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Suisse

Non au texte sur les finances des partis

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L'initiative pour plus de transparence dans le financement de la vie politique a été déposée à Berne le 10 octobre 2017 (archives). (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le Conseil fédéral ne voit pas la nécessité de légiférer sur le financement des partis politiques. Il rejette l’initiative populaire demandant plus de transparence. Il a transmis mercredi son message au Parlement.

Le gouvernement avait déjà annoncé son opposition à l’initiative populaire lancée par le PS, les Verts, le PBD, le PEV, le Parti pirate et l’organisation Transparency International Suisse. Il ne veut pas lui opposer de contre-projet.

L’initiative « Pour plus de transparence dans le financement de la vie politique » exige que le financement des partis politiques, des campagnes électorales et des campagnes de votation au niveau fédéral, soit rendu public. Les particuliers et les comités qui dépensent plus de 100’000 francs pour une élection ou une votation devraient déclarer tous les dons de plus de 10’000 francs qu’ils reçoivent. L’acceptation de dons anonymes serait interdite.

Particularités suisses

Ces règles de transparence seraient difficiles à concilier avec les particularités du système politique suisse, comme la démocratie directe, le principe de la collégialité et le système de milice, a expliqué la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga devant la presse. Ce mécanisme bien rodé est caractérisé par des forces politiques qui se contrôlent et se font contrepoids.

Des prescriptions nationales seraient aussi difficiles à faire concorder avec le fédéralisme suisse. L’équilibre des pouvoirs empêche les partis politiques d’exercer une influence prédominante. Rien ne prouve en outre que les sommes dédiées aux élections et aux votations influencent les résultats de façon décisive, a ajouté la cheffe du Département fédéral de la justice.

Ces contrôles exigeraient la mise sur pied de moyens disproportionnés. L’introduction d’un mécanisme de contrôle et de sanction efficace serait très coûteuse. Sans oublier qu’il serait toujours possible de contourner les règles proposées, les dons pouvant se faire par l’intermédiaire de tiers.

Initiatives cantonales

L’initiative populaire a été déposée en octobre dernier munie de 109’826 signatures valables. Jusqu’à présent, aucune tentative pour rendre le financement des partis politiques et des campagnes plus transparent au niveau fédéral n’a abouti.

Les cantons du Tessin, de Genève et de Neuchâtel ont édicté leurs propres règles. En mars, des initiatives populaires cantonales allant dans le même sens ont été acceptées dans les cantons de Schwyz et Fribourg.

Ces motivations sont compréhensibles, a estimé Mme Sommaruga. D’autant plus que la Suisse est le seul Etat membre du Conseil de l’Europe à ne pas avoir édicté de telles prescriptions au niveau national, ce que le Groupe d’Etats contre la corruption (GRECO) ne manque pas de rappeler dans chacun de ses rapports annuels.

(ATS / KEYSTONE – ANTHONY ANEX)

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Suisse

Le sauvetage aérien à plein régime ce week-end

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La Rega a même dû intervenir de nuit en Allemagne pour deux randonneurs en raquettes. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le temps exceptionnel du week-end dernier a mis à rude épreuve le sauvetage aérien: la Rega est intervenue à plus de 190 reprises, tandis qu’Air Glaciers a dénombré près de 100 interventions de vendredi à dimanche.

Les accidents de sport d’hiver figurent en tête des sauvetages, indique la Rega lundi. Mais les hélicoptères rouges et blancs sont aussi sortis pour des parapentistes, des accidents de la circulation et des naissances inattendues. La centrale d’intervention a même dû se rendre en Allemagne dans la nuit de vendredi à samedi.

Deux adeptes de raquettes à neige s’étaient égarés à Lenggries, une station de ski en Bavière. Comme les conditions ne permettaient pas un atterrissage, les deux imprudents se sont fait hélitreuiller. La Rega est bien préparée à ce type d’intervention de nuit et a donc été sollicitée par les autorités allemandes.

 

(KEYSTONE-ATS)

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Suisse

Une appli pour économiser de l’énergie, du CO2 et de l’argent

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Une appli pour économiser de l’énergie, du CO2 et de l’argent. C’est ce que propose, gratuitement, Energy Coach.

Cette application mobile cible des mesures liées à cinq domaines : mobilité, habitat, nutrition, électroménager et consommation/loisirs. Au total, près de cent conseils personnalisés pour réduire son empreinte carbone et faire des économies. Un exemple : celui des logements surchauffés.

Laure Schoenenberger, responsable communication de la Fondation Big Effects pour qui Energy Coach a été développé :

Laure Schoenenberger
Big Effects
Laure Schoenenberger Big Effects

Autre exemple : le gaspillage alimentaire. Jeter de la nourriture entraîne par effet de chaîne de très grosses émissions de CO2 :

Laure Schoenenberger
Big Effects
Laure Schoenenberger Big Effects

L’application mobile s’appelle Energy Coach.

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Fedpol enquête sur l’ex-chef de CarPostal

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Daniel Landolf, l'ex-chef de CarPostal, est en ligne de mire de Fedpol, comme son ancien directeur financier (archives). (©KEYSTONE/MANUEL LOPEZ)

La police fédérale a ouvert une enquête contre l’ex-chef de CarPostal, Daniel Landolf, et son responsable des finances. Ils sont soupçonnés d’escroquerie en matière de prestations. Selon Fedpol, la procédure pourrait ensuite s’étendre à d’autres personnes.

« Une procédure pénale administrative a été ouverte », a indiqué Cathy Maret, porte-parole de la police fédérale (Fedpol), à Keystone-ATS revenant sur une information publiée par Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. « Il s’agit de premiers pas », précise Fedpol sur son site.

Jusqu’à cinq ans de prison

Si l’escroquerie est reconnue, l’ex-chef de CarPostal et son responsable des finances risquent une amende allant jusqu’à 30’000 francs et une peine de privation de liberté jusqu’à 5 ans. Dans la foulée, d’autres membres de la direction pourraient être inquiétés.

Fedpol s’attend à ce que les enquêtes soient terminées d’ici quelques mois. Si l’enquête aboutit à un acte d’accusation, les deux accusés devront répondre devant le Tribunal pénal fédéral.

L’équipe d’enquêteurs et de spécialistes de la Police judiciaire fédérale à Fedpol analyse pour la procédure en cours l’ensemble des documents, des informations et des e-mails. Elle auditionne les personnes appelées à fournir des renseignements. Des perquisitions peuvent être menées.

La procédure pénale administrative ne porte pas sur un intervalle de temps défini. Elle peut donc s’étendre au-delà de la période souvent évoquée de 2007 à 2015.

La procédure administrative contre inconnu a été décidée par le Conseil fédéral en février 2018 à la demande de la ministre des transports de l’époque, Doris Leuthard. À la mi-août, Fedpol a procédé à une perquisition au siège de La Poste et de CarPostal.

Réglé sur le plan financier

Sur le plan financier, le scandale de CarPostal est réglé depuis fin septembre dernier. CarPostal va rembourser environ 205 millions de francs suisses de subventions indues à la Confédération, aux cantons et aux communes. Depuis que le scandale a éclaté, tous les membres du conseil d’administration de CarPostal ont dû quitter leurs postes comme Susanne Ruoff, l’ancienne patronne de La Poste.

Depuis novembre dernier, Christian Plüss est à la tête de CarPostal. Il a mis en place une nouvelle équipe de direction où tous les anciens membres ont dû postuler à nouveau. Thomas Baur avait repris les rênes ad interim depuis février 2018.

KEYSTONE-ATS

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Près de la moitié du personnel soignant veut quitter son travail

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"Malgré le travail difficile, c'est un métier qui pourrait être fabuleux. Je n'ai pas envie d'en changer, mais je ne veux pas y laisser ma santé", explique une infirmière (archives). (©KEYSTONE/APA/APA/HELMUT FOHRINGER)

Près de la moitié du personnel soignant veut quitter son travail. Les employés souffrent du manque de personnel et de la pression constante des économies, selon un sondage réalisé par le syndicat Unia. Ces résultats sont alarmants.

Les jeunes surtout, qui ne travaillent que depuis quelques années dans ce domaine, ne voient pas d’avenir dans leur secteur. Les conditions de travail posent problème.

Selon Unia, 86% des employés se sentent régulièrement fatigués et épuisés; 72% subissent même des troubles physiques. Leurs horaires étant annualisés, les employeurs exigent du personnel soignant une grande flexibilité et la charge de travail n’est pas répartie de manière équitable. Cela ne laisse pas beaucoup d’espace pour les loisirs, estiment deux tiers des personnes interrogées.

Plus humain

La plupart des soignants ont choisi ce métier pour aider les autres. Mais la qualité de leur travail souffre du manque de personnel, souligne vendredi le syndicat.

« Au nom de la rentabilité, on rationalise, on comprime les coûts, on coupe dans les budgets, tout en fermant les yeux sur les effets désastreux sur les conditions de travail et sur la qualité des soins et de l’accompagnement », a souligné Yvonne Peist-Gaillet d’Unia. Il est temps d’intervenir et que « les soins deviennent à nouveau plus humains », a écrit une assistante en soin en répondant au sondage.

De plus, le salaire n’est pas approprié, estiment 79% des sondés. « On ne peut pas en vivre », répondent les assistants et les auxiliaires. Les bas salaires sont symptomatiques pour ce métier « féminin ».

Dans l’inconscient collectif, c’est le rôle de la femme d’assumer les soins. Elles continueront à faire leur travail malgré la pression et les salaires inappropriés, ajoute Mme Peist-Gaillet.

Apaiser la situation

Le syndicat Unia exige un dialogue équitable entre les employeurs et les employés afin de ne pas exacerber encore plus la situation. Il demande des plans de travail raisonnables et l’abolition des horaires annualisés. Les salaires doivent être adaptés. Et plus de personnel soignant doit être engagé.

Le sondage a été réalisé du 15 octobre au 31 janvier. 2935 personnes ont été interrogées.

(KEYSTONE-ATS)

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Suisse

L’accès au don de sperme divise

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L'ouverture du mariage aux couples homosexuels se ferait d'abord sur les éléments essentiels. Le don de sperme aux lesbiennes divise les esprits. (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

L’ouverture du mariage aux couples homosexuels devrait se limiter d’abord aux points centraux. Un projet sera mis en consultation ces prochaines semaines, ont indiqué jeudi les services du Parlement. L’accès des couples de femmes au don de sperme divise les esprits.

La commission des affaires juridiques du National a décidé en juillet dernier de régler d’abord les aspects essentiels du mariage pour tous, sans modifier la constitution. Un projet complémentaire traitant notamment l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) et la rente du conjoint survivant pourrait venir dans un second temps.

La commission souhaitait ainsi éviter qu’un blocage sur certains domaines délicats ne fasse échouer l’ensemble du projet. Elle mettait aussi en avant un avis de l’Office fédéral de la justice qui estimait qu’un accès à la PMA nécessitait une modification de la constitution.

Celle-ci précise en effet que le recours aux méthodes de procréation médicalement assistée n’est autorisé que lorsque la stérilité ou le danger de transmission d’une grave maladie ne peuvent être écartés d’une autre manière. La question divise toutefois les esprits.

Don de sperme

L’association Familles arc-en-ciel estime que ces considérations relèvent d’une lecture trop traditionnelle de la constitution. Entre 50 et 100 personnes ont d’ailleurs manifesté jeudi à Berne pour que les couples de lesbiennes aient accès à la procréation médicalement assistée et que le don de sperme soit autorisé dans le cadre du projet de mariage pour tous.

Les couples résidant en Suisse recourent de plus en plus à des dons de sperme à l’étranger. Les inconvénients liés à cette situation pourraient ainsi être évités, estiment les manifestants.

Leurs arguments n’ont qu’à moitié convaincu la commission. Par 12 voix contre 11 et 1 abstention, celle-ci estime que l’accès au don de sperme pour les couples de femmes introduirait une inégalité entre couples lesbiens et couples gay. Elle craint par ailleurs que cette variante compromette l’acceptation, sur le plan politique, du mariage pour tous.

Une variante sera toutefois mise en consultation. Pour permettre aux couples de femmes l’accès au don de sperme, il s’agirait d’uniquement modifier le code civil, sans toucher à la constitution ni à la loi sur la procréation médicalement assistée. L’interdiction du don d’ovule et du recours aux mères porteuses, même aux couples hétérosexuels, resteraient à ce stade en vigueur.

Mêmes droits

Le projet de mariage pour tous, adopté par 19 voix contre 4 en commission, se concentre sur les élements essentiels du droit civil, y compris le droit de cité et l’adoption. Les dispositions relatives à l’existence d’un mariage s’appliqueraient également, à l’avenir, aux unions entre personnes de même sexe. Comme la naturalisation facilitée ou le régime de la participation aux acquêts.

En revanche, il ne sera plus possible d’enregistrer de nouveaux partenariats. Les personnes ayant conclu un partenariat enregistré pourront toutefois continuer à vivre sous ce régime ou, si elles le souhaitent, convertir leur partenariat en mariage au moyen d’une procédure simple. Il faudra en outre régler la reconnaissance des unions passées à l’étranger.

KEYSTONE-ATS

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