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Suisse

Nouvelle levée de boucliers contre un renforcement des mesures

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(Image d'illustration © KEYSTONE/Gian Ehrenzeller)

Les mesures de lutte contre le coronavirus sont pour l'heure suffisantes. La commission de l'économie et des redevances du Conseil national s'oppose à tout nouveau tour de vis.

Elle se positionne contre les mesures mises en consultation par le Conseil fédéral pour endiguer la pandémie, indiquent mardi les services du Parlement. L'obligation du télétravail a été refusée par 12 voix contre 10 et une abstention.

Le renforcement des mesures sur le lieu de travail, notamment la généralisation de l'obligation de porter le masque dans les lieux fermés, n'a pas beaucoup plus séduit. La commission le rejette par 11 voix contre 9 et 4 abstentions.

Elle s'oppose aussi à la fermeture des magasins vendant des articles non essentiels, par 12 voix contre 11 et une abstention, et à la règle des deux ménages pour les réunions privées, par 12 voix contre 7 et 5 abstentions. La commission souhaite qu'un éventuel durcissement des mesures dépende de la situation épidémiologique effective et ne soit pas ordonné de façon préventive.

Le gouvernement fait ainsi face à une nouvelle levée de boucliers. Ce week-end, l'UDC lui a adressé une fin de non-recevoir. Quant à l’Union suisse des arts et métiers, elle s'est fermement opposée à un second confinement. Mais elle s'est toutefois montrée favorable à une limitation à dix personnes et de deux ménages lors des réunions privées à l'avenir.

Le PLR est aussi critique, mais dans une moindre mesure. Il rejette l'obligation du travail à domicile. Il n'est en revanche pas formellement opposé à la fermeture des magasins, si la situation le nécessite.

Cas de rigueur

Dans la foulée, la commission recommande au Conseil fédéral d'engager expressément les cantons à simplifier les mesures pour les cas de rigueur et à assouplir les conditions d'éligibilité. Les demandes doivent être traitées sans bureaucratie et rapidement, et les aides financières doivent intervenir au plus vite, selon elle.

L'ordonnance Covid-19 doit en outre être modifiée sur deux points. Par 14 voix contre 7 et 3 abstentions, la commission demande qu’il soit possible de déroger au plafond de 60% du chiffre d’affaires moyen qu’il ne faut actuellement pas dépasser pour bénéficier des mesures pour les cas de rigueur si l’entreprise concernée peut prouver l’existence de coûts fixes élevés non couverts.

Par 13 voix contre 10 et une abstention, elle recommande également que les contributions non remboursables s’élèvent au maximum à 30% (et non plus à 10%) du chiffre d’affaires moyen des exercices 2018 et 2019. La commission aimerait enfin fonder sur de nouvelles bases le soutien aux entreprises considérées comme des cas de rigueur.

A compter du 1er janvier, il y a lieu de remplacer les mesures de soutien actuelles (octroi de prêts, de cautionnements, de garanties ou encore de contributions à fonds perdu) par une indemnisation des entreprises pour leurs coûts fixes non couverts pour lesquels des justificatifs sont présentés, estime encore la commission.

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1 commentaire

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  1. Nantermoz

    13 janvier 2021 à 15:05

    Ces fous-dingues qui nous gouvernent.
    Les impôts, je ne les paierai pas!

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Suisse

Boire et manger dans les trains: l'OFSP cherche des solutions

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(Image d'illustration © KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Les personnes qui mangent ou boivent - et ne portent donc pas le masque - durant des périodes prolongées dans les transports publics posent question. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) est en contact avec les CFF et CarPostal pour trouver des solutions.

L'OFSP souhaite discuter avec les CFF et CarPostal, les principales entreprises de transports publics, de la manière de procéder pour faire face à de tels cas, a déclaré mardi Yann Hulmann, porte-parole de l'OFSP, contacté par Keystone-ATS. Selon la radio alémanique SRF, une solution évoquée serait de distribuer des prospectus dédiés à la problématique.

Une interdiction totale de boire ou de manger dans les transports en commun n'est pas envisagée, toujours selon la radio SRF.

L'OFSP souhaite aussi aborder le rôle du personnel à bord. Les cas d'abus devraient être traités comme un cas de non-respect de l'obligation du port du masque, a poursuivi Yann Hulmann. En clair, informer les passagers en question et leur infliger une amende si nécessaire.

Ces situations restent toutefois exceptionnelles et ne sont pas représentatives du comportement général des voyageurs, a souligné Yann Hulmann. Peu de cas ont été signalés, ce que confirment les CFF, également contactés par Keystone-ATS. Dans l'ensemble, l'obligation de porter le masque est bien respectée, appuient-ils.

Selon l'Ordonnance fédérale en vigueur pour limiter la propagation du coronavirus, il est autorisé de retirer le masque pour manger et boire, mais uniquement le temps de la consommation.

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L'épidémie se stabilise selon la task force

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L'épidémie de coronavirus en Suisse est stable, voire en léger déclin depuis la mi-janvier. (©KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

L'épidémie de coronavirus en Suisse est stable, voire en léger déclin depuis la mi-janvier. Le nombre de cas confirmés au cours des 14 derniers jours est de 374 pour 100'000 habitants, indique la dernière évaluation de la task force scientifique de la Confédération.

Le taux de positivité sur la même période était de 11%. Sur la base des cas confirmés, l'estimation du taux de reproduction R est de 0,93 pour l'ensemble de la Suisse, selon le rapport publié mardi.

Les variantes du virus provenant de Grande-Bretagne et d'Afrique du Sud ont été détectées pour la première fois en Suisse à la mi-décembre. Depuis, le nombre de cas augmente rapidement. Ils représentaient environ 10% de tous les cas la semaine dernière.

Sur les derniers quinze jours, entre 310 et 380 patients atteints du Covid-19 ont dû être traités aux soins intensifs. Sur la même période, on comptait chaque jour entre 32 et 61 décès.

Depuis la mi-janvier, le nombre de cas confirmés a reculé de 20% par semaine, les hospitalisations de 35% et les décès de 17%.

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200'000 personnes vaccinées en Suisse

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Le taux de doses administrées pour 100 habitants s'élève actuellement en Suisse à 2,29 selon l'OFSP. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Sur les 535’115 doses de vaccin de Pfizer et de Moderna livrées en Suisse, 197'368 ont été utilisées, indique mardi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Plus de deux habitants sur cent ont reçu une dose d'un vaccin contre le coronavirus.

Depuis les données transmises par l'OFSP vendredi, 27'585 vaccinations supplémentaires ont été notifiées, selon l'état de la situation daté de dimanche et publié mardi par l'OFSP. Le taux de doses administrées pour 100 habitants s'élève à 2,29.

Le canton de Vaud a utilisé 38% de son stock, soit 15'847 des 41'475 doses reçues, Genève 11'811 des 29'220 doses reçues (40%) et le Valais 10'210 des 35'230 doses reçues (29%). A Fribourg, ce sont 6804 des 16'740 doses livrées (36%) qui ont été utilisées, à Neuchâtel 2582 sur 12'390 doses reçues (21%) et dans le canton du Jura 2032 des 5895 doses reçues (34%) ont été administrées.

Le taux de doses administrées pour 100 habitants varie aussi entre les cantons. Du côté des Romands, le taux le plus élevé s'établit en Valais à 2,95 et le moins élevé à Neuchâtel (1,46). En Suisse alémanique, Nidwald détient le taux le plus élevé (7,47). Ce canton a utilisé 78% de son stock de vaccins, selon les chiffres de l'OFSP.

Il est suivi par Appenzell Rhodes-Intérieures avec un taux de doses administrées qui s'élève à 5,69 pour 100 habitants et où 67% des doses reçues ont été utilisées. Vient ensuite Bâle-Ville, où le taux de doses administrées s'élève à 5,56 et où 46% des doses reçues ont été administrées.

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L'OFSP cherche des solutions pour boire et manger dans les trains

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Une interdiction totale de boire ou de manger dans les transports en commun n'est pas envisagée. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les personnes qui mangent ou boivent - et ne portent donc pas le masque - durant des périodes prolongées dans les transports publics posent question. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) est en contact avec les CFF et CarPostal pour trouver des solutions.

L'OFSP souhaite discuter avec les CFF et CarPostal, les principales entreprises de transports publics, de la manière de procéder pour faire face à de tels cas, a déclaré mardi Yann Huldimann, porte-parole de l'OFSP, contacté par l'agence de presse Keystone-ATS. Selon la radio suisse alémanique SRF, une solution évoquée serait de distribuer des prospectus dédiés à la problématique.

Une interdiction totale de boire ou de manger dans les transports en commun n'est pas envisagée, toujours selon la radio SRF.

L'OFSP souhaite aussi aborder le rôle du personnel à bord. Les cas d'abus devraient être traités comme un cas de non-respect de l'obligation du port du masque, a poursuivi Yann Huldimann. En clair, informer les passagers en question et leur infliger une amende si nécessaire.

Ces situations restent toutefois exceptionnelles et ne sont pas représentatives du comportement général des voyageurs, a souligné Yann Huldimann. Peu de cas ont été signalés, ce que confirment les CFF, également contactés par Keystone-ATS. Dans l'ensemble, l'obligation de porter le masque est bien respectée, appuient-ils.

Selon l'Ordonnance fédérale en vigueur pour limiter la propagation du coronavirus, il est autorisé de retirer le masque pour manger et boire, mais uniquement le temps de la consommation.

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Les CFF suspendent une trentaine de projets immobiliers, dont Malley-Gare

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Le projet de Malley-Gare, situé sur les communes de Renens et Prilly, est suspendu. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Conséquence du coronavirus, les CFF suspendent une trentaine de projets immobiliers, car leur situation financière est "très tendue". L'ex-régie fédérale les relancera une fois que leur financement sera garanti.

Selon l'état actuel de la planification, les réductions d'investissements s'élèvent à près de 700 millions de francs, écrivent les CFF mardi. Sont notamment concernés des projets à Renens-Prilly (Central Malley Aire A et Aire B), à Renens (Quai Ouest, Bâtiment Est) ou à Berne (construction de la nouvelle Bollwerk 2-8).

Les projets d’investissement comportant des contrats de bail valables ou d’autres obligations impératives seront mis en oeuvre, assurent les CFF. Les projets en cours de construction seront également achevés.

Pour les CFF, l'objectif est de retrouver progressivement le taux de couverture de la dette prévu par le Conseil fédéral. Celui-ci est "actuellement nettement supérieur à la valeur de 6,5 exigée par la Confédération", selon le communiqué.

Les CFF ont droit à des indemnités de la Confédération pour l'infrastructure, le trafic régional voyageurs et le fret ferroviaire. Mais ils assument les pertes dans les domaines du trafic grandes lignes et de l’immobilier, non indemnisés. D'où leur intervention dans le domaine immobilier.

Pour mémoire, les CFF prévoit une perte de quelque 600 millions de francs pour 2021. L'entreprise estime que la crise du coronavirus lui coûtera environ deux milliards de francs nets.

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