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Suisse

L'UDC veut plus de liberté et de sécurité

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Selon son nouveau programme politique, l'UDC ne compte pas vraiment rebattre les cartes et changer d'atout durant la prochaine législature (archives). (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'UDC veut continuer à se battre pour la liberté et la sécurité des Suisses. Selon son nouveau programme politique dévoilé jeudi à Berne, le parti ne compte guère changer de cheval de bataille durant la législature 2019-2023.

Il n'y a pas d'UDC d'avant et d'UDC d'après les élections, le parti se veut une boussole fiable pour la Suisse, a justifié devant la presse le conseiller national Peter Keller (NW), chef du programme. La liberté et la sécurité ont été hissées en tête du document car elles sont plus que jamais menacées à cause de la forte immigration, a ajouté le président du parti Albert Rösti.

L'Etat a en outre tendance à les négliger alors que ce serait sa tâche centrale. "Seule garante de la liberté et de la sécurité", l'UDC veut défendre la démocratie directe qui protège de mouvements comme les gilets jaunes français, mais aussi sauvegarder une Suisse indépendante et neutre. Selon elle, il faut stopper le bradage de la souveraineté suisse par les élites politiques.

Un milliard à l'AVS

La formation continuera à se battre pour empêcher le "rattachement sournois" du pays à des structures internationales comme l'UE. Pas question donc de verser des milliards de francs au fonds de cohésion de l'UE sans contrepartie équitable. L'UDC compte aussi tailler un milliard de francs par an dans les dépenses publiques pour l'aide au développement au profit de l'AVS.

Le thème de l'immigration n'est pas oublié. Selon l'UDC, l'arrivée en masse et incontrôlée d'étrangers en provenance de l'UE menace les emplois des travailleurs âgés. La décision du peuple de gérer à nouveau de manière autonome l'immigration doit enfin être respectée. Et le parti de renvoyer à son initiative visant à mettre fin à la libre circulation des personnes.

La formation invite au passage à "corriger enfin le chaos qui règne dans la politique d'asile" en dénonçant une criminalité disproportionnée chez les requérants d'asile et une dépendance excessive à l'aide sociale. L'UDC se battra toujours contre les abus afin de garantir les institutions sociales, dit-elle.

Créer des emplois

"La meilleure façon de faire du social, c'est de veiller à ce que personne n'y tombe", a résumé la conseillère nationale genevoise et vice-présidente du parti Céline Amaudruz. Au lieu d'un assistanat généralisé, il faut renforcer la classe moyenne et créer des emplois via plus de liberté économique et moins de bureaucratie. Le programme invite à stopper l'expansion des dépenses de la Confédération et la hausse des taxes qui en découle.

Au rayon santé, l'UDC veut renforcer la responsabilité individuelle et cesser la mise sous tutelle des citoyens sous le prétexte de la promotion de la santé. Pour protéger l'environnement aussi, le parti prône le volontariat et le bon sens humain. Durcir la loi sur le CO2 ou racketter les automobilistes sur l'essence et les locataires sur le mazout n'évitera aucune catastrophe climatique, a déclaré M.Rösti.

Concurrence médiatique

L'UDC défend des médias libres et indépendants dont la concurrence garantit à ses yeux une démocratie vivante et efficace. Elle exige une baisse des redevances de réception radio/TV à 300 francs et une exemption pour les entreprises, et s'opposera à l'extension de l'aide publique à Keystone-ATS ainsi qu'à des portails d'information privés en ligne et à d'autres médias.

Chacun doit pouvoir choisir sa foi. Mais le parti veut suivre d'un oeil critique l'expansion de l'islam et éviter sa reconnaissance officielle. La famille traditionnelle doit rester le pilier principal de la société et l'UDC s'oppose à la polygamie, à l'égalité totale du mariage et des partenariats homosexuels ainsi qu'à l'adoption d'enfants par des couples homosexuels ou des familles dites monoparentales.

Si le sport lui apparaît "bon pour le corps et l'esprit" et digne de soutien, la culture n'est pour l'UDC pas une tâche de l'Etat et doit rester avant tout le résultat d'une initiative privée. L'école doit systématiquement viser la réalité de la vie. Le programme sera soumis à l'assemblée des délégués du parti le 26 janvier.

(KEYSTONE-ATS)

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Culture

Le Musée de Bagnes explore nos représentations du loup

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La nouvelle exposition du Musée de Bagnes (VS) explore la figure du loup à travers son exposition "Présences" (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

"Les loups y sont entrés et son partout": pensé comme une maison pour l'occasion, le Musée de Bagnes (VS) explore nos représentations du grand canidé en interrogeant ses "Présences", notamment dans le contexte valaisan. Une exposition à découvrir dès dimanche et ce jusqu'au 15 novembre prochain.

"La disparition puis le retour du loup dès 1994 forcent à réfléchir notre rapport au sauvage, au domestique et à la relation entre humain et non-humain", explique l'institution muséale valaisanne. Dans un territoire alpin tatoué par l'agriculture de montagne et le tourisme, s'interroger sur la figure du loup amène dans l'équation les brebis, les chiens, les pratiques agropastorales, ainsi que les conceptions et façons d'habiter la montagne".

Pour dérouler son projet, le Musée de Bagnes explore la figure de l'animal à travers ses espaces. La scénographie permettra au public de "cheminer à quatre pattes et sur deux jambes" et de découvrir, par exemple, des vidéos de meutes prises de nuit dans la salle de bain, des panneaux de mise en garde dans le débarras ou encore des animaux taxidermisés dans le jardin.

Avec ces différentes pièces - entre le "salon des cohabitations" ou encore la "chambre des attachements" -, il s'agit d'emprunter la perception de certains habitants, éleveurs ou bergers des Alpes pour qui le prédateur est "trop proche". Autrement dit, "les loups y sont entrés et sont partout". Le titre de l'exposition, "Présences", est un terme emprunté à un éleveur de brebis pour parler du grand canidé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

L'explosion des prix d'achat et des rénovations à Genève divise

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Les prix d'achats d'immeubles comme ceux du boulevard Carl-Vogt ont considérablement augmenté à Genève (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'affaire des baux résiliés au boulevard Carl-Vogt montre les divergences profondes autour de l'immobilier à Genève, alors que les rénovations ont explosé ces dernières années. Des bailleurs institutionnels achètent des biens à des prix exorbitants. Mais l'ASLOCA et la Chambre genevoise immobilière s'opposent sur les raisons de cette situation.

Les rénovations attendues à Carl-Vogt dans une centaine de logements ne sont pas une exception. Des projets de démolitions et reconstructions sont notamment attendus dans les quartiers de la Servette, où des locataires se sont rassemblés mercredi soir devant les bureaux du propriétaire, l'UBS, et des Augustins.

Si les démolitions et reconstructions ne sont pas très nombreuses en raison des contraintes légales, les rénovations se multiplient. Selon les statistiques cantonales, le nombre de transformations s'établissait presque toujours à moins de 300 par an avant 2022. Depuis cette année-là, il n'est pas retombé sous le seuil de 400.

Au centre de l'attention, des caisses de pension, mais aussi des banques ou des assureurs. Les grands bailleurs "achètent à n'importe quel prix" parce qu'ils savent qu'ils retomberont sur leurs pattes après rénovations, affirme à Keystone-ATS le conseiller national Christian Dandrès (PS/GE), juriste à l'ASLOCA.

A Carl-Vogt, le mécène Metin Arditi avait acquis les immeubles pour 9,4 millions de francs. Il les avait ensuite revendus en 2020, une vingtaine d'années plus tard, pour 129 millions de francs à la Caisse de pension du canton de Bâle-Ville (PKBS).

Caisses de pension pas fiscalisées

Pour le secrétaire général de la Chambre genevoise immobilière (CGI), Christophe Aumeunier, le constat ne constitue pas une surprise mais il l'explique différemment. La fiscalité genevoise sur les immeubles de rendement est extrêmement lourde pour les propriétaires privés, de même que les montants à engager pour les rénovations énergétiques obligatoires. Or, les "caisses de pension sont exemptées d'impôts et s'appuient sur une pléthore de fonds. Il y a un marché parallèle", admet le secrétaire général.

Les investissements "massifs" dans l'immobilier sont observés notamment lorsque le résultat des produits financiers liés à la Confédération est moins satisfaisant, explique M. Dandrès. Selon lui, malgré des "prix surfaits", les grands acheteurs anticipent déjà un rendement de 4 à 5% après des rénovations.

Un argument que réfute M. Aumeunier. Selon lui, les montants d'achat élevés s'expliquent par le manque d'immeubles à vendre. "Je n'entends pas l'ASLOCA dire qu'il faut construire davantage pour fluidifier le marché et lutter contre la pénurie de logements", déplore-t-il.

De même, M. Aumeunier "peine à croire" que les bailleurs obtiennent réellement une rente dans cette affaire. Les caisses de pension sont légalement obligées d'avoir de l'immobilier dans leur portefeuille ou souhaitent aussi diversifier les risques dans leurs investissements, selon lui.

Contrainte ou dialogue

Parmi les effets des résiliations, l'ASLOCA et la CGI divergent aussi sur l'impact pour la société. Le conseiller national déplore une "casse sociale" parce que les habitants quittent les centres-villes, sont contraints à des sous-locations ou restent, mais dans des conditions précaires. "La classe moyenne a encore accès aux centres-villes et ceux-ci doivent rester vivants", rétorque M. Aumeunier.

Face à ces défis, les réponses sont également différentes. Le conseiller national prépare une motion ou une initiative parlementaire pour la prochaine session à Berne en mars. Au centre des réflexions, un mécanisme pour limiter les niveaux des loyers et des prix dans des zones de développement pour une certaine période, par exemple dix ans. Mais également un dispositif "antispéculatif" pour plafonner les prix d'achat d'un immeuble en fonction de l'état locatif.

"Il n'y a pas d'accord sur ce terme de spéculation", conteste M. Aumeunier. Il réitère sa main tendue à tous les acteurs. Il faut régler ce problème cette année en raison du délai imposé par l'Etat pour les rénovations énergétiques, dit-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Incendie au mémorial dédié aux victimes de Crans-Montana

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Le mémorial dédié aux victimes de l'incendie de Crans-Montana a pris feu dimanche matin. (Photo d'archive) (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le mémorial dédié aux victimes de Crans-Montana a pris feu tôt dimanche matin. Les pompiers dépêchés sur place ont rapidement maîtrisé l'incendie et personne n'a été blessé.

Un incendie s'est déclaré vers 6 heures au mémorial, situé à la Rue Centrale, a annoncé la police cantonale valaisanne sur X. Interrogé par Keystone-ATS dimanche matin, un porte-parole de la police ne pouvait, pour l'instant, pas donner d'informations sur les causes de l'incendie. La police scientifique a été appelée sur place.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le patron de Julius Bär veut un registre des banquiers fautifs

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La banque Julius Bär vise un rendement des fonds propres supérieur à 30% d'ici à 2028 (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le directeur de la banque privée zurichoise Julius Bär, Stefan Bollinger, réclame dimanche dans la NZZ am Sonntag la création d'un registre des banquiers fautifs. "L'enregistrement des acteurs des marchés financiers présente des avantages évidents", lance-t-il.

"Cela empêche les brebis galeuses de changer simplement de trottoir et de continuer comme si de rien n'était", ajoute M. Bollinger. Il remarque que d'autres places financières importantes, comme les États-Unis, le Royaume-Uni, Hong Kong et Singapour, disposent déjà de tels registres.

La Suisse a déjà un système de vérification des garanties au niveau de la direction, qui pourrait être étendu, déclare le responsable. Un tel instrument serait, selon lui, bénéfique à long terme pour l'ensemble de la place financière.

Ambitions

Dans le même entretien, M. Bollinger contredit les déclarations du président du conseil d'administration d'UBS, Colm Kelleher, évoquant une crise d'identité de la Suisse. Le patron de Julius Bär déclare ne pas la percevoir et se dit convaincu qu'il est avantageux pour UBS de rester une banque suisse, surtout en ces temps difficiles.

M. Bollinger se montre ambitieux pour l'avenir. D'ici à 2028, la banque vise une croissance annuelle des nouveaux capitaux de 4 à 5%, un ratio coûts/revenus inférieur à 67% et un rendement des fonds propres supérieur à 30%, précise-t-il. En tant que gestionnaire de fortune, Julius Bär a un modèle d'affaires beaucoup moins risqué et moins gourmand en capitaux qu'une banque commerciale ou d'investissement, ajoute-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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