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Suisse

Conseil fédéral à Estavayer-le-Lac (FR) pour travailler et échanger

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Le président de la Confédération Guy Parmelin, à gauche, a été accueilli à Estavayer-le-Lac par le président du Conseil d'Etat fribourgeois Philippe Demierre. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le Conseil fédéral a délocalisé mercredi à Estavayer-le-Lac (FR) sa séance hebdomadaire, à l'occasion de sa 21e réunion extra-muros. Après avoir délibéré en matinée au château de Chenaux, les sept sages ont pris un bain de foule en vieille ville.

Le chef-lieu broyard a été le théâtre d'une animation inhabituelle, en accueillant le Conseil fédéral pendant quelques heures. Depuis 2010, c'est la 21e fois que l'exécutif tenait sa séance hebdomadaire hors du Palais fédéral. Devant la presse, à 08h30, le président de la Confédération Guy Parmelin s'est réjoui de la pratique.

"Une tradition bien établie" qui permet d'aller "là où les gens vivent" et de mener "des discussions directes" avec la population, a relevé le Vaudois, qui préside cette année le gouvernement pour la deuxième fois après 2021. Ce dernier a expliqué ensuite n'avoir pas de lien particulier avec Estavayer-le-Lac.

"Enclave à conquérir"

Simplement, Guy Parmelin a répondu favorablement à une invitation du canton de Fribourg pour organiser la séance. Accompagné du président du Conseil d'Etat fribourgeois Philippe Demierre, UDC comme lui, le ministre de l'économie en a profité pour plaisanter sur cette enclave en terre vaudoise qu'il faudrait "essayer de conquérir."

Guy Parmelin s'est aussi souvenu de sa première séance extra-muros en tant que président. C'était il y a cinq ans à Lucerne. Le Covid-19 sévissait encore et il s'est rappelé avoir alors évoqué "un retour à la normalité". Normalité qui, au vu des événements récents en Suisse et dans le monde, "n'existe plus", a noté le Vaudois.

Le chef du Département de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR) a toutefois lancé un appel en faveur de la résilience. Et de citer en exemple le château de Chenaux qui, depuis sa construction en 1284 par Pierre d'Estavayer, est toujours là après avoir "surmonté bien des bouleversements".

Appel à la résilience

Après leur séance de travail, les membres du Conseil fédéral ont retrouvé le grand air pour aller à la rencontre, durant la pause de midi, de la population staviacoise sur la place de Moudon. Guy Parmelin y a prononcé encore quelques mots, parlant de Fribourg comme d'un canton "heureux, avec une forte identité régionale".

Le gouvernement a partagé dans la foulée le verre de l'amitié, sous un soleil radieux. L'échange s'est déroulé dans une ambiance bon enfant, en présence de 200 à 300 personnes. Laissant derrière lui poignées de mains, discussions, rires et photos, il a partagé en début d'après-midi un repas avec des élus cantonaux et communaux.

Il y avait là le Conseil d'Etat fribourgeois, un collège composé de sept ministres aussi, le préfet du district et le syndic d'Estavayer. Albert Rösti s'est tout de même déplacé, malgré l'annonce mercredi également d'une opération "urgente" du dos qu'il aura à subir dès la semaine prochaine pour un problème génétique.

Droits de douane

Hormis en 2020, pandémie oblige, le Conseil fédéral a tenu chaque année au moins une séance extra-muros depuis 2010. L'an passé, il avait siégé et échangé avec la population de l'autre côté du lac de Neuchâtel, à Neuchâtel, une ville chère à la présidente de la Confédération d'alors Karin Keller-Sutter pour y avoir étudié.

A l'époque, l'actualité, marquée aujourd'hui par la guerre en Iran et ses conséquences économiques dans le monde entier, était déjà tout aussi conflictuelle. En effet, la Suisse, à l'instar d'autres pays, était préoccupée au plus haut point par le début de la crise des droits de douane avec les Etats-Unis.

Pour mémoire, le Conseil fédéral n'était plus revenu sur sol fribourgeois depuis 2015 et une escapade à Fribourg, à l'époque sous la houlette de la présidence de Simonetta Sommaruga. Parmi ses derniers déplacements en date figurent Aarau, Winterthour (ZH), Müstair (GR) ou encore Meyrin (GE).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Pas de millionnaire au tirage du Swiss Loto

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Le Swiss Loto est un jeu de loterie classique proposé en Suisse depuis 1970. (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante du Swiss Loto samedi soir. Pour empocher le gros lot, il fallait cocher les numéros 6, 7, 27, 29, 34 et 42. Le numéro chance était le 2, le rePLAY le 10 et le Joker le 299696.

Lors du prochain tirage mercredi, 6,9 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande.

https://jeux.loro.ch/games/swissloto/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Luttes féministes dans la rue à Lausanne pour le 14 juin

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Malgré la colère et les revendications, l'ambiance, chaude et chaleureuse, est restée bon enfant à Lausanne. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Slogans, chants et touches de violet ont inondé la capitale vaudoise samedi après-midi. "Nous voulons une société qui protège, soigne, qui choisisse la solidarité plutôt que le profit", a martelé une manifestante.

"Nous sommes dans la rue aujourd’hui, parce que les chiffres sont insupportables", a lancé une autre, évoquant les 13 féminicides survenus depuis le début de l'année en Suisse. "Nous en avons assez", a résumé une autre voix.

Rassemblé sur la place de la Riponne, le cortège parti vers 16h45 doit terminer sa course à l'esplanade de Montbenon en début de soirée, où stands, ateliers et DJ sets attendent les manifestantes et manifestants. Particularité de ce rassemblement: il se déroule pratiquement "à double", d'importantes mobilisations politiques ayant aussi lieu dimanche.

En plus des votations fédérales se déroulera la vaste manifestation "No G7" à Genève, pour laquelle les collectifs féministes se mobilisent tout autant. Tout le week-end, ils appellent à faire entendre leur colère et à lutter contre un "système d’oppression où le patriarcat, le capitalisme, le militarisme et le colonialisme s’alimentent mutuellement."

La Grève féministe défilera d'ailleurs en tête au bout du lac au côté de la coalition NoG7.

Clin d'oeil aux pionnières

Le 14 juin est une date clé pour les collectifs féministes, puisqu'elle renvoie à l'inscription de l'égalité entre les femmes et les hommes dans la Constitution fédérale en 1981. Mais aussi à la grève historique nationale de 1991, durant laquelle plus de 500'000 femmes s'étaient mobilisées, l'égalité promise tardant à se concrétiser.

En 2019, les femmes s'étaient à nouveau réunies par centaines de milliers en Suisse pour dénoncer la persistance des inégalités salariales, le sexisme et les violences; une mobilisation qui se répète chaque année depuis.

La convergence des luttes, centrale dans les discours des collectifs ces dernières années, appelle à penser un système féministe, anti-fasciste, anticapitaliste et anti-impérialiste. "Nous refuserons de dissocier nos quotidiens locaux des réalités globales", résume le manifeste qui ajoute: "notre mobilisation est un point de convergence de multiples résistances."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une flottille pour Gaza en marge du G7 sur le Léman

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Les manifestants ont allumé des fumigènes aux couleurs de la Palestine. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Une vingtaine de bateaux ont navigué samedi à la mi-journée sur le Léman en soutien à Gaza, en marge du sommet du G7 à Evian. A côté des voiles flottaient plusieurs dizaines de drapeaux palestiniens.

L’action, pacifiste, a démarré vers 12h00 au large de Lausanne. Réunies côte à côte, les embarcations ont fait face à la cité thermale, qui accueillera le G7 dès lundi.

Petit à petit, les embarcations se sont parées de leurs drapeaux et banderoles. "Stop complicity, stop genocide", "Resist Fascism" ou encore "NoG7", pouvait-on lire sur plusieurs d’entre elles.

Des fumigènes aux couleurs palestiniennes ont également été allumés sur certains bateaux. Les cris des manifestants résonnaient en parallèle sur le lac: "Free free Palestine" et "Nous sommes tous les enfants de Gaza".

Le but de l'opération consistait à "afficher, face à Evian et au G7, la colère face à la complicité des Etats dans le génocide en cours en Palestine", ont affirmé les organisateurs dans un communiqué. Et de dénoncer plus particulièrement "l'aide militaire" à Israël."

Plusieurs figures romandes

Selon les organisateurs, une centaine de personnes issues d'une quinzaine de pays ont participé à la mobilisation, dont la conseillère nationale vaudoise Léonore Porchet. Citée dans le communiqué, l'écologiste a justifié sa présence "parce que les pays du G7 et la Suisse sont complices du génocide en cours à Gaza."

Et d'ajouter: "mon rôle de parlementaire, à Berne comme dans l'espace public, est de rappeler le Conseil fédéral à l'ordre."

Les noms de l'ancien maire de Genève Rémy Pagani - qui avait participé aux récentes flottilles pour Gaza en Méditerranée - et des élus Hadrien Buclin et Joëlle Minacci, membres du Grand Conseil vaudois pour Ensemble à Gauche, ont eux aussi été évoqués par les organisateurs. Tout comme ceux de Julia Steinberger, de l'avocate Irène Wettstein ou encore du cinéaste Jacob Berger.

Des bateaux de la gendarmerie ont été aperçus sur le lac à proximité de la flottille. Ils semblaient avant tout veiller au respect de la zone interdite à la navigation en vigueur devant Evian du 11 au 17 juin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Elisabeth Baume-Schneider rappelle les blessures des enfants placés

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Pour Elisabeth Baume-Schneider, le travail de mémoire sur les enfants placés doit être transmis dans les musées, les universités, les manuels d'histoire et les écoles (image d'illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Environ 750 anciens enfants placés en institution ou en foyer se sont réunis samedi à Langenthal (BE). La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider y a rappelé les profondes blessures que les placements hors du foyer familial ont laissées à la société.

La Fondation Guido Fluri a organisé une fête estivale nationale pour les anciens enfants placés. Ces personnes "méritent une clarification historique et une réflexion honnête sur ce qui s'est passé", a déclaré Elisabeth Baume-Schneider, invitée d'honneur de cette année. Ce qui leur est arrivé est une injustice.

La Suisse a entamé le travail de mémoire sur ces événements, qui demande de la patience et du courage. "Il faut poser toutes les questions, y compris et surtout celles qui dérangent", a soutenu Mme Baume-Schneider.

Il reste encore trop de zones d'ombre, en particulier concernant la persécution des Yéniches et des Sintis. Ce travail de mémoire doit être transmis dans les musées, les universités, les manuels d'histoire et les écoles.

Derniers témoins en vie

Les personnes invitées samedi comptent parmi les derniers témoins encore en vie d'un chapitre sombre de l'histoire sociale suisse, a de son côté relevé Guido Fluri, auteur de "l'initiative sur la réparation".

"Elles ont subi de graves maltraitances et abus dans des foyers et des fermes, dans le cadre de placements ou dans un contexte religieux. Leurs biographies et leurs souvenirs font aujourd'hui partie de l'histoire suisse", indique-t-il, cité dans un communiqué.

La Fondation Guido Fluri s'est fait connaître en 2014, en lançant l'initiative sur la réparation. Celle-ci avait pour objectif d'obtenir une réparation financière pour les enfants placés et les victimes de mesures de protection de l'enfance ainsi que de mener un travail de mémoire scientifique. En 2015, les Chambres fédérales ont adopté un contre-projet reprenant les points essentiels du texte.

Violence psychologique et maltraitance

Jusqu'en 1981, des dizaines de milliers d'enfants et d'adultes ont été touchés en Suisse par des mesures de protection de l'enfance ou des placements hors du foyer familial. Les enfants placés à la ferme étaient exploités comme main-d'½uvre bon marché, ont subi des violences physiques et psychologiques massives et ont souvent été victimes d'abus sexuels.

Les victimes étaient des enfants placés à la ferme ou en institution, des gens du voyage, des Yéniches et des enfants adoptés de force, mais aussi des personnes internées dans des établissements fermés – les "personnes sous régime administratif".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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