Économie
La gauche au front contre la suppression du droit de timbre
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La suppression du droit de timbre d'émission est une "arnaque". "Les PME n'en voient pas la couleur", et la population payera les pots cassés, a critiqué mercredi le comité référendaire dénonçant de nouveaux privilèges aux grandes sociétés.
Si le peuple accepte de supprimer le droit de timbre le 13 février prochain, "tous les citoyens devront une fois de plus combler le trou dans la caisse". Et Samuel Bendahan, vice-président du PS, de rappeler que ce volet n'est qu'une tranche d'une série de réformes visant à faire reposer l'ensemble des efforts sur la classe moyenne et les retraités.
Les réformes du droit de timbre, de l'impôt anticipé, la suppression des droits de douane industriels et les projets favorables aux gros propriétaires ou aux familles à revenus très élevés coûteront des milliards, selon le socialiste. Retirer des moyens financiers à l'Etat a des conséquences pour les personnes qui ne sont pas suffisamment soutenues, a avancé Liliane Studer, présidente du PEV.
Et Pierre-Yves Maillard, président de l'Union syndicale suisse, de rappeler que la population s'inquiète davantage de l'augmentation des primes d'assurance maladie, de la stagnation du pouvoir d'achat, des difficultés à boucler des fins de mois ou à faire un cadeau de Noël. Les Suisses ne voient pas la nécessité de renoncer à quelques centaines de millions de francs de recettes fiscales pour supprimer le droit de timbre d'émission sur le capital propre.
Effet d'aubaine
Les pertes dues à la suppression du droit de timbre d'émission sont estimées à 250 millions de francs par an. Le plan du camp bourgeois était de supprimer l'ensemble des droits de timbre, ce qui aurait coûté plus de 2 milliards par an, rappelle le comité référendaire.
Pour Samuel Bendahan, cette suppression crée un "effet d'aubaine". Le secteur financier est épargné par la crise du coronavirus. Il a même engrangé des profits records, alors que d'autres secteurs et la population souffrent des conséquences de la crise.
La finance "se désolidarise de la société et du financement des services publics", a critiqué le Vaudois. "Le secteur le plus privilégié demande à tous les autres de payer pour lui."
Ressources nécessaires
Les grands défis comme le changement climatique, l'approvisionnement énergétique ou les transports nécessitent d'importants investissements qui profiteront à tous. Des ressources sont nécessaires pour les crèches et les structures d'accueil.
L'aide de la Confédération pour les crèches, ce sont 130 millions sur 4 ans, soit huit fois moins que le droit de timbre, s'insurge M. Bendahan. "250 millions par an, c'est près de 40% des économies faites sur le dos des femmes avec la hausse de l'âge de la retraite. C'est plus que les aides reçues par tout le secteur culturel depuis 2020 pour faire face au Covid-19", accuse-t-il encore.
Les suppressions successives des impôts pour les grandes entreprises mettent en danger d'autres réformes fiscales importantes, comme celle de l'imposition individuelle, a poursuivi la vice-présidente des Vert-e-s, Franziska Ryser. Cet argent manque aussi pour une politique climatique digne de ce nom. Il faut fixer des priorités.
Non-sens
Le droit de timbre ne pose aucun problème pour les entreprises, rappelle M. Maillard. "Il n'y a donc aucune raison d'accepter sa suppression". La majorité qui a décidé ce projet ne cherche pas à résoudre les problèmes principaux de la population, a-t-il lancé.
Depuis 25 ans, nous subventionnons à hauteur de plusieurs milliards par année les grands groupes, a ajouté Jacqueline Badran (PS/ZH). En échange, nous avons augmenté d'autant les taxes et la TVA que chacun paie sur son salaire ou sa rente. Un non-sens économique, car cela réduit le pouvoir d'achat de la population, a rappelé la Zurichoise.
Le droit de timbre d'émission est dû lorsqu'une entreprise lève des fonds propres, que ce soit lors de sa fondation ou de l'augmentation de son capital. Il s'élève à 1% des fonds levés dépassant le million de francs. En règle générale, les petites entreprises ne le paient pas.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Le secteur de l'alpage déplore un manque de personnel expérimenté
Le secteur de l'alpage déplore une pénurie de main-d'½uvre. Elle concerne surtout les bergers et bergères expérimentés, d'après Zalp, le média des alpagistes.
Mi-mars, la Bauernzeitung a évoqué une "alerte dans les alpages" dans un article consacré à la situation de l'emploi dans les alpages. A première vue, la situation ne semble pas alarmante: en mars, une centaine d’offres d’emploi étaient publiées sur le portail d’emploi de Zalp, tandis que les demandes se maintenaient à peu près à un niveau équivalent.
Giorgio Hösli, collaborateur de Zalp et gardien de bétail, ne souhaite pas non plus parler d’une situation d’urgence, a-t-il dit à Keystone-ATS. Mais "depuis de nombreuses années, nous manquons surtout de personnel expérimenté et bien formé."
Afin de pourvoir tous les postes pour la saison d’estivage en mai, il faudrait un tiers de candidatures de plus que les offres. En effet, de nombreux demandeurs d’emploi ne sont disponibles qu’à temps partiel, abandonnent le travail parce qu'ils s'en étaient fait une fausse idée, ou ne correspondent pas au profil recherché, selon M. Hösli. Conformément à l’air du temps, la capacité à "serrer les dents" ne serait pas la compétence prioritaire de nombreuses personnes "qui veulent aller à l’alpage".
De nombreux collaborateurs étrangers
Les professionnels qualifiés ont d’autant plus d'importance. Selon M. Hösli, le taux de rotation élevé est un obstacle. C’est un savoir qui s'acquiert par l’expérience: il faut connaître les animaux, reconnaître rapidement les maladies, entretenir les pâturages et savoir fabriquer du "très bon fromage".
Cela ne s’apprend pas dans les livres ni dans les cours. Il est donc regrettable que seule une trop faible proportion de personnes reste plus de trois ans.
L’économie alpestre dépend ainsi de plus en plus de collaborateurs étrangers. "On estime qu’environ un tiers du personnel vient de l’étranger", explique M. Hösli, principalement d’Italie et d’Allemagne.
Les personnes originaires du Tyrol du Sud sont très appréciées, car beaucoup d’entre elles ont de l’expérience et restent souvent plusieurs années. L’Allemagne et l’Autriche fournissent de nombreux étudiants issus d’écoles d’agriculture, qui disposent au moins d’un certain savoir-faire.
Selon M. Hösli, pour améliorer la situation, il est important de rendre l'alpage attractif. Il faudrait notamment créer des possibilités d’emploi en dehors de la période d’estivage.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Droits de douane: Parmelin en négociation à Washington
En marge de la réunion de printemps de la Banque mondiale à Washington, le président de la Confédération Guy Parmelin a rencontré le représentant américain au commerce Jamieson Greer. La Suisse vise la conclusion d'un accord commercial avec les États-Unis.
«Je pense que les deux parties ont intérêt à établir un cadre clair sur lequel s'appuyer à l'avenir», a déclaré Guy Parmelin devant les représentants des médias à Washington vendredi après-midi (heure locale).
Jamieson Greer est l'interlocuteur de Parmelin depuis le début du conflit douanier il y a un an. La discussion s'est déroulée dans une ambiance agréable, comme toujours, a déclaré le président de la Confédération. L'objectif était de faire le point sur les négociations menées jusqu'à présent afin de planifier les prochaines étapes.
Il ne s’agit pas d’avancer vite ou lentement, mais d’avoir des certitudes. Guy Parmelin n’a pas souhaité s’exprimer davantage sur les négociations en cours: «Si on le fait, on perd», a déclaré le ministre de l’Économie.
Enquête pour «pratiques commerciales déloyales»
À la mi-mars, les États-Unis ont ouvert des enquêtes pour violation de la législation commerciale à l’encontre de la Suisse et de nombreux autres États. Les Américains reprochent à ces pays des «pratiques commerciales déloyales ou discriminatoires».
Le Conseil fédéral rejette ces accusations. «Nous avons exposé notre point de vue par écrit dans les délais impartis. La procédure va maintenant se poursuivre et nous pourrons, le cas échéant, réagir à certaines allégations que nous jugeons inexactes», a déclaré M. Parmelin.
Il a souligné qu’il s’agissait d’une procédure distincte, sans lien direct avec les négociations sur un accord commercial.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Les nuitées hôtelières reculent fortement en mars
L'hôtellerie suisse a connu un brusque ralentissement en mars. Le nombre de nuitées a perdu 6,1% sur un an, selon les premières estimations de l'Office fédéral de la statistique (OFS).
Les hôtes indigènes ont affiché la plus forte baisse, de 6,5% au cours du mois de mars par rapport au même mois l'année dernière, ressort-il du tableau publié vendredi. Le nombre de visiteurs étrangers a quant à lui baissé de 5,7%.
Sur les deux premiers mois de l'année, les nuitées ont totalisé 6,7 millions, soit une progression de 2,8% par rapport à la période correspondante de l'an passé. Pour février seulement, le nombre de nuitées a grimpé de 2,9% sur un an à 3,5 millions.
Une deuxième estimation sera publiée le 24 avril, suivie des chiffres définitifs le 7 mai.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Matériel de guerre: le peuple suisse votera sur la loi assouplie
Les Suisses voteront sur les assouplissements validés par le Parlement en matière d'exportation et de réexportation de matériel de guerre. Une alliance composée du PS, des Vert-e-s, du PEV et d'ONG a déposé vendredi un référendum muni de plus de 75'000 signatures.
L'assouplissement de la loi sur le matériel de guerre permet un "passe-droit total" en matière d'exportation dans 25 pays dont les Etats-Unis, critique le comité dans un communiqué. Dans le même temps, elle interdit explicitement la livraison d'armes à l'Ukraine, attaquée par la Russie.
Les référendaires parlent de modification "absurde" qui profite à l'industrie de l'armement. Ils refusent que des armes suisses ne se retrouvent dans des conflits civils et internationaux ou entre les mains de régimes violant gravement les droits humains. "La Suisse ne doit pas attiser les guerres dans le monde en livrant des armes à des régimes autoritaires."
L'alliance regroupe une vingtaine d'organisations. Elle avait lancé la récolte de signatures en début d'année après l'adoption en décembre de la loi.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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