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Suisse

Les entreprises devront agir

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La presse romande souligne que la thématique de la responsabilité des entreprises s'est durablement ancrée dans l'agenda politique malgré le rejet de l'initiative "pour des entreprises responsables" (image symbolique). (©KEYSTONE/DOMINIC FAVRE)

Au lendemain du refus de justesse de l'initiative "pour des entreprises responsables", la presse suisse souligne que la thématique n'en est pas pour autant reléguée aux oubliettes. Les entreprises sont priées de tenir les promesses faites pendant la campagne.

Le système économique et financier dominant a gagné grâce aux subtilités du système politique mais il a gagné "du temps, guère plus", estime Arcinfo. "Ce dimanche, la responsabilité des entreprises s'est installée durablement dans le paysage politique. L'ignorer serait irresponsable", ajoute le journal.

Si les multinationales les moins regardantes en matière de droits humains ont échappé ce dimanche "aux foudres judiciaires", elles n'éviteront plus "des dégâts d'images irréversibles, si elles ne comprennent pas que le monde a changé", abonde La Tribune de Genève.

Pour Le Matin, les initiants ont même remporté "une victoire symbolique" et brisé un tabou en s'arrogeant un droit de regard sur la morale des affaires privées des multinationales.

Campagne particulièrement tendue

A l'instar de plusieurs journaux, Le Journal du Jura souligne que c'est "l'engagement massif, financier en particulier, des milieux économiques et de la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter qui ont fait pencher la balance dans la dernière ligne droite". En cette période de crise, la menace sur les PME brandie par les opposants "a tapé dans le mille".

L'establishment politique et économique doit "une fière chandelle" à Karin Keller-Sutter qui a apposé sa marque au débat public en "exploitant de vieux filons" que sont le libéralisme, la peur du lendemain et un certain conformisme, ajoute La Liberté.

Plusieurs journaux relèvent en outre le caractère extraordinaire et particulièrement tendu de la campagne. Le Temps rappelle qu'elle a été marquée par "des attaques de part et d'autre, l'immixion d'un ministre burkinabé convié par la vert'libérale Isabelle Chevalley, un tout-ménage 'trompe-l'oeil' des initiants et des annonces pleine page de multinationales ou de banques".

Le Courrier mentionne pour sa part la "brutalité nouvelle" de la campagne et la plainte déposée par Glencore ainsi que les mesures provisionnelles demandées pour bloquer les arguments des initiants.

"Cette campagne a donc fini par déraper au-delà de tous les clichés. Y compris dans certains milieux de la société civile", conclut 24 Heures. Et de parler d'une campagne "plus américaine que celle de Biden contre Trump, avec des swing states et des grands électeurs - notamment ceux des petits cantons - qui font basculer dans le camp du non le vote populaire majoritairement pour".

"De la parole aux actes"

Les discussions menées durant la campagne ont débouché sur de nombreuses promesses, notamment de la part des multinationales, rappelle Le Temps. Il s'agit désormais de passer "de la parole aux actes". Et le journal d'en appeler à la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, pour qu'elle incite les entreprises " à ne pas se contenter d'un rapport annuel prétexte". "Les Suisses veulent constater des actes forts, pas lire de jolis rapports", renchérit Le Quotidien Jurassien.

Le Courrier relève que la pression ne viendra pas seulement du peuple suisse mais aussi de la communauté internationale, qui se donne des lois en la matière. Un projet est en cours de de préparation au sein de l'UE, rappelle le journal. Et de conclure: "La Suisse ne pourra pas impunément abriter des multinationales-voyoues sans en payer les conséquences".

Réflexe très suisse

Même son de cloche outre-Sarine dans le Tages-Anzeiger qui note que la tendance internationale ne disparaîtra pas, même si les Suisses ont décidé de ne pas la suivre. Et de relever que c'est un réflexe très suisse d'attendre de voir ce que les autres font avant d'entraver l'économie.

La NZZ considère le pourcentage élevé de "oui" comme un succès pour les initiants et le résultat du vote montre que les sujets tels que la durabilité, la protection de l'environnement et du climat prendront plus d'importance dans le débat à l'avenir. Le journal zurichois note encore que, bien que les milieux économiques et bourgeois aient eu les meilleures réponses aux questions de durabilité et de responsablité, ils se sont montrés sur la défensive.

Pour le Blick, l'économie suisse ne doit pas devenir arrogante après cette victoire étroite. Les Suisses ont un sens aigu des qualités et des défauts des initiatives. Ils ne se laissent pas embobiner par des titres qui sonnent bien mais font attention aux détails. Beaucoup d'entre eux ont compris que l'initiative n'aurait pas profité aux millions de personnes qui sont employées par des entreprises suisses dans le monde entier, estime le Blick.

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Suisse

Mobilité: le Conseil fédéral fixe les grandes lignes jusqu'en 2045

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Les priorités du Conseil fédéral s'appuient sur l'expertise Transports'45 publiée l'automne dernier. Le ministre des transports Albert Rösti avait évoqué les conclusions du rapport devant les médias (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le Conseil fédéral entend regrouper dans un même projet l'aménagement des infrastructures touchant au rail, aux autoroutes et au trafic d'agglomération. Il a fixé mercredi les grandes lignes des priorités jusqu'en 2045. Certains projets concernent l'Arc lémanique.

En Suisse romande, une amélioration de la ligne ferroviaire Bienne-Lausanne/Genève est prévue d'ici 2030. Cela nécessite des investissements dans la région de Renens.

A plus long terme, des projets concernent le trafic régional dans la région Genève-Lausanne, la ligne entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds ainsi que l'extension de la gare de Genève Cornavin. Le projet Morges-Perroy fait aussi partie des priorités.

Concernant les autoroutes, l'élargissement à six voies entre Perly et Bernex (GE) doit permettre de supprimer un goulet d'étranglement dans cette région. D'autres projets ne seront pas poursuivis, comme l'aménagement Le Vengeron-Nyon, rejeté en votation populaire.

Il est prévu de financer ces projets via les fonds FIF et FORTA. Un projet de consultation est attendu d'ici fin juin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Fin de parcours pour Geneuro à Plan-les-Ouates (GE)

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Le laboratoire Geneuro, basé à Plan-les-Ouates (GE), est déclaré en faillite 20 ans après sa fondation (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La justice genevoise ne prolonge pas le sursis concordataire dont bénéficiait Geneuro jusqu'au 27 janvier, indique mercredi la Feuille officielle suisse du commerce (FOSC). Le laboratoire basé à Plan-les-Ouates est ainsi déclaré en faillite 20 ans après sa fondation, en février 2006.

Compte-tenu du niveau d'endettement, Geneuro prévient de son côté qu'il est peu probable que les actionnaires perçoivent le moindre produit de sa liquidation.

La direction avait jeté l'éponge en juin 2024, dans le sillage de l'échec du programme clinique évaluant le témélimab contre les syndromes neuropsychiatriques consécutifs à une infection à la Covid-19. L'entreprise avait alors annoncé se séparer de sept de ses neuf employés, dont les cinq membres de sa direction générale.

La société avait demandé dans la foulée, puis obtenu en septembre de cette même année d'être placée en sursis concordataire pour trois mois. Cette mesure a été reconduite à quatre reprises, avec pour objectif de permettre aux responsables d'explorer toutes les options envisageables, entre recapitalisation, monétisation d'actifs et restructuration de la dette.

Exclue de cette procédure, la filiale française Geneuro Innovation avait été liquidée en juillet 2025 déjà.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

La vague de grippe s'affaiblit en Suisse

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La vague de grippe en Suisse a déjà dépassé son pic (image symbolique). (© KEYSTONE/DPA/PHILIP DULIAN)

La vague de grippe en Suisse faiblit. L'activité grippale reste élevée, mais elle semble avoir dépassé son pic pour l'instant, selon la dernière évaluation publiée par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

La semaine dernière, 18,65 cas de grippe confirmés en laboratoire pour 100'000 habitants ont été signalés en Suisse et au Liechtenstein, selon les chiffres publiés mercredi par l'OFSP. Cela représente un quart de moins que la semaine précédente.

Le pic de la vague de grippe a été atteint au cours de la première semaine de l'année, soit quatre semaines plus tôt qu'en 2025. De plus, la vague a été légèrement plus forte que l'année dernière: au cours de la semaine la plus intense, 3330 cas ont été enregistrés, contre 3114 cas l'année dernière.

Selon l'OFSP, le très fréquent virus respiratoire syncytial (VRS) pourrait également atteindre bientôt son apogée. La charge virale du VRS dans les eaux usées est stable dans la plupart des régions. Selon l'OFSP, le taux de positivité hebdomadaire actuel se situe dans la fourchette des trois dernières années.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Sanija Ameti silencieuse face aux juges à Zurich: jugement à 15h00

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L'actuelle co-présidente d'Operation Libero, Sanija Ameti, risque une peine pécuniaire avec sursis et une amende. (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

Le procès de la co-présidente d'Operation Libero Sanija Ameti s'est tenu mercredi à Zurich. Accusée d'atteinte à la liberté de croyance et des cultes, elle ne s'est pas s'exprimée. La politicienne risque une peine pécuniaire avec sursis. Le verdict est prévu à 15h00.

Le Tribunal de district de Zurich a renoncé à interroger l'accusée âgée de 34 ans, membre du parlement de la ville et ancienne dirigeante des Vert'libéraux zurichois. Mme Ameti a, en effet, annoncé d'emblée qu'elle refusait de répondre aux questions et ne souhaitait pas s'exprimer durant l'audience.

Tirs contre une image pieuse

Dans son réquisitoire, le procureur a exigé une peine pécuniaire de 100 jours-amende à 100 francs et une amende de 2500 francs pour atteinte à la liberté de croyance et des cultes. En septembre 2024, Sanija Ameti avait posté sur Instagram une photo montrant une image pieuse représentant Jésus et Marie, criblée de balles.

Une autre photo publiée conjointement la montrait en train de viser cette image issue d'un catalogue de vente aux enchères. La publication était accompagnée du commentaire "Désactiver".

Aucun regret réel

Dans les interrogatoires des enquêteurs, Sanija Ameti avait déclaré qu'elle ne s'était pas rendu compte qu'elle avait tiré sur la photo d'une représentation de Jésus et de Marie. "Elle doit tout de même avoir vu les visages de Marie et de Jésus", s'est exclamé le procureur. Selon ce dernier, la politicienne avait prévu d'emblée de publier les photos de son acte. Une provocation flagrante et gratuite d'après lui.

Le représentant du Ministère public a condamné, tout autant, les attaques verbales haineuses que la prévenue a subies après son acte présumé, et qui ont nécessité une protection policière. Cependant, il a rappelé à Sanija Ameti qu'elle devait, elle aussi, respecter la loi.

La politicienne n'a montré aucun réel regret, a-t-il estimé. Selon lui, elle s'est seulement rendu compte qu'elle était allée trop loin et qu'elle avait ainsi mis en danger sa propre carrière politique. Frappée d'une procédure d'expulsion des Vert'libéraux après son acte, elle a pris les devants en quittant le parti. Elle siège encore au parlement communal de Zurich, mais ne se représente pas aux élections du 8 mars.

Les plaignants et "leur agenda"

Pour l'avocat des plaignants, parmi lesquels figurent le président des Jeunes UDC Nils Fiechter et son épouse, ainsi que le président du mouvement antivax Mass-Voll, Nicolas Rimoldi, Sanija Ameti "a insulté des millions de chrétiens" en tirant une vingtaine de coups de feu sur l'image pieuse. Il s'agit d'une moquerie grossière de symboles chrétiens, d'après lui.

Niels Fiechter a même désigné les tirs de Sanija Ameti de "langage du terrorisme". Et d'ajouter: "Elle savait ce qu'elle faisait." Selon son épouse Sarah Regez, également politicienne, ces coups de feu constituaient "un appel à la violence contre les chrétiens". Certains plaignants ont réclamé une réparation pour tort moral d'un franc symbolique. D'autres ont exigé 100 ou même 1000 francs.

L'avocat de Sanija Ameti a réclamé l'acquittement de sa cliente. "Il n'y a aucune preuve qu'elle ait mis en danger la paix publique", a-t-il souligné. Pour lui, il semble, en revanche, évident que les plaignants abusent de cette procédure pour leurs propres intérêts politiques. D'après la défense, les Jeunes UDC et Mass-Voll ne veulent que faire avance leur thème de la "rémigration", à savoir le renvoi de Suisses d'origine étrangère.

Traumatisme de guerre

La défense a contesté que les tirs de la politicienne constituent une attaque contre les convictions d'autres personnes ni un blasphème. Selon l'avocat, il s'agit d'une répercussion d'un traumatisme de guerre, vécu par Sanija Ameti en Bosnie lorsqu'elle était enfant en bas âge.

Son frère aîné a alors été tué sous ses yeux. Elle n'en a parlé à personne durant 30 ans. Ses tirs avaient pour but de se libérer de la voie sans issue de la douleur. " Elle se trouvait dans un état dans lequel elle n'a pu agir que mécaniquement."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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