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Suisse

Pour un recensement des crimes LGBTI-phobes

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Les communautés LGBTI+ demandent des statistiques officielles recensant les crimes haineux à leur égard. (Photo: D.R.)

Les crimes haineux contre les personnes LGBTI+ doivent être recensés en tant que tels. C’est le principal message des motions qui sont ou seront déposées ce mois dans 13 parlements cantonaux. En terres vaudoises, c’est la députée Léonore Porchet qui déposera le texte ce mardi.

Elles veulent des chiffres pour agir. Les communautés LGBTI+ demandent des statistiques officielles recensant les crimes haineux à leur égard. À l’occasion de la journée internationale contre l’homo-, la bi-, la trans- et l’interphobie, elles ont annoncé que des motions en ce sens seront, ou ont été déposées, dans 13 cantons. Tous les cantons romands participent à cette action concertée, à l’exception de Genève qui a déjà pris les devants. En Suisse, les violences envers les personnes LGBTI+ ne sont pas recensées en tant que telles, ce qui ne permet pas d’agir en amont. Muriel Waeger, directrice romande de l'Organisation suisse des lesbiennes (LOS) et de Pink Cross, la Fédération suisse des hommes gais et bi :

Muriel WaegerDirectrice romande de LOS et de Pink Cross

Pink Cross, la Fédération suisse des hommes gais et bi, a mis en place une helpline en Suisse allemande qui lui permet de saisir une petite partie de l'ampleur de ces crimes contre l’homo-, la bi-, la trans- et l’intersexualité :

Muriel WaegerDirectrice romande de LOS et de Pink Cross

Selon Muriel Waeger, avoir des chiffres sur les agressions dont sont victimes les personnes LGBTI+ permettrait de mettre en lumière l'ampleur du phénomène et agir en conséquence :

Muriel WaegerDirectrice romande de LOS et de Pink Cross

Les motions contiennent un second volet. A l’image des polices vaudoise, lausannoise et genevoise, les textes demandent que les corps de police soient formés à la prise en charge des victimes LGBTI+. Aymeric Dallinge, président du PAV, le Pôle agression et violence qui s’occupe de cette formation dans le canton de Vaud :

Aymeric DallingePrésident du Pôle agression et violence

Pour Aymeric Dallinge, la formation du corps de police est d'autant plus importante parce qu’ils sont en première ligne pour accueillir les victimes. Or, une prise en charge adéquate, c’est encourager les victimes LGBTI+ à porter plaine, selon Aymeric Dallinge :

Aymeric DallingePrésident du Pôle agression et violence

Dans le canton de Vaud

En terres vaudoises, c’est la députée Léonore Porchet qui déposera le texte mardi prochain au Grand Conseil. Selon l’élue Verte, avoir des chiffres permettrait d'agir en termes de politique publique. Léonore Porchet :

Léonore PorchetDéputée Les Verts, VD

Sa motion, comme les autres, contient le volet sur la formation et la sensibilisation des corps de police à la prise en charge des victimes LGBTI+. Une formation existe déjà pour la gendarmerie vaudoise et la police lausannoise. Elle est donnée par le Pôle agression et violence, mais Léonore Porchet souhaite aller plus loin :

Léonore PorchetDéputée Les Verts, VD

La députée estime que ce que proposent les motions est d'autant plus important que lorsqu'une agression a lieu contre une personne LGBTI+, c'est toute une communauté qui est directement touchée :

Léonore PorchetDéputée Les Verts, VD

Les associations LGBTI+, qui sont à l’origine de ces motions, soulignent enfin que les statistiques leur permettraient de faire un meilleur travail en amont, notamment de prévention. Elles rappellent que le taux de suicide est 2 à 5 fois plus élevé chez les jeunes des communautés LGBTI+ qu'au sein du reste de la population.

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Lausanne

A la découverte de l'architecture lausannoise

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Le guide numérique propose 12 promenades aux quatre coins de la ville (Image d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le guide numérique et gratuit Laus'Arch s'enrichit de deux nouvelles balades à la découverte de l'architecture lausannoise. La première propose une boucle contemplative dans le quartier de l'avenue de Morges, la seconde une promenade autour de l'avenue d'Echallens.

Avec 21 fiches informatives, la promenade de l'avenue de Morges plonge dans un secteur fortement lié aux transports ferroviaires et qui s'est construit par agglomération de nouveaux quartiers des années 1920 jusqu'aux années 2010. Le tracé de 2,3 kilomètres permet de voir l'évolution contrastée de Lausanne durant le 20e siècle.

La seconde promenade et ses 22 objets répertoriés emmène le visiteur dans un quartier qui s'est presque entièrement développé sur l'ancien vignoble de Saint-Laurent. Sont à découvrir ou redécouvrir, entre autres, le bâtiment de la Bibliothèque jeunesse (1928), le square Maupas-Avenue de France (1934-1950) et le Centre pédagogique pour élèves handicapés de la vue (1979).

Laus'Arch est une mine d'informations à la portée de chacun. En complément à ces deux nouvelles excursions, les quatre premières promenades - Flon, Cité, la Sallaz et Vuachère - ont été revisitées. Le guide est disponible gratuitement dans l'application mobile officielle de la ville et propose désormais douze promenades.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Avignon, un carrefour pour les scènes romandes

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Le Festival d'Avignon commence dans quelques jours avec beaucoup de Romands à la fois sur scène et dans le public (archives). (© KEYSTONE/AP/CLAUDE PARIS)

Le Festival d’Avignon, du 4 au 25 juillet, reste un rendez-vous central pour les directions de théâtres romands. Pour Vincent Baudriller, directeur du Théâtre de Vidy, il reste à la fois un lieu de découverte artistique et un espace de rencontres essentiel.

"Avignon est un des plus grands festivals de théâtre francophone avec une programmation très diverse et internationale", explique Vincent Baudriller, ancien codirecteur du Festival d’Avignon à Keystone-ATS.

Cette année encore, il s'y rend. Des spectacles de Vidy sont régulièrement représentés à Avignon, dont "Le Jardin des Délices" de Philippe Quesne, "Le Sommet" de Christoph Marthaler ou encore cette saison "Thésée, sa vie nouvelle" de Valérie Dréville et Guy Cassiers. Dans l’autre sens, Vidy accueille également des créations d'Avignon comme "La Distance" de Tiago Rodrigues, ou des spectacles simplement repérés pendant le festival à l'instar de "Silence" de Mathilde Monnier et Lucie Antunes ou Carolina Bianchi avec "La mariée et bonne nuit Cendrillon".

Réseau de festivals

Interrogé sur la place d’Avignon, qu'il a codirigé de de 2003 à 2023, dans l’écosystème européen, il évoque un festival influent mais qui s'inscrit dans un réseau de rendez-vous internationaux. "Le théâtre de Vidy propose une programmation internationale et donc, avec Caroline Barneaud et Eric Vautrin avec qui je compose le programme, nous nous déplaçons aussi dans de nombreux festivals, comme le Kunstenfestival des arts à Bruxelles, les Wienerfestwochen à Vienne, le Grec à Barcelone, le Spielart à Munich, et aussi le Teatro a Mil à Santiago du Chili.

Ancien acteur du festival, il porte un regard particulier sur son évolution. "Mes débuts professionnels étaient au Festival d’Avignon où j’ai travaillé pendant 20 ans jusqu’en 2013", rappelle-t-il. Le "Off" a évolué: il le décrit comme une immense vitrine de la création mais aussi un espace marqué par une forte précarité. "La question du risque d’étouffement de la manifestation peut se poser", estime-t-il, en raison de sa croissance continue.

"Comme une saison entière à Vidy !"

"En revanche la taille du festival "In" est stable depuis longtemps, avec une cinquantaine de spectacles et 300 représentations, comme une saison entière à Vidy !", fait-il remarquer.

S’il devait retenir un moment marquant vécu à Avignon, il évoque "l’expérience de la nuit et du plein air dans la Cour d’honneur". Il cite notamment "le début de "Cesena" d’Anne Teresa de Keersmaeker à 4h30 du matin dans la nuit noire", ainsi que "le lever du jour après dix heures de spectacle de la trilogie de Wajdi Mouawad".

Le Festival d’Avignon reste, selon lui, fidèle à ses valeurs depuis sa création par Jean Vilar en 1947, celles "d’un festival de création et de démocratisation culturelle".

Actuellement, le festival dirigé par l’artiste Tiago Rodrigues continue de travailler "à faire du festival un lieu de création de rayonnement international mais aussi un lieu de débats et de questionnements", conclut-il. Des dimensions sur lesquelles Vincent Baudriller avaient beaucoup travaillé avec Hortense Archambault avec qui il codirigeait le festival.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Movodis: le processus de fusion de trois compagnies se poursuit

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Les compagnies Travys (ici sur la photo), MBC et LEB unissent leurs forces au sein d'une holding (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La fusion en une holding (movodis SA) des trois compagnies régionales du LEB (Lausanne-Echallens-Bercher), du MBC (Morges-Bière-Cossonay) et de Travys (Vallée de Joux-Yverdon-Ste-Croix) va de nouveau bon train. Le conseil d'administration de cette dernière se dit rassurée des dernières discussions et dit avoir obtenu des garanties sur la représentativité de la région du Nord vaudois.

La composition de la future direction de movodis avait été critiquée par Travys et la Ville d'Yverdon-les-Bains, qui se sentaient sous-représentées. Ils avaient ainsi demandé aux actionnaires de surseoir temporairement à l'échange de leurs actions Travys contre des actions movodis. Réunis vendredi soir en séance extraordinaire, le conseil d'administration a demandé à ses actionnaires à procéder à cet échange, écrit-il dans un communiqué.

Parmi les garanties obtenues, le siège de movodis SA établi à Yverdon-les-Bains assurera à l'ensemble des collaborateurs engagés par la société d'exercer leur activité sur ce site (environ 150 personnes). La nomination de la direction élargie de movodis SA tiendra par ailleurs mieux compte des équilibres régionaux.

Le conseil d'administration de movodis SA, créé le 1er avril dernier et dont le siège sera donc à Yverdon, a récemment nommé Pierre-Alain Perren au poste de directeur général de la nouvelle holding. Le directeur général actuel des MBC depuis 2022 doit prendre ses fonctions le 1er janvier 2027. Même date pour l'entrée en fonction de movodis SA, une fois les échanges d'actions effectués par les trois compagnies.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

La moitié des bovins privés de pacage en France a trouvé un plan B

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Un quart des bovins vaudois concernés par l'interdiction d'estivage a trouvé un plan B sur des alpages du canton (image symbolique). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

La moitié des quelque 4000 bovins vaudois interdits d'estivage en France afin d'éviter d'introduire la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en territoire suisse a pu trouver des places sur d'autres pâturages. L'autre moitié a toutefois été contrainte de rester à la ferme, occasionnant d'importants défis pour les agriculteurs concernés.

Parmi les 2000 bêtes à bénéficier d'une solution alternative, la moitié a "trouvé une place sur d'autres alpages du canton", tandis que l'autre moitié estive "dans d'autres régions ou sur d'autres exploitations en plaine", a indiqué à Keystone-ATS Martin Pidoux, directeur de l'association vaudoise de promotion des métiers de la terre, Prométerre. Une bourse d'échange romande mettant en relation les éleveurs disposant de places d'alpage avec ceux cherchant des solutions pour leurs bêtes a été mise sur pied.

Martin Pidoux décrit les éleveurs concernés comme "résilients" mais aussi "désabusés" par la situation. "Même s'ils comprennent la nécessité de rester indemnes de DNC en Suisse, la majorité estime qu'un estivage en France aurait été possible, moyennant certaines précautions, comme des vaccins préalables ou une séparation stricte des animaux", explique-t-il.

Coup dur

Annoncée en février par l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), la décision de priver les bovins d'estivage en France pour la saison 2026 a été un coup dur pour les paysans concernés. Quelque 160 éleveurs vaudois représentant 4000 bêtes, -principalement le long du Jura, de La Rippe à Yverdon-, ont été touchés.

Une trentaine d'éleveurs genevois ainsi que quelques éleveurs neuchâtelois, jurassiens et fribourgeois représentant environ 2000 animaux sont également concernés.

En temps normal, les vaches partent vers la mi-mai sur les pâturages d'altitude et ne reviennent en plaine qu'à la fin de l'été. Pour les paysans, les bovins qui restent à la ferme pendant cette période impliquent "forcément un gros travail supplémentaire, car il faut s'occuper de tous ces animaux en plus des autres travaux", comme les foins et les moissons, relève le directeur de Prométerre.

Alimentation, chaleur et fumier

Pour les éleveurs qui n'ont pas trouvé de solution alternative, la question de l'alimentation constitue le défi principal. Alors que sur le pâturage, les bovins broutent l'herbe à disposition, la situation se complique pour les bêtes restées à la ferme.

"Il faut disposer de fourrage pour les nourrir, soit en puisant dans les stocks des années précédentes, soit en consacrant plus de surfaces fourragères, soit en achetant ce fourrage à des collègues", souligne M. Pidoux.

L'alimentation et le surcroît de travail ne constituent toutefois pas les seuls défis. "La gestion de la chaleur estivale en plaine" cause également des soucis, relève le député au Grand Conseil vaudois et agriculteur José Durussel pour Keystone-ATS. "Avec ces températures on garde les vaches à l'intérieur, certaines exploitations possèdent des ventilateurs", explique l'élu UDC.

La situation complique aussi le bilan de fumure. Cette notion abstraite pour qui n'est pas du milieu, touche une réalité bien concrète, à savoir les déjections supplémentaires (et donc le surcroît de fumier) occasionnées par les animaux restés à la ferme. En effet, pour toucher les paiements directs, les agriculteurs ne doivent pas dépasser un certain volume de fumier par rapport à la taille de leur exploitation.

Aides en discussion

Malgré ces difficultés, José Durussel salue la "vraie solidarité entre les éleveurs", qui a permis de trouver des solutions sur d'autres alpages, parfois jusqu'en Valais. Il relève également que pour les éleveurs qui ont dû se résoudre à garder leurs vaches - souvent des génisses - en plaine, la situation relève aussi du crève-coeur.

"Ça leur fait de la peine, parce que l'été elles sont bien à la montagne. Et puis l'animal, ça l'endurcit de monter à l'alpage et de dormir dehors", glisse-t-il.

Des aides financières pour les éleveurs touchés sont actuellement en discussion, tant au niveau cantonal que fédéral, indique Prométerre. L'association souligne cependant qu'aucune décision n'a encore été prise.

Risque toujours élevé

Dans sa réponse à une résolution du député PLR Pierre-François Mottier, le Conseil d'Etat vaudois se dit ouvert à autoriser temporairement et sous certaines conditions l'augmentation du nombre de bêtes prévues sur les pâturages. Il se dit également ouvert à des dérogations concernant le bilan de fumure.

En revanche, il n'envisage pas, pour l'heure, de permettre le pâturage en forêt, ni d'assouplir les règles d'utilisation des surfaces de promotion de la biodiversité.

A ce jour, aucun cas de DNC n'a été détecté en Suisse. Le dernier foyer découvert en France remonte au 2 janvier dernier. Un foyer a été signalé en Espagne le 3 mars, tandis que trois foyers ont été découverts au mois de mai en Sardaigne, indique un document de l'OSAV datant du mois de mai. Celui-ci considère que "compte tenu de la situation épidémiologique actuelle, le risque d'une introduction du virus de la DNC en Suisse est élevé".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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