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Suisse

Nestlé cède des titres L'Oréal, les investisseurs comblés

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Après cette transaction, Nestlé détiendra encore 20,1% de L'Oréal, contre 23,2% jusqu'ici. (Archives) (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Nestlé a annoncé mardi soir qu'il entendait vendre 22,26 millions d'actions du fabricant de cosmétiques français L'Oréal au prix de 400 euros pièce, soit un total de 8,9 milliards d'euros (environ 9,3 milliards de francs).

Après cette transaction, Nestlé détiendra encore 20,1% de L'Oréal, contre 23,2% jusqu'ici. Dans son communiqué, le groupe veveysan précise qu'il continuera de soutenir entièrement la stratégie de création de valeur de l'entreprise française. Il conservera deux sièges au conseil d'administration.

L'action Nestlé réagissait positivement à cette annonce.

Dans la foulée, l'organe de surveillance de Nestlé a décidé de remplacer l'actuel programme de rachat d'actions par un nouveau, qui débutera le 3 janvier prochain. Il portera sur un montant de 20 milliards de francs et s'étendra sur la période de 2022 à 2024. Au total, Nestlé prévoit de racheter pour 10 milliards de francs de ses propres titres en 2022.

L'actuel programme de rachat d'actions s'achèvera le 31 décembre prochain. Au 7 décembre, Nestlé avait racheté 120'289'800 de ses titres pour un montant total de 12,7 milliards de francs, soit un prix moyen de 105,61 francs l'unité.

Le conseil d'administration et la direction générale confirment leur volonté d'investir dans les activités principales de l'alimentation, des boissons et de la santé nutritionnelle. Si d'importantes acquisitions devaient intervenir en 2022, le nouveau programme de rachat d'actions serait ajusté en conséquence. Le volume mensuel des rachats dépendra des conditions du marché.

Les analystes positifs

Pour les analystes d'UBS, le programme de rachat d'actions annoncé par Nestlé devrait avoir pour conséquence une diminution du ratio dette nette/EBTDA à 1,5x, contre 2,0x précédemment. La transaction sera globalement neutre en termes de bénéfice par action pour le groupe vaudois, écrit Guillaume Delmas, analyste.

Le programme de rachat d'actions aura un impact positif de 2% sur le bénéfice par action de Nestlé en termes cumulatifs, mais sera neutre, voire légèrement dilutif pour l'exercice 2022, écrit Martin Deboo, de Jefferies.

"C'est une bonne affaire pour les deux", note Jefferies. "Nous pensons que cette annonce sera bien accueillie par le marché, de la part des deux parties", notent les analystes.

Cette opération constitue également un nouveau fait d'armes pour le directeur général Mark Schneider dans le contexte de son programme de transformation inexorable de Nestlé.

"La transaction proposée est intelligente, permettant à Nestlé de conserver toutes les opportunités en matière de fusions et acquisitions et de retour de liquidités aux actionnaires", constate Andreas Venditti, chez Vontobel. "Ces derniers mois, Nestlé a pris la position de leader en termes d'innovation, de numérisation et de durabilité, creusant ainsi l'écart avec la concurrence", écrit l'analyste.

Vers un divorce à l'amiable?

"Nous n'excluons pas qu'une nouvelle opération de ce type puisse se produire dans les années à venir, lorsque Nestlé souhaitera vendre des actions", note pour sa part Loïc Morvan, de Bryan Garnier. Martin Deboo, de Jefferies, se demande également s'il s'agit là du début divorce à l'amiable.

Mercredi à 13h43, le titre Nestlé avançait de 1,64% à 123,88 francs. L'indice SMI progressait pour sa part de 0,99%. Celui de L'Oreal grappillait 0,35% à la Bourse de Paris, alors que l'indice CAC 40 lâchait 0,13%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Valiant améliore son bénéfice en 2025

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Si la banque Valiant a vu son résultat d'exploitation se contracter en 2025, elle a cependant bouclé l'exercice sur un bénéfice net en hausse de 2,9% à 154,7 millions de francs (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La banque Valiant est parvenue à augmenter son bénéfice net en 2025, malgré un repli du produit d'exploitation. Des changements sont prévus à la tête de l'établissement bernois, avec le départ du président et son remplacement par l'actuel directeur général.

L'année dernière, la banque a vu son produit d'exploitation légèrement reculer de 0,4% à 549,5 millions de francs. Alors que les activités d'intérêt ont quasiment stagné (-0,1%), celles avec le négoce ont fortement reculé (-18,6%). Le résultat des activités de commissions et de services a par contre enregistré une accélération (+6%), selon un communiqué publié jeudi.

Face à des charges quasiment stables (+0,4%) à 301,3 millions, la banque a enregistré un résultat d'exploitation en repli de 3,4% à 225,5 millions. Elle a cependant bouclé l'exercice écoulé sur un bénéfice net en hausse de 2,9% à 154,7 millions.

Ces chiffres clés sont dans l'ensemble supérieurs aux prévisions des analystes interrogés par l'agence AWP. Seul le dividende, annoncé à 6,0 francs par action (+20 centimes), manque le coche alors qu'il était attendu à 6,10 francs.

L'établissement a par ailleurs vu les avoirs de la clientèle augmenter de 1,6% à 22,8 milliards de francs, tandis que les prêts ont crû de 0,7% à 30,4 milliards.

Sur la période 2025 à 2029, la direction table sur une croissance de 2% par an des prêts à la clientèle et de 5% des activités de commissions et de services. Le dividende doit augmenter chaque année et le taux de reversement dépasser les 50%.

Valiant a également annoncé un programme de rachat d'actions sur une période de trois ans. La banque veut acquérir à partir de cette année au maximum pour 75 millions de francs de ses propres actions.

Le président Markus Gygax ne va quant à lui pas se représenter lors de l'assemblée générale de 2028. Le directeur général Ewald Burgener doit lui succéder. Ce dernier devra céder les rênes opérationnelles du groupe à l'assemblée générale de 2027 et d'abord intégrer le conseil d'administration en tant qu'administrateur.

Un nouveau directeur général devra être désigné cette année pour une entrée en fonction en mai 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Bond du bénéfice net de SPS en 2025

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Malgré la baisse des revenus issus des loyers, Swiss Prime Site a pu accroître son bénéfice net l'an passé (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Swiss Prime Site (SPS) a pu étoffer son bénéfice net l'an dernier, malgré le repli des revenus locatifs. Le premier groupe immobilier helvétique a dégagé un résultat net de 382,5 millions de francs, en hausse de 6,2% sur un an, à la faveur du jeu des revalorisations.

Les revenus issus des loyers ont fléchi de 1,4% au regard de 2024 à 456,8 millions de francs, précise jeudi SPS. Les revalorisations immobilières ont quant à elles bondi de plus de 90% à 216,9 millions de francs. Le résultat d'exploitation avant intérêts et impôts (Ebit) a progressé de 18,5% à 629,6 millions.

La performance s'est révélée inférieure aux attentes des analystes. Sondés par l'agence AWP, les experts avaient en moyenne anticipé des revenus des loyers de 458,7 millions de francs, un bénéfice net de 449,8 millions et un Ebit hors réévaluations de 409,2 millions. Le dividende par action était lui attendu à 3,48 francs.

Les actionnaires bénéficieront de la solide performance, le conseil d'administration de SPS leur proposant lors de la prochaine assemblée générale de porter le dividende versé au titre de l'exercice 2025 à 3,50 franc par action, en hausse de 5 centimes.

Pour l'exercice 2026, Swiss Prime Site se montre optimiste et anticipe un environnement de marché globalement favorable. Dans le segment immobilier, le groupe zougois s'attend - notamment en raison des acquisitions réalisées en 2025 - à une nette hausse des revenus locatifs. En outre, une poursuite de la baisse du taux de vacance est prévue.

Dans la gestion d'actifs, Swiss Prime Site prévoit la poursuite de sa trajectoire de croissance et continue de tabler sur une croissance organique d'environ 1,0 milliard de CHF par an. Au niveau du groupe, une nette augmentation du résultat opérationnel est attendue pour l'exercice 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Helvetia délaisse la marque Baloise au prix d'un gros amortissement

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La marque Baloise va disparaître au prix d'un lourd amortissement pour le groupe Helvetia Baloise qui ne conservera plus que Helvetia comme raison sociale (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

L'assureur fusionné Helvetia Baloise simplifie sa raison sociale pour ne conserver que Helvetia. L'abandon de la marque Baloise entraînera un amortissement de 1,0 à 1,1 milliard de francs sur l'exercice en cours, puis 75 à 125 millions par année jusqu'en 2030.

L'impact comptable doit ensuite être ramené sous les 10 millions annuellement, jusqu'à l'amortissement intégral de la marque, prévu pour 2040, prévient jeudi le groupe établi à Bâle.

Si le groupe abandonne la marque Baloise, sa nouvelle identité visuelle en reprendra dès cette année le logo, la couleur et la police.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Addiction Suisse réclame des investissements dans la prévention

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Plus de 10'000 personnes décèdent chaque année en Suisse des suites de la consommation de substances (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Alors que les primes maladie explosent et que les addictions coûtent des milliards chaque année, la Confédération coupe dans la prévention, dénonce Addiction Suisse. L'association exige un changement de cap et des investissements massifs.

Une étude publiée en 2021 a estimé les coûts économiques des addictions en Suisse à environ 8 milliards de francs par an, note jeudi Addiction Suisse dans son "Panorama suisse des addictions 2026". Cette somme englobe les pertes pour les entreprises et les coûts pour le système de santé.

En outre, chaque année en Suisse, plus de 10'000 personnes décèdent des suites de la consommation de substances et des dizaines de milliers d'individus sont pris au piège de la dépendance.

Malgré cela, les politiques de prévention font face à des coupes. Pourtant, chaque franc investi dans la prévention permet de réduire les coûts, assure Addiction Suisse, qui réclame une "stratégie clairvoyante" en matière de prévention, avec les moyens financiers que cela suppose.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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