Rejoignez-nous

Suisse

Plus de 14 milliards pour l'assurance chômage

Publié

,

le

Archive. (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)
La Confédération va injecter plus de 14 milliards de francs dans l'assurance chômage pour éviter que cette dernière ne s'enfonce davantage dans le rouge. Les mesures économiques prises en lien avec la crise du Covid-19 vont être progressivement abandonnées.

Le Conseil fédéral a décidé mercredi de soumettre au Parlement un crédit supplémentaire extraordinaire de 14,2 milliards. Sans cette aide, l'assurance chômage présentera des dettes estimées à plus de 16 milliards de francs à la fin de l'année.

Dans ce cas, le frein à l’endettement devrait être déclenché. L’assurance chômage serait alors tenue de procéder à une révision de la loi en vue d’une stabilisation financière et d’augmenter les cotisations salariales d’au moins 0,3 point de pourcentage en 2021 déjà. Le Conseil fédéral veut l'éviter et permettre à l'assurance de jouer son rôle de stabilisateur conjoncturel.

A ce jour, quelque 190'000 entreprises ont demandé une indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail pour 1,94 million de travailleurs. Ce chiffre correspond à 37% du volume de l’emploi en Suisse. Il est prévu que la Confédération prenne en charge le coût des indemnités en cas de réduction de l’horaire de travail pour l’année en cours.

Ordonnances de nécessité levées

Lors de sa séance mercredi, le Conseil fédéral a également décidé d'abandonner progressivement les mesures adoptées dans le cadre des ordonnances de nécessité. Le droit extraordinaire au chômage partiel pour les personnes qui occupent une position assimilable à celle d’un employeur et pour les conjoints de ces personnes, occupés dans l’entreprise, sera supprimé à fin mai.

Il en ira de même pour les mesures prises pour atténuer la perte de gain des indépendants directement ou indirectement touchés par la crise. Le droit à la réduction de l’horaire de travail sera en outre supprimé pour les apprentis, afin qu'ils puissent poursuivre leur formation le plus rapidement possible.

Le délai de préavis sera réintroduit. Il avait été supprimé parce que les restrictions imposées aux entreprises n’étaient pas prévisibles. Elles le sont désormais, estime le Conseil fédéral. Les entreprises pourront respecter le délai avant d’annoncer un préavis. Les entreprises pour lesquelles la réduction de l’horaire de travail a déjà été approuvée ne devront pas déposer de nouvelle demande.

Les autres mesures relevant du droit de nécessité prendront fin comme prévu le 31 août au terme de la durée d’application de l’ordonnance Covid-19 assurance chômage. Les entreprises ont toujours la possibilité de faire appel au chômage partiel dans le cadre de la lutte contre le coronavirus si nécessaire.

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Suisse

Plus de 660'000 seniors ont besoin d'un accompagnement

Publié

le

Les personnes âgées doivent alors faire appel à des prestations externes, majoritairement à leurs frais, relève Pro Senectute. (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

En Suisse, plus de 660'000 personnes âgées de 63 ans et plus et vivant à domicile ont besoin d'au moins une prestation d'accompagnement. C'est ce qui ressort d'une étude menée conjointement par Pro Senectute et la Haute école zurichoise de sciences appliquées (ZHAW).

Les besoins d'accompagnement sont moins prépondérants chez les personnes qui connaissent des difficultés physiques que chez celles qui sont isolées, détaille mercredi Pro Senectute dans un communiqué.

Et d'ajouter que les coûts d'accompagnement pour les personnes isolées, cumulés, représentent le poste le plus élevé, bien qu'ils restent limités à l'échelle individuelle. Selon l'étude, un accompagnement à domicile adapté coûterait entre 4,2 et 5,4 milliards de francs par an.

Si les proches, amis et voisins assurent la majeure partie de l'accompagnement des seniors, ils se retrouvent dépassés lorsque la personne vieillit et que ses besoins augmentent. Les personnes âgées doivent alors faire appel à des prestations externes, majoritairement à leurs frais, relève Pro Senectute, qui ajoute que nombre d'entre elles n'ont pas les moyens d'assumer ces dépenses.

Or l'association souligne que, selon l'étude, des moyens financiers suffisants, une offre d'accompagnement adaptée à leurs besoins et un entourage disponible sont les trois facteurs déterminants qui permettent aux personnes âgées de vivre longtemps et dans des conditions satisfaisantes à domicile.

Elle demande donc que l'approche de l'accompagnement à domicile soit repensée et que ces prestations soient abordables. Sinon, "les lacunes déjà bien réelles en matière d'accompagnement ne feront que s'accentuer sous l'effet des bouleversements démographiques et sociaux", prévient-elle.

Continuer la lecture

International

Swiss accélère les remboursements de vols

Publié

le

Le transporteur national Swiss a déjà remboursé pour plus de 585 millions de francs de billets d'avion. (Image d'archive - ©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La compagnie aérienne Swiss accélère le processus de remboursement des vols, suite à la crise pandémique qui a mis un frein brutal au trafic aérien et au tourisme international. Le transporteur national a déjà remboursé pour plus de 585 millions de francs.

Swiss a assuré se conformer aux exigences des autorités fédérales en la matière, d'après un communiqué publié mercredi.

La compagnie affirme en effet avoir traité à fin septembre la plupart des demandes déposées jusqu'à fin juillet par les voyagistes et les particuliers. Le délai de traitement des demandes de remboursement sera revenu au niveau pré-pandémique à partir d'octobre.

Ainsi cette année, Swiss a traité "au total plus de 1,1 million de demandes dans le monde entier et a effectué des remboursements pour une valeur de plus de 585 millions de francs".

S'il y a donc un retour à la normale en ce qui concerne les délais, le groupe prévient que le volume des demandes restera important. Les mesures de lutte contre l'expansion de la pandémie évoluent chaque jour d'un pays à l'autre, et en particulier les obligations de quarantaine après avoir voyagé dans une zone à risque.

"Le nombre de demandes en suspens continuera donc à se développer et à diminuer de manière dynamique, mais n'atteindra pas zéro", d'après le communiqué.

Continuer la lecture

Suisse

Un mineur sur cinq peut toujours se procurer de l'alcool

Publié

le

Les mineurs parviennent toujours à se procurer de l'alcool illégalement en Suisse. (Image d'illustration - ©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Des boissons alcoolisées sont remises à des mineurs dans près de 20% des cas l'an dernier. Cela représente une baisse de 10 points de pourcentage par rapport à 2016, indique mercredi Addiction Suisse. De nombreux progrès restent toutefois à faire.

Dans 81,7% des cas, le personnel de vente ou de service a procédé à un contrôle de l'âge, soit de vive voix, soit en procédant à un contrôle d'identité. Les garçons qui effectuaient les achats en groupe ont été contrôlés plus souvent que les groupes de filles. Les filles qui faisaient leurs achats seules ont par ailleurs obtenu plus souvent de l'alcool que les garçons, relève Addiction Suisse.

L'organisation relève des différences entre les types de points de vente. Les stations-service affichent le meilleur résultat, avec un peu plus de 10% de ventes illégales. Viennent ensuite les cafés, les restaurants, les chaînes de magasins et les grands distributeurs (environ 20%). Le taux d'infractions est plus élevé dans les fêtes et manifestations ainsi que dans les bars et les pubs (plus de 30%).

Soutien au personnel de vente

"Malgré le recul observé, le nombre de ventes illégales reste très élevé", déplore Addiction Suisse, qui réclame un meilleur soutien pour le personnel de vente. L'organisation avait relevé l'an dernier que les ventes adviennent lorsque le personnel est sous pression ou par peur de perdre la clientèle au profit des concurrents.

Elle demande l'instauration de formations à l'échelle nationale pour apprendre à gérer ce genre de situations, mais également l'introduction de "dispositifs techniques qui ont fait leurs preuves dans d'autres secteurs", estime Addiction Suisse.

Parmi les moyens cités figurent des lecteurs de carte d'identité indiquant instantanément si la personne peut acheter de l'alcool ou la remise de bracelets de différentes couleurs en fonction de l'âge.

Responsabilité des entreprises

Au-delà de ces mesures, Addiction Suisse estime que la responsabilité des ventes illégales d'alcool ne doit pas être attribuée uniquement au personnel de vente. Il convient d'inscrire dans la loi sur l'alcool la coresponsabilité de l'entreprise. Des discussions dans ce sens s'engageront bientôt au Parlement.

Addiction Suisse a effectué 6534 achats-tests réalisés l'an dernier sur mandat de l'Administration fédérale des douanes (AFD). Les données ont été mises à disposition par 21 organisations - communes, services cantonaux, entreprises, associations ou organismes spécialisés - pour l'évaluation.

Continuer la lecture

Santé

Coûts sociaux des addictions estimés à 7,7 milliards de francs

Publié

le

Les coûts liés au tabac représentent 3,9 milliards de francs par an, selon l'OFSP. (Image d'archive - ©KEYSTONE/EPA/CHRISTIAN BRUNA)

Les addictions coûtent 7,7 milliards de francs par an à la société. Le tabagisme, qui provoque un décès sur sept en Suisse, arrive en tête de ces dépenses, révèle une étude publiée mardi par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Les coûts liés au tabac représentent 3,9 milliards de francs. Suivent ceux liés à l’alcool (près de 2,8 milliards) et les drogues (0,9 milliard). L'addiction au jeu coûte au moins 61 millions de francs. D'autres addictions n’ont pas pu être prises en compte, faute de données.

La plus grande partie des coûts, soit 4,8 milliards de francs environ, est financée par l’Etat et les assurances sociales. Les 2,9 milliards de francs restants sont à la charge des entreprises. Rapportés à la population, les coûts atteignent 901 francs par habitant, dont 457 francs dus au tabac, 335 francs à l’alcool, 109 francs aux drogues et 7 francs à l’addiction au jeu.

Maladies à traiter

Les coûts directs des addictions se traduisent principalement par des dépenses pour le traitement des maladies, des accidents et des blessures. Les coûts occasionnés par les poursuites des infractions et par les dommages matériels s'y ajoutent, tout comme les pertes de ressources subies dans la vie professionnelle par les absences pour cause de maladie, des baisses de performance ou des décès prématurés.

Dans le cas du tabac, ce sont les dépenses de santé qui, avec une part d’environ 80%, pèsent le plus lourd, le tabagisme étant à l'origine de nombreuses maladies. Pour l’alcool, trois quarts des coûts viennent de pertes de productivité.

En termes de production économique, les coûts des addictions représentent 1,1% du produit intérieur brut (PIB) de la Suisse, dont 0,4% pour la consommation d’alcool, 0,6% pour la consommation de tabac et 0,1% pour la consommation de drogues.

Mesures de prévention

Réagissant à l'étude de l'OFSP, l'Association suisse pour la prévention du tabagisme préconise donc de prendre de nouvelles mesures "efficaces" pour lutter contre le tabagisme. Celles-ci permettraient d'économiser plusieurs milliards de francs chaque année, souligne-t-elle dans un communiqué mardi.

L'association propose par exemple d'augmenter le prix des cigarettes ou d'interdire complètement la publicité du tabac. Elle s'étonne encore que la consommation de tabac n'occupe pas une place centrale dans la stratégie Santé2030 de la Confédération.

Continuer la lecture

Suisse

Le patron de Swiss part à la fin de l'année

Publié

le

Thomas Klühr avait pris la direction de Swiss en février 2016. (©KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Le directeur général de Swiss, Thomas Klühr, va abandonner en fin d'année les commandes de la compagnie aérienne à sa propre demande, a indiqué mardi la filiale helvétique du groupe Lufthansa. Son successeur doit être désigné d'ici là.

M. Klühr, qui avait pris la direction de Swiss en février 2016, va également se retirer de la présidence du conseil d'administration de la filiale de vols de vacances Edelweiss, selon un communiqué.

Son départ, "motivé par des raisons d'ordre privé", était initialement prévu au premier trimestre, mais avait été reporté avec l'apparition de la pandémie de coronavirus, a précisé le président Reto Francioni, cité dans le communiqué.

Thomas Klühr siégera au sein de la Fondation suisse de l'aviation qui se trouve en cours de création. Cette dernière a été fondée avec l'objectif de contrôler le respect de l'accord conclu entre la Confédération et Lufthansa au sujet de l'évolution de la plateforme aéroportuaire de Zurich. Elle représentait également l'une des conditions à l'octroi de la garantie de crédit publique.

Continuer la lecture

C'était quoi ce titre ?

Les 2 derniers titres

Horoscope du jour

Cancer

Aujourd'hui, il va falloir vous attacher pour vous éviter d’utiliser vos cartes bancaires ! Au besoin, restez chez vous !!!

Publicité

Les Sujets à la Une

X