Suisse
Le texte des Jeunes Verts nettement refusé
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Les Suisses rejettent l'initiative contre le mitage du territoire avec 63,7% de non. Les initiants refusent de parler d'une campagne manquée, les opposants critiquent leur impatience et tous misent sur la mise en oeuvre de la loi sur l'aménagement du territoire.
Les résultats définitifs vont tous dans le même sens dimanche. Aucun canton n'a soutenu le texte. Le Valais, Haut-Valais en tête, a été le plus virulent avec 78,7% de "non". Les Vaudois refusent le texte à 62,9%, les Jurassiens à 61,6%. A Neuchâtel, le refus se limite à 53,8%. A Genève, le "non" l'emporte par 52,68% après dépouillement de 95% des voix.
Un clivage entre grandes villes et campagne se dessine. Genève, Lausanne, Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds, Fribourg et Bienne ont soutenu l'initiative.
Outre-Sarine, seules de petites communes ou des quartiers en ont fait de même et dans tous les cantons hormis Bâle-Ville (53,5%) et Schaffhouse (59,4%), au moins six votants sur dix ont glissé un bulletin négatif dans l'urne. Le rejet le plus massif vient d'Obwald (75,8%) de Nidwald (75,7%) et de Schwyz (73,8%). Les plus mesurés sont les Schaffhousois avec 59,4% de "non".
Ce résultat n'est pas une surprise. D'abord favorables au texte, les sondages ont tourné à son désavantage au fil de la campagne. Les opposants ont convaincu que la révision de la loi sur l'aménagement du territoire votée en 2013 suffisait pour contrer le mitage et qu'il ne fallait pas entraver une mise en oeuvre compliquée. Ils ont aussi agité le spectre d'une hausse des loyers.
Initiants un peu isolés
Pour le coprésident des Jeunes Verts Kevin Morisod, il est trop tôt pour parler d'une "campagne manquée". Les discussions autour de l'initiative vont nourrir les débats sur la nouvelle loi sur l'aménagement du territoire, précise le jeune vert. L'initiative contre le mitage aura toutefois eu trop d'opposants pour s'imposer, regrette-t-il.
Les Jeunes Verts se sont retrouvés un peu isolés pour défendre leur texte. Le PS a toutefois regretté à l'issue de la votation ce rejet par le peuple. Le conseiller national Thomas Hardegger (PS/ZH) a lui relevé des lacunes dans la loi sur l'aménagement du territoire.
Pour le conseiller national Thomas Egger (PDC/VS), dans le comité des opposants, ce net refus démontre une fois de plus que l'électorat ne veut plus d'initiatives radicales qui ne peuvent pas être mises en œuvre. "La loi sur l'aménagement du territoire tente déjà de freiner l'étalement urbain", a ajouté M. Egger. Toutefois, "il y aura une énorme bataille avec les communes lorsqu'il s'agira de dézoner les zones à bâtir ", prévient-il.
Il est clair que les Suisses veulent lutter contre le mitage du territoire pour maintenir la qualité de vie dans le pays, souligne le conseiller national Jacques Bourgeois, directeur de l'Union suisse des paysans (USP). L'initiative aurait figé le développement économique du pays.
Pression des Vert'libéraux
Les Vert'libéraux saluent le rejet de l'initiative. Toutefois, le rejet du texte des Jeunes Verts ne doit pas être interprété comme un encouragement à la poursuite de la politique actuelle. Si la loi sur l'aménagement du territoire continue à être mise en œuvre de manière insuffisante et si sa révision n’apporte pas les mesures nécessaires en dehors de la zone à bâtir, les Verts'libéraux soutiendront une autre initiative plus efficace.
Le PLR se dit pour sa part ravi que le "suractivisme" du PS et des Verts se soit heurté à une nette opposition. Après le rejet de cette initiative "contre-productive", ses élus vont analyser si de nouvelles mesures sont vraiment nécessaires et efficaces.
Pour le conseiller national PLR Christian Wasserfallen, les Jeunes Verts ont commis une erreur en omettant les réserves de terrain à bâtir se trouvent surtout en zones vertes. Une autre faute est que le zonage aurait dû aussi être fait dans les régions périphériques.
L'UDC se réjouit de l'échec de "ce projet excessif" qui "n'apportait aucune solution valable", dans un communiqué. Pour parti, la seule solution viable contre le mitage passe par une réduction de l'immigration.
(KEYSTONE-ATS)
Suisse
La Confédération alerte contre les produits contenant des peptides
De plus en plus de produits contenant des peptides sont importés illégalement en Suisse, avertit la Confédération. Souvent commandés en ligne, ces produits non contrôlés et non autorisés présentent des "risques considérables pour la santé".
Swissmedic a collaboré avec l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF) et Swiss Sport Integrity (SSI) pour mener une action ciblée contre les peptides importés illégalement. Ils ont contrôlé 46 envois contenant des "préparations douteuses à base de peptides", indique mardi Swissmedic dans un communiqué.
Sur 23 envois retenus, 21 ont été considérés comme des produits dopants et deux comme des médicaments. Les 23 autres ont dû être libérés malgré le risque sanitaire, en raison de leurs quantités inférieures au seuil de tolérance légal à l'importation, écrit Swissmedic.
Les destinataires ont toutefois reçu une lettre indiquant que la prise de telles préparations relevait de leur responsabilité et se faisait à leurs risques et périls. Environ 80% des envois contrôlés provenaient de Pologne. Les produits étaient souvent faussement déclarés et issus de sources non contrôlées.
La Confédération met en garde contre les "produits se situant à la frontière entre les médicaments, les produits 'lifestyle' et les produits dopants", qui sont de plus en plus souvent vendus en ligne à des particuliers en Suisse. Elle relève la difficulté pour ces derniers de repérer ces offres douteuses. Avec ces produits, les personnes intéressées recherchent souvent des solutions rapides pour améliorer leurs performances physiques et mentales.
Sanctions possibles
Les peptides sont des molécules constituées de chaînes d’acides aminés, dont certaines sont également synthétisées naturellement par le corps humain. Les principes actifs à base de peptides sont utilisés dans des médicaments, notamment pour traiter le diabète, les troubles hormonaux ou certains cancers. Mais la sécurité, l'efficacité et la qualité des préparations doivent être scientifiquement prouvées avant la délivrance d'une autorisation.
Les substances peptidiques promues sur des sites Internet ou les réseaux sociaux n'ont souvent pas fait l'objet de tests suffisants permettant une utilisation chez l'être humain, alerte Swissmedic. N'apportant aucune garantie de qualité, elles ne sont donc pas autorisées en Suisse en tant que médicaments.
La Confédération rappelle encore que bon nombre de ces substances sont interdites dans le sport. Des risques existent pour la santé, mais il s'agit aussi d'une infraction aux règles antidopage. Par ailleurs, quiconque commercialise des médicaments non autorisés en Suisse est passible de sanctions pénales.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Meilleure détection des violences domestiques à Genève
Rendus publics mardi, les chiffres des violences domestiques en 2025 à Genève témoignent d'une meilleure détection et prise en charge des victimes. Les interventions policières ont augmenté de 44% en un an, et les mesures d'éloignement administratif, de 61%.
L'an dernier, la police genevoise a enregistré 966 réquisitions, soit en moyenne 2,6 interventions par jour, a indiqué mardi le Département des finances (DF). Le nombre d'infractions au Code pénal pour violences a augmenté de 4% dans le canton, comme dans l'ensemble de la Suisse, selon le quinzième rapport de l'Observatoire genevois des violences domestiques.
En parallèle à la hausse des interventions policières, les mesures d'éloignement administratif ont connu une progression de 61%, pour atteindre 204 mesures prononcées, un niveau record depuis l'entrée en vigueur de la loi sur les violences domestiques en 2005. Face à cette augmentation, l'Etat et les partenaires du réseau ont rapidement adapté leurs moyens, relève le DF.
Amélioration du suivi
Grâce à une hausse de la subvention à l'association Vires, spécialisée dans la prise en charge des auteurs de violences domestiques, une psychologue supplémentaire a été recrutée. Le suivi des personnes éloignées a été amélioré: 76% d'entre elles ont participé à l'entretien socio-thérapeutique et juridique obligatoire, contre 57% en 2024.
De son côté, la nouvelle consultation médico-légale pour adultes victimes de violences des Hôpitaux universitaires de Genève a accueilli 435 patientes et patients. Sur ce nombre, 37% situations ont concerné des violences domestiques, dont 29% des violences au sein du couple et 8% des violences intrafamiliales.
www.ge.ch/document/violences-domestiques-chiffres-annee-2025
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
L'agriculture a favorisé autrefois la biodiversité sur le Plateau
Les humains n'ont pas toujours été l'ennemi de la nature. Une étude bâloise démontre que l'agriculture a même contribué pendant des millénaires à accroître la biodiversité sur le Plateau suisse. La tendance ne s'est inversée qu'au cours de 80 dernières années.
Des chercheurs ont retracé en détail l'évolution de la flore sur le Plateau suisse au cours des 7000 dernières années, indique mardi l'Université de Bâle. Leurs analyses, basées sur des carottes de sédiments prélevées dans deux lacs bernois et un lac thurgovien, révèlent que l'activité humaine a d'abord été bénéfique pour la diversité des plantes.
Contrairement à certaines idées reçues, depuis le néolithique, la diversité végétale a progressé avec l'essor de l'agriculture et de l'élevage, explique Fabian Rey, auteur principal de l'étude publiée dans la revue spécialisée "Nature Communications". Avant l'intervention humaine, le Plateau suisse était majoritairement couvert de forêts, formant un habitat relativement uniforme.
Avec le développement de l’agriculture, une mosaïque d'habitats s’est formée au fil du temps. Des champs, des pâturages, des haies et plus tard des vergers se sont succédé sur de petites surfaces, offrant des conditions variées à des plantes spécialisées.
Les crises ont réduit la diversité
Le recul de l'influence humaine a eu l'effet inverse. Des phases de déclin de la biodiversité ont été observées lors des grandes migrations après la chute de l'Empire romain ou durant les vagues de peste au Moyen Âge. La forêt a alors regagné du terrain.
La corrélation positive entre agriculture et biodiversité a pris fin vers la Seconde Guerre mondiale. Au cours des 80 dernières années, la diversité végétale a fortement chuté. Les chercheurs attribuent ce déclin à l’intensification de l’agriculture observée depuis lors.
La création de grandes parcelles uniformes, plus faciles à exploiter mécaniquement, ainsi que l'usage croissant d'engrais et de pesticides ont entraîné le recul de nombreuses plantes spécialisées. Les chercheurs estiment toutefois que cette tendance est réversible.
"Dans nos données, nous voyons aussi que la diversité végétale s'est rétablie après des effondrements antérieurs, lorsque les gens sont revenus à une agriculture avec des surfaces variées", conclut Fabian Rey.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
La BCGE regroupe ses activités de gestion d'actifs
La Banque Cantonale de Genève (BCGE) concentre ses activités de gestion d'actifs dans Synchrony Asset Management, société dédiée aux investisseurs institutionnels. Katia Coudray, membre de la direction et responsable de la gestion de fortune et d'actifs, la dirigera.
L'établissement cantonal "annonce la transformation de sa filiale Loyal Finance qui devient Synchrony Asset Management", selon le communiqué paru mardi. En 2019, la BCGE avait acquis la majorité, pour un montant non dévoilé, du zurichois Loyal Finance, spécialisé dans la gestion obligataire et actif essentiellement auprès d'investisseurs institutionnels en Suisse alémanique.
Désormais, Synchrony Asset Management, basée à Genève et disposant d'un bureau à Zurich, "a pour ambition de proposer une plateforme agile et dotée d'une réelle autonomie opérationnelle". Elle est composée d'une vingtaine de collaborateurs et gère près de 9 milliards de francs d'actifs.
Philippe Augsburger, administrateur indépendant et membre du conseil d'administration de Compenswiss, ainsi que Biba Homsy, associée fondatrice de Homsy Legal, "experte reconnue dans les domaines de la cryptomonnaie et de la blockchain", rejoignent le conseil d'administration de la société, présidé par Nicolas Krügel, directeur général de la BCGE. Selon ce dernier, cité dans le communiqué, "il existe un potentiel de croissance significatif pour un acteur spécialisé en gestion d'actifs institutionnels".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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