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Économie

Les syndicats protestent contre la sous-traitance de vols par Swiss

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Dans une lettre de protestation, les syndicats de Swiss critiquent la collaboration avec Air Baltic et accusent la direction de dumping salarial (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les syndicats Kapers et Aeropers ainsi que le SSP, SEV-GATA et la Société suisse des employés de commerce dénoncent la collaboration de Swiss avec Air Baltic. Ils accusent la direction de dumping salarial. La compagnie aérienne rejette ces critiques.

Dans une lettre de protestation adressée à la direction du groupe, les syndicats du personnel volant et au sol estiment que Swiss a tardé à prendre des mesures de planification du personnel pour éviter les goulets d'étranglement. Après la "contribution massive" des collaborateurs pendant la crise, des emplois sont aujourd'hui délocalisés, dénoncent-ils.

Ces délocalisations se font dans le dos des syndicats, selon eux. Depuis plusieurs mois, les partenaires sociaux ont mené de nombreuses discussions pour désamorcer la situation. Il n'a jamais été question d'un partenaire étranger. Mais Swiss les met devant des faits accomplis, protestent les syndicats.

Ces derniers condamnent cette décision et demandent à la direction de ne conclure des contrats d'affrètement d'avions avec équipage (wet lease) qu'avec des partenaires dont les conditions d'engagement et les conventions collectives de travail sont socialement acceptables. Des comparaisons de coûts salariaux doivent être présentées pour tous les prestataires tiers.

Swiss n'entrera pas en matière

Les syndicats demandent en outre à Swiss d'améliorer sensiblement les conditions d'embauche afin d'être attractive sur le marché du travail domestique. Le transporteur doit revoir sa décision - annoncée début août - de partenariat avec la compagnie lettone Air Baltic. Cette décision "sape la collaboration entre les partenaires sociaux dans l'aviation suisse", poursuivent-ils.

Contactée par Keystone-ATS, Swiss indique mercredi qu'elle n'entrera pas en matière sur ces revendications. "La coopération stabilise les horaires de vol et soulage nos collaborateurs de cabine", réitère une porte-parole. Il ne s'agit pas d'économies, affirme-t-elle.

Les partenaires sociaux ont été informés de cette décision avant la communication, selon cette porte-parole. Il s'agit, selon elle, d'une décision purement entrepreneuriale qui ne nécessite pas leur implication.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La gauche soulagée de l'échec de la réforme de l'impôt anticipé

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Pour les partisans de l'abolition de l'impôt anticipé sur les obligations, la réforme aurait permis d'éviter que des recettes fiscales ne partent à l'étranger. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La gauche se réjouit de l'échec de la suppression partielle de l'impôt anticipé dans les urnes, une réforme qui n'aurait selon elle profité qu'aux riches et aux multinationales. Pour la droite et les milieux économiques, la complexité du sujet a notamment pesé.

Le refus par le peuple de ce projet est un "non" pour remettre en Suisse la culture de travailler ensemble, a estimé le conseiller national Samuel Bendahan (PS/VD) sur la RTS. La réforme a été faite de manière beaucoup trop unilatérale, selon lui.

Pour le Vaudois, il serait temps de faire des réformes "où tout le monde peut gagner, pas seulement les personnes les plus riches ou les grosses multinationales". Selon lui, l'argument selon lequel les réformes profitent toujours aux mêmes et que rien n'est fait pour les classes populaires et moyennes, a porté dans la campagne.

Pour le coprésident du PS, Cédric Wermuth, les Suisses ont compris qu'il ne s'agissait que d'une subvention pour quelques-uns. "Cela divise le pays. Nous devrions vraiment arrêter avec cette politique, a déclaré le conseiller national argovien à la radio alémanique SRF.

Les citoyens ont montré pour la deuxième fois cette année qu'ils en ont assez de la politique fiscale d'Ueli Maurer et des partis bourgeois, qui ne profite ni à la population, ni aux PME, se réjouissent les Vert-e-s.

Un projet complexe

La modification de la loi sur l'impôt anticipé est un projet complexe, a relevé le conseiller national Thomas Matter (UDC/ZH) sur les ondes de la radio SRF. Cela a joué un rôle décisif dans son rejet par le peuple.

L'issue serrée de la votation constitue toutefois un signe positif à ses yeux. "Personnellement, je suis presque encore positivement surpris". Ces dernières années, plusieurs projets fiscaux allégeant la charge fiscale de l'économie ont été rejetés. "Mais ce dernier résultat montre que l'on prend de plus en plus conscience du fait que l'on affaiblit ainsi notre prospérité", relève M. Matter.

De leur côté, les Vert'libéraux regrettent une "occasion manquée". Le parti continuera de s'engager pour un renforcement de la place économique du pays dans le domaine du marché des capitaux étrangers.

Pour le Centre, la réforme aurait aussi profité à la population. "Rien que les économies sur les coûts d'intérêts, jusqu'à 200 millions de francs par an, auraient pu alléger les budgets de la Confédération, des cantons et des communes", relève le conseiller national Philipp Kutter (ZH).

Arguments "démagogiques"

Les adversaires de la suppression de l'impôt anticipé sur les obligations "ont réussi à faire peur avec des arguments démagogiques", déplore le conseiller national Olivier Feller (PLR/VD). Il cite notamment des pertes de recettes fiscales fortement grossies ou une réforme qui favoriserait soi-disant la fraude fiscale.

Le Vaudois, interrogé par Keystone-ATS, remarque tout de même un rejet moins net que pour la votation sur la suppression du droit de timbre d'émission. Mais une partie de la classe moyenne votant habituellement au centre-droit a sans doute estimé que l'on a déjà fait beaucoup pour l'économie et la place économique et qu'il est temps de faire quelque chose pour les personnes, analyse M. Feller.

L'enjeu de la réforme de l'OCDE

Pour la droite, le centre et les milieux économiques, il s'agit de réussir à nouveau à montrer qu'une économie prospère est favorable au bien commun. Le prochain enjeu est maintenant celui de la mise en oeuvre de la réforme fiscale de l'OCDE, fondamentale pour l'économie suisse. "Nous n'avons pas le droit d'échouer", alerte M. Feller.

Un point de vue partagé par l'Union suisse des arts et métiers (usam). La faîtière des PME regrette une occasion manquée dimanche de rapatrier des recettes fiscales en Suisse et de remédier à un désavantage lié au lieu d’implantation dans la concurrence fiscale internationale, dans la perspective de l’introduction du taux d’imposition minimal exigé par l'OCDE.

Avec ce "non", la Suisse a manqué l'opportunité de rapatrier des recettes fiscales et des activités commerciales, abonde economiesuisse. La suppression partielle de l'impôt anticipé aurait été un pas important pour maintenir l'attractivité de la place économique suisse.

L'association SwissHoldings, qui réunit les 61 plus grandes entreprises de l'industrie et des services cotées en bourse, prend acte du rejet d'un projet "qui aurait profité à toute la Suisse". Elle regrette une occasion manquée de renforcer le marché des capitaux étrangers et de simplifier le financement de ses membres.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Procès pour harcèlement sexuel contre Goldman Sachs en juin

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"La présentation des accusations par les plaignantes ne reflète pas la réalité de Goldman Sachs", a affirmé un porte-parole de la banque. (© KEYSTONE/EPA/JUSTIN LANE)

Un juge fédéral de New York a fixé au 5 juin 2023 le début d'un procès en recours collectif contre la banque Goldman Sachs. Cette dernière est accusée par plus de 1400 employées et ex-employées de discrimination sexiste et harcèlement.

Les avocats des plaignantes, qui ont occupé des postes d'associées ou de vice-présidentes, ont déposé jeudi des documents judiciaires contenant des témoignages accablants pour la banque américaine d'investissement, notamment l'évocation de sept agressions sexuelles à caractère criminel (viol et tentative de viol).

Les accusations comprennent également au moins 75 cas de comportements inappropriés sur le lieu de travail (attouchements, commentaires déplacés, demande de relation sexuelle) ainsi que des discriminations salariales ou des refus de promotion à des employées au motif de leur sexe.

Culture d'entreprise en cause

Les avocats des plaignantes dénoncent une culture d'entreprise propice aux comportements sexistes et misogynes. "Goldman est au courant de ces problèmes et tolère les responsables qui se livrent à des stéréotypes de genre, du harcèlement sexuel et/ou du favoritisme de genre", écrivent-ils.

Les faits qui seront jugés remontent à juillet 2002 et s'étalent sur près d'une décennie. Le recours collectif a lui été enclenché à partir de 2010.

"Enfin briser le plafond de verre"

"J'espère que ce procès va enfin aider à briser le plafond de verre pour les femmes à Wall Steet et établir un précédent pour d'autres secteurs où la discrimination de genre est généralisée", a déclaré Cristina Chen-Oster, l'une des plaignantes principales de l'action collective, citée dans un communiqué.

"Nous devons rendre transparentes des pratiques qui paraissaient jusqu'à présent intouchables", a-t-elle ajouté.

La banque nie

"La présentation des accusations par les plaignantes ne reflète pas la réalité de Goldman Sachs", a soutenu un porte-parole de la banque. "Beaucoup de ces accusations ont plus de 20 ans et ont été présentées de manière sélective, imprécise et sont incomplètes", a-t-il poursuivi.

"La discrimination, le harcèlement et la maltraitance sont inacceptables pour Goldman Sachs et donnent lieu à des sanctions lorsque nous les identifions, y compris le licenciement", a ajouté le représentant.

La banque n'a pas souhaité faire de commentaires sur les cas particuliers "par respect pour les personnes concernées".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Économie

Autoroute A9: le tube nord du tunnel de Viège (VS) est ouvert

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Le conseiller d'Etat valaisan Franz Ruppen lors de l'inauguration vendredi du tube nord du tunnel de Viège. (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Une partie de l'autoroute A9 qui permettra de contourner Viège est terminée: le tube nord dans lequel circuleront les véhicules en direction du Valais romand a été ouvert vendredi. Tout comme le tunnel de chevauchement en provenance des vallées de Saas et de Zermatt.

Les premiers véhicules ont emprunté le tube nord du tunnel de Viège de l'autoroute A9 en début d'après-midi. Ils ont pu se rendre de Brigue à Viège-Ouest sans passer par la route cantonale.

"Pour les automobilistes, c'est un gain de temps d'environ cinq minutes; ce n'est pas beaucoup, mais c'est un pas dans la bonne direction", a indiqué à Keystone-ATS Franz Ruppen, chef du département de la mobilité, du territoire et de l'environnement (DMTE). L'ouverture du tube nord permettra surtout de délester la ville haut-valaisanne du trafic de transit, "un gain de qualité de vie pour les habitants".

Le travail pénible des mineurs

Les travaux du tube long de 2,69 kilomètres et du tunnel de chevauchement ont débuté en 2014. Ils ont nécessité un investissement de 350 millions de francs environ, y compris pour les équipements d'exploitation et de sécurité.

L'un des défis majeurs du chantier a été la structure "très variée de la roche", a expliqué Martin Hutter. Le chef du service valaisan de la construction des routes nationales évoque aussi le travail pénible des mineurs qui durant tout l'hiver n'ont vu le jour ni le matin à leur arrivée ni le soir à leur sortie du chantier.

Le tunnel de chevauchement reliant les vallées de Saas et Zermatt à la plaine du Rhône a aussi été mis en service vendredi. L'entier du contournement "constitue une étape importante de la construction de l'autoroute A9 dans le Haut-Valais", estime le canton.

Un milliard de francs

L'actuel tunnel du Vispertal (2,4 kilomètres) est, lui, en transformation et servira de tube sud du tunnel de Viège. Les travaux de rénovation ont débuté en 2019 et l'inauguration du tube est espérée pour fin 2024/début 2025.

Au total, le contournement de Viège devrait coûter un peu plus de un milliard de francs. Un coût supporté à 96% par la Confédération et à 4% par le canton du Valais.

Excepté Finges

L'autoroute A9 dans le Haut-Valais devrait être terminée en 2026, la traversée du bois de Finges exceptée. Pour ce dernier tronçon de 8,5 kilomètres entre la jonction de Sierre-Est et La Souste, aucune date n'est avancée pour l'heure.

Le coût de la traversée de Finges répertorié à l'inventaire fédéral des paysages d'importance nationale est estimé à 1 milliard de francs. Un montant qui s'explique notamment par le fait que 75% du tronçon sera en tranchée couverte et tunnel.

Au total, l'A9 dans le Haut-Valais s'étendra sur 35,3 kilomètres et son coût total est estimé à 4 milliards de francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Londres ouvre les vannes budgétaires pour contrer inflation

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Ce soutien massif aux factures énergétiques devrait coûter 60 milliards de livres pour les six premiers mois. (Archives) (© KEYSTONE/AP/Emilio Morenatti)

Gel des factures énergétiques, baisses d'impôts, durcissement de minima sociaux et dérégulation : Londres dévoile vendredi un cocktail de mesures pour relancer une croissance au tapis et tenter d'atténuer l'inflation.

Ces mesures pourraient avoir des effets secondaires potentiels sévères pour les finances publiques, avertissent des analystes.

Avec une inflation à quasi 10%, une économie en récession selon la Banque d'Angleterre, une confiance aux tréfonds et une livre déprimée, le nouveau chancelier de l'Échiquier Kwasi Kwarteng espère administrer une potion revivifiante aux ménages et aux entreprises.

"Pendant la pire crise énergétique depuis des générations, ce gouvernement est aux côtés des gens", a clamé M. Kwarteng au Parlement, ajoutant qu'il voulait "réformer le versant de l'offre dans l'économie" en "baissant les impôts pour doper la croissance".

"C'est comme ça que nous inverserons le cercle vicieux de la stagnation" économique, a-t-il insisté.

La mesure phare du "mini-budget", tel qu'il est surnommé, sera le gel des factures d'énergie pour deux ans, à 2.500 livres pour un ménage moyen, une ristourne d'au moins 1.000 livres financée par le gouvernement.

Les entreprises ne sont pas en reste et voient leurs factures prises en charge pour moitié environ pour six mois.

Les prix du gaz et de l'électricité ont flambé depuis le début de la guerre en Ukraine, à cause des limitations sur l'approvisionnement en hydrocarbures venus de Russie, et le Royaume-Uni est particulièrement dépendant du gaz.

Recettes des Conservateurs

Ce soutien massif aux factures énergétiques devrait coûter 60 milliards de livres pour les six premiers mois, a chiffré Kwasi Kwarteng, dont le cocktail de mesures comprend aussi une bonne dose de recettes prisées des Conservateurs, notamment des baisses d'impôts.

L'abaissement des contributions sociales est confirmé pour les entreprises ("social levy") comme pour les ménages ainsi que la suspension de certains prélèvements écologiques.

Le ministre des Finances a également confirmé une baisse de la taxe sur les transactions immobilières et annoncé un abaissement du taux maximal d'impôt sur le revenu, de 45% à 40%.

La première ministre Liz Truss a reconnu elle-même que la politique de son gouvernement favorisera surtout les plus aisés.

"Au lieu de défendre les gens qui travaillent, les Conservateurs protègent les profits des géants de l'énergie", qui ont bénéficié de la flambée des prix des hydrocarbures depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, a accusé la responsable travailliste pour les finances, Rachel Reeves.

Elle note que le plafond des prix de l'énergie mis en place par Liz Truss et Kwasi Kwarteng va coûter des dizaines de milliards de livres qui seront financés par l'emprunt, avec une addition qui devrait retomber sur le contribuable.

L'association de lutte contre la pauvreté Oxfam parle de son côté d'une politique "gagnant gagnant pour les plus riches".

Les économistes s'inquiètent que le mélange de baisses d'impôts et d'aides massives, financé par l'emprunt, s'annonce toxique pour les finances publiques.

L'Institut des études budgétaires (IFS) a averti que le plan Truss risquait de mettre la dette sur une "trajectoire insoutenable".

"Remettre au travail"

Autre mantra conservateur martelé par le nouveau chancelier de l'Échiquier : "remettre la Grande-Bretagne au travail".

Alors que le marché de l'emploi britannique souffre d'un grave manque de travailleurs, l'accès au revenu minimal ("universal credit") va être assorti d'obligations pour certaines personnes qui travaillent moins de 15 heures par semaine.

Cela pourrait inclure le fait de "postuler à un emploi, participer à des entretiens d'embauche", ajoute le Trésor, qui veut aussi inciter les plus de 50 ans à revenir sur le marché du travail, dont ils sont sortis en grandes proportions depuis la pandémie, notamment pour cause de maladies longues.

Afin d'attirer des investissements au Royaume-Uni et notamment dans le secteur financier de la City, Kwasi Kwarteng et Liz Truss veulent aussi s'afficher comme des hérauts de la dérégulation post-Brexit.

Kwasi Kwarteng a notamment annoncé vendredi une suppression des limites héritées de l'UE sur les bonus de la City.

Enfin, le Trésor ambitionne de créer 38 zones "d'investissement" dérégulées, ressemblant au projet de ports francs du gouvernement conservateur précédent.

Kwasi Kwarteng a aussi prévenu que le droit de grève allait être plus encadré et limité aux cas où les négociations salariales ont échoué, après que le gouvernement précédent a déjà autorisé le recours aux intérimaires pour atténuer l'impact des mouvements sociaux.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Zone euro: la contraction de l'économie se renforce en septembre

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Les 19 pays partageant la monnaie unique enregistrent leurs "plus faibles performances économiques depuis 2013", à l'exception de la période marquée par les confinements dus à la pandémie. (Archives) (© KEYSTONE/AP/MICHAEL PROBST)

Le recul de l'activité économique en zone euro s'est accéléré en septembre dans le secteur privé, accentuant la crainte d'une récession alimentée par la flambée des prix, selon l'indice PMI Flash publié vendredi par S&P Global.

L'indice, calculé sur la base de sondages d'entreprises, est tombé à 48,2, son plus bas niveau depuis 20 mois, contre 48,9 en août. Il baisse pour le troisième mois consécutif. Un chiffre inférieur à 50 signale une contraction de l'activité.

"Une récession économique se dessine dans la zone euro, les entreprises de la région ayant signalé une dégradation de la conjoncture ainsi qu'une accentuation des tensions inflationnistes, liée à une flambée du coût de l'énergie", a commenté Chris Williamson, économiste de S&P, cité dans un communiqué.

L'indice de septembre correspond, selon lui, à une baisse du produit intérieur brut (PIB) de 0,1% au troisième trimestre.

Les 19 pays partageant la monnaie unique enregistrent leurs "plus faibles performances économiques depuis 2013", si l'on met à part la période des confinements durant la pandémie de Covid en 2020, a expliqué M. Williamson.

"C'est en Allemagne que la conjoncture s'est le plus fortement détériorée", a-t-il souligné. La première économie de la zone euro subit la plus forte dégradation de sa conjoncture depuis 2009 quand l'activité mondiale avait été laminée par la grande crise financière.

Les indicateurs avancés européens n'annoncent rien de bon pour les prochains mois. Ils laissent au contraire "présager une accélération de la contraction au quatrième trimestre", a averti cet expert.

D'après S&P, les difficultés d'approvisionnement se sont "quelque peu atténuées". Mais désormais "les questions énergétiques et la hausse du coût de la vie s'inscrivent au coeur des préoccupations des entreprises".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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