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Suisse

Libéralisation des ventes d'armes abandonnée

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Le Conseil fédéral renonce à son projet de libéralisation des ventes d'armes vers les pays en conflit armé interne (archives). (©KEYSTONE/URS FLUEELER)

La Suisse ne va pas exporter d'armes vers les pays en conflit armé interne. Le Conseil fédéral a décidé mercredi d'abandonner son projet. Celui-ci avait soulevé une bronca. Une initiative populaire aurait pu être lancée pour le contrecarrer.

Cette réforme ne bénéficie plus du soutien politique nécessaire, notamment dans les commissions de la politique de sécurité, fait valoir le gouvernement. Persister aurait en outre pu avoir des effets contreproductifs sur la pratique actuelle en matière d’autorisation d’exportation de matériel de guerre.

Le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann avait ouvert les feux dans la matinée, dans une interview à 24 Heures et La Tribune de Genève, en évoquant plutôt une suspension. "Nous avons beaucoup discuté et pesé les pour et les contre et nous sommes parvenus nous-mêmes à la conclusion qu'il n'était ni très réaliste, ni très intelligent de continuer le processus de libéralisation dans un tel moment."

Première décision en juin

L'ordonnance interdit actuellement d'exporter si le pays de destination est impliqué dans un conflit armé interne ou international. En juin, le gouvernement avait décidé de revoir ce texte. L'industrie suisse d'armement insistait depuis des mois pour assouplir la législation.

Le Conseil fédéral voulait qu'il soit possible d’accorder une autorisation d’exportation s’il n’y a aucune raison de penser que le matériel de guerre sera utilisé dans un conflit armé interne. Selon lui, la dérogation envisagée ne se serait pas appliquée à des pays rongés par la guerre civile, comme le Yémen ou la Syrie aujourd’hui.

Le gouvernement souhaitait par ailleurs que l'octroi d'une autorisation d'exporter vaille deux ans au lieu d'un. Il voulait aussi aussi qu'il soit possible de prolonger d’un an, et non plus de six mois, la durée de ces autorisations.

Bronca

Cette décision de principe a soulevé une bronca. Le Conseil national s'y est opposé sur la base d'une motion du PBD, demandant que le Parlement tranche lui-même la question. Seule la droite a soutenu le gouvernement.

Une coalition de milieux opposés à cette libéralisation avait auparavant menacé de lancer une "initiative de rectification" si le Parlement ne parvenait pas à faire reculer le Conseil fédéral. Elle veut revenir au régime prévalant avant 2014. Les exportations vers des pays violant les droits de l'homme avaient alors été assouplies.

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Culture

Corsier (VD): pas de réunion record de Charlots au Chaplin's World

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429 personnes déguisées en Charlot ont posé, ensemble, à l'occasion des 10 ans de Chaplin's World, le musée consacré à la vie de Charlie Chaplin. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le musée Chaplin's World à Corsier-sur-Vevey (VD) célèbre cette année son dixième anniversaire. Pour marquer l'événement, 429 participants déguisés en Charlot se sont rassemblés dimanche dans ses jardins. Ensemble, ils ont formé un "10" géant, devant le manoir de Ban.

Cet événement n'était que le deuxième rassemblement de personnes habillées du fameux melon noir, de la moustache et de la canne de Chaplin. Le résultat de dimanche est inférieur de 233 à celui enregistré, au même endroit, en 2017 (662 participants), selon un décompte des organisateurs transmis à Keystone-ATS.

Le record mondial tient donc toujours. Le comité d'organisation s'était fixé d'atteindre les 1000 Charlots.

Cette tentative de record accompagne les nombreuses activités et animations imaginées pour fêter le 10e anniversaire du musée. Entièrement tournée vers le septième art, l'institution a pris ses quartiers sur les hauts de Vevey en 2016. Elle a transformé et adapté le manoir de Ban, résidence de Charlie Chaplin durant les 25 dernières années de sa vie, en un musée immersif.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Publicité Migros: des défenseurs des animaux déposent une plainte

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Migros devrait encourager la vente de produits végétaux: "Ce serait en effet réellement respectueux des animaux", indique l'organisation "Werbemist". (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Une alliance d’organisations de protection des animaux critique une publicité de Migros: l’affirmation "Toujours d’actualité: le bien-être animal" embellit la réalité, selon elles. Le distributeur rejette ces accusations.

L’équipe de "Werbemist" (publicité bidon) prévoit de déposer dans les prochains jours une plainte auprès de la Commission suisse pour la loyauté (CSL), a-t-elle indiqué dimanche à Keystone-ATS, revenant sur une information de la SonntagsZeitung. Derrière "Werbemist" se trouvent les organisations de protection des animaux "Animal Rights Switzerland", "Sentience" ainsi que la "Fondation pour l’animal en droit (TIR)" et "Tier im Fokus (TIF)".

L’affirmation "Toujours d’actualité: le bien-être animal", utilisée dans une campagne publicitaire de Migros, est "cynique" au regard des graves problèmes de protection des animaux dans l’élevage, affirme les organisations. Et celles-ci d'évoquer notamment de douloureuses fractures du bréchet, un os de la poitrine, chez les poules pondeuses ou l’étourdissement au CO2 des porcs qui provoque une panique due à leur suffocation.

Malgré cela, Migros peut utiliser les labels "bien-être animal" ou "respectueux des animaux" à des fins publicitaires, ces termes n’étant pas protégés juridiquement, selon "Werbemist". Dans sa plainte, l’alliance de protection des animaux accuse ainsi Migros de "welfare washing" (de s'en laver les mains).

Migros a rejeté ces accusations. Le bien-être animal constitue un engagement clair de l’entreprise, a déclaré une porte-parole à Keystone-ATS. Les standards sont régulièrement contrôlés et des améliorations mises en ½uvre. Il est toutefois également clair, a ajouté Migros, que les défis liés à l’élevage ne peuvent être abordés "qu’en collaboration avec l’agriculture, la recherche et les autorités".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

L'avenir de l'Ukraine se dessine également en Suisse

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Plus de 300 représentants de la diaspora ukrainienne, venus de 50 pays, se sont réunis à Berne pour échanger leurs points de vue. (© Ukrainian World Congress/Ukrainischer Verein der Schweiz)

Le Congrès mondial ukrainien, qui se tenait pour la première fois en Suisse, s'est achevé dimanche à Berne. La Suisse est en train de devenir un lieu important pour le dialogue, la coopération et les partenariats à long terme avec l'Ukraine, selon les organisateurs.

Le Global Ukrainian Summit rassemble des représentants clés du gouvernement ukrainien et des institutions publiques, ont indiqué les responsables à Keystone-ATS. Plus de 300 représentants de la communauté ukrainienne mondiale issus de 50 pays étaient présents pendant trois jours dans la capitale fédérale. Jacques Gerber, délégué du Conseil fédéral pour l’Ukraine, y a également participé.

La communauté joue un rôle décisif

La question du rôle de la société civile dans le soutien à l’Ukraine était au centre du sommet. Et ce, tant pour la défense de sa liberté et de sa souveraineté face à l'invasion russe que pour la reconstruction à long terme de ce pays ravagé par la guerre.

Mariana Betsa, vice-ministre des Affaires étrangères de l’Ukraine, a souligné le rôle décisif de la communauté ukrainienne mondiale. L’avenir de l’Ukraine ne se dessine pas seulement à l’intérieur de ses frontières, mais partout où vivent des Ukrainiens.

"La diaspora ukrainienne mondiale joue un rôle crucial pour mobiliser le soutien en faveur de l’Ukraine, attirer l’attention internationale sur la guerre et apporter une aide concrète", a déclaré Paul Grod, président de l’Ukrainian World Congress, dans le communiqué. Le sommet de Berne est une occasion importante pour rassembler les forces et transformer la solidarité en actions concrètes.

La sécurité, condition préalable au retour

Outre les questions politiques, le programme a abordé le soutien international, la sécurité, la reconstruction, le travail auprès des jeunes, la diplomatie culturelle et l’évolution du rôle de la diaspora ukrainienne mondiale.

Devant les délégués, Ilona Havronska, ministre ukrainienne de la Politique sociale, de la Famille et de l’Unité, a expliqué que la sécurité restait la condition préalable au retour de millions de personnes déplacées et que l’Etat travaillait d’ores et déjà à des solutions à long terme.

L'ambassadrice d'Ukraine en Suisse et au Liechtenstein, Iryna Wenediktowa, a quant à elle souligné la nécessité de mesures internationales coordonnées, allant de sanctions à l'utilisation des avoirs gelés, en passant par des poursuites pénales internationales.

L’Ukrainian World Congress est actif depuis environ 60 ans, selon le communiqué. L’Association ukrainienne de Suisse, coorganisatrice du sommet, crée activement des ponts entre la Suisse et l’Ukraine depuis 1945.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le Secrétariat d'État aux migrations supprime plus de 100 postes

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Au début de l'année, le SEM a annoncé la suppression de 83 postes. On vient d'apprendre que 108 postes à temps plein supplémentaires seront supprimés début 2027. (Photo d'archive) (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le Secrétariat d'État aux migrations (SEM) a annoncé la suppression de 108 postes. Certains d'entre eux étaient financés à titre temporaire, alors que d'autres sont victimes de mesures d'économie.

La majorité des postes supprimés sont des emplois à durée déterminée. Ceux-ci avaient été attribués temporairement au SEM “afin de résorber les dossiers en attente dans le domaine de l’asile”, a indiqué le SEM dimanche à Keystone-ATS. Comme cette résorption sera achevée dans quelques mois, le SEM peut désormais supprimer ces postes.

A la suite du paquet de mesures d'allègement budgétaire mis en place par le Conseil fédéral et le Parlement, certains postes à durée indéterminée seront également supprimés, a précisé le SEM dans le "Sonntags-Blick". Les suppressions liées à ce paquet, ainsi qu’à l’augmentation des coûts moyens du personnel, concernent l’ensemble du Secrétariat d’État.

La suppression de ces postes sera effective début 2027. Les collaborateurs concernés devraient en être informés dès le mois de juin. Après ces suppressions, le SEM disposera encore d'environ 1280 postes à temps plein en 2027. Début 2026, le SEM avait déjà supprimé 83 postes.

"Les ressources en personnel dans le domaine de l'asile dépendent en principe du nombre de demandes d'asile reçues", avait écrit le SEM fin mars. Or, celles-ci ont été moins nombreuses en 2025. Cette année encore, le SEM s'attend à un nombre de demandes inférieur à celui des années 2022 à 2024.

Récemment, le nombre de demandes d’asile en suspens a d’ailleurs été réduit de 45% fin mars. À cette date, environ 8600 demandes d’asile étaient encore en suspens.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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