Coronavirus
Les médias soutiennent les mesures anti-Covid-19 du Conseil fédéral
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Si la plupart des médias se montrent compréhensifs sur les mesures prises vendredi par le Conseil fédéral pour lutter contre la 5e vague de Covid-19, ils estiment que certaines restrictions sont des "couleuvres à avaler". Noël s'annonce "sous de tristes auspices".
"La vie des non-vaccinés s'avérait déjà peu chatoyante, elle deviendra franchement désagréable dès lundi", avec la généralisation de la règle dite des 2G (de l'allemand geimpft et genesen, soit vacciné et guéri en français), estime la Tribune de Genève. "Adieu les sorties, les restaurants, les fêtes de Noël à plus de dix".
Si cette "thérapie de choc" était nécessaire "pour casser la cinquième vague et éviter une catastrophe sanitaire", le Conseil fédéral "risque [...] de radicaliser encore les antivaccins". Il devra également "faire très attention à l'exaspération qui monte. Les décisions annoncées vendredi se justifient en tant que mesures d'exception. Sur la durée, elles sont simplement intenables".
Ligne rouge franchie
En effet, la règle des 2G est une "couleuvre que doit avaler l'économie", juge Le Temps. "Présentée comme une solution destinée à éviter de nouvelles fermetures, cette restriction va inévitablement asphyxier davantage des centaines d'entreprises [...] usées par des mois de vaches maigres".
A cela s'ajoute le télétravail. "En renvoyant des centaines de milliers de travailleurs et travailleuses à domicile pour en tout cas cinq semaines, le Conseil fédéral a franchi la ligne rouge que les milieux économiques avaient dessinée il y a quelques jours", ajoute le journal lémanique.
Il doit maintenant se montrer à la hauteur avec le nouveau dispositif d'aides pour les cas de rigueur en 2022, sur lequel planche son administration, poursuit Le Temps, "car des jours de vacances non indemnisés aux rigides plafonds des soutiens, les mécanismes élaborés dans la précipitation en 2020 dévoilent aujourd'hui leurs failles et leurs limites".
Empêcher un confinement
Si la stratégie du Conseil fédéral "a l'avantage d'éviter [...] un confinement généralisé", elle durera au moins jusqu'au 24 janvier, note La Liberté. "Noël s'annonce donc sous de tristes auspices", surtout quand on sait que le Covid-19 est un sujet qui déchire certaines familles. "La population doit à présent faire le dos rond en attendant des jours meilleurs", ajoute le quotidien fribourgeois.
Pour la Schweiz am Wochende, si la règle dite des 2G exclut les non-vaccinés de la vie sociale, elle se justifie. "Nous nous trouvons dans la plus grande crise sanitaire depuis cent ans". Chaque personne doit donc assumer ses choix et la 2G doit empêcher un confinement, poursuit-elle.
Le Tages-Anzeiger salue lui l'exécutif fédéral pour n'avoir jamais capitulé ni devant les "Cassandres du coronavirus" ni devant les "opposants aux mesures". "Le Conseil fédéral a toujours choisi la voie du milieu hésitante, même s'il n'a jamais reçu de fleurs pour cela". Après 20 mois de crise sanitaire, il reste prudent "pour que nous assumions à nouveau tous davantage de responsabilités". "Le Conseil fédéral, c'est nous. Agissons en conséquence".
La règle des 3B
C'est en effet la "dernière chance avant le confinement", avertit le Blick. "Lorsque les lits se font rares dans les unités de soins intensifs, les personnes vaccinées devraient avoir la priorité. Les non-vaccinés doivent supporter ce risque ou changer d'avis".
La radio-télévision publique alémanique SRF se montre plus sceptique. "Ces seules mesures ne devraient pas suffire", affirme-t-elle. Les cantons se retrouvent ainsi mis au défi: "D'une part, les cantons doivent rapidement augmenter les capacités de vaccination afin de freiner la propagation du variant Omicron [...] et, d'autre part, ils doivent rapidement décidé du report des interventions électives".
Le son de cloche est tout autre à la Neue Zuercher Zeitung, qui estime que le Conseil fédéral "a perdu le fil". Les mesures prises signifient un "nouvel arrêt pour la restauration" et "une vaccination obligatoire de facto pour les jeunes". "Au lieu des 2G contre les non-vaccinés, les 3B auraient dû être annoncés depuis longtemps: 'booster, booster, booster' pour tous ceux qui souhaitent" recevoir une dose de rappel, lâche le quotidien zurichois.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Coronavirus
L'OFSP défend la stratégie de la Suisse durant la pandémie de Covid
La directrice de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) Anne Lévy a défendu la commande de 61 millions de doses de vaccin contre le Covid-19 à l'époque de la pandémie. Elle est également revenue sur l'affaire Patrick Fischer.
"Au début de la pandémie, la concurrence pour l'approvisionnement était rude", rappelle-t-elle dans une interview au SonntagsBlick. "On ne savait pas clairement quelle entreprise disposait des meilleurs vaccins". "Imaginez si on avait misé sur le mauvais produit ou commandé trop peu de doses", lance la responsable.
La Suisse a administré 17 millions des doses sur son territoire et en a envoyé 8 millions à d’autres pays. Le reste a été en partie détruit, en partie non livré, mais payé.
Le SonntagsBlick relève que plus de 70% des doses de vaccin payées en Suisse n'ont ainsi pas été utilisées. "La Suisse a suivi une stratégie axée sur la sécurité", explique Mme Lévy. La haute surveillance du Parlement a du reste constaté que les mesures prises étaient justifiées. En cas de pandémie, il vaut mieux commander trop que pas assez.
Jusqu'au début 2026, la Confédération a reçu 408 demandes d’indemnisation pour des dommages liés à la vaccination. Selon Anne Lévy, 300 d’entre elles ont été rejetées après un premier examen, deux ont été acceptées et deux autres ont été refusées, tandis que d’autres sont encore en suspens.
Quarantaine pour Patrick Fischer
La majorité de la population suisse mise sur la vaccination. Pendant la pandémie, près de 70% des personnes se sont fait vacciner, et ce chiffre dépasse même les 90% chez les plus de 65 ans. "Se faire vacciner ou non est une décision personnelle", a rappelé Mme Lévy à propos de Patrick Fischer, l’entraîneur national de hockey sur glace licencié.
En 2022, celui-ci s’était rendu aux Jeux olympiques d’hiver de Pékin avec un certificat Covid falsifié. "Il aurait pu participer aux Jeux olympiques en Chine même sans vaccination; cela aurait été possible en passant par la quarantaine. D'autres athlètes l'ont fait", a déclaré la directrice de l’OFSP.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Coronavirus
Covid: enquête américaine sur de possibles décès liés aux vaccins
L'agence américaine du médicament (FDA) mène une large enquête sur de possibles morts liées aux vaccins contre le Covid-19, chez des enfants et les adultes, a indiqué le ministère américain de la santé. Le ministre en charge du département est un vaccino sceptique.
Cet examen survient au moment où de plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer la politisation croissante des agences sanitaires par le ministre Robert Kennedy Jr, qui a lancé une profonde refonte de la politique vaccinale américaine.
"La FDA mène une enquête approfondie sur plusieurs groupes d'âge à propos de décès potentiellement liés aux vaccins contre le Covid", a indiqué Andrew Nixon, un porte-parole du ministère à l'AFP, confirmant des informations de Bloomberg et du Washington Post.
L'efficacité et la sécurité des vaccins anti-Covid ont été documentées par de nombreuses études, tout comme l'existence de cas très rares d'effets secondaires graves ne remettant pas en cause l'intérêt de la vaccination dans la plupart des tranches d'âge, selon diverses autorités sanitaires à travers le monde.
Fausses informations
Interrogé par l'AFP, le porte-parole n'a pas souhaité préciser la date à laquelle les conclusions de cette enquête, dont les méthodes et les données employées restent floues, seraient présentées.
Ce réexamen, qui devait initialement se concentrer sur de possibles morts d'enfants, a suscité une polémique ces dernières semaines après la fuite d'un document interne à la fin novembre. Attribuée à un haut responsable de la FDA, cette note affirmait que ces vaccins sont liés à au moins 10 décès infantiles sans fournir de preuves.
Une dizaine d'anciens responsables de la FDA ont depuis lors manifesté leur inquiétude et appelé à la prudence, rappelant qu'"aucune explication sur le processus et les analyses qui ont conduit à ce nouveau jugement rétrospectif" n'ont été dévoilées.
Et le ministre de la santé Robert Kennedy Jr est par ailleurs connu pour avoir relayé des fausses informations et théories complotistes sur le sujet. Lors de la pandémie, il avait qualifié ces vaccins des "plus mortels jamais fabriqués" et avait suggéré, lors d'un événement devant la presse, que le virus était "ethniquement ciblé" pour nuire aux personnes noires et aux personnes blanches tout en épargnant les "Ashkénazes et les Chinois". Il avait ensuite démenti ses propos.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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Covid-19: la fuite de laboratoire privilégiée par la Maison-Blanche
La thèse de la fuite de laboratoire présentée comme la "véritable origine" du Covid-19 est désormais promue dans la version remaniée de la page Internet de la Maison-Blanche sur le virus, dévoilée vendredi. Cette théorie est fortement contestée.
Une image du président américain Donald Trump et des critiques de la réponse à la pandémie de son prédécesseur à la Maison-Blanche Joe Biden s'affichent aussi sur cette page, qui présentait jusque-là des informations sur la vaccination ou les tests.
Le site Covid.gov cible aussi l'ex-architecte de la stratégie de Washington contre le virus, le docteur Anthony Fauci, pour avoir défendu "le scénario privilégié selon lequel le Covid-19 est d'origine naturelle".
La page liste désormais cinq arguments en faveur de la théorie de la fuite de laboratoire, soulignant notamment que les premiers cas connus de la maladie se sont déclarés à Wuhan, en Chine, où est hébergé un institut de virologie réputé pour ses recherches sur les coronavirus.
FBI et CIA
"S'il existait des preuves d'une origine naturelle, elles seraient déjà apparues. Mais ce n'est pas le cas", peut-on y lire aussi. L'hypothèse de la fuite d'un laboratoire, qualifiée un temps de complotiste, a récemment gagné en popularité aux Etats-Unis.
Des agences américaines comme le FBI ou le ministère de l'énergie la soutiennent désormais à des degrés divers de certitude, bien que la question de l'origine du Covid-19 demeure un mystère largement débattu par les scientifiques.
Principale agence de renseignement des Etats-Unis, la CIA avait aussi estimé en janvier "avec un faible degré de confiance [...] qu'une origine de la pandémie de Covid-19 liée à des recherches est plus probable qu'une origine naturelle". Cette hypothèse a été jugée d'"extrêmement improbable" par la Chine.
Désormais engagée dans une guerre commerciale majeure avec Washington, Pékin avait également accusé les Etats-Unis "de politiser et d'instrumentaliser la question de la recherche des origines" de la pandémie.
Dans une rubrique intitulée "désinformation", le site accuse également M. Biden d'avoir discrédité des "traitements alternatifs" et de s'être entendu avec les grandes plateformes pour censurer les discours dissidents sur les réseaux sociaux, un reproche fréquemment adressé par les conservateurs.
Plus d'un million de personnes sont mortes du Covid-19 aux Etats-Unis et des millions d'autres dans le monde.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Coronavirus
Covid: la Suisse a éliminé des vaccins pour 1,3 milliard de francs
La Confédération a éliminé des vaccins contre le Covid-19 non utilisés pour une valeur de plus de 1,3 milliard de francs. Le matériel effectivement utilisé en Suisse a atteint moins de la moitié de cette somme, selon les données des autorités.
Interrogée par l'agence de presse Keystone-ATS, l'Administration fédérale des finances (AFF) a confirmé les calculs effectués par la "Sonntagszeitung" et "Le Matin Dimanche".
Entre 2020 et 2023, la Suisse a acheté du matériel sanitaire contre le Covid-19 pour une valeur d'environ 2,3 milliards de francs. Elle en a utilisé pour 0,57 milliard et envoyé des vaccins à l'étranger au titre de l'aide humanitaire pour une valeur de 0,27 milliard de francs.
Le reste du matériel, d'une valeur de 1,45 milliard de francs, a fait l'objet de "corrections de valeur", selon l'administration des finances.
90% de ces "corrections de valeur" concernent des vaccins qui ont dû être éliminés après leur date de péremption, selon l'AFF. Cela correspond à plus de 1,3 milliard de francs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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