Suisse
Les chauffards écoperont de peines plus légères
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Les conducteurs fautifs seront moins durement punis à l'avenir. Après le National, le Conseil des Etats a accepté mardi de supprimer la peine plancher d'un an de prison pour les délits de chauffard et de réduire la durée minimale du retrait de permis.
Aucun sénateur ne s'est opposé à la levée de la peine d'emprisonnement minimale d'un an. Les chauffards pourront à l'avenir aussi être punis d'une simple amende. La peine maximale de quatre ans de prison est elle maintenue.
La réduction de la durée minimale du retrait de permis a été plus discutée. Actuellement, elle est de 24 mois. Le Conseil fédéral propose de l'abaisser à 12 mois. Les sénateurs l'ont suivi.
"Juges et autorités auront ainsi une plus grande marge de manoeuvre", a argumenté Thierry Burkart (PLR/AG). Et le rapporteur de commission d'insister: "Il ne s'agit pas d'un affaiblissement de la sécurité, mais d'une application mesurée." Certains conducteurs commettent des délits de chauffard sans le savoir et sont massivement punis, a-t-il rappelé.
Existences détruites
Pour des raisons similaires, Hansjörg Knecht (UDC/AG) aurait lui voulu réduire la durée minimale encore plus, à seulement six mois. "Beaucoup de personnes ont tout simplement besoin d'avoir un permis de conduire, par exemple pour se rendre à leur travail." Un retrait de leur bleu de douze mois peut détruire des existences.
Perdre un partenaire ou un enfant à cause d'un chauffard est aussi destructeur, lui a opposé la ministre des transports Simonetta Sommaruga. "Un retrait de douze mois est tout à fait mesuré." Seule l'UDC a suivi Hansjörg Knecht.
La gauche, rejointe par quelques sénateurs du PLR et du Centre, a elle tenté de serrer un peu plus la vis pour certaines infractions. Si un retrait de douze mois est suffisant pour les conducteurs commettant des excès de vitesse particulièrement important ou effectuant des dépassements téméraires, les chauffards manquant d'égards pour les autres usagers ou participant à une course de vitesse illicite devraient se voir retirer leur bleu plus longtemps.
Leur proposition a toutefois été jugée trop compliquée. Elle n'apporterait aucune plus-value, a estimé Simonetta Sommaruga.
Peine atténuée pour les policiers
Les peines seront également atténuées pour les ambulanciers, les pompiers et les policiers, ayant effectué un excès de vitesse en service. Seule la différence par rapport à la vitesse appropriée sera prise en compte pour déterminer la peine.
Un chauffard ne devra en outre pas suivre des cours d'éducation routière après un retrait de permis. Les fous du volant ne seront pas contraints de conduire un véhicule muni d'un enregistreur de données, et les personnes pincées en état d'ivresse une voiture disposant d'un éthylomètre anti-démarrage. Ces mesures, pas encore en vigueur, sont supprimées de la loi.
Le casque reste facultatif
Les courses en circuit seront autorisées aussi bien pour les championnats électriques que pour les compétitions traditionnelles. Le Conseil des Etats a suivi par 27 voix contre 15 le National. Il ne veut en revanche pas dépénaliser les avertissements publics concernant les contrôles routiers, comme le souhaitent les députés.
Les motos et autres deux-roues motorisés n'ont eux rien à faire sur le trottoir. Les sénateurs rejettent aussi cet ajout de la Chambre du peuple. Ils la suivent par contre par 29 voix contre 13 sur le casque à vélo. Pas question de l'imposer aux jeunes jusqu'à 16 ans.
Simonetta Sommaruga a de nouveau plaidé pour l'instauration d'une telle obligation. "C'est une mesure efficace, très simple et peu onéreuse qui permet d'éviter des blessures graves." Et la ministre de rappeler que les blessures à la tête ont souvent des conséquences à long terme, voire pour toute la vie, aussi bien pour les victimes que leur entourage. Sans succès.
Règles pour la conduite automatisée
La révision règle encore les conditions d'intégration des véhicules automatisés dans le trafic routier. Il s'agit notamment de déterminer dans quelle mesure les conducteurs pourront être déchargés de leurs obligations et dans quel cadre les voitures sans conducteur circulant sur des tronçons prédéfinis pourront être admises.
Au vote d'ensemble, le projet a été approuvé à l'unanimité. Il repasse à la Chambre du peuple.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Implenia vise jusqu'à 10 milliards de recettes à moyen terme
Implenia publie ce mardi son plan de vol pour les cinq années à venir. Le géant de la construction ambitionne de réaliser jusqu'à dix milliards de francs de recettes dans les trois à cinq ans, grâce notamment à des acquisitions.
Au cours des trois prochaines années, les recettes devraient augmenter d'un milliard de francs, indique l'entreprise zurichoise dans une présentation destinée aux investisseurs. La marge opérationnelle (Ebit) est visée à 4,5% et le ratio d'équivalence à 25%.
A titre de comparaison, les revenus d'Implenia ont atteint 3,47 milliards de francs l'an dernier, en repli de 2,4% par rapport à 2024, et la marge Ebit s'est inscrite à 4,5%.
A moyen terme, soit dans les trois à cinq ans, le chiffre d'affaires est attendu entre 5 et 10 milliards de francs, assorti d'une marge Ebit supérieure à 4,5%, soutenu tant par des gains de part de marché que par des acquisitions.
"Les perspectives du marché sont positives et le groupe est bien positionné dans des segments de marché où la demande est forte", souligne le patron d'Implenia, Jens Vollmar. "Parallèlement, nous travaillons sur diverses initiatives visant à améliorer l'efficacité, ce qui nous permettra d'accroître notre rentabilité."
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Suisse
Barry Callebaut détaille son programme de relance
Le négociant et transformateur de produits cacaotés Barry Callebaut a précisé mardi son nouveau programme de relance, dans le cadre duquel il veut se concentrer sur ses "fondamentaux" et le marché "premium". De nouveaux objectifs financiers ont été détaillés.
Dans le cadre de ce programme baptisé "Focus for Growth", l'entreprise zurichoise vise à moyen terme une croissance de 2% à 4% des volumes, une progression du résultat opérationnel (Ebit) récurrent entre 5% et 9% hors effets des devises et une progression supérieure à 10% du bénéfice récurrent avant impôts, a-t-elle indiqué dans un communiqué.
Barry Callebaut compte également générer un flux de trésorerie disponible de 300 à 400 millions de francs, effectuer des dépenses d'investissement de 300-350 millions par an et enregistrer un rendement des capitaux investis de 11-13%. Le rapport entre la dette nette et le résultat brut d'exploitation (Ebitda) récurrent doit quant à lui être inférieur à 2.
L'entreprise a par ailleurs confirmé ses objectifs financiers pour l'exercice décalé 2025/2026. La direction table toujours sur une contraction des volumes de 1% à 3%, avec toutefois une croissance au second semestre. L'Ebit récurrent doit quant à lui baisser autour de 15% hors effets de changes. Ces projections dépendent cependant de l'impact de la guerre au Moyen-Orient, a averti Barry Callebaut.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Suisse
Le marché automobile helvète fait du surplace en mai
Le marché automobile suisse et liechtensteinois a stagné en mai par rapport à la même période un an plus tôt, comptabilisant 91'341 nouvelles immatriculations. Aucun revirement n'est en vue, fait savoir mardi Auto-suisse qui blâme une "surréglementation en vigueur".
Les véhicules électrifiés sont les seuls à avoir connu une évolution positive le mois dernier, selon l'association des importateurs suisses officiels d'automobiles. Les voitures de tourisme électriques à batterie et hybrides rechargeables présentent 23,3% et 12,1% des mises en circulation depuis le début de l'année.
"Elles ont gagné des parts de marché par rapport à l'année précédente et leur part de marché cumulée représente désormais plus d'un tiers de toutes les nouvelles immatriculations (35,4%)", est-il souligné dans un communiqué.
Les véhicules entièrement électriques (BEV) mis en circulation depuis le début de l'année ont pour leur part progressé de 15,5% par rapport à l'année dernière, et les hybrides plug-in (PHEV) ont connu une croissance encore plus prononcée, de 20,1%. En revanche, les motorisations hybrides stagnent (+0,3%) et les nouvelles immatriculations de véhicules fonctionnant uniquement à l'essence ou au diesel continuent de baisser.
"Les chiffres actuels sont un signal décevant pour notre secteur. Contrairement au reste de l'Europe, les nombreux nouveaux modèles dotés de technologies diverses ne suffisent pas à inciter les Suisses à acheter davantage de voitures neuves", a commenté Thomas Rücker, directeur d'Auto-suisse, cité dans le communiqué.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Suisse
Pour Donzallaz, "cette histoire d'amour n'était pas illégale"
Avec le recul, le juge fédéral Yves Donzallaz a qualifié sa relation avec la juge fédérale Beatrice van de Graaf d'"inadéquate". Il a toutefois précisé, dans une interview accordée à Tamedia, que cette histoire d'amour n'était pas illégale à ses yeux.
Cette relation s'inscrivait dans le cadre de la loi, dit le juge fédéral dans l'interview publiée mardi. Béatrice van de Graaf lui a donné son accord pour parler de leur amour, aujourd'hui révolu. "Je pense avoir fait preuve d’une grande naïveté", estime le juge fédéral avec le recul.
Selon la loi, le Tribunal fédéral ne peut compter parmi ses membres des juges qui font "durablement ménage commun". "Faire 'durablement ménage commun' suppose que les partenaires partagent un domicile commun et une vie quotidienne commune. Cela n’a jamais été notre cas", fait valoir M. Donzallaz. Selon lui, le temps de leur relation, la juge fédérale "passait environ deux week-ends par mois à la maison, parfois plus, parfois moins."
"Pas de projet de vie commun"
Ils ont été ensemble pendant près d’un an. Ils étaient conscients que la situation serait devenue problématique sur le plan juridique "si nous avions décidé de vivre ensemble", admet M. Donzallaz. Aucun des deux n’était prêt à quitter la Cour. Ils se sont séparés à Pâques 2026. "Nous avons compris que nous nous étions éloignés et que nous n’avions pas de projet de vie commun."
La question de la partialité ne s’est en fait pas posée, selon M. Donzallaz. "La juge van de Graaf et moi n’avons jamais tranché dans un même collège durant toute la durée de notre relation. Dans les faits, la question de partialité ne s’est donc jamais posée." Il n’existait pas non plus de base juridique qui aurait exigé de divulguer cette relation. "Les juges, comme tous les citoyens, ont droit à leur vie privée", dit-il.
Une instance externe se penche sur cette relation
La relation entre la juge fédérale et le juge fédéral avait été rendue publique dans les médias fin avril. Lors d’une séance extraordinaire à la mi-mai, l’ensemble des juges fédéraux a décidé que les relations amoureuses entre membres de la Cour constituaient une violation des "usages" des juges du Tribunal fédéral. La Cour plénière réunie a pris cette décision indépendamment de l’affaire en cours, a indiqué le Tribunal fédéral. "Je comprends donc que des collègues aient voulu exprimer leur mécontentement", dit M. Donzallaz à ce sujet.
Un comité d’experts indépendants examine actuellement des questions relatives à l’indépendance de la plus haute juridiction suisse. Ce comité doit rendre compte à la Commission administrative du Tribunal fédéral fin juin, comme l’a annoncé le Tribunal fédéral début mai. "La seule version des faits qui fera foi sera celle établie par les experts désignés", déclare M. Donzallaz dans l'interview accordée à Tamedia.
Le juge fédéral annonce qu’il entend se porter candidat pour le mandat 2027-2032: "D'abord, parce que je suis convaincu de n’avoir rien fait d’illégal." Ensuite, parce qu'il "espère pouvoir contribuer à consolider l'orientation prise par la jurisprudence." En cas de nouvelle nomination, M. Donzallaz devra alors se retirer en 2029, puisqu'il aura atteint la limite d'âge de 68 ans.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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