  2. Notification automatique: Incertitudes face au déconfinement et la BNS à court de moyens face au COVID-19 - The Weekly Currency Review #16 - b-sharpe

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Allemagne: un sexagénaire vacciné 217 fois contre le coronavirus

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Le sexagénaire allemand se porte bien malgré ses nombreuses vaccinations (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Des scientifiques allemands se sont penchés sur un homme de 62 ans qui s'est fait vacciner plus de 200 fois contre le coronavirus. Son système immunitaire fonctionne "tout à fait normalement", a indiqué l'Université Friedrich-Alexander d'Erlangen-Nuremberg.

Aucun effet négatif sur le système immunitaire n'a été constaté, rapportent les scientifiques dans la revue britannique The Lancet Infectious Diseases. Certaines cellules immunitaires et certains anticorps contre le SARS-CoV-2 sont même nettement plus fréquents que chez les personnes qui n'ont reçu que trois vaccins.

Jusqu'à présent, on ne savait pas exactement quels étaient les effets de ce que l'on appelle l'hypervaccination sur le système immunitaire. Certains scientifiques partent du principe que les cellules immunitaires deviennent moins efficaces en raison d'un effet d'accoutumance. Or, ce n'est pas le cas chez l'individu en question.

L'attention des scientifiques avait été attirée par des articles de presse sur ce résident de Magdebourg (D) qui, selon ses propres dires, s'était fait vacciner 217 fois en 29 mois contre le Covid-19; 134 de ces vaccinations ont été officiellement confirmées.

Aucun dommage

Le parquet de Magdebourg a ouvert une enquête contre l'homme pour fraude, écrivent les chercheurs dans l'étude. Il n'a toutefois pas été mis en accusation.

La fonction du système immunitaire contre d'autres agents pathogènes n'a pas non plus été modifiée, comme l'ont montré d'autres tests. Aucun dommage n'a été constaté malgré les nombreuses vaccinations.

Les auteurs de l'étude ont également souligné qu'il s'agissait d'un cas isolé. Il n'est donc pas possible d'en tirer des conclusions ou des recommandations pour la population générale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Maurer réaffirme qu'il y a eu "une hystérie autour du Covid"

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L'ancien conseiller fédéral Ueli Maurer se dit surpris du tollé suscité par ses propos tenus deux semaines plus tôt sur le Covid (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Deux semaines après avoir tenu des propos sur le coronavirus ayant suscité une vive réaction, Ueli Maurer assume. "Bien sûr qu'il y a eu une hystérie autour du Covid", réaffirme-t-il dimanche dans la presse.

Cette hystérie était même "d'ampleur mondiale", assure le Zurichois dans Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. "On a dit que le Covid était mortel, et à partir de cette supposition, on a tendu un filet sanitaire comme on n'en avait jamais vu auparavant, assure-t-il. Quiconque osait poser une question critique était écarté ou traité de 'conspirateur'".

Ueli Maurer avait déjà tenu des propos similaires dans la presse dominicale deux semaines plus tôt, suscitant une vive réaction. "Concernant le Covid, je n'ai que répété ce que j'ai toujours dit, réagit-il. Que cela ait suscité pareil tollé m'a surpris". Les critiques provenaient surtout des médias, selon l'ancien ministre des finances, qui dénonce un "réflexe anti-Maurer".

"Pas un antivax"

L'ancien conseiller fédéral nuance toutefois ses déclarations sur les vaccins anti-Covid qui ont particulièrement choqué. Il avait affirmé que ces vaccins renfermaient "beaucoup d'air chaud". "Bien sûr, on a tout de suite affirmé que j'étais un antivax. Ce qui n'est pas vrai", dit-il.

L'utilité des vaccins n'est pas contestée, mais la Suisse est allée trop loin en disant à tout le monde de se vacciner, assure Ueli Maurer. "Je suis convaincu que, ces prochaines années, nous nous occuperons de façon croissante des dommages causés par le vaccin", ajoute-t-il.

"L'Etat pas responsable de tout"

L'ancien conseiller fédéral revient également sur les crédits Covid dont il était en charge durant la pandémie. Il lui avait été notamment reproché d'avoir laissé tomber les PME. "L'Etat ne peut pas être responsable de tout. Il ne peut pas non plus protéger chacun de la mort", se défend-il.

La responsabilité individuelle a, selon lui, été dissoute comme jamais auparavant, poussant la Confédération à dépenser sans compter. "L'Etat doit protéger, mais il ne peut distribuer que l'argent qu'il prend d'abord aux gens".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le "contact-tracing" n’a eu qu’une efficacité relative

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Le suivi des contacts mis en place pendant la pandémie de coronavirus n'a eu qu'une efficacité relative (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Environ 40% des personnes infectées par le coronavirus ont été identifiées par le biais du suivi des contacts, selon une étude genevoise. Ces résultats suggèrent que le "contact-tracing" à lui seul ne suffit pas à stopper la propagation du coronavirus.

De surcroît, la proportion de personnes infectées identifiées de cette manière a fluctué selon le variant en cause, le type de logement habité, et la richesse du quartier.

En cas d'épidémie, le suivi des contacts doit donc être complété par une multitude d'autres mesures qui tiennent compte des caractéristiques spécifiques de chaque maladie, ont indiqué mercredi l'Université et les Hôpitaux universitaires de Genève (UNIGE/HUG) dans un communiqué.

Pour évaluer l'efficacité du traçage des contacts, une équipe dirigée par Delphine Courvoisier a analysé les données de plus de 140'000 cas de coronavirus recensés dans le canton de Genève entre juin 2020 et mars 2022. Ces résultats sont publiés dans la revue Eurosurveillance.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Des chercheurs trouvent des traces de Covid long dans le sang

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Les chercheurs de l'université et de l'hôpital de Zurich ont analysé plus de 6500 protéines dans le sérum sanguin de 113 personnes infectées par le Covid-19 et de 39 personnes en bonne santé, indique l'étude publiée jeudi dans la revue "Science". (© KEYSTONE/DPA/MARCUS BRANDT)

Une équipe de chercheurs zurichois a identifié une spécificité dans les protéines sanguines des personnes atteintes de Covid long. Elle pourrait servir à mieux diagnostiquer le problème et peut-être aussi à le traiter de manière plus ciblée.

Les chercheurs de l'université et de l'hôpital de Zurich ont analysé plus de 6500 protéines dans le sérum sanguin de 113 personnes infectées par le Covid-19 et de 39 personnes en bonne santé, indique l'étude publiée jeudi dans la revue "Science". Chez les personnes infectées, dont 40 ont développé un Covid long, ils ont réexaminé le schéma sanguin après 6 et 12 mois.

Dans le sérum des personnes atteintes de Covid long, ils ont constaté une modification des protéines liées au système dit "du complément", qui fait partie du système immunitaire. Ce système, qui lutte contre les infections, ne revient pas comme il le devrait à l'état de repos après l'infection chez les cas de Covid long, a expliqué Onur Boyman, responsable de l'étude, à Keystone-ATS. Il provoque ainsi des dommages cellulaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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