Suisse
Le tourisme devrait continuer de croître cet hiver en Suisse
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Le secteur touristique suisse devrait continuer sa progression durant la saison d'hiver, bien que de manière légèrement inférieure à ce qui était prévu cet été. Ce sont surtout les voyageurs en provenance des Etats-Unis et les hôtes helvétiques qui visiteront le pays.
Les économistes de l'institut d'études conjoncturelles KOF prévoient une croissance des nuitées de 0,8% cet hiver, soit un chiffre légèrement moindre par rapport au 1% prévu cet été.
"La plus forte impulsion de croissance provient des visiteurs nord-américains, alors que les nuitées d'hôtes européens seront plus nombreuses que prévu". Le nombre de nuitées devrait ainsi être similaire à l'hiver dernier et "au-dessus des attentes pour les hivers précédant la pandémie", disent-ils.
Les voyageurs en provenance des États-Unis devraient ainsi continuer à profiter de la force du dollar et le "boom de cet été se poursuivre, même si de manière moins prononcée". Durant l'été, le nombre de nuitées comptabilisées pour des Américains du Nord a connu une augmentation de près de 300'000 (+14%) après une importante hausse de 26% en 2023.
"Les voyages aériens des Américains ont même augmenté de 28,5% vers la Suisse et de 6% seulement vers l'Allemagne", notent les analystes qui estiment que ce regain d'intérêt pourrait également être dû "à la stratégie de marketing ciblée de Suisse Tourisme".
Touristes français en nombre
La zone euro étant confrontée à un affaiblissement de sa croissance, notamment en Allemagne où la consommation privée et les investissements
ont diminué, l'affaiblissement de l'euro "pourrait rendre la Suisse moins attrayante pour les touristes européens", relèvent-ils.
Ils s'attendent toutefois à une croissance de 2% des nuitées de touristes européens. "Alors que le nombre de nuitées des visiteurs allemands devrait stagner, celui des touristes français devraient connaître une croissance stable qui, après le succès de l'été, devrait se poursuivre durant l'hiver".
L'été dernier, le nombre de nuitées enregistrées pour des citoyens français a grimpé de 4%, le mois d'août s'étant particulièrement distingué avec 30% de nuitées de plus qu'avant la pandémie.
Les touristes locaux devrait selon toute vraisemblance "demeurer le groupe de visiteurs le plus important", cet hiver même si une nouvelle baisse (-0,5%) en faveur des voyages lointains est attendue.
En ce qui concerne les visiteurs de pays lointains, le nombre de nuitées des hôtes asiatiques devrait "augmenter lentement" l'hiver prochain (+1%) et se situer à un niveau supérieur à celui de l'année précédente.
Le nombre de touristes russes, surtout présents en Suisse pendant les mois d'hiver, devrait lui rester constant à seulement 30% du niveau d'avant le début de la guerre en Ukraine.
Les Chinois pourraient revenir
Pour 2025, le KOF prévoit un stagnation par rapport à l'année précédente avec une légère croissance de 0,2%. Les nuitées d'hôtes européens devraient rester constantes grâce à la stabilité des prix de l'énergie et la baisse de la pression inflationniste.
Il envisage toutefois un potentiel de baisse chez les touristes locaux, qui pourraient préférer des voyages lointains l'été prochain.
Le marché chinois demeure également incertain: "malgré une croissance lente, le niveau d'avant la crise ne devrait être atteint qu'à 60% de la demande", affirment les économistes. D'ici l'hiver 2025/26, ils tablent cependant sur un nombre de visiteurs en provenance de Chine (y compris Hong Kong) à environ deux tiers du niveau d'avant la pandémie, en raison d'une amélioration de la situation économique, ce qui devrait permettre à cette saison d'hiver de croître de 1,1%.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Lausanne
Un président du Tribunal correctionnel de Lausanne est récusé
Un des présidents du Tribunal correctionnel de Lausanne doit se récuser. Saisi par un avocat prévenu d'abus de confiance et gestion déloyale, le Tribunal fédéral estime que les irrégularités constatées lors du procès de première instance peuvent faire douter de l'impartialité de ce magistrat.
Membre d'un conseil de fondation, le recourant a été condamné en avril 2023 à une peine de 4 ans ferme pour gestion déloyale aggravée. Un an auparavant, il avait déjà demandé la récusation du président du Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne.
Si la requête en récusation a été rejetée, le Tribunal cantonal a constaté que "la motivation du jugement était manifestement insuffisante et ne permettait pas de vérifier la manière dont les preuves avaient été appréciées". La cause devait donc être rejugée mais il n'était pas nécessaire de saisir un autre tribunal de première instance, comme le réclamait le prévenu.
"Violations crasses"
Après un premier passage devant le Tribunal fédéral, la justice cantonale a une nouvelle fois refusé la récusation du président du Tribunal correctionnel de Lausanne. C'est contre cette décision que l'avocat a recouru cette fois-ci à Mon Repos.
Dans un arrêt publié mardi, la 2e Cour de droit pénal donne une nouvelle fois raison au prévenu. Le jugement de première instance a été entaché de "violations crasses" des exigences de motivation et des droits fondamentaux des parties, constate-t-elle.
Le tribunal de première instance, où le magistrat mis en cause jouait un rôle prépondérant aux côtés de deux juges laïcs, a admis les faits relatés dans l'acte d'accusation sans véritable appréciation des preuves. Ainsi, le défenseur du prévenu a été interrompu dans sa plaidoirie lorsqu'il a voulu apporter de nouveaux éléments au dossier.
Vu les irrégularités commises devant le Tribunal correctionnel de Lausanne, la justice vaudoise ne pouvait considérer qu'il n'existait aucun motif de récusation, conclut la cour fédérale. Ce d'autant plus que le recourant a été lourdement condamné. (arrêt 7B_723/2025 du 20 novembre 2025)
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Nouveau crédit pour les commerces de la rue de Carouge
Le Conseil municipal de la Ville de Genève a accordé lundi soir un crédit complémentaire de 3,3 millions de francs aux commerces de la rue de Carouge. Ce dispositif d'indemnisation, créé pour atténuer les préjudices causés par les travaux, est en phase d'essai.
"L'intensité et la durée des travaux ont généré des impacts d'une ampleur particulière", a relevé mardi le Conseil administratif de la Ville de Genève dans un communiqué. Depuis mars, les travaux de modernisation des infrastructures ont réduit l'accès aux commerces et provoqués des nuisances sonores et de la poussière. Sans oublier la suppression du tram, qui a repris samedi.
Pour atténuer les préjudices, le Conseil municipal avait voté la proposition du Conseil administratif le 30 septembre d'apporter une aide aux commerces impactés par les travaux. La municipalité prenait en charge 40% du loyer pour la période du 28 juin au 5 décembre, soit la durée de l'interruption du tram.
Le crédit supplémentaire voté lundi couvre la période du 1er décembre au 30 juin. Il est couvert à hauteur de 2 millions nets par la Ville de Genève, tandis qu'un million provient des Transports publics genevois et 300'000 francs des Services industriels de Genève, également maîtres d'ouvrage.
Pour être éligibles, les commerces doivent se trouver dans un certain périmètre des travaux. Ils devront fournir des preuves d'un bail pendant la période et d'une inscription au registre du commerce. La perte du chiffre d'affaires doit aussi être avérée et corrélée aux travaux, précise le Conseil administratif.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Les vélos cargos et "longtails" devraient avoir des plaques
Tous les vélos cargos et "longtails" devraient être munis d'une plaque d'immatriculation, qu'ils soient électriques ou pas. Le Conseil des Etats a adopté mardi par 22 voix contre 15 une motion de Mauro Poggia (MCG/GE) en ce sens.
S'il salue le développement du transport à bicyclette, le Genevois estime qu'il doit aller de pair avec une responsabilisation accrue des usagers, d'autant plus que de jeunes enfants sont souvent transportés dans ce type de véhicule. Leur longueur et leur poids les rendent aussi moins maniables qu'un cycle ordinaire.
Dans son texte, M. Poggia rappelle par exemple qu'un cycliste de 16 ans au moins peut transporter deux enfants sur un vélo "longtail" ou dans une remorque attelée et cela sans plaque d’immatriculation s’il ne s’agit pas d’un vélo électrique rapide pouvant atteindre 45 km/h. Sans immatriculation, il est également impossible d'identifier le détenteur d'un vélo cargo mal parqué ou auteur d'une infraction.
Le Conseil fédéral s'opposait au projet. Des prescriptions révisées concernant la mobilité douce sont entrées en vigueur le 1er juillet, a rappelé le ministre des transports Albert Rösti. Elles prévoient l'obligation d'immatriculer les vélos cargos électriques, dont le poids total est supérieur à 250 kg mais ne dépasse pas 450 kg et qui sont équipés d’un système de propulsion électrique actif jusqu’à 25 km/h.
Définir les vélos cargos selon un critère autre que le poids entraînerait des problèmes de délimitation. Il faudrait en effet élaborer des prescriptions complexes pour définir le vélo "longtail" et le vélo cargo. Toute cette procédure impliquerait une charge administrative pour les consommateurs, les cantons et le secteur professionnel concerné.
Le National doit encore se prononcer.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Budget de l'Etat de Vaud: pas touche aux communes
Le Grand Conseil vaudois refuse de toucher aux revenus des communes. Lors des débats sur le budget 2026, il a rejeté une nouvelle répartition de l'impôt sur les gains immobiliers entre le canton et les communes.
Imaginée par le Conseil d'Etat pour les années 2026 et 2027, cette mesure provisoire aurait fait perdre environ 39 millions de francs chaque année aux communes. Elle a été largement critiquée ces dernières semaines et, sans surprise, balayée par le Grand Conseil.
Lors de discussions entamées la semaine dernière et poursuivies mardi, des députés de tous bords politiques ont affiché leur opposition. Ils ont mentionné les charges croissantes qui incombent aux communes ainsi que leurs difficultés financières, avec un endettement largement supérieur à celui du canton.
Profitant de ce débat, la gauche a proposé, sans succès, de réformer le barème de cet impôt sur les gains immobiliers.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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