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Suisse

Philippe Nantermond veut vacciner les Suisses en un mois et demi

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Pour Philippe Nantermod, il faut aller vite dans le processus de vaccination. (©KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le conseiller national Philippe Nantermod (PLR/VS) fustige la lenteur de la Suisse en matière de vaccination contre le Covid-19. Pour le vice-président du PLR, il faut que les Suisses soient vaccinés "en un mois, un mois et demi".

Le gouvernement dit que les restrictions pourront être levées quand un nombre suffisant de personnes seront vaccinées ou immunisées, alors "il faut se grouiller de vacciner tout le monde", insiste le Valaisan dans une interview publiée mardi dans les journaux romands de Tamedia.

Et de relever qu'on parlait du vaccin avant même que le coronavirus n'entre en Suisse. "Je trouve invraisemblable que le Conseil fédéral et l'ensemble des autorités ne soient pas plus prêts à vacciner, et à vacciner rapidement", ajoute-t-il.

Interrogé sur le fait que tous les vaccins ne seront pas disponibles en janvier, il rétorque que "d'immenses doses de vaccin" seront disponibles dès janvier et que "d'ici à mars, on peut vacciner à grande échelle surtout qu'on en fabrique une partie en Suisse".

M. Nantermod ne serait pas opposé au fait d'accorder des avantages aux personnes vaccinées si la part de la population réticente à se faire vacciner reste à un niveau élevé. Tout en reconnaissant qu'il y a des personnes pour lesquelles le vaccin n'est pas recommandé, le conseiller national souligne que "les antivacins doivent assumer et ils ne peuvent pas, telles des bombes bactériologiques, se balader où ils veulent et contaminer des gens qui n'ont rien demandé".

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Suisse

Le Covid-19 va peser sur l'AVS et l'AI, avertit le chef de l'OFAS

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Le coronavirus fait augmenter la pression sur l'AVS et l'AI, selon Stéphane Rossini (Archives © KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le directeur de l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS), Stéphane Rossini, appelle à une réforme urgente du système des institutions sociales en Suisse. La crise liée au coronavirus accroît la pression sur l'AVS et la prévoyance professionnelle, selon lui.

"Les déficits imminents de l'AVS seront encore plus importants que ceux prévus avant la crise et, pour l'AI, le remboursement des dettes durera plus longtemps", déclare-t-il dans un entretien diffusé vendredi par la Neue Zuercher Zeitung.

Le problème concerne avant tout les rentrées d'argent, remarque-t-il. Les cotisations salariales et la TVA diminuent inévitablement si le chômage augmente et la consommation baisse, explique le Valaisan de 58 ans. La crise, ajoute-t-il, confirme le fait que l'assurance vieillesse et survivants (AVS) ne peut pas être financée à long terme sans croissance économique.

Covid-19 long et AI

L'ancien élu socialiste au Conseil national voit également un problème avec l'assurance invalidité (AI). "Ces dernières années, nous avons constamment axé l'AI sur l'intégration: une pension est versée seulement si un retour au travail est vraiment impossible".

Or, note-t-il, il est à craindre que la crise va entraîner la perte de nombreux emplois, surtout dans les secteurs aux exigences moins strictes, secteurs particulièrement importants pour cette intégration. "C'est difficile humainement pour les personnes touchées et cela peut être très coûteux pour les assurances sociales".

Il pointe en outre les incertitudes liées aux effets du Covid-19 long. Les personnes touchées par ce problème auraient en principe droit à l'AI, si elles ne sont plus aptes à travailler en raison de la maladie à coronavirus 2019, poursuit-il.

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Suisse

Isabelle Chevalley tourne la page de la politique

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Isabelle Chevalley tourne la page de la politique (Archives © KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Isabelle Chevalley va quitter le Conseil national d'ici la fin de l'année. Après une vingtaine d'années d'engagement politique, la vert'libérale vaudoise va se consacrer à des projets de recyclage en Afrique de l'Ouest.

"J'ai énormément d'activités en Afrique. A 49 ans, c'est le moment ou jamais de réorienter ma carrière professionnelle", a expliqué jeudi à Keystone-ATS Isabelle Chevalley, confirmant un article du Temps.

L'élue quittera la scène politique avant la fin de l'année. Cela dépendra de l'avance d'un dossier sur l'économie circulaire, qu'elle défend en sous-commission. Et aussi de la disponibilité de sa successeure, la physicienne Céline Weber Koppenburg, a-t-elle précisé.

Très engagée en Afrique depuis plusieurs années, Isabelle Chevalley s'était battue l'automne dernier contre l’initiative pour des entreprises responsables. Son passeport diplomatique burkinabé avait fait débat, certains se demandant s'il était compatible avec un mandat de conseillère nationale. La principale concernée assure que cette polémique n'a "joué aucun rôle" dans son départ.

Isabelle Chevalley est entrée en politique il y a une vingtaine d'années en tant que Constituante vaudoise. Défendant l'idée que l'économie et l'écologie ne sont pas opposées mais complémentaires, elle a participé à la création du parti vert'libéral vaudois. D'abord députée cantonale, elle a été élue en 2011 au Conseil national. Elle était alors la seule représentante romande des Vert'libéraux.

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Culture

Le poète Philippe Jaccottet est décédé

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L'écrivain suisse Philippe Jaccottet est décédé à 95 ans. Ici, une photo de 2008. (Image d'archives - ©KEYSTONE/AYSE YAVAS)

L'écrivain Philippe Jaccottet est décédé à l'âge de 95 ans à son domicile de Grignan, dans la Drôme (F), a annoncé jeudi sa famille à Keystone-ATS. Le poète était l'un des rares écrivains suisses à avoir été publié dans la Pléiade et le seul de son vivant.

Philippe Jaccottet est né le 30 juin 1925 à Moudon (VD). Après ses études à l'Université de Lausanne, il est introduit dans les cercles littéraires parisiens en 1946 grâce à l'éditeur Henry-Louis Mermod. Dès 1953, il s'établit dans le sud de la France à Grignan. Il sera inhumé dans la plus stricte intimité.

Le poète marque les esprits quand "Airs" paraît en 1967 chez Gallimard: "Ce recueil a eu l’effet d’une révélation, c'est là que le déclic avec le public a eu lieu", expliquait l'été dernier à Keystone-ATS José-Flore Tappy, poète et proche de l'écrivain, dont elle a dirigé l’édition des Oeuvres dans la Bibliothèque de la Pléiade.

L'auteur a répondu à une attente après la guerre, quand tout était à reconstruire. Pour les écrivains et les poètes, cela n'a pas été simple de reprendre la plume. Comment peut-on continuer à écrire? Qu'est-ce que l'on peut dire? Jaccottet comme tant d’autres s'est posé ces questions.

Traduit en chinois récemment

Preuve que le propos de Jaccottet continue de résonner au loin, le Bol du pèlerin (Morandi/2001) a été traduit récemment en chinois. Tiré à plus de 8000 exemplaires, le livre est sorti pour accompagner une grande exposition justement consacrée au peintre italien Giorgio Morandi, inaugurée à Pékin en décembre dernier.

Son oeuvre, traduite dans une vingtaine de langues, l'a été entièrement en allemand aux éditions Hanser à Munich, avec une dernière parution en 2018: Gedanken unter den Wolken (Pensées sous les nuages, 1983). Elle l'est aussi abondamment en italien grâce au Tessinois Fabio Pusterla qui a signé la préface dans la Pléiade.

Poète et traducteur

Philippe Jaccottet est considéré comme l'un des plus grands poètes et traducteurs de langue française contemporains. On lui doit des traductions de textes en allemand, espagnol, russe, italien, tchèque, japonais, et même de grec ancien.

Parmi ceux qu'il a traduits, on peut citer Homère, Rainer Maria Rilke, Hölderlin, Musil, Thomas Mann, Ingeborg Bachmann; Góngora; Mandelstam et Tsvetaeva; Ungaretti et Leopardi. Il a reçu de nombreuses distinctions, dont le Grand Prix Schiller en 2010, et un nombre considérable d'essais ont été consacrés à son œuvre. Ses archives sont déposées à la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne.

"La bibliothèque a toujours fait une veille active pour acquérir ses manuscrits. Ce fonds a été complété de manière importante par une donation faite par le poète lui-même à fin 2020", a expliqué le Conseil d'Etat dans un communiqué, rendant hommage à cette "figure majeure de la scène littéraire suisse", le quatrième auteur suisse à être publié dans la Pléiade après Rousseau, Cendrars et Ramuz.

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Suisse

Pro Juventute s'inquiète des effets de la pandémie sur les jeunes

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Les interventions de crise lors d'un appel téléphonique d'un jeune à Pro Juventute ont nettement augmenté l'an dernier: les services de secours ont été mobilisés une centaine de fois en 2020, contre 57 interventions une année auparavant. (Photo symbolique - ©KEYSTONE/GAETAN BALLY).

Les jeunes souffrent beaucoup de la pandémie du Covid-19, constate Pro Juventute. Les situations de crise se multiplient et les craintes pour l'avenir augmentent. Malgré cela, il y a de l'espoir, note l'organisation de soutien à la jeunesse jeudi dans un communiqué.

Les interventions de crise lors d'un appel téléphonique d'un jeune à Pro Juventute ont nettement augmenté l'an dernier: l'organisation a mobilisé les services de secours une centaine de fois en 2020, contre 57 interventions une année auparavant. Le nombre de consultations concernant la santé psychique a fortement augmenté au service 147.ch, destiné aux enfants et aux jeunes.

Au cours de la deuxième vague, dʼoctobre à décembre, 40% de jeunes en plus ont contacté lʼéquipe de conseillères et de conseillers pour des problèmes de santé psychique par rapport à la même période de l'année précédente. Près de 700 jeunes s'adressent chaque jour au 147.ch (contre 600 précédemment), précise Pro Juventute à Keystone-ATS.

Par ailleurs, les services de psychiatrie pour enfants et adolescents ont signalé une augmentation des prises en charge et du risque suicidaire.

Climat familial tendu

Moins de sorties, restrictions de contacts, infrastructures de loisirs fermées: depuis un an, les jeunes sont davantage à la maison. Or le climat familial n'y est pas toujours au beau fixe. Entre mars et mai 2020, les conseillers du 147 ont effectué près de 70% de consultations en plus portant sur la violence domestique.

Beaucoup de ceux qui contactent Pro Juventute craignent de perdre leurs amis. Les consultations sur ce sujet ont augmenté de 93% en 2020 par rapport à lʼannée précédente. La peur de ne pas nouer de nouveaux liens amicaux est également omniprésente, avec 28% de consultations en plus sur ce thème.

Concernant l'enseignement à distance, il réussit moins bien aux jeunes enfants, constate Pro Juventute. Le risque de ne pas suivre le rythme menace lorsque les enfants et adolescents ne disposent pas à la maison de lʼinfrastructure technique nécessaire ou de possibilités de soutien des parents. Les inégalités qui existaient déjà en matière dʼéducation et de perspectives professionnelles sont exacerbées par la crise.

Même si la situation semble encore bonne pour le moment sur le marché des places d’apprentissage, la question du choix dʼune profession est une préoccupation majeure pour les jeunes. Au 147, 23% de consultations en plus ont été effectuées sur le choix de carrière.

Les stages dʼessai ne sont souvent pas possibles ou ne peuvent être effectués que virtuellement, et la prolongation de lʼemploi après lʼapprentissage est incertaine. En janvier 2021, 17'000 jeunes étaient au chômage. Un an plus tôt, il y en avait 5000 de moins.

Résilience

Malgré toutes ces expériences négatives, les jeunes évoquent également des aspects positifs, note Pro Juventute. Ils acquièrent notamment de nouvelles compétences, consolident leur capacité à faire face aux difficultés et montrent qu’en tant que membres de la société, ils sont solidaires des personnes particulièrement vulnérables. La majorité des jeunes approuvent d’ailleurs les mesures visant à endiguer la pandémie.

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Suisse

Une femme à la tête du Secrétariat d'Etat aux migrations

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Christine Schraner Burgener prendra les rênes du Secrétariat d'Etat aux migrations le 1er janvier 2022 (Archives © KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Christine Schraner Burgener prendra la tête du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) le 1er janvier 2022. L'actuelle envoyée spéciale de l'ONU pour la Birmanie succédera à Mario Gattiker, qui prend sa retraite.

Christine Schraner Burgener, 57 ans, dispose d'une riche expérience professionnelle en Suisse et à l’étranger, souligne jeudi le Département fédéral de justice et police (DFJP) dans un communiqué. Elle connaît aussi bien l’administration fédérale que la diplomatie internationale, dispose de grandes compétences sociales et de capacités marquées de communication et de négociation.

Avec ce choix, le Conseil fédéral tient compte de l’interconnexion croissante de la politique migratoire au niveau européen et de l’importance de la collaboration avec les pays d’origine et de transit, souligne le DFJP.

De Tokyo à Dublin

Mme Schraner Burgener a passé les dix premières années de sa vie à Tokyo. Elle a étudié le droit à Zurich, avant d’entrer dans le service diplomatique du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) en 1991. Par la suite, elle a été attachée à l'ambassade de Suisse au Maroc, ambassadrice à Dublin, en Thaïlande et en Allemagne.

En Suisse, elle a occupé divers postes: cheffe suppléante de la section Droits de l’homme, cheffe de la section Politique des droits de l’homme, avec une priorité sur l’Asie, et plus tard directrice suppléante de la Direction du droit international public du DFAE et responsable de la division Droits de l’homme et droit humanitaire.

En 2018, le secrétaire général de l’ONU António Guterres l’a nommée envoyée spéciale des Nations Unies pour la Birmanie. En raison de son mandat actuel, Mme Schraner Burgener prendra ses nouvelles fonctions le 1er janvier 2022.

Mario Gattiker poursuivra donc son engagement jusqu’à la fin de 2021, soit trois mois au-delà de l’âge ordinaire de la retraite. Il avait pris, en 2012, la direction de l’Office fédéral des migrations, devenu le Secrétariat d’État aux migrations en 2015.

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