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Suisse

La politique agricole 2022 bientôt débattue

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Le conseiller fédéral Guy Parmelin a présenté mercredi ses objectifs pour la politique agricole de la Suisse dès 2022. (©KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

L’agriculture suisse doit bénéficier de meilleures conditions économiques, écologiques et sociales. Le Conseil fédéral maintient les grandes lignes de sa politique agricole dès 2022, tout en prévoyant des adaptations. Son message sera prêt au printemps prochain.

Le projet mis en consultation a suscité de nombreuses critiques. Ces préoccupations seront prises en compte lors de l’élaboration du message, a promis le ministre de l’économie Guy Parmelin mercredi devant la presse. Le Département fédéral de l’économie le rédigera d’ici au premier trimestre 2020. La nouvelle stratégie doit entrer en vigueur le 1er janvier 2022.

La politique agricole PA22+ a pour objectif de renforcer la position et la compétitivité de l’agriculture sur les marchés suisses et étrangers. Elle vise aussi une diminution des restrictions imposées par l’Etat et une meilleure utilisation des avancées technologiques et numériques. Les produits agricoles doivent être durables et de qualité et les paysans rétribués correctement, a relevé Guy Parmelin.

Controverse prise en compte

Face aux critiques, le Conseil fédéral renonce à la révision du droit du bail à ferme agricole. La majorité des milieux consultés s’était opposée à cette mesure. En revanche, elle aussi controversée, la révision du droit foncier rural sera mise en oeuvre. Elle renforce les exploitations familiales et donne une plus grande marge de manoeuvre, selon le conseiller fédéral.

La redistribution des fonds affectés aux suppléments laitiers est elle aussi abandonnée. Le gouvernement ne veut plus non plus de la création d’une contribution liée à l’exploitation agricole et d’un système de promotion de la biodiversité en deux parties.

Mesures conservées

En revanche, il maintient la prestation en faveur de la production indigène dans la procédure d’octroi de contingents et les mesures d’allégement du marché, comme les contributions pour les oeufs suisses ou pour le stockage de viande de veau. Il en va de même pour le développement des contributions au système de production, qui a reçu un large soutien.

Le gouvernement tient encore à renforcer les exigences minimales posées aux nouveaux bénéficiaires de paiements directs en matière de formation. Mais il a revu son projet: le brevet ne sera pas une condition requise pour obtenir ces aides. Des mesures de couverture sociale pour protéger le conjoint qui collabore à l’exploitation sont également prévues.

Désormais, le Conseil fédéral veut en outre créer une base légale pour permettre à la Confédération de participer financièrement aux primes des assurances contre les intempéries. Cette mesure devrait aider l’agriculture à mieux se positionner en cas de pertes de récolte dues au changement climatique.

Climat pris en compte

Le train de mesures offrant une alternative aux initiatives pour une eau potable propre et sur les pesticides reste partie intégrante de la politique agricole PA22+, a ajouté Guy Parmelin. Les quantités maximales d’engrais répandu seront réduites.

Les excédents d’azote et de phosphore devront diminuer d’au moins 10% jusqu’en 2025 et d’au moins 20% jusqu’en 2030, comparé à 2015. Le message comprendra les mesures à prendre si l’objectif n’est pas atteint.

Il intégrera également les mesures concrètes permettant d’atteindre les objectifs climatiques dans l’agriculture. Le Département fédéral de l’environnement est chargé d’analyser, en collaboration avec le Département de l’économie et les cantons, s’il est nécessaire de légiférer contre les dépassements des valeurs limites des produits phytosanitaires dans les eaux.

Enveloppe maintenue

L’agriculture devrait bénéficier d’un soutien de 13,915 milliards de francs de 2022 à 2025. Ce montant correspond dans une large mesure à l’enveloppe actuelle. Il s’agit d’une aide annuelle de 3,478 milliards ou de 79’100 francs par exploitation contre 67’000 francs actuellement.

Le projet ne comprend plus l’ouverture des frontières aux produits agricoles, le renforcement des accords de libre-échange et la réduction de la protection douanière envisagés par le Conseil fédéral dans un premier temps. Ces idées avaient suscité un tollé dans les milieux paysans, forçant l’ancien ministre de l’agriculture Johann Schneider-Ammann à revoir sa copie avant la consultation.

(KEYSTONE-ATS)

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Coronavirus: cas suspects en Suisse

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Les échantillons sont en train d'être analysés par des tests spécifiques au centre national de référence pour les infections virales émergentes (CRIVE) des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). (photo symbole) (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Après les Etats-Unis et la France, le coronavirus pourrait avoir atteint la Suisse. Deux personnes rentrées de Chine sont suspectées de l’avoir contracté. Elles sont en quarantaine dans un hôpital zurichois. Il ne s’agit pas des premières suspicions sur sol suisse.

Deux personnes qui revenaient d’un séjour en Chine montrent des signes d’une infection et se trouvent actuellement à l’hôpital du Triemli, a indiqué la porte-parole de l’établissement Maria Rodriguez à Keystone-ATS. Elle confirmait une information parue sur le 20Minuten-Online. Le coronavirus pouvant être à l’origine de leurs symptômes, elles ont été mises en quarantaine.

Il n’y a aucun risque pour les autres patients ou les employés. Les échantillons sont en train d’être analysés par des tests spécifiques au centre national de référence pour les infections virales émergentes (CRIVE) des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

Une technicienne du CRIVE a précisé à Keystone-ATS que le délai de traitement des échantillons était de huit heures et que des tests étaient effectués trois fois par jour, week-end et jours fériés compris, à 10h00, 15h00 et 20h00. Les résultats des tests zurichois devraient ainsi bientôt être connus.

Au moins dix cas suspects

Les cas suspects zurichois ne sont cependant pas les premiers en Suisse. Depuis trois semaines, le CRIVE a reçu entre 10 et 100 échantillons à tester venus de toute la Suisse, a rapporté Pauline Vetter, médecin en maladies infectieuses et au laboratoire de virologie des HUG. Elle n’a toutefois pas pu donner l’origine précise des échantillons.

Pauline Vetter a également indiqué qu’une ligne d’urgence spécifique pour le coronavirus allait être mise en place lundi. Elle sera destinée au personnel de santé, afin de l’aider à déterminer s’il est nécessaire ou non de réaliser un test, et de leur expliquer la procédure d’envoi des échantillons.

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Mathias Reynard prêt à codiriger le PS

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Le Valaisan Mathias Reynard siège à Berne depuis 2011 (archives). (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Mathias Reynard se lance dans la course pour la présidence du PS aux côtés de Priska Seiler Graf. Le Valaisan et la Zurichoise misent sur leur complémentarité pour convaincre les délégués.

« Je pense que notre complémentarité peut faire du bien au parti », avance Mathias Reynard dans Le Matin Dimanche. Et d’expliquer que l’idée d’une candidature, dont la NZZ am Sonntag s’est aussi fait l’écho, s’est construite « petit à petit ».

Des discussions ont notamment eu lieu lors de la dernière session. « Avec Priska [Seiler Graf, ndlr], Angelo [Barrile, conseiller national ZH] et Franziska [Roth, conseillère nationale SO], nous avons analysé tous les scénarios. L’un d’eux prévoyait deux femmes – je l’aurais soutenu à 100% – mais au final la variante la plus complémentaire, c’était la nôtre », explique-t-il. Il s’agit de représenter au mieux la diversité du PS.

Pour le jeune Valaisan, « un président doit incarner les valeurs du parti. Il doit donner aux gens l’envie de voter pour le PS, leur démontrer qu’on peut concrètement améliorer leur vie ». « Le discours du PS doit devenir moins ‘intello' ».

Visibilité

Le PS a envoyé Priska Seiler Graf devant les médias début janvier pour lancer le rédérendum contre l’achat d’avions de combat. La citadine, dotée d’une expérience politique à tous les échelons, se définit comme une pragmatique.

La prévoyance vieillesse, la question européenne et le changement climatique sont les enjeux majeurs, selon la Zurichoise. Une augmentation de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans est envisageable, « à condition que les femmes récupèrent quelque chose ». En politique climatique, elle veut s’appuyer sur des taxes incitatives, qui devraient revenir à la population.

Âgé de 32 ans, Mathias Reynard est conseiller national depuis 2011. Il est enseignant au Cycle d’orientation de Savièse. Priska Seiler Graf, 51 ans, siège à la chambre du peuple depuis 2015. Elle préside la section zurichoise du PS et est conseillère communale à Kloten (ZH). Elle est également enseignante de formation.

Deux duos

Lors des dernières élections fédérales, le PS a enregistré son plus bas score depuis 1919. Pour redresser la barre, Mathias Reynard estime que le parti « doit avoir un discours plus terre à terre et bien marqué à gauche », mais aussi proposer « des avancées concrètes une fois que le parti est aux responsabilités ».

Dans la course pour succéder à Christian Levrat, Mathias Reynard et Priska Seiler Graf sont opposés à un autre duo, les conseillers nationaux Mattea Meyer (ZH) et Cédric Wermuth (AG). Les candidats intéressés ont jusqu’au 19 février pour faire part de leur intérêt. Le PS choisira son prochain président le 4 avril à Bâle.

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WEF 2020 : Greta Thunberg rappelle à l’ordre l’élite mondiale

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Greta Thunberg s'est exprimée mardi devant l'élite économique et politique, rassemblée à Davos. (AP/MICHEL PROBST)

La jeune militante Greta Thunberg a rappelé à l’ordre mardi l’élite économique et politique, rassemblée à Davos. Elle a estimé qu' »en pratique, rien n’a été fait » pour le climat, même après plusieurs mois de mobilisation massive des jeunes dans le monde.

Dans le cadre enneigé de la station de ski des Grisons, le réchauffement climatique domine cette année le Forum économique mondial (WEF), à l’heure où les entreprises rivalisent de promesses et les gouvernements de discours alarmistes.

Certes, « le climat et l’environnement sont un sujet d’actualité aujourd’hui », mais « en pratique, rien n’a été fait », « les émissions de CO2 n’ont pas diminué », a martelé la jeune Suédoise devant les grands patrons et responsables politiques réunis jusqu’à vendredi dans la douillette station de ski.

Ce n’est pourtant pas faute de recevoir l’attention médiatique, a-t-elle estimé, avec comme une pointe d’amertume. « Je ne peux pas me plaindre de ne pas être écoutée. On m’écoute tout le temps », a dit la militante, devenue égérie mondiale de la mobilisation des jeunes pour le climat.

Discours après Trump

Nulle préoccupation climatique en revanche dans le tweet envoyé dans la nuit par l’autre tête d’affiche annoncée mardi à Davos, Donald Trump. Croisera-t-il aussi Greta Thunberg? Invitée à Davos pour la deuxième année consécutive, la militante de 17 ans s’exprimera une nouvelle fois après le président américain lors d’une table ronde et ouvrira dans l’après-midi une session au titre sans équivoque: « Eviter l’apocalypse climatique ».

Reste à savoir quel impact concret ces mises en garde auront. Dans une récente enquête du cabinet PwC auprès de presque 1600 patrons, le changement climatique ne figurait même pas parmi les 10 principales menaces pour l’économie mondiale pour 2020, n’apparaissant qu’en 11e position.

Les ONG sceptiques

Et les ONG présentes à Davos se gardent de tout triomphalisme. « Il y a une énorme progression de la prise de conscience au niveau des grands patrons, mais le défi est de la traduire aux échelons inférieurs, au sein de groupes gigantesques » aux chaînes de production complexes, insiste auprès de l’AFP Marco Lambertini, secrétaire général de l’organisation environnementale WWF.

Selon un rapport de Greenpeace publié mardi, dix banques régulièrement présentes à Davos ont à elles seules financé entre 2015 et 2018 le secteur des énergies fossiles à hauteur de 1000 milliards de dollars (967 milliards de francs).

Le Forum lui-même a été parfois taxé d’hypocrisie climatique en raison du ballet de jets, hélicoptères et limousines qu’il occasionne. Cette année, il tente de montrer l’exemple en bannissant les ustensiles à usage unique, en montant des buffets sans viande, en compensant les émissions carbone ou en prodiguant des conseils sur le carburant utilisé pour les avions privés.

Les messages « ne s’imposent plus »

Pour le politologue américain Ian Bremmer, « dans le contexte de tous les autres problèmes mondiaux, (le climat) est celui qui attire l’attention et suscite une action authentique de certains grands acteurs ». Mais M. Bremmer, président du centre de recherches Eurasia Group, reste très sceptique sur la capacité des puissants rassemblés à Davos à obtenir des avancées concrètes.

« Cela fait 50 ans (que Davos existe) et depuis 50 ans les messages qui en sont sortis ont gagné. Mais ces messages ne s’imposent plus. Plus du tout. C’est en partie à cause de la Chine et de son approche compétitive, et en partie parce que le capitalisme et la démocratie libérale perdent leur légitimité. Et ces deux sujets ne seront pas abordés ici », dit-il à l’AFP.

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Perturbations sur le réseau Swisscom

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Une grande partie de la Suisse est touchée par cette panne, selon Alertswiss. (©Alertswiss)

Les réseaux fixe et mobile de Swisscom ont connu vendredi matin d’importantes perturbations dans une grande partie de la Suisse. La panne a duré une heure. Les numéros d’urgence ont été touchés.

Le dérangement s’est produit de 10h20 à 11h20, a indiqué Swisscom à Keystone-ATS. Il a pu être surmonté grâce au redémarrage du réseau. L’opérateur n’a pour l’heure pas donné d’explications concernant l’origine de cette panne.

Swisscom ainsi que les services de police et d’urgence touchés ont recommandé via Twitter aux utilisateurs d’utiliser le réseau mobile pour les numéros d’urgence. A partir de 11h20, la situation est revenue à la normale.

La panne a touché pratiquement toute la Suisse à l’exception des cantons de Genève, d’une partie du canton de Vaud et des Grisons, selon le site Alertswiss. Les numéros d’urgence ont été aussi été concernés sur le réseau téléphonique fixe.

Le site privé allestoerungen.ch a fait état de plus de 3000 annonces de dérangement vendredi matin. Les deux tiers concernent la téléphonie fixe, environ 23% la téléphonie mobile et 8% une panne totale.

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Vers une taxe sur les billets d’avion

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La commission de l'environnement du Conseil national prend en compte les revendications des jeunes pour le climat en prônant notamment une taxe sur les billets d'avion (archives). (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Les billets d’avion devraient être taxés. La commission compétente du Conseil national veut inscrire cette mesure de lutte contre le changement climatique dans la loi sur le CO2. Elle se rallie largement aux décisions prises par le Conseil des Etats l’automne dernier.

La commission de l’environnement, dans sa nouvelle composition, a empoigné cette semaine l’examen de la loi retoquée par le Conseil des Etats. Par 17 voix contre 8, elle a accepté l’introduction d’une taxe sur les billets d’avion, ont indiqué mercredi les services du Parlement. Une minorité s’y oppose néanmoins et une autre voudrait que son montant soit jusqu’à trois fois plus élevé.

La taxe incitative souhaitée par la majorité serait prélevée sur tous les vols en partance de la Suisse. Son montant variera entre 30 et 120 francs selon la distance parcourue et la classe de transport. En seront exemptés les vols de transit, les vols effectués à des fins médicales et ceux destinés à des fins souveraines.

Aviation d’affaires aussi

La commission rejoint le Conseil des Etats sur la taxation des vols privés. Mais contrairement aux sénateurs, la commission du National ne veut pas inclure les avions légers, les vols effectués à des fins de formation ainsi que les vols d’usine et le travail aérien.

Cette nouvelle taxe, visant principalement l’aviation d’affaires, ne devrait pas s’ajouter à la taxe sur les billets d’avion ni à l’impôt sur les huiles minérales. Elle s’appliquerait aux vols en partance de la Suisse et son montant se situera entre 500 et 5000 francs en fonction de la taille de l’appareil.

Plusieurs minorités se sont exprimées. Elles souhaitent étendre le champ d’application de la taxe, augmenter son montant maximal à 20’000 francs ou encore la supprimer.

Oui au fonds sur le climat

La commission du Conseil national est également favorable au nouveau fonds sur le climat. Par 17 voix contre 8, elle veut qu’un tiers des recettes provenant de la taxe sur le CO2 (450 millions de francs au maximum) et 49% de celles provenant de la taxe sur les billets d’avion soient dédiées à la protection du climat.

La commission propose, par 15 voix contre 10, que les prestations que les importateurs de véhicules devront verser s’ils n’atteignent pas les objectifs soient aussi consacrées à la protection de l’environnement. Ces sommes ainsi que d’autres recettes issues de sanctions et de mises aux enchères financeront des mesures pour prévenir certains dégâts résultant du changement climatique.

Une minorité souhaite que les recettes versées au Fonds sur le climat soient plafonnées à 900 millions de francs. La commission veut que les moyens du Fonds sur le climat soient aussi utilisés pour l’encouragement de la recherche et de l’innovation dans le domaine de l’aéronautique.

Valeurs limites

Grâce à la voix prépondérante de son président Bastien Girod (Verts/ZH), la commission a décidé d’inscrire dans la loi une disposition sur les installations qui génèrent une grande quantité de gaz à effet de serre. En cas de construction de nouvelles installations ou de rénovation, les émissions devront être limitées dans la mesure du possible.

La commission rejoint les sénateurs sur les valeurs limites d’émission de CO2 pour les poids lourds. Mais par 16 voix contre 9, elle propose de compléter la disposition de sorte que le Conseil fédéral puisse définir une valeur de base déterminante si la situation en Suisse diffère sensiblement de celle dans l’UE.

Les PME consommant beaucoup d’énergie, à l’instar des plus grandes entreprises depuis 2008, devraient être exonérées de la taxe sur le CO2 si elles s’engagent à limiter leurs émissions. La commission veut dès lors biffer la valeur seuil proposée par le Conseil des Etats et le Conseil fédéral.

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