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Suisse

Exportations d’armes facilitées

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Les exportations d'armes vers les pays en conflit armé interne seront autorisées moyennant certaines conditions. Le Conseil fédéral a décidé vendredi d'assouplir l'ordonnance sur le matériel de guerre. Cette décision de principe doit encore être enterrinée.

Depuis 2014, l'ordonnance interdit actuellement d'exporter si le pays de destination est impliqué dans un conflit armé interne ou international. L'ancien ministre des affaires étrangères Didier Burkhalter s'était opposé à assouplir la législation.

Il faut permettre au Conseil fédéral et à l’administration de procéder à une appréciation plus nuancée des exportations, tout en respectant les obligations internationales et les principes de la politique étrangère de la Suisse, estime désormais le gouvernement. Il n’est aujourd'hui pas possible de faire une distinction selon le type de matériel de guerre et en fonction du destinataire final spécifique.

Dérogation

Il devrait donc désormais être possible d’accorder une autorisation d’exportation s’il n’y a aucune raison de penser que le matériel de guerre sera utilisé dans un conflit armé interne. La dérogation envisagée ne s’appliquerait pas à des pays rongés par la guerre civile, comme le Yémen ou la Syrie aujourd’hui, affirme le gouvernement.

Même avec cette modification, le régime suisse reste plus strict que celui prévu par la position commune des États membres de l’UE, poursuit-il.

Le Conseil fédéral souhaite par ailleurs que l'octroi d'une autorisation d'exporter vaille deux ans au lieu d'un. Il devra aussi être possible de prolonger d’un an, et non plus six mois, la durée de ces autorisations. Ces dernières pourront être au besoin suspendues ou révoquées.

Le Conseil fédéral veut enfin que la préservation de la base industrielle puisse être prise en considération en tant que critère autonome dans la procédure d’autorisation. Il a chargé le Département fédéral de l’économie de lui présenter une adaptation de l’ordonnance sur le matériel de guerre.

Intérêts de l'industrie d'armement

L'industrie suisse d'armement insiste depuis des mois pour assouplir la législation. A l'appui de leurs doléances, les entreprises invoquent la délicate situation économique dans laquelle se trouverait la branche, avec des milliers d'emplois en jeu.

Le gouvernement "prend très au sérieux ces remarques". La Suisse dispose aujourd’hui d’une solide base industrielle mais celle-ci est exposée à une concurrence de plus en plus féroce. Et il est très difficile de reconstituer, une fois perdues, les capacités industrielles d’un pays, fait valoir le Conseil fédéral.

Et d'estimer que la pratique restrictive de la Suisse en matière d’autorisations est pour beaucoup dans le recul des exportations helvétiques ces dernières années. Afin d'assurer le maintien d’une capacité industrielle adaptée aux besoins de la défense, il est nécessaire de réexaminer régulièrement les conditions-cadre en matière d’exportation.

La Suisse a interrompu en mai 2015 ses livraisons d'armes vers l'Arabie saoudite. En avril 2016, il a toutefois ouvert les vannes en autorisant des exportations dans plusieurs pays impliqués dans la guerre au Yémen. Mais il a rejeté les demandes présentant des risques importants que le matériel soit utilisé dans le conflit.

Hausse en 2017

Après deux ans de baisse, les exportations d'armes ont remonté en 2017 pour se porter à 446,8 millions de francs (+34,7 millions). Les principaux pays destinataires ont été l'Allemagne (117,7 millions), la Thaïlande (87,6 millions) et le Brésil (32,9 millions). En 4e et 5e positions des pays destinataires figurent l'Afrique du Sud (32,7 millions) et les Etats-Unis (27,6 millions).

En 2017, le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) a refusé 48 demandes d'exportation de matériel de guerre. Ces dernières concernaient 21 pays, dont la Turquie, le Mexique, les Emirats arabes unis, le Koweït et l'Arabie saoudite. Selon le Sipri, l'institut international de recherche sur le contrôle des armes, la Suisse figure au 14e rang des pays exportateurs d'armes.

(ATS / KEYSTONE - URS FLUEELER)

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International

La Suisse à la pointe des écoles hôtelières, Lausanne en tête

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L'Ecole hôtelière de Lausanne (EHL) confirme sa position de leader mondial parmi les écoles de gestion hôtelière (archives - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Huit des dix meilleures écoles hôtelières du monde se trouvent en Suisse, selon le classement annuel établi par Quacquarelli Symonds (QS). L'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) occupe elle la tête dans trois domaines.

Au total, 29 programmes suisses se classent cette année parmi les dix premiers au monde, contre 26 en 2020 et 22 en 2019, relève mercredi QS. Le système d'enseignement supérieur suisse prend ainsi le 3e rang mondial, derrière les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Le classement couvre 51 disciplines et évalue plus de 1400 universités du monde entier.

Dans quatre disciplines, les universités suisses sont même les meilleures du monde. L'Ecole hôtelière de Lausanne (EHL) confirme par exemple sa position de leader parmi les écoles de gestion hôtelière. Au total, huit institutions suisses figurent parmi les dix meilleures mondiales en matière de gestion de l'hôtellerie et des loisirs, dont beaucoup pour la première fois cette année.

C'est le cas de l'Hotel Institute Montreux, qui a fait un bond de la 24e à la 6e place. "L'institut a obtenu de bons résultats en grande partie grâce aux retours positifs des employeurs sur les diplômés", a indiqué à Keystone-ATS Jack Moran, porte-parole de QS. Ce dernier a toujours constaté que la Suisse propose une formation de pointe en matière d'hospitalité.

L'EPFZ parmi les 10 premiers dans 15 disciplines

L'EPFZ a de nouveau obtenu la première place mondiale dans trois branches, à savoir les sciences de la Terre et de la Mer, la géologie et la géophysique. Dans douze autres disciplines, elle se classe parmi les dix premiers au monde, même si elle a reculé de quelques places dans sept de ces branches.

Selon M. Moran, il n'y a aucune raison particulière à ce léger repli de l'EPFZ. Au sommet, où la concurrence est féroce, même des changements minimes dans la "réputation académique", par exemple, peuvent entraîner une note légèrement inférieure, explique-t-il.

L'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) se classe quant à elle dans le top 10 en chimie, en Informatique et systèmes d'information, en Génie civil et structurel, ainsi qu'en Génie électrique et électronique. L'Université de Berne se classe 9e en médecine dentaire et la faculté commune Vetsuisse des universités de Berne et de Zurich prennent le 7e rang en médecine vétérinaire.

Quatre facteurs

L'évaluation de QS se base sur quatre facteurs-clés, pondérés différemment selon les matières. D'une part, des académiciens jugent la réputation académique des domaines des différentes hautes écoles. Les employeurs fournissent également une évaluation des diplômés. Par ailleurs, le classement évalue la productivité des chercheurs et la fréquence à laquelle leurs travaux sont cités.

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Suisse

Swiss plonge dans les chiffres rouges en 2020

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Le transporteur national a subi en 2020 une perte opérationnelle de 654 millions de francs, après un bénéfice opérationnel 578 millions en 2019. (Image d'archives - ©KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Swiss a essuyé une lourde perte l'an dernier, la première en 15 ans. Pour faire face à l'effondrement de la demande liée à la crise sanitaire et rester compétitive, la compagnie aérienne examine notamment un redimensionnement de sa flotte.

"La pandémie de coronavirus et les restrictions de voyage qu'elle a entraînées nous ont mis à rude épreuve. La crise nous a par ailleurs frappé beaucoup plus durement que d'autres secteurs en raison de la forte proportion de coûts fixes", a souligné le nouveau directeur général de Swiss Dieter Vranckx, cité dans le communiqué diffusé jeudi.

Le transporteur national a subi en 2020 une perte opérationnelle de 654 millions de francs, après un bénéfice opérationnel 578 millions en 2019, a annoncé jeudi la filiale du groupe allemand Lufthansa dans un communiqué.

Le chiffre d'affaires a suivi la même trajectoire, plongeant de 65,2% à 1,85 milliard de francs. Le nombre de passagers transportés a quant à lui chuté de 74,5% comparé à 2019 à 4,79 millions de personnes.

Les difficultés de Swiss se sont encore accentuées en fin d'année, avec la seconde vague de la pandémie et de nouvelles mesures de restrictions sanitaires. Sur le seul quatrième trimestre, les recettes se sont effondrées de 75,7% à 311 millions de francs et la société a inscrit une perte opérationnelle de 239 millions, contre un bénéfice de 89 millions un an plus tôt.

Mesures "draconiennes"

Pour faire face à cette situation, la compagnie aérienne a pris de nombreuses mesures pour réduire ses coûts et préserver ses liquidités. Elle a notamment instauré le chômage partiel et suspendu les investissements non essentiels.

"Grâce aux mesures draconiennes de réduction des coûts (...) nous sommes parvenus à maintenir la perte dans des limites raisonnables", a estimé le directeur financier Markus Binkert. Selon ce dernier, "la situation s'est aggravée depuis le début de l'année 2021" et l'entreprise perd environ deux millions de francs par jour.

"Nous devons donc intensifier nos mesures d'économies", a averti M. Binkert. L'objectif de supprimer quelque 1000 postes à temps plein d'ici la fin de l'année reste d'actualité. Une "série de mesures" a par ailleurs été négociée avec les partenaires sociaux du personnel de cabine et au sol, tandis que les négociations se poursuivent avec les pilotes.

Thomas Frick, directeur d'exploitation, quittera quant à lui ses fonctions fin mars, mais continuera à travailler pour Swiss dans divers projets.

Face à ces difficultés, Swiss "évalue d'autres mesures" pour rester compétitive, alors que la compagnie aérienne ne proposait plus en mars que 25% de son offre de 2019.

"La situation s'est extrêmement détériorée depuis le début de l'année", a lancé M. Vranckx, selon lequel Swiss devra "envisager un redimensionnement plus important que ce qui a été projeté jusqu'à présent".

Quant aux perspectives, la direction n'anticipe pas une reprise avant l'été et compte revenir au troisième trimestre à environ 65% de ses capacités d'avant-crise.

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Suisse

Soins infirmiers - Le National ne cède pas dans le contre-projet à l'initiative

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(Photo d'illustration © KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Les cantons devraient verser une subvention aux infirmières et aux infirmiers en formation pour les aider à subvenir à leurs besoins et les encourager à poursuivre leurs études. Le Conseil national tient à les y obliger dans le cadre du contre-projet indirect à l'initiative populaire "Pour des soins infirmiers forts".

Par 115 voix contre 72, les députés ont gardé cette disposition qui veut obliger les cantons à participer financièrement aux besoins des futurs infirmiers pour encourager la formation. La Confédération participerait à ces coûts sur huit ans. La mesure coûterait 469 millions de francs.

Rendre les aides à la formation facultative, comme le souhaite le Conseil des Etats, permettrait d'atténuer les frais de 100 millions de francs.

Par 109 voix contre 84, le Conseil national s'est aussi opposé à la condition apportée par les sénateurs sur la facturation des prestations. Tous les infirmiers, services d'aide et de soins à domicile et établissements médico-sociaux devraient pouvoir facturer certains soins sans la prescription ou le mandat d'un médecin. Et ce, qu'ils aient conclu ou non une convention préalable avec les assureurs.

Le contre-projet reprend les principales exigences de l'initiative populaire "Pour des soins infirmiers forts", lancée par l'Association suisse des infirmières et infirmiers. L'initiative demande aux cantons et à la Confédération d'investir davantage dans la formation, d'améliorer les conditions de travail et surtout de renforcer les compétences du personnel soignant.

Le dossier retourne au Conseil des Etats.

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Suisse

Le référendum contre la loi Covid-19 a abouti

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Les Suisses s'exprimeront dans les urnes sur la loi covid-19. (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le peuple suisse votera le 13 juin sur la loi Covid-19. La Chancellerie fédérale a annoncé mercredi que 90'789 des 97'878 signatures déposées en janvier par le comité référendaire étaient valables.

Les référendums contre la loi sur le CO2 et la loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme (MPT) ont également abouti. Le peuple suisse va voter sur ces trois objets le 13 juin prochain.

Les deux comités référendaires contre la loi CO2 ont déposé un total de 123'879 signatures, dont 72'622 étaient valables. Quant au référendum contre la loi sur les mesures policières, 141'264 personnes l'avaient signé, et 76'926 étaient des signatures valables.

Loi inutile

Le comité référendaire opposé à la loi Covid-19 veut empêcher que les pouvoirs d'urgence du Conseil fédéral pendant la pandémie soient légitimés rétroactivement et prolongés jusqu'à fin 2021. La loi Covid-19 est inutile, soulignent les critiques, car la majorité du texte traite de prestations financières que le Conseil fédéral peut réglementer par des arrêtés fédéraux.

La nouvelle loi sur le CO2, validée en septembre après près de trois années de débats, doit permettre à la Suisse de réduire d'ici 2030 ses émissions de CO2 de 50% par rapport à 1990 et de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré.

Un comité référendaire issu des milieux économiques la juge "coûteuse et inefficace". Une partie des activistes de la Grève du climat lui reprochent son manque d'ambition.

Libertés individuelles restreintes

La loi sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme prévoit que les personnes qui soutiennent des organisations criminelles ou terroristes peuvent être punies d'une peine privative de liberté de dix ans au plus. Le comité référendaire issu de la gauche estime que la loi restreint les droits fondamentaux et les libertés individuelles.

Les comités avaient, pour la première fois, la possibilité de déposer leur demande de référendum, sans les attestations de la qualité d’électeur, précise la Chancellerie fédérale.

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Suisse

La Suisse compte 1223 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

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La Suisse compte mercredi 1223 nouveaux cas de coronavirus (Archives © KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La Suisse compte mercredi 1223 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Sept décès supplémentaires sont à déplorer et 47 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 27'335 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 4,47%. Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 13'949. Sur les deux dernières semaines, le pays compte ainsi 161,36 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,06.

Au total, 971'850 doses de vaccin ont été livrées aux cantons, dont 807'799 ont été administrées et 259'793 personnes ont déjà reçu deux doses. Depuis le début de la pandémie, 559'845 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 5'136'958 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein.

Le total des décès s'élève à 9310. Le nombre de personnes hospitalisées atteint 23'603.

Quant aux variants du coronavirus, 11'480 cas ont été détectés en Suisse jusqu'à présent, dont 3992 cas ont été attribués au variant britannique (B.1.1.7), 170 au variant sud-africain (B.1.351) et 7 au variant brésilien (P.1). Dans les cas restants, une mutation était présente, mais la lignée n'était pas claire.

Le pays dénombre par ailleurs 10'249 personnes en isolement et 16'989 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S'y ajoutent 3818 autres personnes revenant de voyage d'un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.

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