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Suisse

La fusée européenne Ariane 6 est aussi importante pour la Suisse

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La fenêtre de tir pour le lancement d'Ariane 6 est prévue à partir de 20h00 (heure suisse) mardi. La fusée porteuse de beaucoup d'espoir pour l'industrie spatiale européenne s'envolera de Kourou, en Guyane française. (© ESA)

La nouvelle fusée européenne Ariane 6 vole aussi sous pavillon suisse. Avec près de quatre ans de retard, le lanceur doit s'envoler pour la première fois dans l'espace mardi 9 juillet. La Suisse est l'un des 13 pays participant au programme Ariane.

Le lancement est prévu mardi à partir de 15h00, heure locale (20h00 en Suisse) depuis le centre spatial européen de Kourou en Guyane française. Porteuse de beaucoup d'espoir, cette fusée doit permettre aux pays concernés d'avoir un accès indépendant à l'espace.

"Cela fait aussi partie de la politique spatiale de la Suisse", a indiqué Renato Krpoun, chef de la division des Affaires spatiales au Secrétariat d'Etat à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI), interrogé par Keystone-ATS.

Depuis que la devancière d'Ariane 6, Ariane 5, a décollé pour la dernière fois en été 2023, l'Europe n'a plus de moyens propres pour lancer de gros satellites dans l'espace.

Et en raison de la guerre en Ukraine, les fusées russes Soyouz n'entraient plus en ligne de compte. Le télescope spatial Euclid, par exemple, a dû être lancé en juillet 2023 par une fusée Falcon 9 de la société SpaceX d'Elon Musk.

Des technologies pour le quotidien

"L'accès à l'espace est devenu très important", note M. Krpoun: "Nous utilisons quotidiennement l'infrastructure dans l'espace pour les systèmes de navigation, pour les signaux horaires et pour les prévisions météorologiques".

Même les smartphones ne fonctionneraient pas sans les satellites. S'il y avait un problème pour amener cette infrastructure dans l'espace, on le remarquerait immédiatement, souligne Renato Krpoun.

Initialement, Ariane 6 aurait dû être lancée pour la première fois en 2020. Mais le programme a pris du retard en raison de la pandémie de coronavirus et de contretemps dans le développement. Désormais, la fusée a passé avec succès ses derniers tests. Après son vol inaugural prévu mardi, elle devrait être exploitée commercialement dès la fin de l'année.

"Une trentaine de lancements ont déjà été vendus", précise M. Krpoun. L'entreprise Amazon veut par exemple lancer des satellites dans l'espace avec la fusée Ariane 6 pour le projet d'Internet par satellite "Kuiper". A l'avenir, la fusée devrait être lancée environ neuf fois par an.

Industrie suisse impliquée

L'industrie suisse est impliquée: ainsi, la coiffe de la charge utile de la fusée provient de l'entreprise suisse Beyond-Gravity, et APCO Technologies, basée à Aigle (VD), a notamment fourni la fixation et la coiffe des boosters.

Le tout doit résister à une poussée de 270 tonnes. Le coût du projet s'est élevé à environ quatre milliards d'euros, dont 2,4% à la charge de la Suisse.

Le nouveau lanceur fait aussi l'objet de critiques: contrairement au Falcon 9 de SpaceX, Ariane 6 n'est pas réutilisable, ce qui signifie qu'il faut fabriquer une nouvelle fusée pour chaque lancement. En outre, on lui reproche d'être trop chère et de ne pas pouvoir rivaliser avec la compétitivité des fusées de SpaceX.

Besoin d'alternatives

Le prix exact d'un lancement avec Ariane 6 n'est pas connu. Un coût d'environ 67 millions de francs était visé. Avec les retards, il est probable que ce chiffre sera nettement plus élevé.

Ariane ne pourra ainsi pas rivaliser avec le prix de base de Falcon 9 (environ 60 millions de francs). Le fait que de nombreux lancements aient déjà été vendus montre toutefois qu'il existe un besoin d'alternatives à SpaceX, conclut M. Krpoun.

Ariane 6 est un lanceur polyvalent, avec un étage supérieur réallumable lui permettant de placer plusieurs satellites sur différentes orbites pendant le même vol. La campagne de lancement a démarré en avril à Kourou, où le corps central de la première Ariane 6 a été installé sur le pas de tir ELA4.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Genève doit être une vitrine lors du salon européen Velo-city 2028

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Le Grand Conseil veut que Genève améliore ses infrastructures cyclables en vue la conférence Velo-city 2028. L'événement annuel de la Fédération européenne des cyclistes aura lieu du 13 au 16 juin 2028 au bout du lac (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Grand Conseil veut que Genève améliore ses infrastructures cyclables en vue la conférence Velo-city 2028. L'événement annuel de la Fédération européenne des cyclistes aura lieu du 13 au 16 juin 2028 au bout du lac, où quelque 1200 participants de plus de 60 pays sont attendus.

A une très large majorité, le Grand Conseil a adopté jeudi soir en urgence une motion qui invite le Conseil d'Etat à profiter de cet événement international pour mettre davantage en avant les infrastructures cyclables, tant pour les participants et le public que pour la population. "L'idée n'est pas de lancer de nouveaux projets, mais de s'assurer que Genève dispose d'un réseau lisible, sûr et fonctionnel", a relevé la députée PLR Céline Zuber-Roy.

Cet événement est organisé chaque année depuis 1980, a rappelé le Vert Cédric Jeanneret, auteur de la motion. "Il va contribuer au rayonnement de la région genevoise, qui est adaptée à la pratique du vélo. Genève sera la capitale temporaire du vélo et devra l'assumer", a-t-il plaidé.

Planifier le réseau cyclable

"Nous avons deux ans pour réaliser une série d'aménagements et pour concrétiser le contreprojet à l'initiative 'piétonne', en bonne intelligence avec les communes", a salué le conseiller d'Etat Pierre Maudet, en charge du Département de la santé et des mobilités. Ce contreprojet prévoit notamment d'améliorer la signalétique piétonne.

Compte tenu de l'entrée en vigueur de la loi fédérale sur les voies cyclables, qui impose aux cantons de planifier un réseau cyclable cohérent d'ici fin 2027, la motion demande également au gouvernement de présenter son plan dans le cadre de la conférence. Elle l'invite enfin à soutenir les événements culturels et festifs dédiés à la promotion du vélo organisés durant la conférence.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Deux rentes de cinq ans grâce à l'Eurodreams

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Proposé en Suisse et dans sept autres pays européens, le jeu Eurodreams offre un gain principal sous forme d'une rente mensuelle de 22'222 francs pour une durée de 30 ans. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Deux personnes chanceuses ont décroché une rente mensuelle de 2222 francs durant cinq ans grâce à l'Eurodreams jeudi soir. Elles ont coché les six bons numéros 1, 9, 17, 22, 37 et 39, mais pas le numéro "dream" 3, a annoncé la Loterie romande.

Le gros lot est une rente mensuelle de 22'222 francs durant 30 ans. Il faut pour cela trouver les 6 bons numéros ainsi qu'un numéro spécial appelé "dream".

Huit pays européens proposent ce jeu. En Suisse, Eurodreams est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique. Le tirage du jeu est effectué les lundis et jeudis soir.

https://jeux.loro.ch/games/eurodreams

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Fonctionnaires genevois: troisième jour de grève et de manif

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A Genève, la fonction publique est une nouvelle fois descendue dans la rue pour protester contre les coupes budgétaires annoncées. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, la fonction publique et le personnel du secteur subventionné sont descendus jeudi dans la rue pour le troisième jour consécutif. A l'appel du Cartel intersyndical, le mouvement de grève vise à protester contre les coupes annoncées.

"Fonctionnaires en colère!" ont scandé les manifestants qui étaient plus d'un millier, selon un décompte de Keystone-ATS, pour ce dernier jour de mobilisation, sous la pluie. Parti de la Plaine de Plainpalais, le cortège a passé par les rues basses pour rejoindre l'Hôtel-de-Ville, où le Grand Conseil tenait sa séance plénière.

La mobilisation se poursuivra dans la foulée des prochaines annonces du Conseil d'Etat sur des mesures d'économies. Une nouvelle journée de grève a été décidée par l'assemblée du personnel, selon Terence Wenger, co-président du Cartel.

Les syndicats et le personnel de l'Etat dénoncent notamment le blocage des annuités pour 2026 ainsi que le gel de l'indexation. Dans le viseur du Cartel également, le catalogue de mesures d'économies élaboré par un groupe d'experts mandaté par le Conseil d'Etat. Les annonces du gouvernement sont précisément attendues avant cet été sur la base de ce document.

"Austérité préventive"

Parmi les mesures envisagées, la suppression du pont de fin d'année, l'augmentation du temps de travail hebdomadaire ou encore la hausse du nombre d'élèves par classe au cycle d'orientation. Autant de mesures qui ont été huées lors du rassemblement. Une manifestante a déploré une "austérité préventive" malvenue.

Les grévistes ont aussi dénoncé un projet de loi qui prévoit une augmentation des cotisations du personnel à la Caisse de prévoyance de l'Etat de Genève (CPEG). Ce texte, qui était discuté au même moment au Grand Conseil, a finalement été renvoyé en commission. "C'est une demi-victoire", selon Terence Wenger.

La violence de la casse sociale impactera toute la population et fortement les personnes les plus vulnérables, selon le Cartel intersyndical. La fonction publique genevoise est mobilisée depuis novembre dernier face aux mesures d'économies prévue dans le projet de budget 2026 bis, qui doit encore être débattu au Grand Conseil.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

SEF 2026: Sergio Ermotti réaffirme sa volonté de rester en Suisse

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Sergio Ermotti a une nouvelle fois démenti les rumeurs de délocalisation du siège d'UBS. (archive) (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

Présent au Swiss Economic Forum (SEF) à Interlaken, le directeur général d'UBS, Sergio Ermotti, a une nouvelle fois démenti les rumeurs de délocalisation et réaffirmé son attachement à la Suisse comme siège du groupe.

"Nous voulons absolument rester en Suisse et y prospérer", a affirmé jeudi Sergio Ermotti au Swiss Economic Forum (SEF) à Interlaken. Selon lui, une UBS forte renforce la Suisse, et une Suisse forte renforce UBS.

Le différend qui oppose le numéro un bancaire suisse à la Confédération concernant le renforcement des fonds propres a alimenté à plusieurs reprises des rumeurs de délocalisation. Alors que le Conseil fédéral exige que les filiales étrangères d'UBS soient intégralement couvertes avec des fonds propres, la banque s'y oppose fermement.

Les premières discussions sur la "Lex UBS" ont débuté au Parlement au niveau des Commissions et le processus démocratique suit désormais son cours. M. Ermotti a souligné qu'UBS entendait contribuer à ce que la décision finale repose sur des faits plutôt que sur "les émotions et les discours alarmistes". Et lorsque le Parlement aura tranché, UBS "acceptera et respectera" sa décision.

Concernant l'initiative populaire de l'UDC "Pas de Suisse à 10 millions!", soumise au vote le 14 juin, le patron de la banque aux trois clés a déclaré "qu'elle n'était pas la bonne solution". Il a toutefois insisté sur la nécessité de prendre au sérieux les préoccupations de la population avant qu'elles ne débouchent sur des initiatives plus radicales.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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