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Les ministres latins de la santé montent au front

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La Conseillère d'Etat vaudois Rebecca Ruiz et ses collègues directeurs cantonaux de la santé de Suisse romande, du Tessin et de Berne conjurent les gens de respecter "strictement" les consignes émises par les autorités. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les ministres de la santé des cantons romands, du Tessin et de Berne montent ensemble au front dans la lutte contre le coronavirus. Dans une pleine page du Matin Dimanche, ils lancent un appel urgent: " Ralentir la progression du virus, c'est MAINTENANT".

Dans leur "message urgent à la population", les directeurs cantonaux de la santé de Suisse romande, du Tessin et de Berne conjurent les gens de respecter "strictement" les consignes émises par les autorités, en les rappelant, et martèlent que c'est de la "responsabilité de toutes et tous".

Leur constat: la propagation du coronavirus est très rapide en Suisse, avec un doublement des cas tous les 2 jours. " Le nombre de personnes nécessitant des soins va drastiquement augmenter ces prochains jours".

La conséquence: le système de santé va être saturé rapidement. Même avec des capacités supplémentaires. "La surcharge du système de santé risque de mettre à mal la prise en charge des malades qu'ils soient atteints du virus ou qu'ils aient besoin d'autres soins (infarctus, AVC, accidents de la route, cancer, etc)".

Et de rappeler que chacun pourrait être concerné. D'où leur appel pressant: "Faisons un véritable effort maintenant. Soyons solidaires".

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Ecole de recrues: système informatique toujours perturbé

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A l'image de cet étudiant genevois, ils sont près de 4800 jeunes gens à débuter leur école de recrues à domicile. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le système informatique censé permettre aux recrues de l'armée d'entamer leur instruction en ligne ne fonctionnait toujours pas bien mardi. La cause du problème n'a en outre pas encore été identifiée.

"La situation est meilleure", mais le système "n'est pas encore stable à 100%", il y a toujours des lenteurs, a indiqué à l'agence Keystone-ATS Stefan Hofer, porte-parole du Département fédéral de la défense (DDPS).

Vers 09h00 mardi, environ 2500 recrues étaient en ligne, a-t-il précisé. Lundi en fin de journée, plus de 3000 des 4800 recrues à domicile qui débutaient leur instruction le même jour avaient pu se connecter.

Les cours manqués devront être rattrapés. L'armée a prévu six heures d'instruction par jour, mais les jeunes gens concernés peuvent aménager leur journée comme ils l'entendent. Au total 12'000 jeunes ont entamé leur école de recrues, dont 7200 qui l'effectuent en caserne.

Le groupe actuellement à domicile entrera lui en service le 8 février. Ce début échelonné permet de réduire les risques d’infection au Covid-19 au sein de la troupe.

APPENDICE: A l'image de cet étudiant genevois, ils sont près de 4800 jeunes gens à débuter leur école de recrues à domicile.
CREDIT: KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

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Postfinance retira ses bulletins de versement en septembre 2022

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Les bulletins de versement actuels de tous les clients des banques suisses seront définitivement supprimés. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Postfinance a décidé de retirer les bulletins de versements rouges (BV) et oranges (BVR) au 30 septembre 2022 dans le cadre du passage au numérique de la comptabilité et le soutien des produits associés à cette transition numérique, à savoir la facture QR et l'eBill, annonce mardi le bras financier du géant jaune.

Les bulletins de versement actuels de tous les clients des banques suisses seront ainsi définitivement supprimés. Postfinance collabore avec la place financière suisse afin de garantir le bon déroulement du processus de migration, précise le communiqué.

Depuis plusieurs années, la place financière helvétique procède à l'harmonisation et à la transition numérique du trafic suisse des paiements sous la direction du groupe financier SIX.

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Voile intégral: le Conseil fédéral considère le problème comme marginal

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Le Tessin a voté en 2013 pour l'interdiction de se dissimuler le visage. (©KEYSTONE/TI-PRESS/PABLO GIANINAZZI)

Le Conseil fédéral rejette l'initiative populaire anti-burqa. En Suisse, les femmes portant le voile intégral sont très rares. Il faut laisser aux cantons le soin de régler cette question, estime le gouvernement qui rappelle qu'un contre-projet est déjà sur la table.

L'initiative du comité d'Egerkingen veut interdire la dissimulation du visage dans l'espace public. Le texte, soumis en votation le 7 mars, vise les femmes portant la burqa ou le niqab et veut protéger leurs droits au libre-arbitre. Il prévoit des exceptions, notamment pour les lieux de culte.

Pour le Conseil fédéral, l'initiative "Oui à l'interdiction de se dissimuler le visage" est inutile. "En Suisse nous n'avons aucun problème avec la dissimulation du visage", a déclaré mardi la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter devant la presse à Berne.

Selon une étude de l'Université de Lucerne, seules 20 à 30 femmes portent le voile intégral en Suisse par conviction propre. Les rares femmes que l'on aperçoit dans notre pays sont la plupart du temps des touristes à la rue du Rhône à Genève ou à la Bahnhofstrasse à Zurich, selon la cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP).

Souveraineté des cantons

Aujourd'hui, ce sont les cantons qui sont compétents pour dire si la dissimulation du visage et le voile intégral doivent être autorisés ou interdits, et dans quels contextes. Le Tessin et St-Gall l'interdisent déjà.

Dans le canton du Tessin, très peu de cas ont été traités depuis l'entrée en vigueur de la loi sur la dissimulation du visage, a indiqué Karin Keller-Sutter. Dans celui de St-Gall, la nouvelle législation n'a même encore jamais été utilisée.

Quinze autres cantons ont adopté des règles sur la dissimulation du visage lors de manifestations ou d'événements sportifs. D'autres comme Glaris, Zurich ou les Grisons ont clairement rejeté des projets n'en voyant pas le besoin. Cette approche différenciée est la bonne car les cantons connaissent le mieux les attentes de leur population et peuvent trancher selon la nécessité.

En outre, même avec une interdiction pour toute la Suisse, la mise en oeuvre resterait de la compétence des cantons. Il faudrait là aussi compter avec des différences d’application concernant par exemple les exceptions ou les amendes.

Mauvais pour le tourisme

Une interdiction pourrait aussi nuire au tourisme dans certaines régions. Car l'initiative liste une série d'exceptions limitée dans la constitution. Et elle n'en prévoit aucune pour les activités touristiques. "Une interdiction totale aurait ainsi des conséquences lourdes dans une période déjà difficile", selon Karin Keller-Sutter.

Une interdiction de se dissimuler le visage dans toute la Suisse n’apporterait pas non plus de gains en matière de sécurité, estime le gouvernement. Le Parlement vient de durcir le droit pénal et les mesures de police pour combattre le terrorisme.

Enfin, l'initiative ne renforce pas la situation des femmes voilées. Les problèmes d’intégration peuvent être traités avec d'autres moyens.

Pas de comparaison avec les minarets

Interrogée sur un éventuel dégât d'image pour la Suisse, voire un risque sécuritaire selon l'issue de la votation, la ministre de la justice n'a aucune crainte: "Cela ne changerait ni le destin de la Suisse, ni celui du monde", a-t-elle déclaré.

Car contrairement à la votation sur l'interdiction des minarets acceptée par le peuple en 2009, le port du voile intégral est aussi controversé dans les pays arabes. On ne peut pas comparer les deux objets, selon elle.

Nouvelle règle pour s'identifier

Le Conseil fédéral a cependant édicté des règles uniformes pour les personnes se dissimulant le visage. Le contre-projet indirect, adopté par le Parlement, prévoit que toute personne est obligée de montrer son visage aux autorités lorsque c’est nécessaire pour son identification. Cela vaut par exemple dans un service administratif ou dans les transports publics.

La personne qui refusera de montrer son visage sera punie d’une amende de maximum 10'000 francs. Le contre-projet comble ainsi une lacune du droit fédéral et améliore de manière ciblée la sécurité. Le texte inclut des dispositions en faveur de l’égalité entre les sexes et de l'intégration, en particulier pour les femmes, les enfants et les jeunes étrangers.

Le contre-projet n’entrera en vigueur que si l’initiative est rejetée.

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Suisse

Des alternatives aux camps de ski annulés se dessinent

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En raison de la crise du coronavirus, de nombreux camps de ski ont déjà été annulés. Les organisateurs travaillent sur une offre alternative pour le début de l'été. (©KEYSTONE/JUERG MUELLER)

De nombreuses écoles ont annulé leurs camps de ski annuels en raison de la crise du coronavirus. L'initiative "GoSnow", organisatrice de ces camps de neige, travaille désormais sur des sorties alternatives en montagne pour le début de l'été.

Déjà "185 des 250 camps de ski prévus ont déjà été annulés", a confirmé Ole Rauch, directeur de l'Initiative sports de neige à l'agence de presse Keystone-ATS, après son passage à la radio suisse alémanique SRF. Le chef de "GoSnow", organisation chargée de promouvoir les sports de neige dans les écoles, estime que "les camps de ski restants seront aussi annulés.

La faisabilité de chaque camp doit être examinée individuellement, a-t-il précisé à Keystone-ATS. Par exemple, il n'est pas recommandé d'organiser un camp pour toute une école ou en mélangeant plusieurs classes.

La situation est toutefois différente si une classe de 20 enfants, qui vont de toute façon à l'école ensemble, partent à la montagne. Dans ce cas, le risque d'infection ne serait pas beaucoup plus grand que dans la vie scolaire normale, estime-t-il.

Selon M. Rauch, certaines écoles qui n'ont pas encore annulé leurs camps les prévoient entre la fin février et la fin mars. Les établissements attendent de voir si les interdictions de camps seront levées.

Journée de nettoyage au lieu de ski

Pour compenser les camps annulés, l'Initiative sports de neige travaille maintenant sur des alternatives. "Nous voulons offrir une alternative aux classes, et nous voulons le faire cette année", a déclaré M. Rauch.

Mais on ne peut pas simplement envoyer une classe en randonnée pendant cinq jours, a-t-il précisé. Selon lui, certaines destinations ont déjà mis au point de "bonnes offres", comme celle d'organiser une journée de nettoyage des pistes avec les enfants, un moyen d'approcher le thème de la durabilité en même temps.

Le lien avec les sports de neige est également présent. Les enfants sont souvent surpris de voir une piste de ski sans neige, parce que la pente est raide ou pleine de pierres, raconte M. Rauch. D'autres idées ont émergé, comme la réparation des sentiers de randonnée, des cours de vélo, des balades à thème ou encore des introductions à l'escalade.

Pour M. Rauch, il est réaliste que ces camps puissent être menés en mai et en juin. GoSnow se prépare désormais aux premières réservations des écoles pour ces nouvelles propositions.

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La Suisse retourne en mode "semi-confinement"

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Pour éviter une troisième vague liée aux nouveaux variants, la Suisse vit depuis lundi à nouveau au rythme du semi-confinement. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les variants du Covid font leur apparition un peu partout en Suisse. Après Wengen, le Tessin et Genève, ils se sont manifestés depuis à St-Moritz (GR) et à Bremgarten près de Berne. Pour prévenir sa propagation, la Suisse a entamé lundi son deuxième semi-confinement.

La Suisse comptait lundi 4703 cas supplémentaires de coronavirus en 72 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Le taux de positivité s'élevait à 9,8%, tandis que 121 nouveaux décès étaient à déplorer. La statistique ne donne pas de détails quant aux nouveaux variants en circulation.

Mais lundi, c'était au tour des autorités grisonnes et bernoises de prendre des mesures pour contenir ces nouveaux virus. A St-Moritz, deux hôtels cinq étoiles ont été mis en quarantaine. La variante sud-africaine du coronavirus s'y est propagée. Il y aurait une douzaine d'infections. Dans les deux hôtels, les autorités grisonnes ont ordonné des tests à grande échelle.

A Bremgarten près de Berne, deux écoliers ont été testés positifs au variant britannique après leur retour des vacances de ski à Wengen, dans l'Oberland bernois. Les personnes qui ont été en contact avec eux ont été mises en quarantaine, soit quelque 120 écoliers de l'école primaire ainsi que les familles des deux enfants, selon la radio alémanique SRF.

Pratiquement pas de bouchons

Pour éviter une troisième vague liée aux nouveaux variants, la Suisse vit depuis lundi à nouveau au rythme du semi-confinement, et ce pour six semaines. A part les écoles qui restent ouvertes, les magasins ne vendant pas des biens de consommation courante étaient fermés, beaucoup d'actifs sont restés chez eux pour travailler et les rencontres sont désormais limitées à cinq personnes.

L'entrée en vigueur des nouvelles mesures était notamment visible sur la route. En début de matinée, les automobilistes n'ont quasiment pas été confrontés à des bouchons dans les endroits névralgiques, a indiqué Barbara Roelli de Viasuisse, interrogée par l'agence de presse Keystone-ATS.

Les CFF ont de leur côté constaté une légère diminution du nombre de passagers, notamment aux heures de pointe, a indiqué leur porte-parole Raffael Hirt. Les trains fréquentés par des écoliers ont eux conservés leur taux d'occupation. Car Postal n'a pour sa part pas constaté de baisse significative du nombre de passagers sur ses lignes.

Frontière sud

Au vu du risque beaucoup plus élevé de contagiosité présenté par ces nouveaux variants, le Tessin a demandé au Conseil fédéral la réintroduction des contrôles systématiques à la frontière sud. Le trafic transfrontalier actuel dépasse le taux de passage ordinaire. Des cas ont déjà fait leur apparition dans le canton, d'abord dans un home pour personnes âgées puis dans une école.

La Société suisse de médecine d’urgence et de sauvetage (SSMUS) a également demandé que les ambulanciers et les médecins urgentistes puissent être vaccinés le plus rapidement possible. Ce personnel est particulièrement exposé lors de ses interventions quotidiennes. La Conférence des directeurs cantonaux de la santé devrait examiner la mise en place d'une procédure unifiée sans délai.

Un top et un flop

Malgré le climat d'inquiétude et de restriction du moment, la Confédération peut se prévaloir d'un certain succès avec son application SwissCovid. Selon des études de l'Université de Zurich (UZH), l'app se révèle efficace pour informer rapidement et soulager la recherche manuelle. Elle apporte une contribution importante à la lutte contre la pandémie.

L'une d'entre elles se fondant sur des données dans le canton de Zurich montre que les contacts à risque d'infection en dehors de leur propre foyer se mettaient en quarantaine un jour plus tôt lorsqu'ils recevaient une alerte de l'application par rapport à ceux qui n'utilisaient pas SwissCovid.

L'application est actuellement utilisée par plus de 1,8 million de personnes. Pour qu'elle déploie pleinement son potentiel, il faudrait qu'elle soit utilisée par encore plus de monde, insiste le professeur Viktor von Wyl, professeur de santé numérique et mobile à l'UZH.

En revanche, l'armée a enregistré une panne de son système d'e-learning destiné aux jeunes Suisses qui commençaient lundi leur école de recrue à la maison. Au total, 4800 personnes ont été touchées. Le problème technique a pu être réparé en début d'après-midi. L'origine du bug n'est pas encore élucidée.

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