Suisse
Le PS présente sa feuille de route européenne
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Le Parti socialiste a élaboré une feuille de route ambitieuse en deux phases sur la manière de stabiliser et de développer les relations entre la Suisse et l'Union européenne (UE). L'objectif est de parvenir à un accord économique et de coopération à partir de 2028.
Dans un premier temps, Berne et Bruxelles devraient conclure au plus vite un accord de stabilisation. Il serait limité à fin 2027 et réglerait des mises à jour minimales des accords d'accès au marché et des équivalences, selon des documents que Keystone-ATS a pu consulter. L'objectif est de créer "une stabilité et une fiabilité en matière de politique intérieure et extérieure", écrit le parti.
Le tout doit être accompagné d'un dialogue politique régulier de haut niveau, qui a déjà débuté avec la rencontre le 15 novembre entre le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis et le vice-président de la commission européenne Maros Sefcovic. Ce dialogue doit permettre "d'évaluer" la relation Suisse-UE et de "convenir des prochaines étapes de développement".
Sur le plan de la politique intérieure, le PS estime qu'il s'agit dans le même temps de faire avancer rapidement les travaux du projet "Stabilex", soit l'adaptation volontaire du droit suisse aux dispositions de l'UE.
Association dès 2022
Afin de donner à Bruxelles un "signal clair d'appartenance européenne", la Suisse devrait en outre proposer "une augmentation de la contribution à la cohésion" de l'UE - à savoir du "milliard de cohésion". En contrepartie, une association de la Suisse aux programmes de coopération de l'UE 2021-2027 serait négociée.
Les premiers résultats devraient être obtenus dès la mi-2022. Concrètement, le PS demande une association complète de la Suisse à l'ensemble du "paquet Horizon" sur la recherche, qui comprend des programmes comme Horizon Europe, Digital Europe, ITER, Euratom et Erasmus+.
Une participation moindre n'est pas acceptable, estime le PS. Au contraire, il faudrait même plutôt viser des possibilités d'association au programme européen d'observation de la Terre Copernicus et au programme spatial de l'UE.
Loi sur l'Europe
Toujours en 2022, une loi sur l'Europe devrait fixer sur le plan intérieur "les lignes directrices pour les prochaines étapes de la politique européenne", selon la feuille de route.
Cette loi posera la base pour la négociation du futur partenariat économique et de coopération entre la Suisse et l'UE. Le peuple aura la possibilité de se prononcer dans les urnes.
De cette manière, le PS veut assurer un large soutien à la future voie à suivre dans les relations entre la Suisse et l'UE, que ce soit dans le monde politique ou dans la population. Le but est d'éviter une nouvelle situation comme l'échec de l'accord-cadre.
Négociations à partir de 2023
Dans un deuxième temps, la feuille de route du PS prévoit d'entamer en 2023 des négociations avec l'UE en vue d'un accord économique et de coopération.
Celui-ci règlera "la viabilité de la voie bilatérale sectorielle, respectivement de l'association sectorielle au marché intérieur", y compris la procédure de règlement des différends et la méthodologie de mise à jour. Parallèlement, un paquet d'accords devra être négocié dans le domaine de l'électricité et de la santé.
Les possibilités d'association aux programmes de coopération de l'UE, ainsi que la pérennisation des contributions de cohésion seraient également définies dans cet accord, qui sera soumis à référendum. Selon le plan du PS, il remplacerait sans transition l'accord de stabilisation, qui arrive à échéance début 2028.
Dans un rapport sur l'intégration publié tous les quatre ans, le Conseil fédéral évaluera les options d'intégration existantes et futures, comme un accord renforcé ou une adhésion à l'UE. "En effet, pour le PS, "la participation démocratique par le biais de l'adhésion à l'UE reste l'objectif à long terme", écrit le parti.
La feuille de route pour l'UE a été approuvée lundi par le comité directeur du PS. Elle sera transmise au Conseil fédéral, accompagnée d'une lettre.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
Début du procès du gestionnaire de fortune sédunois à Sion
Début d'un procès hors norme mercredi à Sion. Après plusieurs reports, le gestionnaire de fortune sédunois accusé d'avoir floué une trentaine de personnes pour des millions de francs est jugé avec ses acolytes, plus d'une dizaine d'années après les faits.
Prévenu principal dans l'affaire, l'homme doit notamment répondre d'escroquerie, d'abus de confiance, de gestion déloyale et de faux dans les titres. Lui et ses deux co-accusés auraient frauduleusement convaincu des tiers d'investir dans une société néerlandaise spécialisée dans les gants en latex hypoallergéniques.
Mercredi, les trois concernés se sont présentés au Tribunal de district de Sion aux côtés de leurs avocats. L'audience a donc débuté peu après 9h00 par les questions préjudicielles - nombreuses -, en raison de l'ampleur et de la complexité du dossier.
Le procès, qui avait été reporté à deux reprises en mars en raison de l'absence de l'avocate du principal accusé, est considéré comme l'un des plus grands dossiers de criminalité économique jugé en Valais.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
13e rente: la conférence de conciliation veut un financement mixte
La conférence de conciliation sur la 13e rente AVS propose un financement mixte combinant une hausse des cotisations salariales et une augmentation de la TVA. C'est le modèle défendu par le Conseil des Etats.
Les cotisations salariales devraient augmenter de 0,2 point de pourcentage, contre 0,3 proposé jusqu'à présent par le Conseil des Etats. La TVA devrait elle être relevée de 0,4 point de pourcentage, ont indiqué mercredi les services du Parlement. Le taux réduit de TVA ne sera pas modifié.
La proposition de compromis pour les deux volets de la révision a été adoptée par 15 voix contre 11. La séance de conciliation s'est imposée après que les deux conseils n'eurent pas pu se mettre d'accord sur le financement de la 13e rente AVS.
Le Conseil national tenait à financer l'AVS uniquement par une augmentation de la TVA, et ce jusqu'en 2033. Le Conseil des Etats souhaitait une solution reposant à la fois sur la TVA et les cotisations salariales, et ce sans limitation dans le temps.
Ces deux points de vue ne divisent pas seulement le Parlement mais aussi les partenaires sociaux. Les grandes associations économiques privilégient la solution du National, les syndicats celle du financement mixte présenté par le Conseil des Etats.
Versée dès décembre
Le Conseil des Etats se prononcera sur ce compromis ce jeudi. Le Conseil national devrait ensuite voter le 17 juin. Si les deux Chambres l'approuvent, elles devront encore confirmer leur choix lors des votations finales à la fin de cette session.
Si le compromis échoue, la 13e rente AVS sera versée à partir de décembre prochain, sans que son mode de financement ne soit clairement défini. Ce sont 4,2 milliards de francs qui seront nécessaires à cet effet en 2026. Ce montant devrait s'élever à environ 4,5 milliards en 2030 et à 5,4 milliards en 2040.
En cas de désaccord, le Conseil fédéral a intégré un scénario dans son projet de réforme AVS 2030, récemment mis en consultation: celui-ci prévoit une augmentation combinée de la TVA et des cotisations salariales ou, à titre de variante, une simple augmentation de la TVA.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Yverdon: Leclanché obtient un délai pour publier son rapport 2025
Le concepteur de solutions de stockage d'énergie Leclanché a obtenu une exemption temporaire de l'obligation de publication de son rapport annuel 2025, a annoncé l'entreprise yverdonnoise mercredi. Le comité des émetteurs a autorisé la société à déposer ce rapport auprès de SIX Exchange Regulation (SER) jusqu'au 31 juillet. La suspension de la cotation des actions nominatives, en vigueur depuis le 1er juin 2026, restera effective jusqu'à la publication du rapport.
Leclanché avait annoncé le 1er juin dernier avoir fait parvenir une demande en ce sens au régulateur. Cette décision fait suite à une précédente prolongation du délai, initialement fixée au 30 avril puis reportée au 31 mai. Aucun objectif financier pour l'année en cours n'a été communiqué dans l'annonce. Leclanché emploie plus de 350 personnes et est cotée à la Bourse suisse.
En mal de liquidités, Leclanché a dernièrement fait savoir être en "discussions avancées" avec un "partenaire stratégique" non identifié pour un accord destiné à soutenir la continuité d'exploitation jusqu'en juin 2027. En février, la direction de la société avait dû lever 16,7 millions de francs pour notamment payer les salaires de ses employés en retard.
En avril, l'entreprise vaudoise a renforcé son capital avec la conversion d'environ 10,0 millions de francs de dette en fonds propres auprès de son actionnaire majoritaire. Selon les chiffres non audités de fin avril, ses fonds propres étaient affichés en négatif, à 16,9 millions.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Suisse
Accidents, braconnage: le lynx reste vulnérable en Suisse
Le lynx a réussi son retour en Suisse, mais son avenir à long terme demeure incertain. Accidents de la route, braconnage et faible diversité génétique continuent de menacer ce grand prédateur, selon de nouvelles études relayées par le WWF Suisse.
Ls collisions avec les véhicules et les trains restent la première cause de décès, selon une analyse récente des causes de mortalité et des maladies touchant les lynx vivant à l'état sauvage. Des cas de braconnage ont également été recensés, mais leur ampleur réelle est probablement plus importante, de nombreux cas échappant aux statistiques.
Une autre étude a identifié plusieurs cas de malformations cardiaques congénitales chez des lynx. Selon les chercheurs, cette pathologie rare pourrait être liée à la faible diversité génétique des populations présentes en Suisse. Cette situation a des conséquences directes sur la santé et les chances de survie des animaux.
Un maillon de l'écosystème
"Le lynx joue un rôle-clé dans l'écosystème suisse. En régulant les populations de gibier, il contribue à la stabilité des forêts", souligne l'expert du lynx Gabor von Bethlenfalvy, cité dans le communiqué du WWF.
Selon l'organisation de protection de la nature, quelque 360 lynx vivent aujourd'hui dans les Alpes et le Jura, de part et d'autre des frontières. La Suisse assume ainsi une responsabilité particulière dans la conservation de cette population, souligne l'organisation.
Pour assurer sa pérennité, les spécialistes plaident notamment pour le maintien de corridors écologiques, des réintroductions ciblées afin de renforcer la diversité génétique, une coopération internationale accrue et un suivi scientifique rigoureux.
Le WWF publie ces résultats à la veille de la Journée du lynx, prévue jeudi.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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