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Suisse

Le chlorothalonil banni des cultures suisses

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Le chlorothalonil est une substance active utilisée comme fongicide depuis les années 1970 dans l'agriculture, notamment dans la culture des céréales, des légumes, de la vigne et des plantes ornementales (archives). (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le chlorothalonil sera interdit dès 2020 en Suisse. L'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) retire immédiatement de la circulation ce fongicide et considère la substance comme "probablement" cancérigène.

Ce retrait est réalisé dans le cadre du programme de réexamen des anciens produits phytosanitaires. Une centaine de substances ont déjà été réexaminées à ce jour, précise l'OFAG jeudi dans un communiqué. A ses yeux, certains produits de dégradation de ce fongicide pourraient avoir un effet négatif à long terme sur la santé.

De plus, la substance doit probablement être classée comme cancérigène, estime Berne qui se rallie là à l’évaluation de la commission de l'UE. Le réexamen du chlorothalonil a montré que certains produits de dégradation de cette substance, appelés métabolites, pouvaient être mesurés en quantité trop importante dans les eaux souterraines.

Céréales, légumes et plantes ornementales

Comme l’on peut s’attendre à retrouver ces produits au-dessus des normes légales fixées pour les eaux de boissons, il est nécessaire d’agir afin de réduire leur présence dans les eaux souterraines. L’OFAG retire donc les autorisations de vente des produits avec effet immédiat et interdit leur utilisation dès le 1er janvier 2020.

Le chlorothalonil est une substance active utilisée comme fongicide depuis les années 1970 dans l'agriculture, notamment dans la culture des céréales, des légumes, de la vigne et des plantes ornementales. Selon l'OMS, il est particulièrement toxique pour les poissons et les invertébrés aquatiques. La Commission européenne a décidé le 29 avril 2019 de retirer le fongicide et d'interdire son utilisation après le 20 mai 2020.

Thème récurrent

La qualité des eaux en Suisse a souvent fait la une de l'actualité en 2019. L'Office fédéral de l'environnement (OFEV) avait révélé à la mi-août que la substance avait été détectée dans 31 stations de mesures des eaux souterraines. Et dans 20 cas, la limite légale de 0,1 microgramme par litre a été dépassée.

Depuis 2017, divers métabolites du chlorothalonil ont été repérés dans les eaux souterraines, notamment du Plateau. La limite de 1 μg/l pour l'eau potable fixée en juin dernier par l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires est dépassée dans quelques cas.

L'alerte à la pollution au chlorothalonil avait été donnée dans la Broye en juin dernier, à Domdidier (FR). Lausanne avait aussi dû agir fin août: elle a sorti du réseau d'eau potable des captages qui dépassaient la nouvelle valeur maximale autorisée.

Depuis, le canton de Berne et les distributeurs d'eau du canton de Soleure ont demandé à la Confédération d'interdire ce produit. L'Union suisse des paysans (USP) a elle demandé aux exploitations agricoles de renoncer aux pesticides contenant cette substance en attendant d'en savoir plus sur ses effets.

Deux initiatives

Les Suisses pourraient également se prononcer sur deux initiatives en lien avec la qualité de l'eau. Celle sur les pesticides de synthèse demande d'interdire l'utilisation de ces produits dans la production agricole ainsi que pour l'entretien des sols et des paysages. Elle réclame également l'interdiction d'importer à des fins commerciales des denrées alimentaires qui contiennent des pesticides de synthèse ou qui ont été fabriquées à l'aide de ces produits.

L'autre initiative vise à garantir la qualité de l'eau potable. Les agriculteurs ne pourraient toucher de paiements directs qu'à la condition de respecter des exigences écologiques comme la préservation de la biodiversité, une production sans pesticides et des animaux nourris avec le fourrage produit dans l'exploitation.

Pour mémoire, l'Office fédéral de l'agriculture a banni en juin 12 pesticides contenant du chlorpyrifos et clorpyrifos-méthyl. Ces produits peuvent endommager le cerveau des embryons, des jeunes enfants et sont très toxiques pour les insectes, les oiseaux et les animaux aquatiques.

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Culture

La Nuit des Musées tentera de suspendre le temps samedi à Yverdon

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Yverdon-les-Bains se transformera samedi en un "véritable parcours de découvertes" à l'occasion de la Nuit des Musées, assurent les organisateurs (image prétexte). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Sept institutions culturelles d'Yverdon-les-Bains ouvriront samedi jusqu'à 23h00 dans le cadre de la Nuit des Musées. Un jeu de piste inédit à travers la ville ainsi que plusieurs ateliers attendent le public pour cette édition 2026 qui se déclinera sur le thème du "Temps suspendu".

L'événement, gratuit et ouvert à tous, invite les visiteurs à "ralentir, observer et vivre une expérience hors du quotidien", indiquent les organisateurs lundi dans un communiqué. Yverdon-les-Bains se transformera pour l'occasion "en un véritable parcours de découvertes", promettent-ils.

La réalisation d'une "oeuvre digitale participative monumentale" projetée sur la façade du Temple comptera parmi les temps forts de cette nouvelle édition. Le CACY Centre d'art contemporain proposera de son côté un atelier "Créer sa nébuleuse", la Maison d'Ailleurs un atelier bande-dessinée et le Centre Pro Natura une observation de chauves-souris.

A noter que le Musée d'Yverdon et région, le Musée suisse de la Mode et la Bibliothèque d'Yverdon-les-Bains comptent également parmi les institutions participantes. La soirée se prolongera dans les Caves du Château lors d'une after-party en collaboration avec le Festival Shiiink! et le théâtre l'Echandole.

nuitdesmusees-ylb.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Vaud soutient trois nouvelles enquêtes photographiques

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L'un des projets s'intéressera au loto associatif vaudois (image prétexte). (© KEYSTONE/SANDRO CAMPARDO)

Le canton de Vaud soutient trois nouveaux projets photographiques pour documenter les traditions vivantes vaudoises. Marie-Pierre Cravedi, Francesco Pennacchio et Leo Fabrizio s'intéresseront durant un an aux lotos, aux récits populaires et à l'artisanat.

Les trois lauréats ont été choisis parmi 34 dossiers de candidature et recevront chacun 20'000 francs, annonce lundi la Direction générale de la culture. Il s'agissait du troisième appel à projet pour l'Enquête photographique vaudoise, lancée fin 2020.

Les projets doivent obligatoirement porter sur une ou plusieurs traditions vivantes inscrites à l'inventaire du patrimoine immatériel vaudois. Ce dispositif de soutien relève aussi bien de l'encouragement à la création artistique que de l'enrichissement de l'iconographie cantonale sur le patrimoine immatériel.

Rôle social du loto

Marie-Pierre Cravedi, diplômée de l'ECAL et enseignante de photographie au CEPV à Vevey, entend explorer le rôle social, culturel et économique du loto. Francesco Pennacchio, qui a obtenu un doctorat en chimie-physique de l'EPFL avant de finaliser un master en photographie documentaire à Londres, a l'ambition d'explorer la relation entre l'être humain et la nature au travers de récits populaires et merveilleux du canton de Vaud.

Leo Fabrizio, enfin, propose une immersion dans les métiers artisanaux. Il est diplômé de l'ECAL et de l'Ecole de photographie d'Arles. Il a reçu plusieurs distinctions, dont trois Swiss Design Awards, et contribue régulièrement à des ouvrages sur le patrimoine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Valais: une campagne de sensibilisation contre les discriminations

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L'Etat du Valais (ici le conseiller d'Etat en charge du Département de la santé, des affaires sociales et de la culture, Mathias Reynard) veut ancrer durablement le canton comme un espace commun inclusif, garantissant l’égalité de traitement et la dignité de toutes et tous (photo d'archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

A l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie le 17 mai, le canton du Valais lance sa traditionnelle campagne de sensibilisation, dédiée cette année à faire connaître la stratégie cantonale de lutte contre les discriminations. Celle-ci durera deux semaines.

En publiant, en mars dernier, sa stratégie cantonale de lutte contre les discriminations à l’égard des personnes LGBTIQ horizon 2035, l’Etat du Valais avait affirmé "sa détermination à ancrer durablement le canton comme un espace commun inclusif, garantissant l’égalité de traitement et la dignité de toutes et tous", précise lundi le Canton dans un communiqué.

Cette 5e campagne cantonale de sensibilisation se déploie via de l’affichage sur tout le territoire valaisan et sur les réseaux sociaux. Elle a pour objectif de mettre en lumière cette stratégie cantonale.

"Dans un jeu de caviardage de texte, six visuels ambitionnent de faire co-exister des témoignages individuels et des éléments-clés de la stratégie cantonale, permettant à la campagne de mêler à la fois une part d’émotion et de l’information", explique l'Etat du Valais.

Mois d’actions et de diversité

En appui de la campagne, le 2e mois d’actions et de visibilité du 17 mai au 17 juin vise à promouvoir l’acceptation, l’égalité et le respect de tous à travers des événements portés par des institutions partenaires avec le soutien de l’Office cantonal de l’égalité et de la famille (OCEF).

Le programme prévoit des événements variés tels que: la présentation de collections sur la thématique de la discrimination à la médiathèque Valais à Saint-Maurice et à Martigny, un thé dansant pour les seniors au Qlub Queer à Martigny, une formation sur le traitement médiatique des thématiques LGBTIQ destinées aux journalistes ou encore une journée Queer à la HES-SO Valais-Wallis à Sierre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le procès du financier genevois qui avait trompé ses clients débute

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Le procès du financier genevois qui avait trompé ses nombreux clients s'est ouvert lundi à Genève devant le Tribunal correctionnel (image d'illustration) . (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le procès d'un financier accusé d'avoir dilapidé l'argent de ses clients en mettant en place un système de Ponzi s'est ouvert lundi devant le Tribunal correctionnel de Genève. L'homme âgé de 52 ans doit notamment répondre d'escroquerie par métier.

Plus de cent personnes ont été lésées et 82 sont parties plaignantes. Ces clients lui ont confié plus de 25 millions de francs, pour un préjudice estimé à plus de 15 millions de francs. Le prévenu a agi entre 2013 jusqu'à son arrestation en mai 2024.

"Avec le recul, j'ai fait du grand n'importe quoi", a-t-il indiqué, en soulignant à plusieurs reprises n'avoir pas d'explication rationnelle à apporter. Il a admis une grande partie des faits.

Le Ministère public décrit un système bien rodé. Le financier, qui trouvait des clients parmi son cercle d'amis et ses connaissances, leur faisait miroiter un rendement annuel de 10 à 12%, grâce à un "logiciel infaillible" qu'il assurait avoir développé. Mais au final, il utilisait l'argent qui lui était confié pour financer son train de vie luxueux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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